Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָא יָדַע בְּמַאי; כְּתַב רַחֲמָנָא ״זֹאת הַתּוֹרָה״. וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״זֹאת הַתּוֹרָה״ – הֲוָה אָמֵינָא לִיפַּסְלוּ; כְּתַב רַחֲמָנָא ״מוֹצָא שְׂפָתֶיךָ״.que nous ne saurions pas de quoi il s'agit (quelle exigence n'invalide pas le sacrifice). C'est pourquoi le Miséricordieux a écrit « Telle est la loi » (Lévitique 7, 37), qui rapproche tous les sacrifices des chelamim (sacrifices de paix). Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « Telle est la loi », j'aurais dit qu'ils soient invalides s'ils ont été offerts en dehors de leur nom. C'est pourquoi le Miséricordieux a écrit « Ce qui sort de tes lèvres » (Deutéronome 23, 24).
- רְמֵי רֵישׁ לָקִישׁ עַל מְעוֹהִי בֵּי מִדְרְשָׁא, וּמַקְשֵׁי: אִם כְּשֵׁרִים הֵם – יְרַצּוּ! וְאִם אֵין מְרַצִּין – לָמָּה בָּאִין?Rech Lakich, étendu sur le ventre dans la maison d'étude, objectait : S'ils sont valables, ces sacrifices offerts en dehors de leur nom, qu'ils soient agréés (qu'ils acquittent leur propriétaire de son obligation) ! Et s'ils ne sont pas agréés, pourquoi sont-ils offerts ?
- אָמַר לוֹ רַבִּי (אֱלִיעֶזֶר) [אֶלְעָזָר]: מָצִינוּ בְּבָאִין לְאַחַר מִיתָה, שֶׁהֵן כְּשֵׁרִין וְאֵין מְרַצִּין. דִּתְנַן: הָאִשָּׁה שֶׁהֵבִיאָה חַטָּאתָהּ וּמֵתָה – יָבִיאוּ יוֹרְשִׁין עוֹלָתָהּ. עוֹלָתָהּ וּמֵתָה – לֹא יָבִיאוּ יוֹרְשִׁין חַטָּאתָהּ.Rabbi Elazar lui a dit : Nous avons trouvé un précédent pour ceux qui sont offerts après la mort de leur propriétaire : ils sont valables mais ne sont pas agréés. Car nous avons appris dans une Michna (Kinnim 2, 5) : La femme accouchée qui a apporté son 'hatat (sacrifice expiatoire) puis est morte : que les héritiers apportent son ola (holocauste). Si elle a apporté son ola puis est morte, les héritiers n'apporteront pas son 'hatat.
- אֲמַר לֵיהּ: מוֹדֵינָא לָךְ בְּעוֹלָה, דְּאָתְיָא לְאַחַר מִיתָה; אָשָׁם, דְּלָא אָתֵי לְאַחַר מִיתָה – מְנָלַן?Rech Lakich lui a dit : Je te concède pour l'ola, qui est offerte après la mort ; mais l'acham (sacrifice de culpabilité), qui n'est pas offert après la mort, d'où le savons-nous qu'il est offert même s'il n'acquitte pas son propriétaire ?
- אֲמַר לֵיהּ: הֲרֵי מַחְלוֹקְתְּךָ בְּצִידּוֹ – רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אַף הָאָשָׁם.Rabbi Elazar lui a dit : Voici que ta divergence se trouve à côté dans la Michna (2a) : Rabbi Eliézer dit : même l'acham est invalide lorsqu'il est offert en dehors de son nom.
- אָמַר: זֶהוּ שֶׁאוֹמְרִין עָלָיו אָדָם גָּדוֹל הוּא?! קָאָמֵינָא אֲנָא מִשְׁנָה שְׁלֵימָה, וְאַתְּ אָמְרַתְּ לִי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר?!Rech Lakich a dit : Est-ce là celui dont on dit qu'il est un grand homme ?! Moi je parle d'une Michna entière (la position anonyme, qui fait autorité), et toi tu me dis : Rabbi Eliézer ?!
- אֶלָּא אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, אֶפְתַּח אֲנָא פִּתְחָא לְנַפְשַׁאי: ״מוֹצָא שְׂפָתֶיךָ וְגוֹ׳״ – הַאי נְדָבָה?! נֶדֶר הוּא! כּוּ׳ כְּדִלְעֵיל.Mais Rech Lakich a dit : J'ouvrirai moi-même une ouverture pour moi-même : « Ce qui sort de tes lèvres, etc. » : Est-ce une nedava (une offrande volontaire) ?! C'est un néder (un vœu) ! Etc., comme plus haut (4b).
- יָתֵיב רַבִּי זֵירָא וְרַבִּי יִצְחָק בַּר אַבָּא, וְיָתֵיב אַבָּיֵי גַּבַּיְיהוּ, וְיָתְבִי וְקָאָמְרִי: קַשְׁיָא לֵיהּ לְרֵישׁ לָקִישׁ אָשָׁם דְּלָא אָתֵי לְאַחַר מִיתָה, וְנָסֵיב לַהּ תַּלְמוּדָא ״מוֹצָא שְׂפָתֶיךָ״; אֵימָא: הַבָּא בְּנֶדֶר וּבִנְדָבָה – לֵייתֵי וְלָא לִירַצֵּי, אָשָׁם – לָא לֵייתֵי כְּלָל!Rabbi Zeira et Rabbi Yits'hak bar Abba étaient assis, et Abayé était assis auprès d'eux, et ils étaient assis et disaient : Rech Lakich avait une difficulté à propos de l'acham, qui n'est pas offert après la mort, et il a pris comme enseignement pour le résoudre « Ce qui sort de tes lèvres ». Dis plutôt : celui qui vient comme néder ou comme nedava, qu'il soit offert sans être agréé ; mais l'acham, qu'il ne soit pas offert du tout !
- אֲמַר לְהוּ אַבָּיֵי, רֵישׁ לָקִישׁ מֵהָכָא פְּתַח: ״וְשָׁחַט אוֹתָהּ לְחַטָּאת״; אוֹתָהּ – לִשְׁמָהּ כְּשֵׁרָה, שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ פְּסוּלָה; הָא שְׁאָר קֳדָשִׁים – שֶׁלֹּא לִשְׁמָן כְּשֵׁרִין. יָכוֹל יְרַצּוּ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מוֹצָא שְׂפָתֶיךָ״.Abayé leur a dit : Rech Lakich a ouvert à partir d'ici : « Et il l'abattra comme 'hatat » (Lévitique 4, 33). Du mot « l' » : le 'hatat, en son nom, est valable ; en dehors de son nom, il est invalide. Il s'ensuit que les autres sacrifices, en dehors de leur nom, sont valables. On pourrait croire qu'ils soient agréés ? Le verset dit : « Ce qui sort de tes lèvres ».
- וְאֵימָא: הַבָּא בְּנֶדֶר וּנְדָבָה – לֵייתֵי וְלָא לִירַצֵּי, אָשָׁם (נָמֵי) – אַרְצוֹיֵי נָמֵי לִירַצֵּי!Et dis alors : celui qui vient comme néder ou nedava, qu'il soit offert sans être agréé ; mais l'acham, qu'il soit (aussi) agréé !
- אָמַר אַבָּיֵי: אָשָׁם דְּמִירַצֵּי לָא מָצֵית אָמְרַתְּ, קַל וָחוֹמֶר מֵעוֹלָה; וּמָה עוֹלָה שֶׁאֵינָהּ מְכַפֶּרֶת – אֵינָהּ מְרַצָּה, אָשָׁם שֶׁמְּכַפֵּר – אֵינוֹ דִּין שֶׁאֵינוֹ מְרַצֶּה?!Abayé a dit : Tu ne peux pas dire que l'acham soit agréé, par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) tiré de l'ola : si l'ola, qui n'expie pas, n'est pas agréée lorsqu'elle est offerte en dehors de son nom, l'acham, qui expie, n'est-il pas logique qu'il ne soit pas agréé ?!
- מָה לְעוֹלָה, שֶׁכֵּן כָּלִיל!On réfute : en quoi peut-on comparer à l'ola, qui est entièrement consumée sur l'autel ?
- שְׁלָמִים יוֹכִיחוּ.On répond : Les chelamim le prouveront, puisqu'ils ne sont pas entièrement consumés et n'acquittent pourtant pas leur propriétaire.
- מָה לִשְׁלָמִים, שֶׁכֵּן טְעוּנִין נְסָכִין וּתְנוּפַת חָזֶה וָשׁוֹק!On réfute : en quoi peut-on comparer aux chelamim, qui requièrent des libations et le balancement de la poitrine et de la cuisse ?
- עוֹלָה תּוֹכִיחַ. וְחָזַר הַדִּין. לֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה, וְלֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה; הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן – שֶׁהֵן קֳדָשִׁים, וּשְׁחָטָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן כְּשֵׁירִין וְאֵין מְרַצִּין; אַף אֲנִי אָבִיא אָשָׁם – שֶׁהוּא קוֹדֶשׁ, וּשְׁחָטוֹ שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ כָּשֵׁר וְאֵינוֹ מְרַצֶּה.On répond : L'ola le prouvera. Et le raisonnement est revenu à son point de départ : le trait de l'un n'est pas comme le trait de l'autre, et le trait de l'autre n'est pas comme le trait de celui-ci ; leur élément commun est que ce sont des sacrifices et que, si on les a abattus en dehors de leur nom, ils sont valables mais ne sont pas agréés. Moi aussi j'inclurai l'acham, qui est un sacrifice : si on l'a abattu en dehors de son nom, il est valable mais n'est pas agréé.
- מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, שֶׁכֵּן יֶשְׁנוֹ בְּצִיבּוּר!On réfute : en quoi peut-on comparer à leur élément commun, qui existe dans la communauté (il y a des olot et des chelamim publics, mais pas d'acham public) ?
- תּוֹדָה תּוֹכִיחַ.On répond : La toda (sacrifice de reconnaissance) le prouvera, car elle n'existe pas pour la communauté, et pourtant, abattue en dehors de son nom, elle n'acquitte pas son propriétaire.
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