Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שְׁלֹשָׁה זְקֵנִים, וְזֶה אֶחָד מֵהֶן: רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר, יָכוֹל יַעֲלֶה אָדָם מַעֲשֵׂר שֵׁנִי לִירוּשָׁלַיִם וְיֹאכְלֶנּוּ בִּזְמַן הַזֶּה? וְדִין הוּא – בְּכוֹר טָעוּן הֲבָאַת מָקוֹם, וּמַעֲשֵׂר טָעוּן הֲבָאַת מָקוֹם; מָה בְּכוֹר – אֵינוֹ אֶלָּא בִּפְנֵי הַבַּיִת, אַף מַעֲשֵׂר – אֵינוֹ אֶלָּא בִּפְנֵי הַבַּיִת.trois Anciens, et voici l'une d'elles : Rabbi Ichmaël dit : On pourrait croire qu'un homme monte la seconde dîme à Jérusalem et la mange à notre époque, après la destruction du Temple. Or c'est un raisonnement qui montre le contraire : le premier-né requiert d'être apporté au Lieu saint, et la dîme requiert d'être apportée au Lieu saint (voir Deutéronome 12, 17-18) ; de même que le premier-né n'existe qu'en présence du Temple, de même la dîme n'existe qu'en présence du Temple.
- מָה לִבְכוֹר, שֶׁכֵּן טָעוּן מַתַּן דָּמִים וְאֵימוּרִים לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ!Rabbi Ichmaël note que cette déduction peut être contestée : Qu'en est-il du premier-né, qui requiert le don du sang et des émourim (parties brûlées) sur l'autel ? Peut-on en dire autant de la seconde dîme, qui doit seulement être consommée à Jérusalem ?
- בִּיכּוּרִים יוֹכִיחוּ. מָה לְבִיכּוּרִים, שֶׁכֵּן טְעוּנִין הַנָּחָה!Les prémices le prouveront : elles ne requièrent pas le don du sang, et pourtant elles ne sont apportées qu'en présence du Temple. Qu'en est-il des prémices, qui requièrent d'être déposées à côté de l'autel ? La seconde dîme, qui n'a pas à être déposée, devrait peut-être être montée et mangée même à notre époque.
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וַהֲבֵאתֶם שָׁמָּה עֹלֹתֵיכֶם וְגוֹ׳״ – מַקִּישׁ מַעֲשֵׂר לִבְכוֹר; מָה בְּכוֹר – אֵינוֹ אֶלָּא בִּפְנֵי הַבַּיִת, אַף מַעֲשֵׂר – אֵינוֹ אֶלָּא בִּפְנֵי הַבַּיִת.C'est pourquoi le verset dit : « Et vous apporterez là vos holocaustes, etc. » (Deutéronome 12, 6) : il rapproche la dîme du premier-né ; de même que le premier-né n'existe qu'en présence du Temple, de même la dîme n'existe qu'en présence du Temple.
- וְנִיהְדַּר דִּינָא, וְנֵיתֵי בְּ״מָה הַצַּד״!Que le raisonnement revienne, et que la halakha (loi) se déduise par « l'aspect commun » ! Le premier-né et les prémices ont chacun leur particularité, mais ils ont en commun de devoir être apportés à Jérusalem et de n'exister qu'en présence du Temple ; il devrait en aller de même pour la seconde dîme.
- מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן – שֶׁכֵּן יֵשׁ בָּהֶן צַד מִזְבֵּחַ.Parce qu'on peut réfuter ainsi : Qu'en est-il de leur aspect commun, à savoir qu'ils ont un lien avec l'autel ? La seconde dîme n'a pas ce caractère.
- מַאי קָסָבַר? אִי קָסָבַר קְדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה קִידְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְקִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבֹא – אֲפִילּוּ בְּכוֹר נָמֵי! וְאִי קָסָבַר לֹא קִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבֹא – אֲפִילּוּ בְּכוֹר נָמֵי תִּיבְעֵי!Que pense-t-il, Rabbi Ichmaël ? S'il pense que la première consécration du Temple a sanctifié pour son temps et a sanctifié pour l'avenir, alors même le premier-né aussi pourrait être offert et mangé ! Et s'il pense qu'elle n'a pas sanctifié pour l'avenir, alors même pour le premier-né aussi, qu'il s'interroge !
- אָמַר רָבִינָא: לְעוֹלָם קָסָבַר לֹא קִידְּשָׁה; וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בִּבְכוֹר שֶׁנִּזְרַק דָּמוֹ קוֹדֶם חוּרְבַּן הַבַּיִת, וְחָרַב הַבַּיִת, וַעֲדַיִין בְּשָׂרוֹ קַיָּים.Ravina a dit : En réalité, il pense qu'elle n'a pas sanctifié pour l'avenir. Et ici, de quoi traitons-nous ? D'un premier-né dont le sang a été aspergé avant la destruction du Temple, et le Temple a été détruit alors que sa viande subsiste encore.
- וְאִיתַּקַּשׁ בְּשָׂרוֹ לְדָמוֹ; מָה דָּמוֹ בַּמִּזְבֵּחַ, אַף בְּשָׂרוֹ בַּמִּזְבֵּחַ; וְאָתֵי מַעֲשֵׂר וְיָלֵיף מִבְּכוֹר.Et sa viande a été rapprochée de son sang par le verset (Nombres 18, 17-18) : de même que son sang se fait sur l'autel, de même sa viande ne se consomme que lorsqu'il y a un autel. Et la dîme vient et se déduit du premier-né.
- וְכִי דָּבָר הַלָּמֵד בְּהֶיקֵּשׁ, חוֹזֵר וּמְלַמֵּד בְּהֶיקֵּשׁ?! מַעְשַׂר דָּגָן חוּלִּין הוּא.Mais une chose apprise par un hékech (rapprochement de deux sujets dans un même verset) peut-elle à son tour enseigner par un hékech ?! Ce n'est pas admis pour les choses saintes. La dîme des céréales est profane, et ce principe ne s'applique donc pas à elle.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר בָּתַר לָמֵד אָזְלִינַן; אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר בָּתַר מְלַמֵּד אָזְלִינַן – מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien selon celui qui dit que nous suivons ce qui est appris : ici, c'est la seconde dîme, profane à cet égard. Mais selon celui qui dit que nous suivons ce qui enseigne, à savoir le premier-né, qui est saint, que peut-on dire ?
- דָּם וּבָשָׂר חֲדָא מִילְּתָא הִיא.Le sang et la viande sont une seule chose : il n'y a donc ici qu'une seule déduction, celle de la seconde dîme à partir du sang et de la viande du premier-né.
- כִּי סְלֵיק רָבִין, אַמְרַהּ לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה. אָמַר: בַּבְלָאֵי טַפְשָׁאֵי – אַמְּטוּל דְּיָתְבִי בְּאַרְעָא חֲשׁוֹכָא, אָמְרִי שְׁמַעְתָּא דִּמְחַשְּׁכָא! לָא שְׁמִיעַ לְהוּ הָא דְּתַנְיָא: בִּשְׁעַת סִילּוּק מַסָּעוֹת – קָדָשִׁים נִפְסָלִין, וְזָבִים וּמְצוֹרָעִים מִשְׁתַּלְּחִים חוּץ לַמְּחִיצָה;Lorsque Ravin monta de Babylonie en Terre d'Israël, il rapporta cet enseignement, selon lequel même les sacrifices de sainteté mineure sont disqualifiés lorsque l'autel est endommagé, devant Rabbi Yirmeya. Il dit : Babyloniens insensés ! Parce qu'ils habitent une terre obscure, ils disent des enseignements obscurs ! N'ont-ils pas entendu ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Au moment du départ des étapes dans le désert, les sacrifices sont disqualifiés, et les zavim (hommes atteints d'un écoulement) et les lépreux sont renvoyés hors de l'enceinte ;
- וְתַנְיָא אִידַּךְ: בִּשְׁנֵי מְקוֹמוֹת קֳדָשִׁים נֶאֱכָלִים. מַאי, לָאו הָא בְּקׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, הָא בְּקָדָשִׁים קַלִּים?et il a été enseigné dans une autre baraïta : Les sacrifices se mangent en deux endroits, c'est-à-dire pendant que le Sanctuaire est en place et après son démontage et son transport. N'est-ce pas que l'une parle des sacrifices de très haute sainteté et l'autre des sacrifices de sainteté mineure ? L'enseignement d'Abayé serait donc erroné.
- אָמַר רָבִינָא: אִידֵּי וְאִידֵּי בְּקָדָשִׁים קַלִּים; וְלָא קַשְׁיָא –Ravina a dit : L'une et l'autre parlent des sacrifices de sainteté mineure ; et ce n'est pas difficile :
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