Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי: קׇרְבַּן יָחִיד שֶׁנִּתְעָרֵב בְּקׇרְבַּן יָחִיד, וְקׇרְבַּן צִיבּוּר שֶׁנִּתְעָרֵב בְּקׇרְבַּן צִיבּוּר, וְקׇרְבַּן יָחִיד וְקׇרְבַּן צִיבּוּר שֶׁנִּתְעָרְבוּ זֶה בָּזֶה – נוֹתֵן אַרְבַּע מַתָּנוֹת מִכׇּל אֶחָד וְאֶחָד. וְאִם נָתַן מַתָּנָה מִכׇּל אֶחָד – יָצָא, וְאִם נָתַן אַרְבַּע מִכּוּלָּן – יָצָא.Abayé lui a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : une offrande de particulier qui s'est mêlée à une offrande de particulier, une offrande de la communauté qui s'est mêlée à une offrande de la communauté, et une offrande de particulier et une offrande de la communauté qui se sont mêlées l'une à l'autre : il donne quatre applications de sang de chacune d'elles. Et s'il a donné une application de chacune, il est quitte ; et s'il a donné quatre applications de l'ensemble, il est quitte.
- בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁנִּתְעָרְבוּ חַיִּין, אֲבָל נִתְעָרְבוּ שְׁחוּטִין – נוֹתֵן אַרְבַּע מַתָּנוֹת מִכּוּלָּן.De quoi s'agit-il ? De ce qui vient d'être dit, que l'on donne d'emblée de chacune séparément : lorsqu'elles se sont mêlées vivantes ; mais si elles se sont mêlées abattues, leur sang étant réuni dans un seul récipient, il donne quatre applications de l'ensemble.
- וְאִם נָתַן מַתָּנָה אַחַת מִכּוּלָּן – יָצָא. רַבִּי אוֹמֵר: רוֹאִין אֶת הַמַּתָּנָה; אִם יֵשׁ בָּהּ כְּדֵי לָזֶה וּכְדֵי לָזֶה – כְּשֵׁרָה, וְאִם לָאו – פְּסוּלָה.Et s'il a donné une seule application de l'ensemble, il est quitte. Rabbi (Yehouda HaNassi) dit : on examine l'application : s'il y a en elle assez pour celle-ci et assez pour celle-là, elle est valable ; sinon, elle est disqualifiée.
- קָתָנֵי יָחִיד דּוּמְיָא דְּצִיבּוּר – מָה צִיבּוּר גַּבְרֵי, אַף יָחִיד גַּבְרֵי.La Guemara explique la difficulté : on enseigne le particulier à l'image de la communauté : de même que la communauté est composée d'hommes, de même le particulier désigne des hommes. Or ces offrandes requièrent la semikha (imposition des mains), ce qui contredit Rav Yossef.
- אָמַר רָבָא: וְתִסְבְּרָא הָא מְתָרַצְתָּא הִיא?! דְּקָתָנֵי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – כְּשֶׁנִּתְעָרְבוּ חַיִּין, אֲבָל נִתְעָרְבוּ שְׁחוּטִין – לָא. מָה לִי חַיִּים מָה לִי שְׁחוּטִין?Rava a dit : et penses-tu que celle-ci soit une baraïta exacte ? Car il est enseigné : de quoi s'agit-il ? Lorsqu'elles se sont mêlées vivantes ; mais si elles se sont mêlées abattues, non. Que m'importe vivantes, que m'importe abattues ? Même abattues, si le sang de chacune est dans son propre récipient, on devrait donner de chacune séparément.
- אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁנִּתְעָרְבוּ שְׁחוּטִין כְּעֵין חַיִּים, בְּכוֹסוֹת; אֲבָל בְּבוֹלֵל – נוֹתֵן אַרְבַּע מַתָּנוֹת לְכוּלָּן. וְאִם נָתַן מַתָּנָה אַחַת לְכוּלָּן – יָצָא.Mais plutôt, voici ce qu'elle veut dire : de quoi s'agit-il ? Lorsqu'elles se sont mêlées abattues à la manière de vivantes, c'est-à-dire dans des coupes distinctes. Mais lorsqu'il a mélangé les sangs dans une même coupe, il donne quatre applications pour l'ensemble. Et s'il a donné une seule application pour l'ensemble, il est quitte. Il ne s'agit donc pas ici d'offrandes mêlées vivantes, et l'objection tombe.
- רַבִּי אוֹמֵר: רוֹאִין אֶת הַמַּתָּנָה; אִם יֵשׁ בָּהּ כְּדֵי לָזֶה וּכְדֵי לָזֶה – כְּשֵׁרָה, וְאִם לָא – פְּסוּלָה. וּמִי אִית לֵיהּ לְרַבִּי הַאי סְבָרָא?! וְהָא תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי: לְדִבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר,Rabbi dit : on examine l'application : s'il y a en elle assez pour celle-ci et assez pour celle-là, elle est valable ; sinon, elle est disqualifiée. La Guemara demande : et Rabbi a-t-il ce raisonnement ? N'a-t-il pas été enseigné, à propos de l'eau lustrale où est tombée une eau impropre à l'aspersion : Rabbi a dit : selon les paroles de Rabbi Eliézer,
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