Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַזָּאָה כֹּל שֶׁהִיא – מְטַהֶרֶת; הַזָּאָה אֵינָהּ צְרִיכָה שִׁיעוּר; הַזָּאָה מֶחֱצָה כָּשֵׁר וּמֶחֱצָה פָּסוּל!une aspersion d'une quantité quelconque purifie ; l'aspersion ne requiert pas de mesure ; une aspersion faite de moitié d'eau valable et moitié d'eau invalide purifie aussi. On voit donc que Rabbi n'exige aucune mesure pour l'aspersion, et il devrait en être de même pour le sang sur l'autel !
- לִדְבָרָיו דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר קָאָמַר. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הַזָּאָה לְחוּד וּנְתִינָה לְחוּד.La Guemara répond : c'est selon les paroles de Rabbi Eliézer qu'il a parlé, sans partager lui-même cet avis. Et si tu veux, dis : l'aspersion est une chose et l'application du sang sur l'autel en est une autre.
- נִתְעָרְבוּ בִּבְכוֹר וּמַעֲשֵׂר כּוּ׳. אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: בְּכוֹר לְבֵית שַׁמַּאי – אֵין מַאֲכִילִין לְנִדּוֹת; תְּמוּרָתוֹ מַהוּ?La Michna enseigne : si des offrandes se sont mêlées à un premier-né ou à une dîme du bétail, elles paîtront jusqu'à ce qu'elles aient un défaut, et seront mangées selon les règles du premier-né et de la dîme, etc. Rami bar 'Hama a dit : le premier-né, selon Beit Chammaï, on n'en fait pas manger aux femmes nidda (en état d'impureté menstruelle), même après qu'il a pris un défaut. Son substitut, qu'en est-il ?
- בְּכוֹר אֵינוֹ נִפְדֶּה; תְּמוּרָתוֹ מַהוּ? בְּכוֹר אֵינוֹ נִשְׁקָל בְּלִיטְרָא; תְּמוּרָתוֹ מַהוּ? אָמַר רָבָא, תַּנְיָא: בְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר מִשֶּׁהוּמְמוּ – עוֹשִׂין תְּמוּרָה, וּתְמוּרָתָן כְּיוֹצֵא בָּהֶן.Il demanda encore : le premier-né n'est pas racheté ; son substitut, qu'en est-il ? Le premier-né n'est pas pesé à la litra pour être vendu comme de la viande ordinaire ; son substitut, qu'en est-il ? Rava a dit : il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : le premier-né et la dîme, à partir du moment où ils ont pris un défaut, peuvent produire un substitut, et leur substitut est comme eux.
- בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: הִתְפִּיס בְּכוֹר לְבֶדֶק הַבַּיִת, מַהוּ שֶׁיִּשְׁקוֹל בְּלִיטְרָא? רַוְוחָא דְּהֶקְדֵּשׁ עֲדִיף, אוֹ דִלְמָא זִילוּתָא דִּבְכוֹר עָדִיף?Rami bar 'Hama a demandé : s'il a affecté un premier-né à l'entretien du Temple, peut-il le peser à la litra ? Le profit du Trésor sacré l'emporte-t-il, car la viande se vendrait plus cher, ou peut-être le mépris du premier-né l'emporte-t-il ?
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר זְבִידָא, תָּא שְׁמַע: נִתְעָרְבוּ בִּבְכוֹר וּבְמַעֲשֵׂר – יִרְעוּ עַד שֶׁיִּסְתָּאֲבוּ, וְיֵאָכְלוּ כִּבְכוֹר וּכְמַעֲשֵׂר. לָאו לְמֵימְרָא דְּאֵינוֹ נִשְׁקָל בְּלִיטְרָא?Rabbi Yossé bar Zevida a dit : viens et entends (une preuve) : si elles se sont mêlées à un premier-né ou à une dîme, elles paîtront jusqu'à ce qu'elles aient un défaut, et seront mangées comme un premier-né et comme une dîme. N'est-ce pas pour dire qu'on ne pèse pas à la litra, malgré la perte pour le Trésor sacré ?
- רַב הוּנָא וְרַבִּי חִזְקִיָּה תַּלְמִידֵי רַבִּי יִרְמְיָה אָמְרִי: מִי דָּמֵי?! הָתָם שְׁתֵּי קְדוּשּׁוֹת וּשְׁנֵי גּוּפִין, הָכָא שְׁתֵּי קְדוּשּׁוֹת וְגוּף אֶחָד.Rav Houna et Rabbi 'Hizkiya, élèves de Rabbi Yirmeya, ont dit : est-ce comparable ? Là-bas, il y a deux saintetés et deux corps ; ici, deux saintetés et un seul corps. Ici, le profit du Trésor sacré est dans le corps même du premier-né, et il pourrait l'emporter.
- מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי יוֹסֵי בַּר אָבִין, מָה אִילּוּ אָמַר: ״הַפְדּוּ לִי בְּכוֹר שֶׁהִתְפִּיסוֹ לְבֶדֶק הַבַּיִת״ – כְּלוּם שׁוֹמְעִין לוֹ?! ״הַפְדּוּ״?! רַחֲמָנָא אָמַר: ״לֹא תִפְדֶּה״!Rabbi Yossé bar Avin a objecté : et s'il avait dit : « Rachetez-moi un premier-né que j'ai affecté à l'entretien du Temple », l'écouterait-on ? Certainement pas ; de même, l'affectation n'allège pas le statut du premier-né. La Guemara réfute : « Rachetez » ?! Le Miséricordieux a dit : « tu ne rachèteras pas » ! (Nombres 18, 17). Mais peser à la litra n'est pas un interdit explicite de ce type.
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי אַמֵּי: כְּלוּם הִקְנָה זֶה – אֶלָּא מַה (שקנו) [שֶּׁקָּנוּי] לוֹ!Mais plutôt, Rabbi Ami a dit : celui-ci a-t-il transféré autre chose que ce qui lui était acquis ? Le Cohen ne pouvant pas peser le premier-né à la litra, il ne peut pas transmettre ce droit au Trésor sacré.
- הַכֹּל יְכוֹלִין לְהִתְעָרֵב כּוּ׳. מַאי שְׁנָא חַטָּאת וְאָשָׁם – דְּהַאי זָכָר וְהַאי נְקֵבָה;La Michna enseigne : tout peut se mêler, etc., sauf l'expiatoire et l'offrande de culpabilité. La Guemara demande : en quoi l'expiatoire et l'offrande de culpabilité sont-elles différentes ? Parce que celle-ci est un mâle et celle-là une femelle ?
- חַטָּאת וְעוֹלָה נָמֵי! אִיכָּא שְׂעִיר נָשִׂיא; הַאי שֵׂיעָר וְהַאי צֶמֶר.L'expiatoire et l'holocauste aussi devraient ne pas se mêler ! La Guemara répond : il y a le bouc du Nassi (prince), expiatoire mâle, qui peut se mêler à un holocauste. Et l'expiatoire ne se mêle pas à l'offrande de culpabilité, car celle-ci a du poil et celle-là de la laine.
- פֶּסַח וְאָשָׁם נָמֵי לָא מִיעָרַב – הַאי בֶּן שָׁנָה וְהַאי בֶּן שְׁתֵּי שָׁנִים! אִיכָּא אֲשַׁם נָזִיר וַאֲשַׁם מְצוֹרָע. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: אִיכָּא בֶּן שָׁנָה דְּמִיחֲזֵי כְּבֶן שְׁתֵּי שָׁנִים, וְאִיכָּא בֶּן שְׁתַּיִם דְּמִיחֲזֵי כְּבֶן שָׁנָה.La Guemara objecte : le Pessa'h et l'offrande de culpabilité non plus ne devraient pas se mêler, puisque celui-ci est âgé d'un an et celle-là de deux ans ! Elle répond : il y a l'offrande de culpabilité du nazir (celui qui a fait vœu de naziréat) et l'offrande de culpabilité du lépreux, qui sont âgées d'un an. Et si tu veux, dis : il y a une bête d'un an qui paraît avoir deux ans, et il y a une bête de deux ans qui paraît avoir un an.
- מַתְנִי׳ אָשָׁם שֶׁנִּתְעָרֵב בִּשְׁלָמִים – רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שְׁנֵיהֶם יִשָּׁחֲטוּ בַּצָּפוֹן, וְיֵאָכְלוּ כֶּחָמוּר שֶׁבָּהֶן.MICHNA : Une offrande de culpabilité qui s'est mêlée à une offrande de paix : Rabbi Chimon dit : toutes deux seront abattues au nord du parvis, et seront mangées selon la plus stricte des deux, c'est-à-dire selon les règles de l'offrande de culpabilité.
- אָמְרוּ לוֹ: אֵין מְבִיאִין קָדָשִׁים לְבֵית הַפְּסוּל.Ils lui ont dit : on ne conduit pas les offrandes à la maison de l'invalidation. En abrégeant le temps de consommation de l'offrande de paix, on risquerait de la rendre notar (reste invalide).
- נִתְעָרְבוּ חֲתִיכוֹת בַּחֲתִיכוֹת – קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים בְּקָדָשִׁים קַלִּים, הַנֶּאֱכָלִין לְיוֹם אֶחָד בְּנֶאֱכָלִין לִשְׁנֵי יָמִים וְלַיְלָה – יֵאָכְלוּ כֶּחָמוּר שֶׁבָּהֶן.Si des morceaux se sont mêlés à des morceaux : des offrandes très saintes à des offrandes de moindre sainteté, celles qui se mangent en un jour à celles qui se mangent en deux jours et une nuit, elles seront mangées selon la plus stricte des deux.
- גְּמָ׳ תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב: שְׁבִיעִית אֵין לוֹקְחִין בְּדָמֶיהָ תְּרוּמָה, מִפְּנֵי שֶׁמְּמַעֲטִין בַּאֲכִילָתָהּ.GUEMARA : Un Tanna a enseigné devant Rav : avec l'argent de la septième année (chevi'it), on n'achète pas de terouma (prélèvement donné au Cohen), parce qu'on réduit le temps où elle peut être mangée.
- אַמְרוּהָ רַבָּנַן קַמֵּיהּ (דְּרָבָא) [דְּרַבָּה]: הָא דְּלָא כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן; דְּאִי כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, הָאָמַר: מְבִיאִין קָדָשִׁים לְבֵית הַפְּסוּל!Les Maîtres l'ont dit devant Rabba : cela n'est pas selon Rabbi Chimon ; car si c'était selon Rabbi Chimon, ne dit-il pas qu'on conduit les offrandes à la maison de l'invalidation ?
- אֲמַר לְהוּ: אֲפִילּוּ תֵּימְרוּ רַבִּי שִׁמְעוֹן – הָנֵי מִילֵּי דְּאִיעֲבַד, לְכִתְחִילָּה לָא. וּלְכִתְחִילָּה לָא?! אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי:Il leur a dit : vous pouvez dire que c'est même selon Rabbi Chimon : cela ne vaut qu'une fois le fait accompli, mais a priori, non. La Guemara demande : et a priori, non ? Abayé lui a objecté :
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