Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי שְׁנָא שְׁלֹשָׁה דְּאִיכָּא רוּבָּא? שְׁנַיִם נָמֵי אִיכָּא רוּבָּא! מַאי שְׁלֹשָׁה דְּקָתָנֵי – תַּרְתֵּי וְהוּא.La Guemara demande : en quoi trois est-il différent ? Parce qu'il y a une majorité de grenades permises pour annuler celle qui est tombée ? Avec deux aussi, il y a une majorité ! Que signifie le « trois » qui est enseigné ? Deux, et celle-ci qui est tombée, soit trois au total.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: סָבַר לַהּ כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר.Et si tu veux, dis : il pense comme Rabbi Eliézer, c'est-à-dire que Chmouel, sévère pour le doute de doute d'idolâtrie, suit Rabbi Eliézer, lui aussi sévère pour les mélanges d'objets d'idolâtrie (Avoda Zara 49b).
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: חָבִית שֶׁל תְּרוּמָה שֶׁנִּתְעָרְבָה בְּמֵאָה חָבִיּוֹת, וְנָפְלָה אַחַת מֵהֶן לְיָם הַמֶּלַח – הוּתְּרוּ כּוּלָּן; דְּאָמְרִינַן: הָךְ דִּנְפַל – דְּאִיסּוּרָא נְפַל.Rech Lakich a dit : un tonneau de terouma (prélèvement donné au Cohen) qui s'est mêlé à cent tonneaux de produits profanes, tonneaux fermés qui ne s'annulent pas, et dont l'un est tombé dans la mer Morte : tous sont permis, car nous disons : celui qui est tombé, c'est l'interdit qui est tombé.
- וְאִיצְטְרִיךְ דְּרַב נַחְמָן וְאִיצְטְרִיךְ דְּרֵישׁ לָקִישׁ; דְּאִי מִדְּרַב נַחְמָן, הֲוָה אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי עֲבוֹדָה זָרָה, דְּאֵין לָהּ מַתִּירִין; אֲבָל תְּרוּמָה דְּיֵשׁ לָהּ מַתִּירִין – לָא.La Guemara commente : et il a fallu l'enseignement de Rav Na'hman, et il a fallu celui de Rech Lakich. Car si l'on n'avait que celui de Rav Na'hman, j'aurais dit : cela ne vaut que pour l'idolâtrie, qui n'a pas de moyen de permission ; mais la terouma, qui a un moyen de permission, puisqu'on peut vendre tout le mélange à des Cohanim, non.
- וְאִי מִדְּרֵישׁ לָקִישׁ, הֲוָה אָמֵינָא: חָבִית – דְּמִינַּכְרָא נְפִילָתָהּ; אֲבָל טַבַּעַת, דְּלָא מִינַּכְרָא נְפִילָתָהּ – לָא. צְרִיכִי.Et si l'on n'avait que celui de Rech Lakich, j'aurais dit : cela ne vaut que pour un tonneau, dont la chute se remarque ; mais un anneau, dont la chute ne se remarque pas, non. Les deux sont nécessaires.
- אָמַר רַבָּה: לֹא הִתִּיר רֵישׁ לָקִישׁ אֶלָּא חָבִית, דְּמִינַּכְרָא נְפִילָתָהּ; אֲבָל תְּאֵינָה – לָא. וְרַב יוֹסֵף אָמַר: אֲפִילּוּ תְּאֵינָה, כִּנְפִילָתָהּ כָּךְ עֲלִיָּיתָהּ.Rabba a dit : Rech Lakich n'a permis que pour un tonneau, dont la chute se remarque ; mais une figue, non. Et Rav Yossef a dit : même une figue : comme sa chute, ainsi sa remontée ; de même que sa chute dans le mélange a interdit l'ensemble, son départ le permet.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: חָבִית שֶׁל תְּרוּמָה שֶׁנָּפְלָה בְּמֵאָה חָבִיּוֹת – פּוֹתֵחַ אֶחָד מֵהֶן וְנוֹטֵל הֵימֶנָּה כְּדֵי דִימּוּעָהּ, וְשׁוֹתֶה.Rabbi Elazar a dit : un tonneau de terouma qui est tombé parmi cent tonneaux de vin profane et fermés, qui ne s'annulent pas : on ouvre l'un d'eux, de sorte qu'il perde son importance, on en prélève la quantité de son dimouä (la proportion de terouma dans un mélange, ici un centième), que l'on donne au Cohen, et on boit le reste.
- יָתֵיב רַב דִּימִי וְקָאָמַר לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא, אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: גְּמַע וּשְׁתִי קָא חָזֵינָא הָכָא! אֶלָּא אֵימָא: נִפְתְּחָה אַחַת מֵהֶן – נוֹטֵל הֵימֶנָּה כְּדֵי דִּימּוּעַ, וְשׁוֹתֶה.Rav Dimi était assis et disait cet enseignement. Rav Na'hman lui a dit : « Avale et bois », voilà ce que je vois ici ! Une telle formulation permettrait d'agir ainsi d'emblée, ce qui est surprenant. Mais plutôt, dis : si l'un d'eux s'est ouvert de lui-même, on en prélève la quantité du dimouä et on boit.
- אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: חָבִית שֶׁל תְּרוּמָה שֶׁנִּתְעָרְבָה בְּמֵאָה וַחֲמִשִּׁים חָבִיּוֹת, וְנִפְתְּחוּ מֵאָה מֵהֶן – נוֹטֵל הֵימֶנָּה כְּדֵי דִימּוּעָהּ וְשׁוֹתֶה, וּשְׁאָר אֲסוּרִין עַד שֶׁיִּפָּתְחוּ; לָא אָמְרִינַן אִיסּוּרָא בְּרוּבָּא אִיתֵיהּ.Rabbi Ochaya a dit : un tonneau de terouma qui s'est mêlé à cent cinquante tonneaux, et cent d'entre eux se sont ouverts : on en prélève la quantité de son dimouä et on boit ; et les autres cinquante restent interdits jusqu'à ce qu'ils soient ouverts, et que la part de terouma en soit prélevée. Nous ne disons pas : l'interdit se trouve dans la majorité.
- הָרוֹבֵעַ וְהַנִּרְבָּע כּוּ׳. בִּשְׁלָמָא כּוּלְּהוּ – לָא יְדִיעַ; אֶלָּא הַאי טְרֵיפָה הֵיכִי דָמֵי? אִי יָדַיע לֵיהּ – לֵיתֵי וְלִישְׁקְלֵיהּ! אִי לָא יָדַע לֵיהּ – מְנָא יָדַע דְּאִיעָרַב?La Michna énumérait : l'animal qui a sodomisé et celui qui a été sodomisé, etc. Certes, pour tous les autres cas, l'interdit n'est pas reconnaissable ; mais cette tereifa (bête atteinte d'une lésion mortelle), comment la décrire ? S'il la reconnaît, qu'il vienne et la retire ! S'il ne la reconnaît pas, comment sait-il qu'elle s'est mêlée ?
- אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן דְּאִיעָרַב נְקוּבַת הַקּוֹץ בִּדְרוּסַת הַזְּאֵב.Ceux de l'école de Rabbi Yannaï ont dit : de quoi s'agit-il ici ? Du cas où une bête percée par une épine, qui reste valable, s'est mêlée à une bête griffée par un loup, qui est tereifa.
- רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: [כְּגוֹן] דְּאִיעָרַב בִּנְפוּלָה. נְפוּלָה נָמֵי לִיבְדְּקַהּ! קָסָבַר: עָמְדָה – צְרִיכָה מֵעֵת לְעֵת, הָלְכָה – צְרִיכָה בְּדִיקָה.Rech Lakich a dit : du cas où une bête saine s'est mêlée à une bête tombée d'une hauteur. La Guemara demande : la bête tombée aussi, qu'on l'examine ! Elle répond : il pense : si elle s'est tenue debout, il lui faut attendre vingt-quatre heures ; si elle a marché, il lui faut un examen après l'abattage.
- רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר: כְּגוֹן דְּאִיעָרַיב בִּוְלַד טְרֵיפָה – וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא, דְּאָמַר: וְלַד טְרֵיפָה לֹא יִקְרַב לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ.Rabbi Yirmeya a dit : du cas où une bête saine s'est mêlée au petit d'une tereifa ; et c'est l'opinion de Rabbi Eliézer, qui a dit : le petit d'une tereifa ne sera pas offert sur l'autel.
- כּוּלְּהוּ כְּרַבִּי יַנַּאי לָא אָמְרִי – בֵּין נְקוּבַת הַקּוֹץ לִדְרוּסַת הַזְּאֵב מִידָּע יְדִיעַ; הַאי מְשִׁיךְ וְהַאי עֲגִיל.La Guemara explique : tous les autres ne disent pas comme Rabbi Yannaï, car entre une bête percée par une épine et une bête griffée par un loup, on sait bien reconnaître la différence : celle-ci, la griffure, est allongée, et celle-là, la piqûre, est ronde.
- כְּרֵישׁ לָקִישׁ לָא אָמְרִי – קָסָבְרִי: עָמְדָה – אֵינָהּ צְרִיכָה מֵעֵת לְעֵת, הָלְכָה – אֵינָהּ צְרִיכָה בְּדִיקָה.Ils ne disent pas comme Rech Lakich, car ils pensent : si elle s'est tenue debout, il ne lui faut pas attendre vingt-quatre heures ; si elle a marché, il ne lui faut pas d'examen.
- כְּרַבִּי יִרְמְיָה לָא אָמְרִי – כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר לָא מוֹקְמִי.Ils ne disent pas comme Rabbi Yirmeya, car ils n'établissent pas la Michna selon Rabbi Eliézer.
- קָדָשִׁים בְּקָדָשִׁים מִין בְּמִינוֹ כּוּ׳. וְהָא בָּעֵי סְמִיכָה!La Michna enseigne : des offrandes mêlées à des offrandes, une espèce avec son espèce, etc. : chacune est offerte pour son propriétaire, quel qu'il soit. La Guemara objecte : mais elle requiert la semikha ! (l'imposition des mains par le propriétaire, ici inconnu).
- אָמַר רַב יוֹסֵף: בְּקׇרְבַּן נָשִׁים; אֲבָל בְּקׇרְבַּן אֲנָשִׁים – לָא.Rav Yossef a dit : il s'agit d'une offrande de femmes, qui ne font pas la semikha ; mais une offrande d'hommes, non ? La Guemara s'en étonne : pour une offrande d'hommes, n'y aurait-il donc aucun remède ?
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