Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תּוֹרִין שֶׁלֹּא הִגִּיעַ זְמַנָּן, וּבְנֵי יוֹנָה שֶׁעָבַר זְמַנָּן; שֶׁיָּבְשָׁה גַּפָּהּ, שֶׁנִּסְמֵית עֵינָהּ וְשֶׁנִּקְטְעָה רַגְלָהּ – מְטַמֵּא בְּבֵית הַבְּלִיעָה.ou s'il a pratiqué la mélika (incision de la nuque à l'ongle du Cohen) sur des tourterelles dont le temps n'est pas arrivé, car elles sont trop jeunes pour être offertes, ou des jeunes pigeons dont le temps est passé, car ils sont trop vieux ; ou sur un oiseau dont l'aile s'est desséchée, dont l'œil a été aveuglé, ou dont la patte a été coupée – dans tous ces cas, malgré la mélika, l'oiseau rend tamé (impur) celui qui l'avale, dans le gosier.
- זֶה הַכְּלָל: כֹּל שֶׁפְּסוּלוֹ בַּקּוֹדֶשׁ – אֵינוֹ מְטַמֵּא בְּבֵית הַבְּלִיעָה; לֹא הָיָה פְּסוּלוֹ בַּקּוֹדֶשׁ – מְטַמֵּא בְּבֵית הַבְּלִיעָה.Voici la règle : tout oiseau d'abord apte à l'offrande et dont l'invalidation est survenue au cours du service, dans le sacré, c'est-à-dire dans la cour du Temple, ne rend pas tamé dans le gosier ; celui dont l'invalidation n'est pas survenue dans le sacré, mais avant le début du service, rend tamé dans le gosier.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב: שְׂמֹאל וְלַיְלָה – אֵין מְטַמְּאִין בְּבֵית הַבְּלִיעָה, זָר וְסַכִּין – מְטַמְּאִין בְּבֵית הַבְּלִיעָה.GUEMARA : Rav a dit : la mélika de la main gauche et celle de nuit ne rendent pas tamé dans le gosier, comme le ferait une névéla (charogne) d'oiseau ; mais la mélika par un non-Cohen et celle pratiquée avec un couteau rendent la chair tamé dans le gosier.
- מַאי שְׁנָא שְׂמֹאל – דְּאִית לֵיהּ הֶכְשֵׁירָה בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים, וְלַיְלָה – אִית לֵיהּ הֶכְשֵׁירָה בְּאֵיבָרִים וּפְדָרִים; זָר נָמֵי – אִית לֵיהּ הֶכְשֵׁירָה בִּשְׁחִיטָה! שְׁחִיטָה לָאו עֲבוֹדָה הִיא.La Guemara demande : en quoi est-ce différent ? Le service de la main gauche a un cas de validité, à Yom Kippour, lorsque le Cohen Gadol entre dans le Saint des Saints en tenant la cuillère d'encens de la main gauche ; et le service de nuit a un cas de validité, pour les membres et les graisses des offrandes, qu'on brûle sur l'autel toute la nuit. Mais le non-Cohen aussi a un cas de validité, dans l'abattage des offrandes animales ! Pourquoi Rav dit-il que sa mélika rend l'oiseau névéla ? La Guemara répond : l'abattage n'est pas un service à part entière, et on ne peut donc pas lui comparer la mélika.
- וְלָא?! וְהָא אָמַר רַבִּי זֵירָא: שְׁחִיטַת פָּרָה בְּזָר – פְּסוּלָה; וּמַחְוֵי רַב עֲלַהּ: אֶלְעָזָר וְ״חוּקָּה״!Et n'en est-ce pas un ?! Mais Rabbi Zeira n'a-t-il pas dit : l'abattage de la vache rousse par un non-Cohen est invalide ? Cela montre que c'est un service à part entière. Et Rav a montré la source de cette halakha dans la Torah : les versets sur la vache rousse mentionnent Éléazar le Cohen, qui procède à l'abattage, et le mot « statut » (Nombres 19, 2), qui indique que la présence d'Éléazar est indispensable !
- שָׁאנֵי פָּרָה, דְּקׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת הִיא.La Guemara répond : la vache rousse est différente, car elle fait partie des biens consacrés à l'entretien du Temple, et non à l'autel ; on ne peut donc pas en déduire la règle d'une véritable offrande.
- וְלָא כֹּל דְּכֵן הוּא: קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת בָּעוּ כְּהוּנָּה, קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ מִיבַּעְיָא?!La Guemara demande : mais n'est-ce pas d'autant plus vrai ? Si les biens consacrés à l'entretien du Temple, de moindre sainteté, requièrent la prêtrise, les biens consacrés à l'autel, de plus grande sainteté, n'est-il pas nécessaire de le dire ?! Il en ressort que l'abattage serait un service.
- אָמַר רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: מִידֵּי דְּהָוֵה אַמַּרְאוֹת נְגָעִים – דְּלָאו עֲבוֹדָה הִיא, וּבָעֲיָא כְּהוּנָּה.Rav Chicha, fils de Rav Idi, a dit : l'abattage de la vache rousse n'est en fait pas un service du Temple, et on ne peut pas le comparer à l'abattage d'une offrande. C'est comme pour l'examen des aspects des néga'im (taches de lèpre), qui n'est pas un service, et qui requiert pourtant la prêtrise.
- וְנֵילַף מִבָּמָה!La Guemara demande : Apprenons donc de la bama (autel privé, permis avant la construction du Temple), où un non-Cohen pouvait pratiquer la mélika des offrandes d'oiseaux : il existe donc un cas où sa mélika est valable. Pourquoi alors l'oiseau devient-il névéla ?
- מִבָּמָה לָא יָלֵיף.La Guemara répond : on n'apprend pas les règles du service du Temple de la bama, qui est comme profane en comparaison.
- וְלָא?! וְהָתַנְיָא: מִנַּיִן לַיּוֹצֵא שֶׁאִם עָלָה לֹא יֵרֵד – שֶׁהֲרֵי יוֹצֵא כָּשֵׁר בְּבָמָה.La Guemara demande : Et n'apprend-on pas de la bama ? Mais il a été enseigné dans une baraïta : d'où savons-nous, pour ce qui est sorti de la cour du Temple, comme les membres d'une offrande, et a ainsi été invalidé, que s'il est monté sur l'autel, il n'en descendra pas ? Car ce qui est sorti est valable sur la bama. Cela montre qu'on peut apprendre des règles de la bama pour le service du Temple.
- תָּנָא אַ״זֹּאת תּוֹרַת הָעוֹלָה״ סְמִיךְ לֵיהּ.La Guemara répond : le Tanna s'appuie en réalité sur le verset « Voici la loi de l'ola » (Lévitique 6, 2), dont on déduit que tout ce qui monte (ola) sur l'autel n'en descend pas, même s'il a été invalidé. Le verset est la vraie source de la baraïta, et le cas de la bama n'est cité qu'en appui.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: זָר אֵין מְטַמֵּא אַבֵּית הַבְּלִיעָה, סַכִּין מְטַמֵּא אַבֵּית הַבְּלִיעָה.Jusqu'ici, la Guemara a discuté l'opinion de Rav. Et Rabbi Yo'hanan a dit : si un non-Cohen a pratiqué la mélika, la chair ne rend pas tamé dans le gosier ; mais si un Cohen a pratiqué la mélika avec un couteau, elle rend tamé dans le gosier.
- תְּנַן: כׇּל הַפְּסוּלִין שֶׁמָּלְקוּ – מְלִיקָתָן פְּסוּלָה. בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹחָנָן, ״כֹּל״ – לְאֵיתוֹיֵי זָר. אֶלָּא לְרַב, ״כׇּל״ – לְאֵיתוֹיֵי מַאי?La Guemara apporte une preuve à l'opinion de Rabbi Yo'hanan : nous avons appris dans la Michna : tous les inaptes au service qui ont pratiqué la mélika, leur mélika est invalide, mais la chair ne rend pas tamé dans le gosier. Cela se comprend selon Rabbi Yo'hanan : « tous » vient inclure le non-Cohen. Mais selon Rav, qui dit que sa mélika rend l'oiseau névéla, « tous » vient inclure quoi ?
- (לָאו) לְאֵיתוֹיֵי שְׂמֹאל וְלַיְלָה. שְׂמֹאל וְלַיְלָה בְּהֶדְיָא קָתָנֵי! תָּנֵי וַהֲדַר מְפָרֵשׁ.La Guemara répond : (N'est-ce pas) pour inclure la mélika de la main gauche et celle de nuit ? On objecte : la main gauche et la nuit sont enseignées explicitement ! On répond : selon Rav, « tous » n'ajoute pas de cas particulier : la Michna enseigne le principe, puis explique par des exemples.
- תָּא שְׁמַע: זֶה הַכְּלָל – כֹּל שֶׁהָיָה פְּסוּלוֹ בַּקּוֹדֶשׁ, אֵינוֹ מְטַמֵּא בְּגָדִים אַבֵּית הַבְּלִיעָה. בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹחָנָן, ״כֹּל״ לְאֵיתוֹיֵי זָר. אֶלָּא לְרַב, לְאֵיתוֹיֵי מַאי?Viens et entends une preuve de la suite de la Michna : voici la règle : tout oiseau dont l'invalidation est survenue dans le sacré ne rend pas tamé les vêtements de celui qui l'avale, dans le gosier. Cela se comprend selon Rabbi Yo'hanan : « tout » vient inclure le non-Cohen. Mais selon Rav, cela vient inclure quoi ?
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