Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 188 →- (א) מפני שהיא סיום וכו' - עיין לקמן בסימן רט"ו:(1) Parce qu'elle est la conclusion, etc. – Voir plus loin, au siman 215.
séif katan 1
- (ב) ונראה דדוקא וכו' - ויש מיישבין המנהג מטעם אחר שלא חששו לזלזול ברכה רביעית אלא בימיהם שהיו הפועלים הולכים למלאכתם כששומעים אמן שאחר בונה ירושלים (שלא חייבום חכמים בברכה רביעית מפני בטול מלאכתו של בעה"ב) לכך היה צריך לענות אמן בלחש כדי שלא ישמעו הפועלים ויכירו שברכה רביעית אינה מן התורה ויבואו לזלזל בה אף שלא במקום בטול מלאכת בעה"ב אבל עכשיו שגם הפועלים מברכים ד' ברכות כמ"ש בסימן קצ"א אין לחוש לזה ולפי טעם זה בין כשמברך בזימון ובין כשמברך ביחידי יכול לענות אמן בקול רם וכמדומה שכן המנהג. לא יאמר בונה ירושלים אמן בנשימה אחת רק ימתין קצת אחר תיבת ירושלים ואח"כ יאמר אמן כדי שלא יהא משמע שגם האמן מסיום הברכה הוא:(2) Et il semble que ce soit seulement, etc. – Et certains justifient l'usage (de répondre Amen à voix haute) pour une autre raison : on ne craignait le mépris de la quatrième bénédiction qu'à leur époque, où les ouvriers s'en allaient à leur travail lorsqu'ils entendaient le Amen qui suit « Boné Yerouchalayim » (car les Sages ne les ont pas obligés à la quatrième bénédiction, à cause de la perte de travail pour le maître de maison) ; c'est pourquoi il fallait répondre Amen à voix basse, afin que les ouvriers ne l'entendent pas et ne reconnaissent pas que la quatrième bénédiction n'est pas de la Torah, et qu'ils ne viennent pas à la mépriser même là où il n'y a pas de perte de travail pour le maître de maison. Mais aujourd'hui, où les ouvriers aussi récitent les quatre bénédictions, comme il est écrit au siman 191, il n'y a pas à le craindre ; et selon cette raison, qu'il bénisse avec zimoun ou seul, il peut répondre Amen à voix haute, et il me semble que tel est l'usage. Il ne doit pas dire « Boné Yerouchalayim Amen » d'une seule haleine, mais attendre un peu après le mot « Yerouchalayim » et ensuite dire Amen, afin qu'il ne semble pas que le Amen aussi fasse partie de la conclusion de la bénédiction.
séif katan 2
- (ג) שום מלכות אחר - היינו כגון הא דמסיים המחבר לקמיה:(3) Aucune autre royauté – C'est-à-dire, par exemple, ce que l'auteur (du Choulhan Aroukh) termine par dire juste après.
séif katan 3
- (ד) והאומר וכו' - צ"ל לכן האומר וכן הוא בטור:(4) Et celui qui dit, etc. – Il faut lire : « c'est pourquoi celui qui dit », et c'est ainsi dans le Tour.
séif katan 4
- (ה) אבינו מלכנו - אלא יאמר אבינו רוענו ואע"ג דאינו אומר ביחד ממש עם מלכות בית דוד מ"מ כיון דבחד ברכה הוא לאו אורח ארעא לאדכורי מלכותא דשמיא אצל מלכותא דבשר ודם:(5) « Avinou Malkénou » – Mais il dira « Avinou Ro'énou » (« notre Père, notre Berger ») ; et bien qu'il ne le dise pas exactement ensemble avec la royauté de la maison de David, néanmoins, puisque c'est dans une même bénédiction, il n'est pas convenable de mentionner la royauté céleste à côté de la royauté de chair et de sang.
séif katan 5
- (ו) אבל לא ראיתי וכו' - והאחרונים כתבו טעם לזה כיון דענין בפ"ע לגמרי הוא לא קפדינן בזה ואומרים אותה כמו שהיא מסודרת בתפלת י"ח לכן אין למחות ביד הנוהגין כן:(6) Mais je n'ai pas vu, etc. – Et les A'haronim ont donné une raison à cela : puisque c'est (« Yaalé veyavo ») un sujet entièrement à part, nous n'y sommes pas pointilleux, et on le dit tel qu'il est disposé dans la prière des dix-huit bénédictions ; c'est pourquoi il ne faut pas protester contre ceux qui ont cet usage.
séif katan 6
- (ז) או נחמנו - היינו נחמנו ה' אלהינו בירושלים עירך ובציון משכן כבודך ובמלכות בית דוד משיחך ובבית הגדול והקדוש וכו':(7) Ou « Na'hamenou » – c'est-à-dire : « Console-nous, Hachem notre D.ieu, dans Jérusalem Ta ville, et dans Sion, la demeure de Ta gloire, et dans la royauté de la maison de David, Ton oint, et dans la grande et sainte Maison », etc.
séif katan 7
- (ח) וחותם בה וכו' או מנחם - מלשון זה משמע שאף אם פתח ברחם מותר לחתום במנחם ואף שאין החתימה מעין הפתיחה ממש לית לן בה דעכ"פ הענין אחד אבל יש מאחרונים שמחמירין בזה וסוברין דצריך להיות מעין הפתיחה ממש:(8) Et on y conclut, etc., ou « Mena'hem » – De cette formulation, il ressort que même s'il a ouvert par « Ra'hem », il est permis de conclure par « Mena'hem » ; et bien que la conclusion ne soit pas exactement semblable à l'ouverture, cela ne nous dérange pas, car en tout cas le thème est le même. Mais certains A'haronim sont rigoureux sur ce point, et pensent qu'elle doit être exactement semblable à l'ouverture.
séif katan 8
- (ט) ואין לשנות וכו' - ר"ל דאם אומר בחול רחם יאמר בשבת ג"כ רחם ואע"ג דאסור לתבוע צרכיו בשבת הכא שאני דטופס ברכה כך היא תמיד וגם כל הרחמן יכול לומר בשבת אע"פ שאינן מטופס הברכה שתקנו חכמים שכיון שנהגו הכל לאומרם בכל פעם שמברכין בהמ"ז נעשה להם כטופס ברכה ואין בזה משום שאלת צרכיו בשבת:(9) Et on ne doit pas changer, etc. – C'est-à-dire que s'il dit « Ra'hem » en semaine, il dira aussi « Ra'hem » le Chabbat ; et bien qu'il soit interdit de demander ses besoins le Chabbat, ici c'est différent, car la formule de la bénédiction est toujours ainsi. Et de même, on peut dire tous les « Hara'haman » le Chabbat, bien qu'ils ne fassent pas partie de la formule de la bénédiction instituée par les Sages : puisque tout le monde a pris l'usage de les dire chaque fois qu'on récite le Birkat Hamazone, ils sont devenus pour eux comme la formule de la bénédiction, et il n'y a pas là d'interdit de demander ses besoins le Chabbat.
séif katan 9
- (י) נוסחא אחת - והגר"א כתב שעיקר כהרי"ף שבחול יאמר רחם נא כמנהגנו ובשבת יאמר נחמנו וכו' ומסיים מנחם וכו' וכי יש עוד כמה ראשונים שסוברים כן:(10) Une seule formule – Et le Gaon de Vilna a écrit que l'essentiel est l'avis du Rif : en semaine, on dit « Ra'hem na », selon notre usage, et le Chabbat on dit « Na'hamenou », etc., et on conclut « Mena'hem », etc. ; et il y a encore plusieurs Richonim qui pensent ainsi.
séif katan 10
- (יא) דאומרים בונה ברחמיו וכו' - משום דכתיב שבתי לירושלים ברחמים וגו' וגם מאחר שהתחיל בתחלת הברכה ברחם מסיים נמי ברחמים כדי שיהיה החתימה מעין הפתיחה ממש ומ"מ לכ"ע אין מעכב כלל ועיין במעשה רב:(11) Qu'on dit « Boné bera'hamav », etc. – Parce qu'il est écrit : « Je suis revenu à Jérusalem avec miséricorde », etc. (Zacharie 1, 16) ; et aussi, puisqu'il a commencé au début de la bénédiction par « Ra'hem », il conclut aussi par « miséricorde », afin que la conclusion soit exactement semblable à l'ouverture. Et néanmoins, de l'avis de tous, ce n'est pas du tout indispensable ; et voir le Maassé Rav.
séif katan 11
- (יב) אומר בה - לפי שהזכרה זו וכן ביעלה ויבוא הם בקשת רחמים קבעום בברכת בונה ירושלים שהיא ג"כ בקשת רחמים ולא בברכת הארץ שהיא הודאה ואם הזכירם בברכת הארץ לא יצא וצריך לחזור ולהזכיר בבונה ירושלים:(12) On y dit – Parce que cette mention (du Chabbat), ainsi que « Yaalé veyavo », sont des demandes de miséricorde, on les a fixées dans la bénédiction « Boné Yerouchalayim », qui est aussi une demande de miséricorde, et non dans la bénédiction de la terre, qui est une action de grâce. Et s'il les a mentionnées dans la bénédiction de la terre, il n'est pas quitte, et doit revenir les mentionner dans « Boné Yerouchalayim ».
séif katan 12
- (יג) ואח"כ יעלה ויבוא - מפני ששבת הוא תדיר וקי"ל בכל מקום תדיר קודם ובדיעבד אם החליף בודאי יצא:(13) Et ensuite « Yaalé veyavo » – Parce que le Chabbat est fréquent, et nous tenons partout que ce qui est fréquent passe en premier ; et bediavad (a posteriori), s'il a inversé, il est certainement quitte.
séif katan 13
- (יד) ביעלה ויבוא - דהא כבר הזכיר שבת ברצה ולמה יחזור ויזכירנו:(14) Dans « Yaalé veyavo » – Car il a déjà mentionné le Chabbat dans « Retsé » ; pourquoi le mentionnerait-il à nouveau ?
séif katan 14
- (טו) ברצה והחליצנו - דהא תקנו ע"ז נוסח בפ"ע יעלה ויבוא ולמה יכפילנה פעמים:(15) Dans « Retsé veha'halitsénou » – Car on a institué pour cela une formule à part, « Yaalé veyavo » ; pourquoi la doublerait-il ?
séif katan 15
- (טז) ולא הזכיר של שבת - ואפילו אם ספק לו אם הזכיר או לא תלינן דמסתמא בודאי לא הזכיר:(16) Et n'a pas mentionné le Chabbat – Et même s'il a un doute s'il l'a mentionné ou non, nous présumons qu'il ne l'a certainement pas mentionné.
séif katan 16
- (יז) אומר ברוך אתה וכו' - ואם אינו יודע נוסח ברכה זו חוזר לראש ואם יודע ההתחלה והסיום אף שאינו יודע שאר הנוסח שבאמצע כראוי אומרה וא"צ לחזור לראש [ט"ז וש"א] ועיין מה שכתבנו בבה"ל:(17) Il dit : « Béni sois-Tu », etc. – Et s'il ne connaît pas la formule de cette bénédiction, il revient au début (du Birkat Hamazone). Et s'il connaît le début et la fin, même s'il ne connaît pas correctement le reste de la formule, au milieu, il la dit et n'a pas besoin de revenir au début [Taz et autres A'haronim]. Et voir ce que nous avons écrit dans le Biour Halakha.
séif katan 17
- (יח) ימים טובים לישראל - צ"ל לעמו ישראל:(18) Des jours de fête à Israël – Il faut lire : « à Son peuple Israël ».
séif katan 18
- (יט) לששון ולשמחה - ובר"ה אין אומרים לששון ולשמחה גם אין אומרים ודברך מלכנו וכו' וזה נוסחו בא"י אמ"ה שנתן ימים טובים לעמו ישראל את יום הזכרון הזה ואינו חותם בה כמו בר"ח וזהו דעת המ"א שחולק על כנה"ג שמשוה ר"ה לשאר י"ט אבל הרבה אחרונים הסכימו לדעת כנה"ג וע"כ צריך לחתום בא"י מקדש ישראל ויום הזכרון ואם שכח והתחיל הטוב והמטיב ג"כ דעת המ"א דשוב אינו חוזר כמו בר"ח וא"ר חולק עליו וס"ל דחוזר. וביוה"כ לענין חולה שצריך לאכול בו וצריך לומר בו יעלה ויבוא כדלקמן בסימן תרי"ח ס"י אם פתח בהטוב והמטיב ונזכר שלא אמר יעלה ויבוא אינו צריך לחזור וכמו בר"ח ואם נזכר קודם שהתחיל ברכת הטוב והמטיב י"א דצריך לומר ברוך שנתן ימים קדושים לישראל את יוהכ"פ הזה בלי חתימה וי"א דבזה לא תקנו חכמים כלל נוסח ברכה להשלים הזכרת יעלה ויבוא וכל שלא אמר במקומו שוב אינו חוזר וכן מסתברא:(19) Pour l'allégresse et la joie – Et à Roch Hachana, on ne dit pas « pour l'allégresse et la joie », et on ne dit pas non plus « Oudvarekha Malkénou », etc. ; et voici sa formule : « Béni sois-Tu, Hachem notre D.ieu, Roi du monde, qui a donné des jours de fête à Son peuple Israël, ce jour du souvenir », et on n'y fait pas de conclusion, comme à Roch 'Hodech. Et c'est l'avis du Maguen Avraham, qui est en désaccord avec le Kenesset HaGuedola, lequel assimile Roch Hachana aux autres fêtes ; mais de nombreux A'haronim se sont rangés à l'avis du Kenesset HaGuedola, et c'est pourquoi il faut conclure : « Béni sois-Tu, Hachem, qui sanctifie Israël et le jour du souvenir ». Et s'il a oublié et a commencé « Hatov vehamétiv », l'avis du Maguen Avraham est aussi qu'il ne recommence pas, comme à Roch 'Hodech ; et l'Eliya Rabba est en désaccord avec lui et pense qu'il recommence. Et à Yom Kippour, dans le cas d'un malade qui doit y manger et qui doit y dire « Yaalé veyavo », comme il est dit plus loin, au siman 618, séif 10 : s'il a ouvert « Hatov vehamétiv » et s'est souvenu qu'il n'a pas dit « Yaalé veyavo », il n'a pas besoin de recommencer, comme à Roch 'Hodech. Et s'il s'en est souvenu avant d'avoir commencé la bénédiction « Hatov vehamétiv », certains disent qu'il doit dire : « Béni soit Celui qui a donné des jours saints à Israël, ce jour de Kippour », sans conclusion ; et certains disent que pour cela, les Sages n'ont pas du tout institué de formule de bénédiction pour compléter la mention de « Yaalé veyavo », et dès lors qu'il ne l'a pas dit à sa place, il ne revient plus le dire ; et c'est ce qui paraît logique.
séif katan 19
- (כ) יו"ט בשבת אומר וכו' - ומיירי ששכח ולא אמר שניהם לא רצה ולא יעלה ויבוא ולהכי צריך לכלול שניהם אבל אם שכח של שבת לבד אומר רק אשר נתן שבתות למנוחה וכן בשכח של יו"ט לבד אומר אשר נתן ימים טובים לעמו ישראל וכו' [אחרונים]:(20) Si le Yom Tov tombe un Chabbat, il dit, etc. – Et il s'agit du cas où il a oublié et n'a dit ni l'un ni l'autre, ni « Retsé » ni « Yaalé veyavo », et c'est pourquoi il doit inclure les deux. Mais s'il a oublié seulement celui du Chabbat, il dit seulement « qui a donné des Chabbatot pour le repos » ; et de même, s'il a oublié seulement celui du Yom Tov, il dit « qui a donné des jours de fête à Son peuple Israël », etc. [A'haronim].
séif katan 20
- (כא) וכל ברכות הללו וכו' - פי' פתיחת הברכות:(21) Et toutes ces bénédictions, etc. – Explication : l'ouverture des bénédictions (se dit avec le Nom divin et la royauté).
séif katan 21
- (כב) קודם שהתחיל הטוב וכו' - היינו שעומד אחר ברכת בונה ירושלים. ואם נזכר אחר שאמר תיבת ברוך אתה פשוט דחוזר לומר רצה והחליצנו או יעלה ויבוא ואומר אח"כ ובנה ירושלים וכו' ואם נזכר אחר שאמר כבר ברוך אתה ה' מהנכון שיסיים תיכף למדני חקיך כדי שלא יהיה השם לבטלה והוי עדיין כלא סיים הברכה וחוזר לרצה:(22) Avant d'avoir commencé « Hatov », etc. – C'est-à-dire qu'il se trouve après la bénédiction « Boné Yerouchalayim ». Et s'il s'en est souvenu après avoir dit les mots « Béni sois-Tu » (de la conclusion de « Boné Yerouchalayim »), il est évident qu'il revient dire « Retsé veha'halitsénou » ou « Yaalé veyavo », et dit ensuite « Ouvné Yerouchalayim », etc. Et s'il s'en est souvenu après avoir déjà dit « Béni sois-Tu, Hachem », il est bon qu'il termine aussitôt par « lamedéni 'houkékha » (« enseigne-moi Tes lois », Psaumes 119, 12), afin que le Nom divin ne soit pas prononcé en vain ; et il est alors encore comme n'ayant pas terminé la bénédiction, et il revient à « Retsé ».
séif katan 22
- (כג) עד שהתחיל הטוב וכו' - כתב הח"א ר"ל שאמר ברוך אתה ה' אמ"ה האל זה מקרי התחלה לברכה זו אבל אם אמר רק בא"י אמ"ה יסיים אשר נתן שבתות למנוחה וכו' ואח"כ יחזור ויאמר ברכת הטוב והמטיב ועיין בבה"ל:(23) Qu'après avoir commencé « Hatov », etc. – Le 'Hayé Adam a écrit : c'est-à-dire qu'il a dit « Béni sois-Tu, Hachem notre D.ieu, Roi du monde, HaEl » ; cela est appelé le commencement de cette bénédiction. Mais s'il a seulement dit « Béni sois-Tu, Hachem notre D.ieu, Roi du monde », il termine par « qui a donné des Chabbatot pour le repos », etc., et ensuite il dit à nouveau la bénédiction « Hatov vehamétiv ». Et voir dans le Biour Halakha.
séif katan 23
- (כד) לראש בהמ"ז - דכיון דכבר סיים סדר ברכות דאורייתא והסיח דעתו מהם ופתח בהטוב והמטיב דמי לעקירת רגלים בתפלת י"ח דחוזר לראש אם טעה באיזה דבר. ואם טעה בברכה רביעית כגון שלא אמר בה שם ומלכות אע"פ שכבר גמר אותה אינו חוזר אלא להטוב והמטיב שהיא ברכה בפני עצמה [מ"א וש"א]:(24) Au début du Birkat Hamazone – Car, puisqu'il a déjà terminé la série des bénédictions de la Torah, qu'il en a détourné son attention et a ouvert « Hatov vehamétiv », c'est semblable au fait d'avoir reculé les pieds dans la prière des dix-huit bénédictions (l'Amida), où l'on revient au début si l'on s'est trompé en quelque chose. Et s'il s'est trompé dans la quatrième bénédiction, par exemple s'il n'y a pas dit le Nom divin et la royauté, même s'il l'a déjà terminée, il ne revient qu'à « Hatov vehamétiv », qui est une bénédiction à part entière [Maguen Avraham et autres A'haronim].
séif katan 24
- (כה) אומר ברוך שנתן - עיין בבה"ל שביררנו בשם רוב הפוסקים דגם אותה צ"ל בשם ומלכות:(25) Il dit : « Béni soit Celui qui a donné » – Voir dans le Biour Halakha, où nous avons établi, au nom de la plupart des décisionnaires, que celle-là aussi doit se dire avec le Nom divin et la royauté.
séif katan 25
- (כו) מפני שאינו חייב וכו' - דדוקא בשבת וביו"ט שמחויב לאכול דוקא פת וא"כ חיוב ברהמ"ז קבוע הוא בימים האלה לכן תקינו רבנן לעיכובא ג"כ להזכיר שם מעין המאורע וכמו בתפלה אבל בר"ח אע"ג שאסור להתענות בו מ"מ אינו מחויב לאכול דוקא פת וא"כ אין חיוב ברהמ"ז קבוע בו ולהכי לא תקנו חכמים הזכרת מעין המאורע שלו לעיכובא בבהמ"ז וע"כ אם שכח אין צריך לחזור וכתב המ"א דה"ה ביו"ט יותר מסעודה אחת ביום וסעודה אחת בלילה שמחויב לאכול אם אכל ושכח להזכיר מעין המאורע בבהמ"ז אינו צריך לחזור כמו בר"ח אם לא כשלא אכל הסעודה בלילה שמחויב לאכול ביום שתים כדלקמן בסימן תקצ"ט דאז אפילו בסעודה שניה חוזר [פמ"ג]:(26) Parce qu'il n'est pas obligé, etc. – Car c'est seulement le Chabbat et le Yom Tov, où il est obligé de manger précisément du pain, et où par conséquent l'obligation du Birkat Hamazone est fixe en ces jours, que nos Maîtres ont institué, de manière indispensable, d'y mentionner le passage relatif à l'événement du jour, comme dans la prière. Mais à Roch 'Hodech, bien qu'il soit interdit d'y jeûner, néanmoins on n'est pas obligé de manger précisément du pain, et par conséquent l'obligation du Birkat Hamazone n'y est pas fixe ; c'est pourquoi les Sages n'ont pas institué la mention de son événement de manière indispensable dans le Birkat Hamazone, et donc, s'il a oublié, il n'a pas besoin de recommencer. Et le Maguen Avraham a écrit qu'il en est de même au Yom Tov, pour un repas au-delà d'un repas le jour et d'un repas la nuit, qu'il est obligé de manger : s'il a mangé et a oublié de mentionner l'événement du jour dans le Birkat Hamazone, il n'a pas besoin de recommencer, comme à Roch 'Hodech ; sauf s'il n'a pas mangé le repas de la nuit, auquel cas il est obligé de manger deux repas le jour, comme il est dit plus loin, au siman 599 : alors, même au second repas, il recommence [Peri Megadim].
séif katan 26
- (כז) וחוה"מ דינו כר"ח - לענין שאין צריך לחזור וה"ה לענין שאם נזכר קודם שהתחיל הטוב והמטיב אומר בא"י אמ"ה שנתן מועדים לעמו ישראל לששון ולשמחה ואינו חותם כמו בר"ח:(27) Et 'Hol Hamoèd a la même règle que Roch 'Hodech – En ce qui concerne le fait qu'il n'a pas besoin de recommencer ; et il en est de même en ce que, s'il s'en est souvenu avant d'avoir commencé « Hatov vehamétiv », il dit : « Béni sois-Tu, Hachem notre D.ieu, Roi du monde, qui a donné des fêtes (moadim) à Son peuple Israël pour l'allégresse et la joie », et il ne conclut pas, comme à Roch 'Hodech.
séif katan 27
- (כח) אינו חוזר - כמו בכל ר"ח כששכח ואע"ג דבההוא יומא לא סגי דלא אכיל פת ההיא משום שבת היא ולאו משום ר"ח דאכילת פת בר"ח ליכא חיובא ושל שבת הרי הזכיר:(28) Il ne recommence pas – Comme à tout Roch 'Hodech lorsqu'il a oublié ; et bien que ce jour-là il ne puisse pas se dispenser de manger du pain, c'est à cause du Chabbat et non à cause de Roch 'Hodech, car il n'y a pas d'obligation de manger du pain à Roch 'Hodech ; et celui du Chabbat, il l'a bien mentionné.
séif katan 28
- (כט) ואם שכח של שבת - כצ"ל. וכן הגירסא בש"ע של עולת תמיד ובשכח של שבת לבד בודאי אין צריך לכלול גם של ר"ח בברכה זו כיון שכבר הזכיר ר"ח ביעלה ויבוא. ומ"מ אם לא נזכר עד לאחר שפתח בהטוב והמטיב וחוזר לראש בהמ"ז בשביל הזכרה של שבת אז צריך לומר עוד הפעם גם יעלה ויבוא דבהמ"ז הראשון נתבטל לגמרי:(29) Et s'il a oublié celui du Chabbat – C'est ainsi qu'il faut lire (sans le mot « aussi »). Et telle est aussi la version dans le Choulhan Aroukh (édité avec le commentaire) Olat Tamid. Et s'il a oublié seulement celui du Chabbat, il n'a certainement pas besoin d'inclure aussi Roch 'Hodech dans cette bénédiction, puisqu'il a déjà mentionné Roch 'Hodech dans « Yaalé veyavo ». Et néanmoins, s'il ne s'en est souvenu qu'après avoir ouvert « Hatov vehamétiv », et qu'il revient au début du Birkat Hamazone à cause de la mention du Chabbat, alors il doit dire de nouveau aussi « Yaalé veyavo », car le premier Birkat Hamazone est complètement annulé.
séif katan 29
- (ל) ואינו חותם בשל ר"ח - כדלעיל דליכא חתימה בר"ח ואע"ג דהכא מזכיר השם בחתימה בלא"ה משום שבת מ"מ אינו כדאי להזכיר דהזכרת השם הוא על שניהם ומ"מ לדינא מסקי האחרונים דיזכיר בחתימה גם ר"ח מטעם דבלא"ה הרבה פוסקים ס"ל דגם בכל ר"ח צריך לחתום בברכה כמו ביו"ט ואע"פ שאין אנו נוהגין כוותייהו משום חשש ברכה שא"צ הכא דבלא"ה חותם בברכה בשביל שבת שפיר דמי לומר מקדש השבת וישראל וראשי חדשים:(30) Et il ne conclut pas par celle de Roch 'Hodech – Comme il a été dit plus haut, qu'il n'y a pas de conclusion à Roch 'Hodech ; et bien qu'ici il mentionne de toute façon le Nom divin dans la conclusion à cause du Chabbat, néanmoins il ne convient pas de le mentionner (Roch 'Hodech), car la mention du Nom porterait alors sur les deux. Et néanmoins, en pratique, les A'haronim concluent qu'il mentionne aussi Roch 'Hodech dans la conclusion, pour la raison que de toute façon de nombreux décisionnaires pensent qu'à tout Roch 'Hodech aussi il faut conclure par une bénédiction, comme au Yom Tov ; et bien que nous n'ayons pas l'usage de suivre leur avis, par crainte d'une bénédiction inutile, ici, où de toute façon il conclut par une bénédiction à cause du Chabbat, il est bien de dire : « qui sanctifie le Chabbat, Israël et les Rachei 'Hodachim ».
séif katan 30
- (לא) דינה כר"ח - שאינו חוזר אם התחיל ברכת הטוב והמטיב לפי שי"א שסעודה שלישית אין צריך פת ואף שאין דבריהם עיקר כמש"כ המחבר בסימן רצ"א ס"ה מ"מ יש לחוש לדבריהם שלא לכנוס לספק ברכה לבטלה. ובסעודה ג' ביו"ט לד"ה אינו חוזר שהרי לד"ה אינו אלא רשות וכמש"ל בס"ק כ"ו ומ"מ אם נזכר קודם שהתחיל ברכת הטוב והמטיב אפילו בסעודה רביעית או חמישית בשבת ויו"ט אומר בא"י אמ"ה שנתן שבתות למנוחה וכו' או שנתן ימים טובים וכו' כמו שאומר בר"ח אע"פ שא"צ אז פת כלל באותו יום:(31) A la même règle que Roch 'Hodech – C'est-à-dire qu'il ne recommence pas s'il a commencé la bénédiction « Hatov vehamétiv », parce que certains disent que le troisième repas ne requiert pas de pain ; et bien que leurs paroles ne soient pas l'essentiel, comme l'a écrit l'auteur (du Choulhan Aroukh) au siman 291, séif 5, néanmoins il faut tenir compte de leurs paroles, afin de ne pas entrer dans le doute d'une bénédiction prononcée en vain. Et pour le troisième repas du Yom Tov, de l'avis de tous il ne recommence pas, puisque, de l'avis de tous, ce n'est que facultatif, comme nous l'avons écrit plus haut au séif katan 26. Et néanmoins, s'il s'en est souvenu avant d'avoir commencé la bénédiction « Hatov vehamétiv », même au quatrième ou au cinquième repas, le Chabbat ou le Yom Tov, il dit : « Béni sois-Tu, Hachem notre D.ieu, Roi du monde, qui a donné des Chabbatot pour le repos », etc., ou « qui a donné des jours de fête », etc., comme il le dit à Roch 'Hodech, bien qu'il n'ait alors plus du tout besoin de pain ce jour-là.
séif katan 31
- (לב) דאזלינן וכו' - וכיון שהתחלת הסעודה היה מבעוד יום כבר נתחייב להזכיר מעין המאורע וע"כ אפילו נמשך זמן רב בלילה לא נפקע חיובו וכתבו האחרונים דאם התפלל מעריב קודם בהמ"ז שוב אינו מזכיר של שבת בבהמ"ז דמחזי כסתרי אהדדי:(32) Car nous suivons, etc. – Et puisque le début du repas a eu lieu de jour, il est déjà devenu obligé de mentionner l'événement du jour ; c'est pourquoi, même si le repas s'est prolongé longtemps dans la nuit, son obligation n'est pas annulée. Et les A'haronim ont écrit que s'il a prié Arvit avant le Birkat Hamazone, il ne mentionne plus le Chabbat dans le Birkat Hamazone, car cela paraîtrait contradictoire.
séif katan 32
- (לג) בתר התחלת הסעודה - ולפיכך אף אם חל ר"ח במו"ש יזכיר בבהמ"ז של שבת לבד ולא של ר"ח ודוקא כשגמר סעודתו מבעוד יום אבל אם אכל פת גם בלילה ויש עליו חיוב להזכיר גם של ר"ח ושניהן אי אפשר להזכיר דהוי תרתי דסתרי דהיאך יאמר ביום השבת הזה ואח"כ יאמר ביום ר"ח הזה דהא ר"ח הוא ביום א' א"כ מוטב להזכיר של ר"ח דזה יש חיוב לכ"ע משא"כ בהזכרת שבת דיש פלוגתא בין הראשונים אם חייב להזכיר כלל כשמברך במו"ש (ואף דאנן פסקינן כאן בש"ע דאזלינן בתר מעיקרא וחייב להזכיר של שבת במו"ש מ"מ כאן שהוא מקום הדחק מוטב שידחה הזכרת שבת מפני הזכרת ר"ח דהוא חיוב לכ"ע) אכן במו"ש לחנוכה ופורים אפילו אם גמר סעודתו בלילה אינו מזכיר של חנוכה ופורים רק של שבת לבד כיון דבלא"ה הזכרה מעין המאורע דחנוכה ופורים אינו אלא רשות כנ"ל בסימן קפ"ז ס"ד כ"כ המ"א ועוד הרבה אחרונים וי"א דאם חל יו"ט או ר"ח במו"ש יזכיר רצה וגם יעלה ויבוא דאזלינן בתר התחלת הסעודה וגם בתר שעה שהוא מברך בו ולא קפדינן במה דנראה כסותרים אהדדי דברצה נתחייב משעה שהתחיל הסעודה ביום ואח"כ כשנמשך הזמן ולא בירך והגיע לילה של יו"ט או של ר"ח ניתוסף עליו חיוב לזכור מעין המאורע של שעה שהוא מברך בו:(33) Le début du repas – Et c'est pourquoi, même si Roch 'Hodech tombe à la sortie du Chabbat, il mentionne dans le Birkat Hamazone seulement le Chabbat, et non Roch 'Hodech. Et cela, seulement lorsqu'il a terminé son repas alors qu'il faisait encore jour ; mais s'il a mangé du pain aussi la nuit, et qu'il a l'obligation de mentionner aussi Roch 'Hodech, et qu'il est impossible de mentionner les deux, car ce seraient deux choses contradictoires — comment dirait-il « en ce jour de Chabbat » et ensuite « en ce jour de Roch 'Hodech », alors que Roch 'Hodech est le dimanche ? — il vaut mieux alors mentionner Roch 'Hodech, pour lequel il y a une obligation de l'avis de tous, ce qui n'est pas le cas de la mention du Chabbat, à propos de laquelle il y a une divergence entre les Richonim pour savoir si l'on est obligé de la faire quand on bénit à la sortie du Chabbat (et bien que nous tranchions ici dans le Choulhan Aroukh que nous suivons le début et qu'on est obligé de mentionner le Chabbat à la sortie du Chabbat, néanmoins ici, qui est un cas de nécessité, il vaut mieux repousser la mention du Chabbat devant la mention de Roch 'Hodech, qui est une obligation de l'avis de tous). Cependant, à la sortie du Chabbat tombant à 'Hanouka ou Pourim, même s'il a terminé son repas la nuit, il ne mentionne pas 'Hanouka ou Pourim, mais seulement le Chabbat, puisque de toute façon la mention de l'événement de 'Hanouka et de Pourim n'est que facultative, comme il a été dit plus haut au siman 187, séif 4 ; ainsi l'ont écrit le Maguen Avraham et encore de nombreux A'haronim. Et certains disent que si le Yom Tov ou Roch 'Hodech tombe à la sortie du Chabbat, il mentionne « Retsé » et aussi « Yaalé veyavo », car nous suivons le début du repas et aussi le moment où il bénit, et nous ne sommes pas pointilleux sur le fait que cela paraisse contradictoire : car pour « Retsé », il s'est obligé dès le moment où il a commencé le repas de jour, et ensuite, lorsque le temps s'est prolongé sans qu'il ait béni, et que la nuit du Yom Tov ou de Roch 'Hodech est arrivée, s'est ajoutée pour lui l'obligation de mentionner l'événement du moment où il bénit.
séif katan 33
- (לד) וה"ה לר"ח וכו' - ר"ל דאם אכל בהם ונתאחר הבהמ"ז עד הערב צריך להזכיר דאזלינן בתר זמן התחלת הסעודה והוא שלא התפלל ערבית וכנ"ל ועיין לקמן בסימן תי"ט:(34) Et il en est de même pour Roch 'Hodech, etc. – C'est-à-dire que s'il a mangé ces jours-là et que le Birkat Hamazone a été retardé jusqu'au soir, il doit les mentionner, car nous suivons le moment du début du repas ; et cela, à condition qu'il n'ait pas prié Arvit, comme il a été dit plus haut. Et voir plus loin, au siman 419.
séif katan 34