Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָא דִּידֵיהּ הָא דְּרַבֵּיהּ. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבָּן גַּמְלִיאֵל: אֵין דָּם מְבַטֵּל דָּם, אֵין רוֹק מְבַטֵּל רוֹק, וְאֵין מֵי רַגְלַיִם מְבַטְּלִין מֵי רַגְלַיִם.celle-ci est la sienne, celle-là est celle de son maître. L'enseignement selon lequel les eaux lustrales (mé 'hatat) s'annulent à la majorité est l'opinion de Rabbi Yehouda lui-même ; celui de la baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna), où le vin blanc ne s'annule pas dans une majorité d'eau, est celui de son maître, Rabban Gamliel, qui est strict pour une espèce mêlée à son espèce. Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit au nom de Rabban Gamliel : le sang n'annule pas le sang, le crachat n'annule pas le crachat, et l'urine n'annule pas l'urine.
- רָבָא אָמַר: בִּדְלִי שֶׁתּוֹכוֹ טָהוֹר וְגַבּוֹ טָמֵא עָסְקִינַן; דְּמִדִּינָא – סַגִּי לְהוּ בְּכֹל דְּהוּ,Rava a dit une autre résolution de la contradiction : nous traitons d'un seau dont l'intérieur est pur et dont l'extérieur est impur, si bien que selon la loi de la Torah, il leur suffit que l'eau du mikvé (bain rituel) entre en quantité quelconque pour purifier l'extérieur, et les eaux lustrales qu'il contient n'empêchent en rien la purification.
- וְרַבָּנַן הוּא דִּגְזַרוּ בְּהוּ דִּילְמָא חָיֵיס עֲלַיְיהוּ וְלָא מְבַטֵּיל לֵיהּ; וְכֵיוָן דְּאִיכָּא רִיבּוּיָא – לָא צְרִיךְ.Et ce sont les Sages qui ont décrété à leur sujet de purifier aussi l'intérieur, de peur qu'il ne les ménage et ne les annule pas : soucieux de ne pas perdre la sainteté des eaux lustrales, il éviterait de laisser l'eau du mikvé y entrer et l'immergerait incomplètement. Mais dès qu'il y a une majorité d'eau du mikvé dans le seau, il n'en faut pas davantage, car selon la Torah il est déjà pur.
- אָמַר רָבָא: אֲמוּר רַבָּנַן בְּטַעְמָא, וַאֲמוּר רַבָּנַן בְּרוּבָּא, וַאֲמוּר רַבָּנַן בַּחֲזוּתָא. מִין בְּשֶׁאֵינוֹ מִינוֹ – בְּטַעְמָא, מִין בְּמִינוֹ – בְּרוּבָּא, הֵיכָא דְּאִיכָּא חֲזוּתָא – בְּמַרְאֶה.Rava a dit, pour résumer ces règles : nos Maîtres ont dit « par le goût », nos Maîtres ont dit « par la majorité », et nos Maîtres ont dit « par l'apparence ». Une espèce mêlée à ce qui n'est pas son espèce : par le goût ; une espèce mêlée à son espèce : par la majorité ; là où il y a une apparence permettant de trancher : par la vue.
- וּפְלִיגָא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כְּשֵׁם שֶׁאֵין מִצְוֹת מְבַטְּלוֹת זוֹ אֶת זוֹ, כָּךְ אֵין אִיסּוּרִין מְבַטְּלִין זֶה אֶת זֶה.Revenant à Rech Lakich, selon qui les interdits comme le pigoul, le notar et la viande impure s'annulent l'un l'autre, on note : et cela s'oppose à Rabbi Elazar, car Rabbi Elazar a dit : de même que les mitsvot (commandements) ne s'annulent pas l'une l'autre, même si l'une est plus abondante ou donne du goût à l'autre, ainsi les interdits ne s'annulent pas l'un l'autre.
- מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר: אֵין מִצְוֹת מְבַטְּלוֹת זוֹ אֶת זוֹ? הִלֵּל הִיא, דְּתַנְיָא: אָמְרוּ עָלָיו עַל הִלֵּל הַזָּקֵן שֶׁהָיָה כּוֹרְכָן בְּבַת אַחַת וְאוֹכְלָן, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַל מַצּוֹת וּמְרוֹרִים יֹאכְלוּהוּ״.Qui as-tu entendu dire que les mitsvot ne s'annulent pas l'une l'autre ? C'est Hillel, car il a été enseigné dans une baraïta : on a dit de Hillel l'Ancien qu'il prenait le sacrifice pascal, la matsa et les herbes amères, les enveloppait ensemble et les mangeait, parce qu'il est dit : au sujet du sacrifice pascal « avec des matsot et des herbes amères ils le mangeront » (Nombres 9, 11). Hillel ne craignait donc pas que le goût des herbes amères n'annule celui de la matsa.
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