Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַנִּיתָּנִין בְּמַתָּנָה אַחַת שֶׁנִּתְעָרְבוּ בַּנִּיתָּנִין בְּמַתָּנָה אַחַת – יִנָּתְנוּ בְּמַתָּנָה אֶחָת. (מֵהֶן) מַתַּן אַרְבַּע בְּמַתַּן אַרְבַּע – יִנָּתְנוּ בְּמַתַּן אַרְבַּע.Dans le cas du sang d'un sacrifice parmi ceux qui sont appliqués sur l'autel par une seule application (matana), qui s'est mélangé à celui d'un autre sacrifice parmi ceux qui sont appliqués par une seule application, comme le sang d'un premier-né mélangé à celui d'un autre premier-né ou à celui de la dîme du bétail, ils seront appliqués par une seule application. (Parmi eux,) si le sang d'un sacrifice à quatre applications s'est mélangé à celui d'un autre sacrifice à quatre applications, comme le sang d'une 'hatat (sacrifice expiatoire) avec celui d'une autre 'hatat, ou celui d'une ola (holocauste) avec celui d'un chelamim (sacrifice de paix), ils seront appliqués par quatre applications.
- מַתַּן אַרְבַּע בְּמַתָּנָה אַחַת – רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יִנָּתְנוּ בְּמַתַּן אַרְבַּע, רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: יִנָּתְנוּ בְּמַתָּנָה אֶחָת.Si le sang d'un sacrifice à quatre applications s'est mélangé à celui d'un sacrifice à une seule application, Rabbi Eliézer dit : ils seront appliqués par quatre applications. Rabbi Yehochoua dit : ils seront appliqués par une seule application, car a posteriori le Cohen s'acquitte par une seule application.
- אָמַר לוֹ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: הֲרֵי הוּא עוֹבֵר עַל בַּל תִּגְרַע! אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: הֲרֵי הוּא עוֹבֵר עַל בַּל תּוֹסִיף!Rabbi Eliézer lui dit : selon ton opinion, voici qu'il transgresse l'interdit de bal tigra (« tu ne retrancheras pas », Deutéronome 13, 1), puisqu'il réduit de quatre à une le nombre d'applications requises. Rabbi Yehochoua lui dit : selon ton opinion, voici qu'il transgresse l'interdit de bal tossif (« tu n'ajouteras pas », même verset), puisqu'il ajoute à l'unique application requise.
- אָמַר לוֹ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: לֹא נֶאֱמַר בַּל תּוֹסִיף אֶלָּא כְּשֶׁהוּא בְּעַצְמוֹ. אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: לֹא נֶאֱמַר בַּל תִּגְרַע אֶלָּא כְּשֶׁהוּא בְּעַצְמוֹ! וְעוֹד אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: כְּשֶׁנָּתַתָּ – עָבַרְתָּ עַל בַּל תּוֹסִיף, וְעָשִׂיתָ מַעֲשֶׂה בְּיָדֶךָ. כְּשֶׁלֹּא נָתַתָּ – עָבַרְתָּ עַל בַּל תִּגְרַע, לֹא עָשִׂיתָ מַעֲשֶׂה בְּיָדֶךָ.Rabbi Eliézer lui dit : bal tossif n'a été dit que lorsque le sang est seul, et non lorsqu'il fait partie d'un mélange. Rabbi Yehochoua lui dit : bal tigra n'a de même été dit que lorsqu'il est seul ! Et Rabbi Yehochoua a dit encore : quand tu as appliqué les quatre applications, tu as transgressé bal tossif, et tu as accompli un acte de ta main. Quand tu n'as pas appliqué les quatre applications mais une seule, tu as certes transgressé bal tigra, mais tu n'as pas accompli d'acte de ta main ; or une transgression active est plus grave qu'une transgression passive.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לֹא הִכְשִׁיר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אֶלָּא שְׁנַיִם שְׁנַיִם, אֲבָל אֶחָד אֶחָד – לָא.GUEMARA : La Michna a enseigné plus haut que, selon Rabbi Eliézer, si une coupe de sang de bêtes avec défaut s'est mêlée à des coupes de sang valable et que l'une a été offerte, toutes les autres sont valables. Rabbi Elazar a dit : Rabbi Eliézer n'a validé les coupes restantes que si on les offre deux par deux, car l'une d'elles au moins est certainement permise ; mais une par une, non, car on risquerait d'offrir seule la coupe interdite.
- מֵתִיב רַב דִּימִי, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֲפִילּוּ קָרְבוּ כּוּלָּן חוּץ מֵאֶחָד מֵהֶן – יִשָּׁפֵךְ לְאַמָּה. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יַעֲקֹב לְרַבִּי יִרְמְיָה בַּר תַּחְלִיפָא, אַסְבְּרַהּ לָךְ: מַאי אֶחָד – זוּג אֶחָד.Rav Dimi objecte à partir de la Michna : Et les 'Hakhamim disent : même si toutes ont été offertes sauf l'une d'elles, elle sera versée dans le canal de la cour du Temple. Cela indique que, même lorsqu'il ne reste qu'une coupe, Rabbi Eliézer la valide ! Rabbi Yaakov dit à Rabbi Yirmeya bar Ta'hlifa : je vais te l'expliquer. Que signifie « une » ? Une paire de coupes.
- וּצְרִיכָא; דְּאִי אִיתְּמַר בְּהָא – בְּהָא קָאָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, מִשּׁוּם דְּאִיתְעֲבִיד בֵּיהּ כַּפָּרָתוֹ; אֲבָל בְּהָא – אֵימָא מוֹדֵי לְהוּ לְרַבָּנַן.Et c'est nécessaire d'enseigner la divergence entre Rabbi Eliézer et les Rabbanan dans les deux cas, celui des membres et celui des coupes. Car si cela avait été dit à propos de celui-ci (les membres), on aurait dit que c'est dans ce cas seulement que Rabbi Eliézer le dit, parce que son expiation a déjà été accomplie par l'application du sang ; mais dans celui-là (les coupes de sang), dis qu'il concède aux Rabbanan que le sang restant est invalide.
- וְאִי אִיתְּמַר בְּהָא – בְּהָא קָאָמְרִי רַבָּנַן, אֲבָל בְּהָא אֵימָא מוֹדוּ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר; צְרִיכָא.Et si cela avait été dit à propos de celui-là (les coupes), on aurait dit que c'est dans ce cas seulement que les Rabbanan le disent, mais dans l'autre (les membres), dis qu'ils concèdent à Rabbi Eliézer que les membres restants sont valables. C'est donc nécessaire d'enseigner les deux.
- תְּנַן הָתָם: צְלוֹחִית שֶׁנָּפְלוּ לְתוֹכָהּ מַיִם כׇּל שֶׁהוּ – רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יַזֶּה שְׁתֵּי הַזָּאוֹת, וַחֲכָמִים פּוֹסְלִין.Nous avons appris là-bas (Para 9, 1) : une fiole d'eaux lustrales (mé 'hatat) dans laquelle est tombée de l'eau ordinaire, en quantité quelconque : Rabbi Eliézer dit : il fera deux aspersions sur l'impur, et les 'Hakhamim invalident ce mélange.
- בִּשְׁלָמָא רַבָּנַן – סָבְרִי יֵשׁ בִּילָּה, וְהַזָּאָה צְרִיכָה שִׁיעוּר, וְאֵין מִצְטָרְפִין לְהַזָּאוֹת.Certes, les Rabbanan se comprennent : ils pensent qu'il y a bila (un mélange intégral, chaque goutte contenant un peu de chaque liquide), que l'aspersion requiert une mesure d'eaux lustrales, et qu'on ne combine pas les aspersions pour atteindre cette mesure. La personne n'est donc pas purifiée.
- אֶלָּא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר – מַאי קָסָבַר? אִי קָסָבַר אֵין בִּילָּה, כִּי מַזֶּה שְׁתֵּי הַזָּאוֹת מַאי הָוֵי? דִּילְמָא תַּרְוַיְיהוּ מַיָּא קָא מַזֵּי! אֶלָּא קָא סָבַר יֵשׁ בִּילָּה. אִי קָסָבַר אֵין הַזָּאָה צְרִיכָה שִׁיעוּר, לְמָה לִי שְׁתֵּי הַזָּאוֹת? אֶלָּא קָסָבַר הַזָּאָה צְרִיכָה שִׁיעוּר. וְאִי קָסָבַר אֵין מִצְטָרְפִין לְהַזָּאוֹת, כִּי מַזֶּה שְׁתֵּי הַזָּאוֹת מַאי הָוֵי? וְאִי נָמֵי מִצְטָרְפִין לְהַזָּאוֹת, מִי יֵימַר דִּמְלֵא לֵיהּ שִׁיעוּרָא?Mais Rabbi Eliézer, que pense-t-il ? S'il pense qu'il n'y a pas de bila, quand il asperge deux aspersions, qu'est-ce que cela change ? Peut-être est-ce de l'eau ordinaire qu'il asperge les deux fois ! Il pense donc plutôt qu'il y a bila. S'il pense que l'aspersion ne requiert pas de mesure, pourquoi me faut-il deux aspersions ? Une seule suffirait. Il pense donc plutôt que l'aspersion requiert une mesure. Et s'il pense qu'on ne combine pas les aspersions, quand il asperge deux aspersions, qu'est-ce que cela change ? Et même si on combine les aspersions, qui dit que la mesure a été atteinte pour lui ? Peut-être l'essentiel de ce qu'il a aspergé était-il de l'eau ordinaire.
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: לְעוֹלָם יֵשׁ בִּילָּה, וְהַזָּאָה צְרִיכָה שִׁיעוּר; וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁנִּתְעָרְבוּ אַחַת בְּאַחַת.Rech Lakich a dit : en réalité, il y a bila, et l'aspersion requiert une mesure. Et ici, de quoi traitons-nous ? Du cas où ils se sont mêlés une pour une : une mesure d'aspersion de chaque eau. En faisant deux aspersions, le Cohen a donc forcément aspergé la mesure d'une aspersion d'eaux lustrales.
- רָבָא אָמַר: לְעוֹלָם יֵשׁ בִּילָּה, וְהַזָּאָה אֵין צְרִיכָה שִׁיעוּר; וּקְנָסָא קְנַסוּ רַבָּנַן, כִּי הֵיכִי דְּלָא (מִשְׁתָּרֵשׁ) [נִשְׁתָּרֵשׁ] לֵיהּ.Rava a dit : en réalité, il y a bila, et l'aspersion ne requiert pas de mesure ; une seule aspersion devrait donc suffire. Et l'exigence de deux aspersions est une pénalité dont les Rabbanan l'ont frappé, afin qu'il n'en tire pas profit, en augmentant à bon compte ses eaux lustrales par de l'eau ordinaire.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: אֵין בִּילָּה; יַזֶּה שְׁתֵּי הַזָּאוֹת.Rav Achi a dit : il n'y a pas de bila ; en n'aspergeant qu'une fois, il se pourrait qu'il n'y ait aucune eau lustrale. C'est pourquoi il fera deux aspersions.
- מֵיתִיבִי, רַבִּי אוֹמֵר: לְדִבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר – הַזָּאָה כׇּל שֶׁהוּא מְטַהֶרֶת; הַזָּאָה אֵין צְרִיכָה שִׁיעוּר; הַזָּאָה מֶחֱצָה כָּשֵׁר וּמֶחֱצָה פָּסוּל.On objecte à Rech Lakich, à partir d'une baraïta : Rabbi Yehouda HaNassi dit : selon les propos de Rabbi Eliézer, une aspersion en quantité quelconque purifie ; l'aspersion ne requiert pas de mesure ; et une aspersion faite pour moitié d'eau valable et pour moitié d'eau invalide purifie.
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