Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְדִבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן אֵין נִפְדִּין תְּמִימִים, לְדִבְרֵי חֲכָמִים נִפְדִּין תְּמִימִין!selon les paroles de Rabbi Chimon, ils ne sont pas rachetés intacts ; selon les paroles des Sages, ils sont rachetés intacts ! Rabbi Chimon ne tient donc pas que le tribunal pose une condition tacite sur les sacrifices publics.
- וְעוֹד, הָא בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי יִרְמְיָה מֵרַבִּי זֵירָא: שְׂעִירֵי עֲצֶרֶת שֶׁקִּבֵּל דָּמָן בִּשְׁנֵי כּוֹסוֹת, וְנִזְרַק דָּמוֹ שֶׁל רִאשׁוֹן; שֵׁנִי לָמָה הוּא בָּא? עַל טוּמְאָה שֶׁאוֹרְעָה בֵּין [זְרִיקָה שֶׁל] זֶה לָזֶה. (נִזְרַק דָּמוֹ שֶׁל שֵׁנִי לָמָה הוּא קְרֵיבִין)Et de plus, poursuit Rav Yossef, on peut prouver des boucs de Chavouot qu'un sacrifice expie ce qui suit sa séparation : Rabbi Yirmeya n'a-t-il pas demandé à Rabbi Zeira : Les boucs d'Atséret (la fête de Chavouot) dont on a recueilli le sang dans deux coupes, ayant été abattus ensemble, et le sang du premier a été aspergé : le second, pourquoi vient-il ? Rabbi Zeira a répondu : Pour une impureté survenue entre [l'aspersion de] celui-ci et celui-là. (Le sang du second a été aspergé, pourquoi est-il offert ?)
- עַד כָּאן לָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ – אֶלָּא עֲשֵׂה דִּלְאַחַר שְׁחִיטָה, אֲבָל עָשָׂה דִּלְאַחַר הַפְרָשָׁה – לָא קָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ!Il ne se pose donc la question que pour un commandement positif transgressé après l'abattage ; mais pour un commandement positif transgressé après la séparation, il ne se pose pas la question ! Il lui est clair que le sacrifice l'expie.
- דִּלְמָא ״אִם תִּימְצֵי לוֹמַר״ קָאָמַר.La Guemara rejette : Peut-être parle-t-il selon « si tu en viens à dire » : même si tu dis que le sacrifice expie ce qui suit la séparation, expie-t-il aussi ce qui suit l'abattage ? Les deux points restent alors incertains.
- אִיתְּמַר: תּוֹדָה שֶׁשְּׁחָטָהּ לְשֵׁם תּוֹדַת חֲבֵירוֹ (כְּשֵׁרָה) – רַבָּה אָמַר: כְּשֵׁרָה, רַב חִסְדָּא אָמַר: פְּסוּלָה.Il a été dit : Une toda (sacrifice de reconnaissance) qu'on a abattue au nom de la toda de son prochain (est valide) – Rabba a dit : Elle est valide et libère son propriétaire ; Rav 'Hisda a dit : Elle est invalide à cet égard.
- רַבָּה אָמַר כְּשֵׁרָה – תּוֹדָה לְשֵׁם תּוֹדָה נִשְׁחֲטָה. רַב חִסְדָּא אָמַר פְּסוּלָה – לְשׁוּם שְׁלָמִים דִּידֵיהּ נִשְׁחֲטָה בָּעֵינַן.Rabba a dit : Elle est valide : c'est une toda abattue au nom d'une toda. Rav 'Hisda a dit : Elle est invalide : nous exigeons qu'elle soit abattue au nom de ses propres chelamim (sacrifices de paix).
- אָמַר רַבָּה: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דְּתַנְיָא: ״וּבְשַׂר זֶבַח תּוֹדַת שְׁלָמָיו בְּיוֹם הַקְרִיבוֹ אֶת זִבְחוֹ וְגוֹ׳״ – אַבָּא חָנִין אָמַר מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, בָּא לְלַמֵּד: תּוֹדָה שֶׁשְּׁחָטָהּ לְשֵׁם שְׁלָמִים – כְּשֵׁרָה, שְׁלָמִים שֶׁנִּשְׁחֲטוּ לְשֵׁם תּוֹדָה – פְּסוּלִים. וּמָה הֶפְרֵשׁ בֵּין זֶה לָזֶה? תּוֹדָה קְרוּיָה שְׁלָמִים, וְאֵין שְׁלָמִים קְרוּיִין תּוֹדָה.Rabba a dit : D'où est-ce que je le dis ? Car il a été enseigné dans une baraïta : « Et la chair du sacrifice de reconnaissance de ses chelamim, le jour où il présente son sacrifice », etc. (Lévitique 7, 15-16). Abba 'Hanin a dit au nom de Rabbi Eliézer : Cela vient enseigner : une toda qu'on a abattue au nom de chelamim est valide ; des chelamim abattus au nom d'une toda sont invalides. Et quelle différence entre l'une et l'autre ? La toda est appelée chelamim, et les chelamim ne sont pas appelés toda.
- שְׁלָמִים לְשֵׁם תּוֹדָה – פְּסוּלָה, הָא תּוֹדָה לְשֵׁם תּוֹדָה – כְּשֵׁרָה; מַאי, לָאו דְּחַבְרֵיהּ?Rabba explique : Des chelamim au nom d'une toda, c'est invalide ; donc une toda au nom d'une toda est valide. Quoi, n'est-ce pas celle de son prochain ?
- לָא, דִּידֵיהּ.La Guemara répond : Non, la sienne : une autre toda à lui, séparée pour une autre délivrance.
- אֲבָל דְּחַבְרֵיהּ מַאי – פְּסוּלָה? אַדְּתָנֵי ״שְׁלָמִים לְשֵׁם תּוֹדָה פְּסוּלָה״, לִיתְנֵי ״תּוֹדָה לְשֵׁם תּוֹדָה״ – וְכׇל שֶׁכֵּן שְׁלָמִים לְשֵׁם תּוֹדָה!Mais celle de son prochain, quoi, elle serait invalide ? Au lieu d'enseigner « des chelamim au nom d'une toda, c'est invalide », qu'il enseigne « une toda au nom d'une toda » de son prochain est invalide, et à plus forte raison des chelamim au nom d'une toda !
- שְׁלָמִים לְשֵׁם תּוֹדָה דִּידֵיהּ אִיצְטְרִיךְ לֵיהּ; סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: מִדְּתוֹדָה קְרוּיָה ״שְׁלָמִים״, שְׁלָמִים נָמֵי קְרוּיִין ״תּוֹדָה״ – וְכִי שָׁחֵיט לְהוּ לְשֵׁם תּוֹדָה לִיכַּשְּׁרוּ; קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : Il était nécessaire de lui enseigner le cas de chelamim au nom de sa propre toda : il t'aurait pu venir à l'esprit de dire : puisque la toda est appelée chelamim, les chelamim aussi sont appelés toda, et quand on les abat au nom d'une toda, ils devraient être valides. Il nous enseigne donc que non.
- אָמַר רָבָא: חַטָּאת שֶׁשְּׁחָטָהּ לְשֵׁם חַטָּאת – כְּשֵׁירָה, לְשֵׁם עוֹלָה – פְּסוּלָה.Rava a dit : Une 'hatat (sacrifice expiatoire) qu'on a abattue au nom d'une autre 'hatat est valide ; au nom d'une ola (holocauste), elle est invalide.
- מַאי טַעְמָא? ״וְשָׁחַט אוֹתָהּ לְחַטָּאת״ אָמַר רַחֲמָנָא, וַהֲרֵי חַטָּאת לְשֵׁם חַטָּאת נִשְׁחֲטָה. לְשֵׁם עוֹלָה – פְּסוּלָה.Quelle est la raison ? Le Miséricordieux a dit : « Et il l'abattra pour 'hatat » (Lévitique 4, 33), et voici que cette 'hatat a été abattue au nom d'une 'hatat. Au nom d'une ola, elle est invalide.
- וְאָמַר רָבָא: חַטָּאת שֶׁשְּׁחָטָהּ עַל מִי שֶׁמְּחוּיָּיב חַטָּאת – פְּסוּלָה. עַל מִי שֶׁמְּחוּיָּיב עוֹלָה – כְּשֵׁרָה.Et Rava a dit : Une 'hatat qu'on a abattue pour celui qui est tenu d'une 'hatat, autre que son propriétaire, est invalide ; pour celui qui est tenu d'une ola, elle est valide.
- מַאי טַעְמָא? ״וְכִפֶּר עָלָיו״ – עָלָיו וְלֹא עַל חֲבֵירוֹ; חֲבֵירוֹ דּוּמְיָא דִידֵיהּ, בִּמְחוּיָּיב כַּפָּרָה כְּמוֹתוֹ.Quelle est la raison ? « Et il expiera pour lui » (Lévitique 4, 26) : pour lui et non pour son prochain ; et ce prochain doit être semblable à lui, tenu d'une expiation comme la sienne.
- וְאָמַר רָבָא: חַטָּאת שֶׁשְּׁחָטָהּ עַל מִי שֶׁאֵינוֹ מְחוּיָּיב כְּלוּם – פְּסוּלָה, שֶׁאֵין לְךָ אָדָם בְּיִשְׂרָאֵל שֶׁאֵינוֹ מְחוּיָּיב עֲשֵׂה.Et Rava a dit : Une 'hatat qu'on a abattue pour celui qui n'est tenu de rien est invalide, car il n'y a pas d'homme en Israël qui ne soit tenu d'expier un commandement positif.
- וְאָמַר רָבָא: חַטָּאת מְכַפֶּרֶת עַל חַיָּיבֵי עֲשֵׂה מִקַּל וְחוֹמֶר – עַל חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת מְכַפֶּרֶת, עַל חַיָּיבֵי עֲשֵׂה לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Et Rava a dit : La 'hatat expie ceux qui sont passibles pour un commandement positif, par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : elle expie ceux qui sont passibles de karèt (retranchement), à plus forte raison ceux qui sont passibles pour un commandement positif !
- לְמֵימְרָא דְּבַת מִינַהּ הִיא?! וְהָאָמַר רָבָא: חַטָּאת שֶׁשְּׁחָטָהּ עַל מִי שֶׁמְּחוּיָּיב חַטָּאת – פְּסוּלָה, עַל מִי שֶׁמְּחוּיָּיב עוֹלָה – כְּשֵׁרָה!La Guemara demande : Est-ce à dire que le commandement positif est de la même espèce qu'elle ? Rava n'a-t-il pas dit : Une 'hatat qu'on a abattue pour celui qui est tenu d'une 'hatat est invalide ; pour celui qui est tenu d'une ola, elle est valide !
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