Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אוֹרֶךְ מֵאָה וּשְׁמוֹנִים וָשֶׁבַע עַל רוֹחַב מֵאָה וּשְׁלֹשִׁים וְחָמֵשׁ.un espace d'une longueur de cent quatre-vingt-sept coudées sur une largeur de cent trente-cinq coudées.
- תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן: כׇּל הָעֲזָרָה הָיְתָה מֵאָה שְׁמוֹנִים וָשֶׁבַע עַל רוֹחַב מֵאָה שְׁלֹשִׁים וְחָמֵשׁ. אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר לִי אַבָּא: כְּגוֹן זֶה – כֹּהֲנִים נִכְנָסִין לְשָׁם וְאוֹכְלִין שָׁם קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, וְשׁוֹחֲטִין שָׁם קָדָשִׁים קַלִּים, וְחַיָּיבִין מִשּׁוּם טוּמְאָה.Un Tanna (récitant d'enseignements tannaïtiques) enseigna devant Rav Na'hman : Toute la cour du Temple mesurait cent quatre-vingt-sept coudées de long sur une largeur de cent trente-cinq coudées. Rav Na'hman lui dit : Voici ce que m'a dit mon père : Dans un espace tel que celui-ci, les Cohanim (prêtres) entrent là et y mangent les offrandes de très haute sainteté (kodchei kodachim), on y abat les offrandes de sainteté mineure (kodachim kalim), et on est passible du retranchement (karet) pour y être entré en état d'impureté.
- לְמַעוֹטֵי מַאי? אִילֵּימָא לְמַעוֹטֵי חַלּוֹנוֹת, דְּלָתוֹת וְעוֹבִי הַחוֹמָה – תְּנֵינָא: הַחַלּוֹנוֹת וְעוֹבִי הַחוֹמָה כְּלִפְנִים!La Guemara demande : Ces dimensions viennent exclure quoi ? Si l'on dit qu'elles viennent exclure les fenêtres, les portes et l'épaisseur du mur, nous avons appris le contraire dans une Michna (discussion tannaïtique de référence ; Pessa'him 85b) : Les fenêtres et l'épaisseur du mur sont considérées comme à l'intérieur de la cour !
- וְאֶלָּא לְמַעוֹטֵי לְשָׁכוֹת? וְאִי בְּנוּיוֹת בַּחוֹל וּפְתוּחוֹת לַקֹּדֶשׁ – וְהָתְנַן: תּוֹכָן קוֹדֶשׁ! מִדְּרַבָּנַן.Mais alors, viennent-elles exclure les salles attenantes à la cour ? Et si ce sont des salles bâties dans le profane et ouvertes sur le sacré, n'avons-nous pas appris dans une Michna (Maasser Chéni 3, 8) : Leur intérieur est sacré ! La Guemara répond : Cette sainteté n'est que d'ordre rabbinique.
- וּדְאוֹרָיְיתָא לָא?! וְהָתַנְיָא: לְשָׁכוֹת בְּנוּיוֹת בַּחוֹל, וּפְתוּחוֹת לַקֹּדֶשׁ. מִנַּיִן שֶׁהַכֹּהֲנִים נִכְנָסִין לְשָׁם וְאוֹכְלִים שָׁם קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים וּשְׁיָרֵי מִנְחָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בַּחֲצַר אֹהֶל מוֹעֵד יֹאכְלוּהָ״ – הַתּוֹרָה רִיבְּתָה חֲצֵירוֹת הַרְבֵּה אֵצֶל אֲכִילָה אַחַת.Et de la Torah, non ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Les salles bâties dans le profane et ouvertes sur le sacré : d'où savons-nous que les Cohanim y entrent et y mangent les offrandes de très haute sainteté et les restes de l'offrande de farine (min'ha) ? Le verset dit : « Dans le parvis de la Tente d'Assignation ils la mangeront » (Lévitique 6, 9) : la Torah a inclus de nombreux parvis pour une seule consommation. Si ces salles n'étaient pas saintes de par la Torah, on n'aurait pas pu y permettre la consommation de ces offrandes.
- אָמַר רָבָא: לַאֲכִילָה שָׁאנֵי.Rava a dit : La consommation est différente, car la Torah a inclus ces salles spécifiquement pour la consommation ; mais pour l'abattage des offrandes et pour la passibilité due à l'impureté, elles ne sont pas saintes de par la Torah.
- אֲבָל לְעִנְיַן טוּמְאָה לָא?! וְהָתַנְיָא: לְשָׁכוֹת הַבְּנוּיוֹת לַחוֹל וּפְתוּחוֹת לַקּוֹדֶשׁ – כֹּהֲנִים נִכְנָסִין לְשָׁם וְאוֹכְלִין שָׁם קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, וְאֵין שׁוֹחֲטִין שָׁם קָדָשִׁים קַלִּים, וְחַיָּיבִין מִשּׁוּם טוּמְאָה!La Guemara objecte : Mais en ce qui concerne l'impureté, non ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : Les salles bâties dans le profane et ouvertes sur le sacré : les Cohanim y entrent et y mangent les offrandes de très haute sainteté, mais on n'y abat pas les offrandes de sainteté mineure, et on est passible du karet pour y être entré en état d'impureté !
- לָאו אָמְרַתְּ ״אֵין שׁוֹחֲטִין״? תְּנִי נָמֵי ״אֵין חַיָּיבִין״.Rava répond : N'as-tu pas dit dans cette baraïta « on n'y abat pas » ? Corrige et enseigne aussi : « on n'est pas passible ».
- בִּשְׁלָמָא אֵין שׁוֹחֲטִין – בָּעֵינָא כְּנֶגֶד הַפֶּתַח, וְלֵיכָּא; אֶלָּא אֵין חַיָּיבִין – אַמַּאי?La Guemara objecte : Certes, « on n'y abat pas » se comprend : il nous faut que l'abattage ait lieu face à l'entrée du Sanctuaire, et dans la salle ce n'est pas le cas. Mais « on n'est pas passible », pourquoi ?
- וְלִיטַעְמָיךְ, אֵין שׁוֹחֲטִין – מִי לָא עָסְקִינַן דְּאִיכָּא שְׁחִיטָה כְּנֶגֶד הַפֶּתַח?! דְּאִי לֵיכָּא, לְמַאי אִיצְטְרִיךְ? אֶלָּא אַף עַל גַּב דְּקָא שָׁחֵיט כְּנֶגֶד הַפֶּתַח – תְּנִי ״אֵין שׁוֹחֲטִין״ מִשּׁוּם דְּלָא קָדֵישׁ; תְּנִי נָמֵי: ״אֵין חַיָּיבִין״.La Guemara répond : Et selon ton raisonnement, « on n'y abat pas » : ne traitons-nous pas même du cas où il y a abattage face à l'entrée, la porte de la salle étant alignée sur celle du Sanctuaire ? Car s'il n'y en a pas, pourquoi aurait-il fallu l'enseigner ? Mais il faut dire : bien qu'il abatte face à l'entrée, la baraïta enseigne « on n'y abat pas » parce que ce lieu n'est pas sanctifié. Dès lors, enseigne aussi : « on n'est pas passible ».
- וְלַאֲכִילָה לָא בָּעֵינַן כְּנֶגֶד הַפֶּתַח?! וְהָתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שְׁנֵי פִּשְׁפָּשִׁין הָיוּ בְּבֵית הַחֲלִיפוֹת, גּוֹבְהָן שְׁמוֹנֶה; כְּדֵי לְהַכְשִׁיר אֶת הָעֲזָרָה לַאֲכִילַת קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, וְלִשְׁחִיטַת קָדָשִׁים קַלִּים! אָמַר רָבִינָא: סְמִי מִכָּאן אֲכִילָה.La Guemara demande : Et pour la consommation, n'exigeons-nous pas qu'elle ait lieu face à l'entrée ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, dit : Il y avait deux guichets dans la salle des couteaux, d'une hauteur de huit coudées, afin de rendre apte toute la cour à la consommation des offrandes de très haute sainteté et à l'abattage des offrandes de sainteté mineure ! Ravina a dit : Retire de là la consommation. La consommation n'a pas à se faire face à l'entrée.
- וְהָכְתִיב: ״בַּשְּׁלוּ אֶת הַבָּשָׂר פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד, וְשָׁם תֹּאכְלוּ אוֹתוֹ״! קׇדְשֵׁי שָׁעָה שָׁאנֵי.La Guemara objecte : Mais n'est-il pas écrit : « Faites cuire la chair à l'entrée de la Tente d'Assignation, et là vous la mangerez » ! (Lévitique 8, 31). La Guemara répond : Les offrandes prescrites pour une occasion unique sont différentes ; on ne peut pas en tirer de règle pour les offrandes en général.
- אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אֲבוּדִימִי: מִנַּיִן לְדָם – שֶׁנִּפְסָל בִּשְׁקִיעַת הַחַמָּה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״בַּיּוֹם הַקְרִיבוֹ אֶת זִבְחוֹ יֵאָכֵל״ – בְּיוֹם שֶׁאַתָּה זוֹבֵחַ אַתָּה מַקְרִיב, בְּיוֹם שֶׁאִי אַתָּה זוֹבֵחַ אִי אַתָּה מַקְרִיב.Rav Yits'hak bar Avoudimi a dit : D'où savons-nous que le sang des offrandes devient inapte au coucher du soleil ? Car il est dit : « Le jour où il offrira son sacrifice, il sera mangé » (Lévitique 7, 16) : le jour où tu abats, tu offres le sang sur l'autel ; le jour où tu n'abats pas, tu n'offres pas le sang.
- הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּLa Guemara objecte : Ce verset, il en a besoin
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