Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֹא כִּיפֵּר – קַמֵּי שְׁמַיָּא!il n'a pas expié, devant le Ciel ! Autrement dit, le sacrifice n'est pas agréé par D.ieu comme un sacrifice parfait.
- מִי לָא תְּנַן: ״וְהַנּוֹתָר בַּשֶּׁמֶן אֲשֶׁר עַל כַּף וְגוֹ׳ לְכַפֵּר עָלָיו לִפְנֵי ה׳״ – אִם נָתַן, כִּיפֵּר; וְאִם לֹא נָתַן, לֹא כִּיפֵּר. דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. רַבִּי יוֹחָנָן [בֶּן נוּרִי] אוֹמֵר: שְׁיָרֵי מִצְוָה הֵן; בֵּין נִיתַּן בֵּין שֶׁלֹּא נִיתַּן – כִּיפֵּר, וּמַעֲלִין עָלָיו כְּאִילּוּ לֹא כִּיפֵּר.N'avons-nous pas appris dans la Michna (Négaïm 14, 10), à propos de la purification du lépreux : « Et ce qui reste de l'huile qui est sur la paume du Cohen, etc., pour expier pour lui devant Hachem » (Lévitique 14, 18) : s'il en a mis sur la tête du lépreux, il a expié ; et s'il n'en a pas mis, il n'a pas expié. Telles sont les paroles de Rabbi Akiva. Rabbi Yo'hanan [ben Nouri] dit : C'est un reste de mitsva (un élément accessoire du commandement) ; qu'on en ait mis ou qu'on n'en ait pas mis, il a expié, et on le lui compte comme s'il n'avait pas expié.
- מַאי ״כְּאִילּוּ לֹא כִּיפֵּר״? אִילֵּימָא דְּמִבְּעֵי לְאֵיתוֹיֵי קׇרְבָּן אַחֲרִינָא, הָאָמְרַתְּ: בֵּין נִיתַּן בֵּין לֹא נִיתַּן כִּיפֵּר! אֶלָּא כִּיפֵּר – גַּבְרָא, לֹא כִּיפֵּר – קַמֵּי שְׁמַיָּא; הָכָא נָמֵי כִּיפֵּר כּוּ׳!Que signifie « comme s'il n'avait pas expié » ? Si l'on dit qu'il lui faut apporter un autre sacrifice d'huile, tu as pourtant dit : qu'on en ait mis ou qu'on n'en ait pas mis, il a expié ! C'est donc : il a expié, pour l'homme ; il n'a pas expié, devant le Ciel. Ici aussi, pour la semikha (imposition des mains), comprends : il a expié, etc. !
- הָתָם נָמֵי, כִּיפֵּר – מַתַּן בְּהוֹנוֹת, לֹא כִּיפֵּר – מַתְּנוֹת הָרֹאשׁ.La Guemara rejette cette preuve : Là-bas aussi, il a expié quant à l'aspersion du pouce de la main et de l'orteil, qui a été faite ; il n'a pas expié quant aux aspersions de la tête, pour lesquelles il faudra apporter un autre log d'huile.
- תָּא שְׁמַע, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כִּבְשֵׂי עֲצֶרֶת לָמָה הֵן בָּאִין?Viens et entends une autre preuve, d'une baraïta : Rabbi Chimon dit : Les agneaux d'Atséret (la fête de Chavouot), pourquoi viennent-ils ?
- כִּבְשֵׂי עֲצֶרֶת שְׁלָמִים נִינְהוּ! אֶלָּא שְׂעִירֵי עֲצֶרֶת לָמָה הֵן בָּאִין?La Guemara s'interrompt : Les agneaux d'Atséret sont des chelamim (sacrifices de paix), non des sacrifices pour une faute ! Il faut donc dire : Les boucs d'Atséret, pourquoi viennent-ils ?
- עַל טוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו.Rabbi Chimon répond : Pour l'impureté du Sanctuaire et de ses saintetés : le fait d'y entrer impur ou de manger des choses saintes en état d'impureté.
- נִזְרַק דָּמוֹ שֶׁל רִאשׁוֹן, שֵׁנִי לָמָּה קָרֵב? עַל טוּמְאָה שֶׁאוֹרְעָה בֵּין זֶה לָזֶה. אֱמוֹר מֵעַתָּה: רְאוּיִין הָיוּ יִשְׂרָאֵל לְהַקְרִיב קׇרְבְּנוֹתֵיהֶן בְּכׇל עֵת וּבְכׇל שָׁעָה, אֶלָּא שֶׁחִיסֵּךְ הַכָּתוּב.Rabbi Chimon poursuit : Une fois que le sang du premier a été aspergé, pourquoi le second est-il offert ? Pour une impureté survenue entre celui-ci et celui-là. Dis dès lors : les Bnei Israël auraient dû offrir leurs sacrifices en tout temps et à toute heure, mais le verset les a épargnés.
- וְהָא הָכָא דַּעֲשֵׂה דִּלְאַחַר הַפְרָשָׁה, וְקָא מְכַפְּרָא!La Guemara en déduit : Or voici qu'ici, il s'agit d'un commandement positif transgressé après la séparation, et le second bouc l'expie !
- אִי דְּאַפְרְשִׁינְהוּ בְּבַת אַחַת – הָכִי נָמֵי; הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – דְּאַפְרְשִׁינְהוּ בְּזֶה אַחַר זֶה.La Guemara rejette : S'ils les ont séparés en même temps, effectivement le second n'expie rien. De quoi s'agit-il ici ? Du cas où ils les ont séparés l'un après l'autre, et l'impureté est survenue entre les deux séparations.
- וְלֵיקוֹ וְלֵימָא לֵיהּ לִקְרָא, דְּכִי כְּתִיבָא – בְּזֶה אַחַר זֶה כְּתִיבָא?!La Guemara s'étonne : Se lèvera-t-on donc pour dire au verset que, lorsqu'il est écrit, il est écrit pour le cas de l'un après l'autre ?!
- אָמַר רַב פָּפָּא: קׇרְבְּנוֹת צִבּוּר קָאָמְרַתְּ?! שָׁאנֵי קׇרְבְּנוֹת צִבּוּר – דְּלֵב בֵּית דִּין קָמַתְנֶה עֲלֵיהֶן, כִּדְרַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל; דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: קׇרְבְּנוֹת צִבּוּר – סַכִּין מוֹשַׁכְתָּן לְמַה שֶּׁהֵן.Rav Pappa a dit : Tu parles de sacrifices publics ?! Les sacrifices publics sont différents, car le cœur du tribunal stipule à leur sujet (le tribunal pose tacitement une condition sur eux), comme l'a dit Rav Yehouda au nom de Chmouel. Car Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Les sacrifices publics, le couteau les tire vers ce qu'ils sont ; c'est l'abattage qui les désigne. Ainsi le second bouc n'est vraiment séparé qu'au moment d'être offert, et il expie ce qui précède.
- אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרַב שְׁמוּאֵל לְרַב פָּפָּא: וּמִי אִית לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן לֵב בֵּית דִּין מַתְנֶה עֲלֵיהֶן?! הָאָמַר רַב אִידִי בַּר אָבִין אָמַר רַב עַמְרָם אָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: תְּמִידִין שֶׁלֹּא הוּצְרְכוּ לַצִּבּוּר –Rav Yossef, fils de Rav Chmouel, a dit à Rav Pappa : Rabbi Chimon tient-il donc que le cœur du tribunal stipule à leur sujet ?! Rav Idi bar Avin n'a-t-il pas dit au nom de Rav Amram, au nom de Rabbi Yits'hak, au nom de Rabbi Yo'hanan : Les temidim (sacrifices perpétuels quotidiens) dont la communauté n'a pas eu besoin,
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