Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָא קַשְׁיָא; כָּאן שֶׁמֵּת לוֹ מֵת בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר וּקְבָרוֹ בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר, כָּאן שֶׁמֵּת לוֹ מֵת בִּשְׁלֹשָׁה עָשָׂר וּקְבָרוֹ בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר.Ce n'est pas difficile. Ici, dans la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) selon laquelle l'onèn (endeuillé dont le proche n'est pas encore enterré) n'envoie pas son korban Pessa'h (agneau pascal), il s'agit du cas où son proche est mort le quatorze Nissan et où il l'a enterré le quatorze ; là, dans la Michna de Pessa'him, du cas où son proche est mort le treize et où il l'a enterré le quatorze.
- מֵת לוֹ מֵת בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר וּקְבָרוֹ בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר – יוֹם מִיתָה תּוֹפֵס לֵילוֹ מִדְּאוֹרָיְיתָא. מֵת לוֹ מֵת בִּשְׁלֹשָׁה עָשָׂר וּקְבָרוֹ בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר – יוֹם קְבוּרָה מִדְּרַבָּנַן, אֵינוֹ תּוֹפֵס לֵילוֹ אֶלָּא מִדְּרַבָּנַן.Rav Mari explique : S'il est mort le quatorze et qu'il l'a enterré le quatorze, le jour de la mort englobe sa nuit d'ordre toranique, et le korban Pessa'h ne repousse pas cela. S'il est mort le treize et qu'il l'a enterré le quatorze, le jour de l'enterrement étant d'ordre rabbinique, il n'englobe sa nuit que d'ordre rabbinique, et le korban Pessa'h repousse cela.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְרַב מָרִי: וְאֶלָּא הָא דְּקָתָנֵי, אָמַר לוֹ רַבִּי שִׁמְעוֹן: תֵּדַע, שֶׁהֲרֵי אָמְרוּ: אוֹנֵן טוֹבֵל וְאוֹכֵל אֶת פִּסְחוֹ אֲבָל לֹא בַּקֳּדָשִׁים; נֵימָא לֵיהּ: קָאָמֵינָא לָךְ אֲנָא יוֹם מִיתָה דְּאוֹרָיְיתָא, וְאָמְרַתְּ לִי אֶת יוֹם קְבוּרָה דְּרַבָּנַן?! קַשְׁיָא.Rav Achi a dit à Rav Mari : Mais alors, ce qui est enseigné : Rabbi Chimon lui a dit : Sache-le, car ils ont dit : L'onèn s'immerge et mange son korban Pessa'h, mais il ne mange pas de sacrifices ; selon ton explication, qu'il lui réponde, Rabbi Yehouda : Moi, je te parle du jour de la mort, qui est d'ordre toranique, et toi, tu me parles du jour de l'enterrement, qui est d'ordre rabbinique ?! La Guemara conclut : C'est une kouchya (difficulté) contre Rav Mari.
- אַבָּיֵי אָמַר: לָא קַשְׁיָא; כָּאן שֶׁמֵּת קוֹדֶם חֲצוֹת, כָּאן שֶׁמֵּת לְאַחַר חֲצוֹת. קוֹדֶם חֲצוֹת, דְּלָא אִיחֲזִי לְפֶסַח – חָיְילָא עֲלֵיהּ אֲנִינוּת. אַחַר חֲצוֹת, דְּאִחֲזִי לְפֶסַח – לָא חָיְילָא עֲלֵיהּ אֲנִינוּת.Abayé a dit : Autre résolution : Ce n'est pas difficile. Ici, dans la baraïta, il s'agit du cas où il est mort avant la mi-journée du quatorze ; là, dans la Michna de Pessa'him, du cas où il est mort après la mi-journée. Avant la mi-journée, où il n'a pas été apte au korban Pessa'h, puisque l'obligation ne commence qu'à ce moment, l'aninout (état d'onèn) prend effet sur lui. Après la mi-journée, où il a été apte au korban Pessa'h, l'aninout ne prend pas effet sur lui à cet égard.
- וּמְנָא תֵּימְרָא דְּשָׁנֵי לֵיהּ בֵּין קוֹדֶם חֲצוֹת בֵּין לְאַחַר חֲצוֹת? דְּתַנְיָא: ״לָהּ יִטַּמָּא״ – מִצְוָה. לֹא רָצָה – מְטַמְּאִין אוֹתוֹ עַל כׇּרְחוֹ. וּמַעֲשֶׂה בְּיוֹסֵף הַכֹּהֵן שֶׁמֵּתָה אִשְׁתּוֹ בְּעֶרֶב הַפֶּסַח, וְלֹא רָצָה לִיטַּמֵּא, וְנִמְנוּ אֶחָיו הַכֹּהֲנִים וְטִימְּאוּהוּ בְּעַל כׇּרְחוֹ.Et d'où dis-tu qu'il y a pour lui une différence entre avant la mi-journée et après la mi-journée ? Car il a été enseigné dans une baraïta à propos du Cohen : « Pour elle, il se rendra impur » (Lévitique 21, 3) : c'est une mitsva (commandement). S'il n'a pas voulu, on le rend impur malgré lui. Et il est arrivé à Yossef le Cohen que sa femme mourut la veille de Pessa'h, et il n'a pas voulu se rendre impur, car il voulait offrir le korban Pessa'h ; ses frères les Cohanim se sont concertés et l'ont rendu impur malgré lui.
- וּרְמִינְהִי: ״וְלַאֲחוֹתוֹ״ מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? הֲרֵי שֶׁהָלַךְ לִשְׁחוֹט אֶת פִּסְחוֹ וְלָמוּל אֶת בְּנוֹ, וְשָׁמַע שֶׁמֵּת לוֹ מֵת – יָכוֹל יִטַּמֵּא? אָמַרְתָּ לֹא יִטַּמֵּא.Et on oppose à cela une autre baraïta au sujet du nazir (celui qui a fait vœu de naziréat) : « Et pour sa sœur » (Nombres 6, 7) : pourquoi le verset le dit-il ? Voici qu'il allait abattre son korban Pessa'h et circoncire son fils, et il a entendu qu'un proche était mort : pourrait-il se rendre impur ? Tu as dit : Il ne se rendra pas impur.
- יָכוֹל כְּשֵׁם שֶׁלֹּא יִטַּמֵּא לַאֲחוֹתוֹ, כָּךְ אֵין מִטַּמֵּא לְמֵת מִצְוָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְלַאֲחוֹתוֹ״ – לַאֲחוֹתוֹ הוּא דְּאֵינוֹ מִטַּמֵּא, אֲבָל מִטַּמֵּא הוּא לְמֵת מִצְוָה.On pourrait penser que, de même qu'il ne se rendra pas impur pour sa sœur, il ne se rend pas non plus impur pour un met mitsva (mort sans personne pour l'enterrer) ? Le verset dit : « Et pour sa sœur » : c'est pour sa sœur qu'il ne se rend pas impur, mais il se rend impur pour un met mitsva.
- לָאו שְׁמַע מִינַּהּ: כָּאן קוֹדֶם חֲצוֹת, כָּאן לְאַחַר חֲצוֹת?N'en déduis-tu pas : ici, à propos du Cohen, avant la mi-journée, là, à propos du nazir, après la mi-journée ? La même distinction vaut donc pour l'aninout.
- מִמַּאי? דִּילְמָא לְעוֹלָם אֵימָא לְךָ: אִידֵּי וְאִידֵּי אַחַר חֲצוֹת; וְהָא רַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְהָא רַבִּי עֲקִיבָא. דְּתַנְיָא: ״לָהּ יִטַּמָּא״ – רְשׁוּת. דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: חוֹבָה.La Guemara rejette cela : D'où le tires-tu ? Peut-être, en réalité, te dirai-je : l'une et l'autre traitent de après la mi-journée ; et celle-ci, sur le nazir, est de Rabbi Ichmaël, et celle-là, sur Yossef le Cohen, de Rabbi Akiva. Car il a été enseigné dans une baraïta : « Pour elle, il se rendra impur » : c'est facultatif, telles sont les paroles de Rabbi Ichmaël. Rabbi Akiva dit : C'est obligatoire.
- לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ; דְּרֵישָׁא דְּהָהִיא – רַבִּי עֲקִיבָא קָתָנֵי לַהּ. דְּתַנְיָא, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״נֶפֶשׁ״ – אֵלּוּ הַקְּרוֹבִים, ״מֵת״ – אֵלּוּ הָרְחוֹקִים.La Guemara répond : Cela ne peut pas te venir à l'esprit, car le début de cette baraïta sur le nazir, c'est Rabbi Akiva qui l'enseigne. Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Akiva dit : « Néfèch » (âme, personne, dans Nombres 6, 6) : ce sont les proches ; « Met » (mort) : ce sont les éloignés.
- ״לְאָבִיו״ אֵינוֹ מִטַּמֵּא, אֲבָל מִטַּמֵּא הוּא לְמֵת מִצְוָה. ״לְאִמּוֹ״ – הָיָה כֹּהֵן וְהוּא נָזִיר, לְאִמּוֹ הוּא דְּאֵינוֹ מִטַּמֵּא, אֲבָל מִטַּמֵּא הוּא לְמֵת מִצְוָה. ״לְאָחִיו״ – שֶׁאִם הָיָה כֹּהֵן גָּדוֹל וְהוּא נָזִיר, לְאָחִיו הוּא דְּאֵינוֹ מִטַּמֵּא, אֲבָל מִטַּמֵּא הוּא לְמֵת מִצְוָה.« Pour son père » : il ne se rend pas impur pour lui, mais il se rend impur pour un met mitsva. « Pour sa mère » : s'il était Cohen et nazir, c'est pour sa mère qu'il ne se rend pas impur, mais il se rend impur pour un met mitsva. « Pour son frère » : s'il était Cohen Gadol (Grand Prêtre) et nazir, c'est pour son frère qu'il ne se rend pas impur, mais il se rend impur pour un met mitsva.
- ״וְלַאֲחוֹתוֹ״ מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? הֲרֵי שֶׁהָלַךְ לִשְׁחוֹט אֶת פִּסְחוֹ וְלָמוּל אֶת בְּנוֹ, וְשָׁמַע שֶׁמֵּת לוֹ מֵת – יָכוֹל יִטַּמֵּא? אָמַרְתָּ: לֹא יִטַּמֵּא. יָכוֹל כְּשֵׁם שֶׁאֵין מִטַּמֵּא לַאֲחוֹתוֹ, כָּךְ אֵינוֹ מִטַּמֵּא לְמֵת מִצְוָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְלַאֲחוֹתוֹ״ – לַאֲחוֹתוֹ לֹא יִטַּמֵּא, אֲבָל מִטַּמֵּא הוּא לְמֵת מִצְוָה.« Et pour sa sœur » : pourquoi le verset le dit-il ? Voici qu'il allait abattre son korban Pessa'h et circoncire son fils, et il a entendu qu'un proche était mort : pourrait-il se rendre impur ? Tu as dit : Il ne se rendra pas impur. On pourrait penser que, de même qu'il ne se rend pas impur pour sa sœur, il ne se rend pas non plus impur pour un met mitsva ? Le verset dit : « Et pour sa sœur » : pour sa sœur il ne se rendra pas impur, mais il se rend impur pour un met mitsva.
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