Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְשׁוּתָּפִין לָא מָצוּ מְמִירִין. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ לָא קַנְיָא לְהוּ – אָמוֹרֵי נָמֵי לִימְרוּ!et des associés ne peuvent pas effectuer de substitution (temoura : déclarer un animal profane substitué à un animal consacré) pour leur sacrifice. Mais si tu dis qu'il ne leur est pas acquis, et que l'animal reste la propriété du seul père défunt, qu'ils effectuent donc eux aussi la substitution à sa place, puisque des héritiers le peuvent pour le sacrifice de leurs parents défunts !
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר קְרָא: ״אִם הָמֵר יָמִיר״ – לְרַבּוֹת אֶת הַיּוֹרֵשׁ; אֶחָד מֵמִיר וְאֵין שְׁנַיִם מְמִירִין.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) répond : C'est différent là-bas, car le verset dit : « S'il substitue, il substituera » (Lévitique 27, 10), redoublement qui vient pour inclure l'héritier ; mais le verbe étant au singulier, un seul héritier effectue la substitution, et deux n'effectuent pas la substitution.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב יַעֲקֹב מִנְּהַר פְּקוֹד: אֶלָּא מֵעַתָּה, גַּבֵּי מַעֲשֵׂר דִּכְתִיב: ״וְאִם גָּאֹל יִגְאַל״ לְרַבּוֹת אֶת הַיּוֹרֵשׁ – הָכִי נָמֵי אֶחָד גּוֹאֵל וְאֵין שְׁנַיִם גּוֹאֲלִין?!Rav Yaakov de Nehar Pekod objecte à cela : Mais dès lors, à propos du ma'asser (le deuxième prélèvement de la dîme), dont il est écrit : « Et s'il rachète, il rachètera » (Lévitique 27, 31), redoublement qui vient pour inclure l'héritier dans l'obligation d'ajouter le cinquième, dira-t-on de même : un seul rachète, et deux ne rachètent pas ?! Or des associés sont eux aussi tenus d'ajouter le cinquième.
- שָׁאנֵי מַעֲשֵׂר, דְּגַבֵּי אֲבוּהוֹן נָמֵי אִיתֵיהּ בְּשׁוּתָּפוּת.La Guemara répond : Le ma'asser est différent, car chez leur père aussi il peut exister en association ; les héritiers peuvent donc le racheter à plusieurs, alors que la substitution d'un sacrifice ne se fait jamais à plusieurs.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַסִּי לְרַב אָשֵׁי: וּמִינַּהּ – אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא קַנְיָא לְהוּ, הַיְינוּ דְּחַד מִיהָא מֵימַר; אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ לָא קַנְיָא לְהוּ, הֵיכִי מֵימַר?Rav Assi a dit à Rav Achi : Et de cela même on peut prouver que les héritiers acquièrent le sacrifice : certes, si tu dis qu'il leur est acquis, c'est pourquoi un seul, au moins, effectue la substitution. Mais si tu dis qu'il ne leur est pas acquis, comment effectue-t-il la substitution ?
- וְהָאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַמַּקְדִּישׁ מוֹסִיף חוֹמֶשׁ, וּמִתְכַּפֵּר עוֹשֶׂה תְּמוּרָה, וְהַתּוֹרֵם מִשֶּׁלּוֹ עַל שֶׁל חֲבֵירוֹ – טוֹבַת הֲנָאָה שֶׁלּוֹ!Or Rabbi Abbahou n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Celui qui consacre son animal pour l'expiation d'autrui ajoute le cinquième ('homech) s'il le rachète, et celui qui obtient l'expiation par ce sacrifice effectue la substitution ; et celui qui prélève la terouma (prélèvement donné au Cohen) de ses propres produits pour ceux de son prochain, le bénéfice du choix (la faculté de décider à quel Cohen la donner) est à lui ! Puisque l'héritier peut effectuer la substitution, c'est donc que le sacrifice expie pour lui et qu'il l'acquiert.
- מִקִּיבְעָא לָא מְכַפְּרָא, מִקּוּפְיָא מְכַפְּרָא.Rav Achi répond : De façon fixe, il n'expie pas pour les héritiers, car il n'a pas été consacré pour eux et ils ne l'acquièrent pas ; de façon incidente, il expie pour eux, et c'est pourquoi l'héritier peut effectuer la substitution.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: כִּיפְּרוּ עַל מַה שֶּׁבָּאוּ, אוֹ לֹא כִּיפְּרוּ?À propos des sacrifices abattus sans intention pour leur nom, qui sont valides mais ne libèrent pas leurs propriétaires de leur obligation, ils ont posé la question : ont-ils expié ce pour quoi ils sont venus, ou n'ont-ils pas expié ?
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: מִסְתַּבְּרָא דְּלֹא כִּיפְּרוּ; דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ כִּיפְּרוּ, שֵׁנִי לָמָה הוּא בָּא?Rav Chéchèt, fils de Rav Idi, a dit : Il est logique qu'ils n'aient pas expié ; car si tu pensais qu'ils ont expié, le second sacrifice, pourquoi vient-il ?
- וְאֶלָּא מַאי, לֹא כִּיפְּרוּ?! לָמָה הוּא קָרֵב?La Guemara objecte : Mais alors quoi, ils n'ont pas expié ?! Pourquoi le premier est-il offert ?
- אָמַר רַב אָשֵׁי, רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי הָכִי קָא קַשְׁיָא לֵיהּ: אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא לֹא כִּיפְּרוּ – שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ מִכֹּחַ לִשְׁמוֹ קָאָתֵי, וְשֵׁנִי לָמָה הוּא בָּא – לְכַפֵּר; אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ כִּיפְּרוּ – שֵׁנִי לָמָה הוּא בָּא?Rav Achi a dit : Voici ce qui fait difficulté pour Rav Chicha, fils de Rav Idi : certes, si tu dis qu'ils n'ont pas expié, le sacrifice abattu sans intention pour son nom vient en vertu de sa consécration initiale pour son nom ; et le second, pourquoi vient-il ? Pour expier. Mais si tu dis qu'ils ont expié, le second, pourquoi vient-il ?
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: אַעֲשֵׂה דִּלְאַחַר הַפְרָשָׁה – מְכַפְּרָא, אוֹ לָא מְכַפְּרָא?Ils ont posé la question : le sacrifice d'ola (holocauste), qui expie les manquements à un commandement positif, expie-t-il un commandement positif transgressé après la séparation de l'animal, ou n'expie-t-il pas ?
- מִי אָמְרִינַן מִידֵּי דְּהָוֵה אַחַטָּאת; מָה חַטָּאת – דְּקוֹדֶם הַפְרָשָׁה אִין, דִּלְאַחַר הַפְרָשָׁה לָא; אַף הָכָא נָמֵי – דְּקוֹדֶם הַפְרָשָׁה אִין, לְאַחַר הַפְרָשָׁה לָא?Dirons-nous qu'il en va comme de la 'hatat (sacrifice expiatoire) : de même que la 'hatat expie la faute commise avant la séparation, oui, et celle commise après la séparation, non ; de même ici aussi, la faute commise avant la séparation, oui, et après la séparation, non ?
- אוֹ דִלְמָא לָא דָּמְיָא לְחַטָּאת; דְּחַטָּאת – עַל כׇּל חֵטְא וְחֵטְא בָּעֵי לְאֵיתוֹיֵי חֲדָא חַטָּאת, וְהָכָא – כֵּיוָן דְּאִיכָּא כַּמָּה עֲשֵׂה גַּבֵּיהּ מְכַפְּרָא, אַעֲשֵׂה דִּלְאַחַר הַפְרָשָׁה נָמֵי מְכַפְּרָא?Ou peut-être n'est-ce pas comparable à la 'hatat : car pour la 'hatat, pour chaque faute il faut apporter une 'hatat, alors qu'ici, puisque même s'il y a plusieurs commandements positifs à son compte, il les expie, il expie aussi un commandement positif transgressé après la séparation ?
- תָּא שְׁמַע: ״וְסָמַךְ... וְנִרְצָה״ – וְכִי סְמִיכָה מְכַפֶּרֶת?! וַהֲלֹא אֵין כַּפָּרָה אֶלָּא בַּדָּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי הַדָּם הוּא בַּנֶּפֶשׁ יְכַפֵּר״! אֶלָּא מָה תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְסָמַךְ... וְנִרְצָה... לְכַפֵּר״? שֶׁאִם עֲשָׂאָהּ לִסְמִיכָה שְׁיָרֵי מִצְוָה – מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ לֹא כִּיפֵּר, וְכִיפֵּר.Viens et entends une preuve d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et il posera sa main sur la tête de l'ola… et il sera agréé » pour expier pour lui (Lévitique 1, 4). La semikha (imposition des mains) expie-t-elle donc ?! L'expiation ne vient-elle pas uniquement par le sang, comme il est dit : « Car c'est le sang qui, par la vie, expie » (Lévitique 17, 11) ! Alors qu'enseigne le verset : « Et il posera… et il sera agréé… pour expier » ? Que s'il a fait de la semikha un reste de mitsva (un élément accessoire) et l'a omise, le verset le lui compte comme s'il n'avait pas expié, et pourtant il a expié.
- מַאי לָאו דְּכִיפֵּר – עֲשֵׂה דְּקוֹדֶם הַפְרָשָׁה, לֹא כִּיפֵּר – אַעֲשֵׂה דִּסְמִיכָה, דְּהָוֵה לֵיהּ עֲשֵׂה דִּלְאַחַר הַפְרָשָׁה?N'est-ce pas ceci : il a expié, le commandement positif transgressé avant la séparation ; il n'a pas expié, le commandement positif de la semikha, qui est un commandement positif transgressé après la séparation ? L'ola n'expierait donc pas ce qui suit la séparation.
- אָמַר רָבָא: עֲשֵׂה דִּסְמִיכָה קָאָמְרַתְּ?! שָׁאנֵי הָתָם, דְּכֹל כַּמָּה דְּלָא שָׁחֵיט – בַּ״עֲמוֹד וּסְמוֹךְ״ קָאֵי; אֵימַת קָא הָוֵי עֲשֵׂה – לְאַחַר שְׁחִיטָה; לְאַחַר שְׁחִיטָה לָא קָא מִיבַּעְיָא לַן.Rava a dit : Tu parles du commandement positif de la semikha ?! C'est différent là-bas, car tant qu'il n'a pas abattu, il reste dans l'état de « lève-toi et pose » tes mains, sans avoir encore transgressé. Quand y a-t-il transgression du commandement positif ? Après l'abattage ; or sur ce qui survient après l'abattage, nous ne nous posons pas la question : il est clair que l'ola ne l'expie pas.
- אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה לְרָבָא, אֵימָא: כִּיפֵּר – גַּבְרָא,Rav Houna bar Yehouda a dit à Rava : Dis plutôt : il a expié, pour l'homme,
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