Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא מִין בְּשֶׁאֵינוֹ מִינוֹ – בְּטַעְמָא, מִין בְּמִינוֹ – בְּרוּבָּא.Plutôt, il faut dire que selon Rech Lakich, pour une espèce mêlée à ce qui n'est pas son espèce, comme la farine de blé et celle de riz dont les goûts diffèrent, le statut se détermine par le goût ; mais pour une espèce mêlée à son espèce, comme le pigoul (offrande invalidée par une intention interdite) et le notar (reste d'offrande) dont parle Rech Lakich, il se détermine par la majorité.
- וּנְשַׁעֵר מִין בְּמִינוֹ כְּמִין בְּשֶׁאֵינוֹ מִינוֹ! דִּתְנַן: נִתְעָרֵב בְּיַיִן – רוֹאִין אוֹתוֹ כְּאִילּוּ הוּא מַיִם. מַאי, לָאו רוֹאִין אוֹתוֹ לַיַּיִן כְּאִילּוּ הוּא מַיִם?On propose : mais évaluons une espèce mêlée à son espèce comme une espèce mêlée à ce qui n'est pas son espèce, de sorte que la minorité ne s'annule pas si elle suffirait à donner du goût ! Car nous avons appris dans la Michna : si le sang d'une offrande s'est mélangé à du vin, on le considère comme s'il était de l'eau. Le critère étant ici l'apparence, et sang et vin ayant la même apparence, ils sont une espèce avec son espèce. N'est-ce pas que l'on considère le vin comme s'il était de l'eau, c'est-à-dire d'une autre espèce, de sorte que si le mélange avait alors l'apparence du sang, il serait valide, même si le sang n'est pas majoritaire ?
- לֹא; רוֹאִין אוֹתוֹ לַדָּם כְּאִילּוּ הוּא מַיִם. אִי הָכִי, ״בָּטֵל״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!Non : cela signifie que l'on considère le sang comme s'il était de l'eau, et il est inapte comme si l'on appliquait de l'eau sur l'autel. S'il en est ainsi, le Tanna aurait dû dire : il est annulé !
- וְעוֹד, תַּנְיָא רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: רוֹאִין אוֹתוֹ כְּאִילּוּ הוּא יַיִן אָדוֹם; אִם דֵּיהָה מַרְאֵהוּ – כָּשֵׁר,De plus, il a été enseigné dans une baraïta (Tossefta Mikvaot 7, 4), au sujet d'un seau tamé (rituellement impur) contenant du vin blanc ou du lait, que l'on a immergé dans un mikvé (bain rituel) : Rabbi Yehouda dit : on le considère comme s'il était du vin rouge ; si son apparence supposée pâlit sous l'effet de l'eau entrant dans le seau, le vin ou le lait est annulé par l'eau, et l'immersion est valide,
- וְאִם לָאו – פָּסוּל!et sinon, elle est invalide ! Voici un cas où deux substances d'apparence semblable sont traitées comme une espèce mêlée à une autre, sans annulation à la majorité.
- תַּנָּאֵי הִיא; דְּתַנְיָא: דְּלִי שֶׁיֵּשׁ בּוֹ יַיִן לָבָן אוֹ חָלָב וְהִטְבִּילוֹ – הוֹלְכִין אַחַר הָרוֹב. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: רוֹאִין אוֹתוֹ כְּאִילּוּ הוּא יַיִן אָדוֹם; אִם דֵּיהָה מַרְאֵהוּ – כָּשֵׁר, וְאִם לָאו – פָּסוּל.On répond : on ne peut prouver de Rabbi Yehouda, car c'est une divergence de Tannaïm, et la règle suit les Sages qui s'opposent à lui. Car il a été enseigné dans cette baraïta : un seau impur contenant du vin blanc ou du lait, et que l'on a immergé : on suit la majorité, c'est-à-dire que si le contenu du seau est désormais majoritairement de l'eau du mikvé, il est pur. Rabbi Yehouda dit : on le considère comme s'il était du vin rouge ; si son apparence supposée pâlit, l'immersion est valide, et sinon, elle est invalide.
- וּרְמִינְהִי: דְּלִי שֶׁהוּא מָלֵא רוּקִּין, וְהִטְבִּילוֹ – כְּאִילּוּ לֹא טָבַל.Et on oppose à l'opinion de Rabbi Yehouda une autre source (voir Mikvaot 10, 6) : un seau plein de crachats que l'on a immergé : le crachat fait écran entre l'eau du mikvé et celle du seau, et c'est comme s'il n'avait pas été immergé.
- מֵי רַגְלַיִם, רוֹאִין אוֹתוֹ כְּאִילּוּ הֵן מַיִם.S'il était plein d'urine, bien que son apparence diffère légèrement de celle de l'eau, on la considère comme si elle était de l'eau : au contact du mikvé, elle lui est reliée et n'empêche pas la purification.
- מָלֵא מֵי חַטָּאת – עַד שֶׁיִּרְבּוּ הַמַּיִם עַל מֵי חַטָּאת.S'il était plein d'eaux lustrales (mé 'hatat, eaux mêlées de cendre de la vache rousse), il ne se purifie pas jusqu'à ce que l'eau du mikvé entrée dans le seau soit plus abondante que les eaux lustrales.
- מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאִית לֵיהּ ״רוֹאִין״ – רַבִּי יְהוּדָה; וְקָתָנֵי דְּסַגִּי לֵיהּ בְּרוּבָּא!Qui as-tu entendu dire ce raisonnement : « on considère » ? Rabbi Yehouda, comme dans la baraïta citée. Et pourtant cet enseignement dit qu'une majorité suffit pour annuler les eaux lustrales, sans les considérer comme du vin rouge ! Cela contredit l'avis de Rabbi Yehouda sur le vin blanc et le lait.
- אָמַר אַבָּיֵי: לָא קַשְׁיָא;Abayé a dit : ce n'est pas difficile ;
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