Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- פַּר וְשָׂעִיר שֶׁל יוֹם הַכִּיפּוּרִים כּוּ׳. מִכְּדֵי צָפוֹן בְּעוֹלָה כְּתִיב, נִיתְנֵי עוֹלָה בְּרֵישָׁא!La Michna (enseignement des Tannaïm) a enseigné : le taureau et le bouc de Yom Kippour, etc., sont égorgés au nord de la cour du Temple. Puisque la règle du nord est écrite explicitement à propos de l'ola (holocauste), que le Tanna (Sage de la Michna) enseigne l'ola en premier !
- חַטָּאת – אַיְּידֵי דְּאָתֵי מִדְּרָשָׁא, חַבִּיבָא לֵיהּ.La 'hatat (sacrifice expiatoire) – puisqu'elle provient d'une drasha (interprétation d'un verset), elle lui est chère, et c'est pourquoi il lui donne la priorité.
- וְנִיתְנֵי חַטָּאוֹת הַחִיצוֹנוֹת! אַיְּידֵי דְּנִכְנַס דָּמָן לִפְנַי וְלִפְנִים, חַבִּיבָא לֵיהּ.Mais alors, qu'il enseigne d'abord les 'hatot extérieures, celles dont parle le verset ! Puisque leur sang entre à l'intérieur du Saint des Saints, celles de Yom Kippour lui sont chères, et il les enseigne en premier.
- וְצָפוֹנָה בְּעוֹלָה הֵיכָא כְּתִיבָא? ״וְשָׁחַט אֹתוֹ עַל יֶרֶךְ הַמִּזְבֵּחַ צָפֹנָה״.Et la règle du nord, à propos de l'ola, où est-elle écrite ? Dans le verset : « Et il l'égorgera sur le flanc de l'autel, au nord » (Lévitique 1, 11).
- אַשְׁכְּחַן בֶּן צֹאן, בֶּן בָּקָר מְנָא לַן? אָמַר קְרָא: ״וְאִם מִן הַצֹּאן״ – וָי״ו מוֹסִיף עַל עִנְיָן רִאשׁוֹן, וְיִלְמַד עֶלְיוֹן מִתַּחְתּוֹן.Nous avons trouvé cette règle pour l'agneau offert en ola ; pour le jeune bovin, d'où le savons-nous ? Le verset a dit : « Et si son offrande est du petit bétail » (Lévitique 1, 10) : la lettre vav (« et ») ajoute au sujet précédent, qui traite du gros bétail, et le passage supérieur, celui du bovin, apprendra donc du passage inférieur, celui de l'agneau.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר מְלַמְּדִין; אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר אֵין מְלַמְּדִין, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela convient à celui qui dit que l'on apprend de cette manière ; mais selon celui qui dit que l'on n'apprend pas ainsi, que peut-on dire ?
- דְּתַנְיָא: ״וְאִם נֶפֶשׁ וְגוֹ׳״ – לְחַיֵּיב עַל סְפֵק מְעִילוֹת אָשָׁם תָּלוּי. דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. וַחֲכָמִים פּוֹטְרִין. מַאי, לָאו בְּהָא קָא מִיפַּלְגִי: מָר סָבַר לְמֵידִין, וּמַר סָבַר אֵין לְמֵידִין?Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et si une personne, etc. » (Lévitique 5, 17) : ce verset vient pour rendre passible, pour un doute de méïla (profanation d'un bien consacré), d'un acham talouy (sacrifice de culpabilité conditionnel, offert en cas de doute). Telles sont les paroles de Rabbi Akiva. Et les Sages exemptent. N'est-ce pas sur ceci qu'ils sont en désaccord : l'un (Rabbi Akiva) estime que l'on apprend le passage supérieur de l'inférieur, et l'autre (les Sages) estime que l'on n'apprend pas ainsi ?
- אָמַר רַב פָּפָּא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא לְמֵידִין; וְהַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבָּנַן: נֶאֱמַר כָּאן ״מִצְוֹת״, וְנֶאֱמַר בְּחַטַּאת חֵלֶב ״מִצְוֹת״;Rav Pappa a dit : tout le monde admet que l'on apprend le supérieur de l'inférieur ; et voici la raison des Sages : ils se fondent sur une guezéra chava (analogie textuelle : même mot dans deux versets). Il est dit ici « commandements » (Lévitique 5, 17) et il est dit à propos de la 'hatat pour le 'hélev (graisse interdite) « commandements » (Lévitique 4, 27) ;
- מָה לְהַלָּן – דָּבָר שֶׁחַיָּיבִין עַל זְדוֹנוֹ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתוֹ חַטָּאת, אַף כָּאן – שֶׁחַיָּיבִין עַל זְדוֹנוֹ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתוֹ חַטָּאת.de même que là-bas, il s'agit d'une chose pour laquelle on est passible, si on la commet délibérément, de karet (retranchement), et, si on la commet par erreur, d'une 'hatat, de même ici, il s'agit d'une transgression pour laquelle on est passible, délibérément, de karet, et, par erreur, d'une 'hatat, ce qui n'est pas le cas de la méïla.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא – מָה לְהַלָּן בִּקְבוּעָה, אַף כָּאן בִּקְבוּעָה; לְאַפּוֹקֵי חַטָּאת דְּטוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו, דְּעוֹלֶה וְיוֹרֵד הוּא.Et Rabbi Akiva, que tire-t-il de cette guezéra chava ? De même que là-bas, la 'hatat est fixe, de même ici, l'acham talouy ne s'offre que pour le doute sur une faute dont l'offrande est fixe ; cela exclut la 'hatat pour l'impureté du Sanctuaire et de ses choses saintes, car c'est un sacrifice variable, qui monte ou descend selon les moyens de chacun.
- וְרַבָּנַן – אֵין גְּזֵירָה שָׁוָה לְמֶחֱצָה. וְרַבִּי עֲקִיבָא נָמֵי, אֵין גְּזֵירָה שָׁוָה לְמֶחֱצָה!Et les Sages répondent : il n'y a pas de guezéra chava à moitié : une fois la comparaison établie, elle vaut pour tout. Mais pour Rabbi Akiva aussi, il n'y a pas de guezéra chava à moitié !
- אִין הָכִי נָמֵי; וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי: רַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: ״וְאִם נֶפֶשׁ״ כְּתִיב – וָי״ו מוֹסִיף עַל עִנְיָן רִאשׁוֹן;Oui, il en est bien ainsi ; et ici, c'est sur ceci qu'ils sont en désaccord : Rabbi Akiva estime qu'il est écrit « Et si une personne » : le vav ajoute au sujet précédent, et le passage de la méïla est donc rattaché à celui de l'acham talouy.
- וְרַבָּנַן נָמֵי, הָכְתִיב ״וְאִם נֶפֶשׁ״! לֵימָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי – דְּמָר סָבַר הֶיקֵּשׁ עֲדִיף, וּמָר סָבַר גְּזֵירָה שָׁוָה עֲדִיף?Mais pour les Sages aussi, n'est-il pas écrit « Et si une personne » ? Disons que c'est sur ceci qu'ils sont en désaccord : l'un (Rabbi Akiva) estime que le hékech (rapprochement de deux sujets dans un même contexte) prévaut, et l'autre (les Sages) estime que la guezéra chava prévaut ?
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא – דְּהֶיקֵּשׁ עֲדִיף; וְאָמְרִי לָךְ רַבָּנַן: תַּחְתּוֹן הוּא דְּגָמַר מֵעֶלְיוֹן –Non : tout le monde admet que le hékech prévaut ; et les Sages te diront : c'est le passage inférieur qui apprend du passage supérieur, et non l'inverse :
- לְאָשָׁם בְּכֶסֶף שְׁקָלִים. שֶׁלֹּא תֹּאמַר: לֹא יְהֵא סְפֵיקוֹ חָמוּר מִוַּדָּאוֹ; מָה וַדָּאוֹ חַטָּאת בַּת דַּנְקָא, אַף סְפֵיקוֹ אָשָׁם בַּר דַּנְקָא.cela enseigne qu'il faut un acham (sacrifice de culpabilité) d'une valeur d'au moins deux sicles d'argent, comme pour la méïla. C'était nécessaire pour que tu ne dises pas : que le sacrifice pour son doute ne soit pas plus sévère que celui pour sa certitude ; de même que pour sa certitude suffit une 'hatat valant un danka (un sixième de dinar), de même pour son doute suffirait un acham valant un danka.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא, הָא סְבָרָא מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מִ״זֹּאת תּוֹרַת הָאָשָׁם״ – תּוֹרָה אַחַת לְכׇל הָאֲשָׁמוֹת.Et Rabbi Akiva, ce raisonnement, d'où le tire-t-il ? Il le déduit de : « Voici la loi de l'acham » (Lévitique 7, 1) : une seule loi pour tous les achamot, qui doivent tous valoir au moins deux sicles.
- תִּינַח מַאן דְּאִית לֵיהּ ״תּוֹרַת״; מַאן דְּלֵית לֵיהּ ״תּוֹרַת״ מֵהֵיכָא גָּמַר? גָּמַר ״בְּעֶרְכְּךָ״–״בְּעֶרְכְּךָ״.Cela convient à celui qui admet la déduction tirée du mot « loi » ; mais celui qui n'admet pas la déduction tirée de « loi », d'où l'apprend-il ? Il l'apprend par guezéra chava de « selon ton évaluation » – « selon ton évaluation » (Lévitique 5, 15 ; 5, 18 ; 5, 25).
- תִּינַח הֵיכָא דִּכְתִיב ״בְּעֶרְכְּךָ״; אֲשַׁם שִׁפְחָה חֲרוּפָה דְּלָא כְּתִיב בֵּיהּ ״בְּעֶרְכְּךָ״, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela convient là où il est écrit « selon ton évaluation » ; mais pour l'acham dû pour la servante fiancée, à propos duquel il n'est pas écrit « selon ton évaluation », que peut-on dire ?
- גָּמַר ״בְּאֵיל״–״בְּאֵיל״.Il l'apprend par guezéra chava de « avec le bélier » – « avec le bélier » (Lévitique 5, 16 ; 19, 22).
- חַטָּאת מְנָא לַן דְּבָעֲיָא צָפוֹן? דִּכְתִיב: ״וְשָׁחַט אֶת הַחַטָּאת בִּמְקוֹם הָעוֹלָה״.La 'hatat, d'où savons-nous qu'elle requiert le nord ? Car il est écrit : « Et il égorgera la 'hatat à l'endroit de l'ola » (Lévitique 4, 29).
- אַשְׁכְּחַן שְׁחִיטָה, קַבָּלָה מְנָא לַן? דִּכְתִיב: ״וְלָקַח הַכֹּהֵן מִדַּם הַחַטָּאת״.Nous avons trouvé cela pour l'abattage ; pour la réception du sang, d'où le savons-nous ? Car il est écrit : « Et le Cohen prendra du sang de la 'hatat » (Lévitique 4, 34) : le verset suit celui de l'abattage, et la prise du sang se fait donc au même endroit.
- מְקַבֵּל עַצְמוֹ מְנָא לַן? אָמַר קְרָא: ״וְלָקַח״ – ״לוֹ יִקַּח״.Que celui qui reçoit le sang se tienne lui-même au nord, d'où le savons-nous ? Le verset a dit : « Et il prendra » (velaka'h), ce qui se lit : « il prendra pour lui-même » (lo yika'h).
- אַשְׁכְּחַן לְמִצְוָה, לְעַכֵּב מִנַּיִן? קְרָא אַחְרִינָא כְּתִיב: ״וְשָׁחַט אוֹתוֹ בִּמְקוֹם אֲשֶׁר יִשְׁחַט אֶת הָעוֹלָה״, וְתַנְיָא: הֵיכָן עוֹלָה [נִשְׁחֶטֶת] – בַּצָּפוֹן; אַף זֶה בַּצָּפוֹן.Nous avons trouvé cela comme mitsva (commandement, à accomplir au mieux) ; que ce soit indispensable, au point d'invalider le sacrifice, d'où le sait-on ? Un autre verset est écrit : « Et il l'égorgera à l'endroit où l'on égorge l'ola » (Lévitique 4, 24), et il a été enseigné dans une baraïta : où l'ola [est-elle égorgée] ? Au nord ; celui-ci aussi, le bouc du roi, au nord.
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