Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמַגְרֵיפָה בְּתוֹכוֹ, וְאָמַר: ״לִבִּי עַל הַסַּל וְאֵין לִבִּי עַל הַמַּגְרֵיפָה״ – הַסַּל טָהוֹר וְהַמַּגְרֵיפָה טְמֵאָה.et une pelle (magrefa) se trouvait à l'intérieur du panier, et que l'on a dit : « Mon attention porte sur le panier, pour qu'il ne devienne pas impur, mais mon attention ne porte pas sur la pelle », alors le panier est tahor (rituellement pur) et la pelle est tamé (rituellement impure).
- וּתְטַמֵּא מַגְרֵיפָה לְסַל! אֵין כְּלִי מְטַמֵּא כְּלִי. וּתְטַמֵּא מַה שֶּׁבְּתוֹכוֹ! אָמַר רָבָא: בְּאוֹמֵר שְׁמַרְתִּיהָ מִדָּבָר הַמְטַמְּאָהּ, וְלֹא שְׁמַרְתִּיהָ מִדָּבָר הַפּוֹסְלָהּ.La Guemara objecte : Mais que la pelle rende impur le panier ! Elle répond : Un ustensile ne rend pas impur un autre ustensile. Elle objecte encore : Mais qu'elle rende impur ce qui se trouve dans le panier, par exemple des figues ! Rava a dit : Il s'agit du cas où il dit : « Je l'ai gardée, la pelle, de ce qui lui permettrait de rendre impur autre chose, mais je ne l'ai pas gardée de ce qui la disqualifie » elle-même, c'est-à-dire de ce qui la rend impure.
- אִיגַּלְגַּל מִילְּתָא, וּמְטַאי לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל. אֲמַר לְהוּ, לָא שְׁמִיעַ לְהוּ הָא דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר רַבִּי: הָאוֹכֵל שְׁלִישִׁי שֶׁל תְּרוּמָה – אָסוּר לֶאֱכוֹל וּמוּתָּר לִיגַּע?La Guemara revient à la contradiction entre notre Michna, qui permet à l'onèn (endeuillé dont le proche vient de mourir et n'a pas encore été enterré) de toucher la viande sacrée, et la Michna de 'Haguiga, qui lui impose une immersion. L'affaire a circulé et elle est parvenue devant Rabbi Abba bar Mémel. Il leur a dit : N'ont-ils pas entendu ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan au nom de Rabbi (Yehouda HaNassi) : Celui qui mange un aliment au troisième degré d'impureté de terouma (prélèvement donné au Cohen) a l'interdiction de manger de la terouma mais a la permission de toucher la terouma ?
- אַלְמָא בַּאֲכִילָה עֲבוּד רַבָּנַן מַעֲלָה, בִּנְגִיעָה לָא עֲבוּד רַבָּנַן מַעֲלָה!Il en ressort que pour la consommation, nos Maîtres ont établi une rigueur supplémentaire, mais que pour le toucher, nos Maîtres n'ont pas établi de rigueur supplémentaire ! De même pour l'onèn : l'immersion n'est exigée que pour manger, non pour toucher.
- וְאֵינוֹ חוֹלֵק לֶאֱכוֹל כּוּ׳. מִיפְלָג הוּא דְּלָא פְּלִיג, וְכִי מְזַמְּנִי לֵיהּ – אָכֵיל;La Michna a enseigné au sujet de l'onèn : « Et il ne reçoit pas de part pour manger, etc. » La Guemara en déduit : C'est seulement de recevoir une part qu'il ne reçoit pas, mais quand d'autres Cohanim l'invitent à partager leur portion, il mange le soir.
- וּרְמִינְהִי: אוֹנֵן (וּמְחוּסַּר כִּיפּוּרִים) – טוֹבֵל וְאוֹכֵל אֶת פִּסְחוֹ לָעֶרֶב, אֲבָל לֹא בְּקָדָשִׁים!Et on oppose à cela une Michna (Pessa'him 91b) : L'onèn (et celui à qui il manque l'expiation) s'immerge et mange son korban Pessa'h (agneau pascal) le soir, mais il ne mange pas de la viande des autres sacrifices !
- אָמַר רַב יִרְמְיָה מִדִּיפְתִּי: לָא קַשְׁיָא; כָּאן בְּפֶסַח, כָּאן בִּשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה.Rav Yirmeya de Difti a dit : Ce n'est pas difficile. Ici, dans notre Michna, il s'agit de la nuit de Pessa'h, là, dans la Michna de Pessa'him, il s'agit du reste des jours de l'année.
- בְּפֶסַח – אַיְּידֵי דְּאָכֵיל פֶּסַח, אָכֵיל נָמֵי קָדָשִׁים. בִּשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה – דְּלָא חֲזֵי, לָא חֲזֵי. וּמַאי ״אֲבָל לֹא בְּקָדָשִׁים״? אֲבָל לֹא בְּקָדָשִׁים שֶׁל כׇּל הַשָּׁנָה.À Pessa'h, puisqu'il mange le korban Pessa'h, il mange aussi les autres sacrifices. Le reste des jours de l'année, où il n'est pas apte à manger de viande sacrée, il n'est pas apte. Et que signifie : « mais il ne mange pas de sacrifices » ? Cela signifie : mais il ne mange pas des sacrifices de toute l'année, hormis cette nuit-là.
- רַב אַסִּי אָמַר: לָא קַשְׁיָא; כָּאן שֶׁמֵּת לוֹ מֵת בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר וּקְבָרוֹ בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר, כָּאן שֶׁמֵּת לוֹ מֵת בִּשְׁלֹשָׁה עָשָׂר וּקְבָרוֹ בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר; יוֹם קְבוּרָה לָא תָּפֵיס לֵילוֹ מִדְּרַבָּנַן.Rav Assi a dit : Ce n'est pas difficile. Ici, dans la Michna de Pessa'him, il s'agit du cas où son proche est mort le quatorze Nissan et où il l'a enterré le quatorze ; là, dans notre Michna, du cas où son proche est mort le treize et où il l'a enterré le quatorze. En effet, le jour de l'enterrement n'englobe pas la nuit qui le suit, même d'ordre rabbinique.
- מַאן תַּנָּא אֲנִינוּת לַיְלָה מִדְּרַבָּנַן? רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא. דְּתַנְיָא: אֲנִינוּת לַיְלָה מִדִּבְרֵי תוֹרָה. דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אוֹנֵן אֵינוֹ מִדִּבְרֵי תוֹרָה, אֶלָּא מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים. תֵּדַע – שֶׁהֲרֵי אָמְרוּ: אוֹנֵן טוֹבֵל וְאוֹכֵל אֶת פִּסְחוֹ לָעֶרֶב, אֲבָל לֹא בַּקֳּדָשִׁים.La Guemara demande : Quel Tanna (Sage de l'époque de la Michna) enseigne que l'aninout (état d'onèn) de la nuit est d'ordre rabbinique ? C'est Rabbi Chimon. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : L'aninout de la nuit est d'ordre toranique, telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Chimon dit : La nuit, l'état d'onèn n'est pas d'ordre toranique, mais d'ordre rabbinique. Sache-le : car ils ont dit : L'onèn s'immerge et mange son korban Pessa'h le soir, mais il ne mange pas de sacrifices. Si l'aninout de la nuit était d'ordre toranique, il ne pourrait pas manger non plus le korban Pessa'h.
- וְסָבַר רַבִּי שִׁמְעוֹן אֲנִינוּת לַיְלָה מִדְּרַבָּנַן?! וְהָתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אוֹנֵן אֵינוֹ מְשַׁלֵּחַ קׇרְבְּנוֹתָיו. מַאי, לָאו וַאֲפִילּוּ בְּפֶסַח? לָא; לְבַר מִפֶּסַח.La Guemara s'étonne : Et Rabbi Chimon pense-t-il que l'aninout de la nuit est d'ordre rabbinique ?! Mais il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon dit : L'onèn n'envoie pas ses sacrifices au Temple. Quoi, n'est-ce pas même le korban Pessa'h ? Elle répond : Non, à l'exception du korban Pessa'h.
- וְהָתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״שְׁלָמִים״ – כְּשֶׁהוּא שָׁלֵם מֵבִיא, וְאֵינוֹ מֵבִיא כְּשֶׁהוּא אוֹנֵן. מִנַּיִן לְרַבּוֹת אֶת הַתּוֹדָה? מְרַבֶּה אֲנִי אֶת הַתּוֹדָה, שֶׁכֵּן נֶאֱכֶלֶת בְּשִׂמְחָה כִּשְׁלָמִים.Mais il a été enseigné dans une baraïta au sujet du verset « Si son offrande est un sacrifice de chelamim » (Lévitique 3, 1) : Rabbi Chimon dit : Chelamim (sacrifices de paix) : c'est lorsqu'il est chalem (entier, serein) qu'il l'apporte, et il ne l'apporte pas lorsqu'il est onèn. D'où savons-nous qu'il faut inclure le toda (sacrifice de reconnaissance) ? J'inclus le toda, car il se mange dans la joie, comme les chelamim.
- מִנַּיִן לְרַבּוֹת אֶת הָעוֹלָה? מְרַבֶּה אֲנִי אֶת הָעוֹלָה, שֶׁכֵּן בָּאָה בְּנֶדֶר וּבִנְדָבָה כִּשְׁלָמִים. מִנַּיִן לְרַבּוֹת בְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר וָפֶסַח? מְרַבֶּה אֲנִי בְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר וָפֶסַח, שֶׁכֵּן אֵינָן בָּאִין עַל חֵטְא. מִנַּיִן לְרַבּוֹת חַטָּאת וְאָשָׁם? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״זֶבַח״.D'où savons-nous qu'il faut inclure le ola (holocauste) ? J'inclus le ola, car il vient par vœu ou don volontaire, comme les chelamim. D'où savons-nous qu'il faut inclure le bekhor (premier-né), le ma'asser (dîme du bétail) et le korban Pessa'h ? J'inclus le bekhor, le ma'asser et le korban Pessa'h, car ils ne viennent pas pour une faute. D'où savons-nous qu'il faut inclure le 'hatat (sacrifice expiatoire) et l'acham (sacrifice de culpabilité) ? Le verset dit : « Sacrifice (zéva'h) », ce qui vise tout sacrifice abattu.
- מִנַּיִן לְרַבּוֹת הָעוֹפוֹת וְהַמְּנָחוֹת וְהַיַּיִן וְהָעֵצִים וְהַלְּבוֹנָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״שְׁלָמִים קׇרְבָּנוֹ״; כׇּל קׇרְבְּנוֹת שֶׁהוּא מֵבִיא – כְּשֶׁהוּא שָׁלֵם מֵבִיא, וְאֵינוֹ מֵבִיא כְּשֶׁהוּא אוֹנֵן.D'où savons-nous qu'il faut inclure les offrandes d'oiseaux, les offrandes de farine, le vin, le bois et l'encens ? Le verset dit : « Chelamim est son offrande » : pour toutes les offrandes qu'il apporte, c'est lorsqu'il est chalem qu'il les apporte, et il ne les apporte pas lorsqu'il est onèn.
- קָתָנֵי מִיהָא פֶּסַח!La Guemara conclut l'objection : Il enseigne en tout cas le korban Pessa'h ! Cela contredit l'enseignement précédent de Rabbi Chimon.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: פֶּסַח – כְּדִי נַסְבֵיהּ.Rav 'Hisda a dit : Le korban Pessa'h, il l'a mentionné sans raison particulière, par simple habitude de le citer avec le bekhor et le ma'asser.
- רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: מַאי פֶּסַח – שַׁלְמֵי פֶסַח. אִי הָכִי, הַיְינוּ שְׁלָמִים! תְּנָא שְׁלָמִים הַבָּאִין מֵחֲמַת פֶּסַח, וּתְנָא שְׁלָמִים הַבָּאִין מֵחֲמַת עַצְמָן.Rav Chéchèt a dit : Qu'est-ce que le « Pessa'h » de cette baraïta ? Ce sont les chelamim de Pessa'h, offerts avec le korban Pessa'h. La Guemara objecte : S'il en est ainsi, c'est la même chose que les chelamim déjà cités ! Elle répond : Il a enseigné séparément les chelamim qui viennent à cause du korban Pessa'h, et il a enseigné les chelamim qui viennent pour eux-mêmes.
- דְּאִי לָא תְּנָא שְׁלָמִים הַבָּאִין מֵחֲמַת פֶּסַח, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּמֵחֲמַת פֶּסַח אָתֵי – כְּגוּפֵיהּ דְּפֶסַח דָּמֵי; קָא מַשְׁמַע לַן.Car s'il n'avait pas enseigné les chelamim qui viennent à cause du korban Pessa'h, il te serait venu à l'esprit de dire : puisqu'ils viennent à cause du korban Pessa'h, ils sont comme le korban Pessa'h lui-même, et l'onèn les apporterait. Il nous enseigne donc qu'il n'en est rien.
- רַב מָרִי אָמַר:Autre résolution de la contradiction : Rav Mari a dit :
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