Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַחַת לִכְלָל, וְאַחַת לִפְרָט, וְאַחַת לִדְבָרִים שֶׁאֵינָן נֶאֱכָלִין.L'un des karèt (peines de retranchement), dans le verset « qui s'approchera des choses saintes », sert pour le général, et l'un, dans le verset « de la chair du sacrifice de paix », pour le particulier : ce détail vient inclure toutes les offrandes de l'autel, selon la règle qu'un cas sorti d'un ensemble pour enseigner quelque chose enseigne sur tout l'ensemble. Et l'un, dans le verset « une personne qui touchera toute impureté », vient inclure les choses qui ne se mangent pas d'ordinaire, comme le bois et l'encens : même pour celles-ci on encourt le karèt.
- וּלְרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּאָמַר: דְּבָרִים שֶׁאֵין נֶאֱכָלִין – אֵין חַיָּיבִין עֲלֵיהֶם מִשּׁוּם טוּמְאָה, לְאֵיתוֹיֵי מַאי? לְאֵיתוֹיֵי חַטָּאוֹת הַפְּנִימִיּוֹת.Et selon Rabbi Chimon, qui dit dans la Michna que pour les choses qui ne se mangent pas, on n'est pas passible au titre de l'impureté, ce dernier karèt vient inclure quoi ? Il vient inclure les 'hatatot (offrandes expiatoires) intérieures, dont le sang est présenté à l'intérieur du Sanctuaire.
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא, הוֹאִיל וְאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: כֹּל שֶׁאֵינוֹ עַל מִזְבֵּחַ הַחִיצוֹן כִּשְׁלָמִים – אֵין חַיָּיבִין עָלָיו מִשּׁוּם פִּיגּוּל, מִשּׁוּם טוּמְאָה נָמֵי לָא לִיחַיַּיב; קָא מַשְׁמַע לַן.Pourquoi cette inclusion est-elle nécessaire ? Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisque Rabbi Chimon a dit : tout ce qui n'est pas présenté sur l'autel extérieur comme les chelamim, on n'est pas passible à son égard pour piggoul, de même on ne serait pas passible pour l'impureté. Il nous enseigne donc que si.
- נוּמִי רַבִּי שִׁמְעוֹן מְחַיֵּיב אֶת שֶׁדַּרְכּוֹ לֶאֱכוֹל כּוּ׳. אִיתְּמַר: רַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ, רַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא – חַד מֵהַאי זוּזָא וְחַד מֵהַאי זוּזָא;La Michna dit : Rabbi Chimon rend passible pour ce qu'on a coutume de manger, etc. À ce sujet, il a été dit par les Amoraïm : Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich, Rabbi Elazar et Rabbi Yossé fils de Rabbi 'Hanina : l'un de cette paire et l'un de cette autre paire soutiennent chacun des deux avis.
- חַד אָמַר: מַחְלוֹקֶת בְּטוּמְאַת בָּשָׂר, אֲבָל בְּטוּמְאַת הַגּוּף – דִּבְרֵי הַכֹּל אֵינוֹ לוֹקֶה.L'un a dit : la machlokèt (divergence) porte sur l'impureté de la chair, c'est-à-dire lorsque la chose consommée est impure : selon les Rabbanan, celui qui mange du bois ou de l'encens impurs reçoit la flagellation ; mais pour l'impureté du corps, quand c'est le mangeur qui est impur, tous s'accordent à dire qu'il n'est pas flagellé.
- וְחַד אָמַר: כְּמַחְלוֹקֶת בָּזוֹ כָּךְ מַחְלוֹקֶת בָּזוֹ. מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דְּקָרֵינָא בֵּיהּ ״וְהַבָּשָׂר אֲשֶׁר יִגַּע בְּכׇל טָמֵא״, קָרֵינַן בֵּיהּ ״וְטֻמְאָתוֹ עָלָיו״.Et l'un a dit : comme il y a machlokèt dans ce cas-ci, ainsi il y a machlokèt dans ce cas-là. Quelle en est la raison ? Puisque nous lisons à leur sujet : « Et la chair qui touchera tout ce qui est impur » (Lévitique 7, 19), nous lisons aussi à leur sujet : « son impureté étant sur elle » (Lévitique 7, 20), au verset suivant, qui traite de celui qui mange en état d'impureté.
- רַב טָבְיוֹמֵי מַתְנֵי הָכִי; רַב כָּהֲנָא מַתְנֵי הָכִי: חַד מֵהַאי זוּזָא וְחַד מֵהַאי זוּזָא אַסֵּיפָא – חַד אָמַר: מַחְלוֹקֶת בְּטוּמְאַת הַגּוּף, אֲבָל בְּטוּמְאַת בָּשָׂר דִּבְרֵי הַכֹּל לוֹקֶה; וְחַד אָמַר: כְּמַחְלוֹקֶת בָּזוֹ כָּךְ מַחְלוֹקֶת בָּזוֹ.Rav Tavyoumi enseigne ainsi. Rav Kahana enseigne ainsi : l'un de cette paire et l'un de cette autre paire ont discuté sur la seconde partie de la Michna, la parole de Rabbi Chimon. L'un a dit : la machlokèt porte sur l'impureté du corps : Rabbi Chimon exempte alors celui qui, impur, mange du bois ou de l'encens ; mais pour l'impureté de la chair, tous s'accordent à dire qu'il est flagellé. Et l'un a dit : comme il y a machlokèt dans ce cas-ci, ainsi il y a machlokèt dans ce cas-là.
- אָמַר רָבָא: מִסְתַּבְּרָא כְּמַאן דְּאָמַר כְּמַחְלוֹקֶת בָּזוֹ כָּךְ מַחְלוֹקֶת בָּזוֹ. מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דְּלָא קָרֵינָא בֵּיהּ ״וְטֻמְאָתוֹ עָלָיו וְנִכְרְתָה״, לָא קָרֵינָא בֵּיהּ ״וְהַבָּשָׂר אֲשֶׁר יִגַּע בְּכׇל טָמֵא לֹא יֵאָכֵל״.Rava a dit : il est logique de penser comme celui qui dit : comme il y a machlokèt dans ce cas-ci, ainsi il y a machlokèt dans ce cas-là. Quelle en est la raison ? Puisque nous ne lisons pas à leur sujet : « son impureté étant sur elle, elle sera retranchée », nous ne lisons pas non plus à leur sujet : « Et la chair qui touchera tout ce qui est impur ne sera pas mangée ».
- וְהָאָמַר מָר: ״וְהַבָּשָׂר״ – לְרַבּוֹת עֵצִים וּלְבוֹנָה! (לְפוֹסְלָהּ) [לִפְסוּלָא] בְּעָלְמָא.La Guemara objecte : mais le Maître n'a-t-il pas dit : « Et la chair » vient inclure le bois et l'encens ! Réponse : c'est uniquement pour l'invalidité, inclusion d'ordre rabbinique pour laquelle le verset n'est qu'un appui.
- מַתְנִי׳ לְשֵׁם שִׁשָּׁה דְּבָרִים הַזֶּבַח נִזְבָּח: לְשֵׁם זֶבַח, לְשֵׁם זוֹבֵחַ, לְשֵׁם הַשֵּׁם, לְשֵׁם אִשִּׁים, לְשֵׁם רֵיחַ, לְשֵׁם נִיחוֹחַ. וְהַחַטָּאת וְהָאָשָׁם – לְשֵׁם חֵטְא.MICHNA : C'est au nom de six choses que le sacrifice est sacrifié : au nom du sacrifice, de sa catégorie précise ; au nom du sacrifiant, celui qui l'apporte ; au nom de Hachem ; au nom des feux de l'autel ; au nom de l'odeur ; au nom de l'agrément ; et la 'hatat et l'acham (offrandes expiatoire et de culpabilité) au nom de la faute.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: אַף מִי שֶׁלֹּא הָיָה בְּלִבּוֹ לְשֵׁם אֶחָד מִכׇּל אֵלּוּ – כָּשֵׁר; שֶׁהוּא תְּנַאי בֵּית דִּין, שֶׁאֵין הַמַּחְשָׁבָה הוֹלֶכֶת אֶלָּא אַחַר הָעוֹבֵד.Rabbi Yossé a dit : même celui qui n'avait dans le cœur aucune de toutes ces intentions, l'offrande est valable, car c'est une stipulation du tribunal de ne formuler aucune intention, puisque l'intention ne suit que celui qui accomplit le service.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: ״עוֹלָה״ – לְשֵׁם עוֹלָה, לְאַפּוֹקֵי לְשֵׁם שְׁלָמִים דְּלָא. ״אִשִּׁים״ – לְשֵׁם אִשִּׁים, לְאַפּוֹקֵי כְּבָבָא דְּלָא.GUEMARA : Rav Yehouda a dit au nom de Rav : du verset « C'est une 'ola, une offrande par le feu, d'odeur agréable à Hachem » (Lévitique 1, 9), on déduit : « 'ola » : au nom d'une 'ola (offrande entièrement brûlée), à l'exclusion d'une intention au nom de chelamim, qui n'est pas admise. « Feux » : au nom des feux de l'autel, à l'exclusion d'une grillade, simple cuisson de morceaux sur la braise, qui n'est pas admise.
- ״רֵיחַ״ – לְשֵׁם רֵיחַ, לְאַפּוֹקֵי אֵבָרִים שֶׁצְּלָאָן וְהֶעֱלָן – דְּלָא. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אֵבָרִים שֶׁצְּלָאָן וְהֶעֱלָן – אֵין בָּהֶן מִשּׁוּם רֵיחַ.« Odeur » : au nom de l'odeur, à l'exclusion de membres qu'on a rôtis puis fait monter sur l'autel, ce qui n'est pas admis. Car Rav Yehouda a dit au nom de Rav : des membres qu'on a rôtis puis fait monter ne remplissent pas la condition de l'odeur.
- ״נִיחוֹחַ״ – לְשֵׁם הֲנָחַת רוּחַ. ״לַה׳״ – לְשֵׁם מִי שֶׁאָמַר וְהָיָה הָעוֹלָם.« Agréable » : au nom du contentement de l'esprit de D.ieu. « À Hachem » : au nom de Celui qui a parlé et le monde fut.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: חַטָּאת שֶׁשְּׁחָטָהּ לְשֵׁם עוֹלָה – פְּסוּלָה. לְשֵׁם חוּלִּין – כְּשֵׁרָה. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מַאי טַעְמָא דְּרַב? ״וְלֹא יְחַלְּלוּ אֶת קׇדְשֵׁי בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ – קֳדָשִׁים מְחַלְּלִין קֳדָשִׁים, וְאֵין חוּלִּין מְחַלְּלִין קֳדָשִׁים.Rav Yehouda a dit au nom de Rav : une 'hatat qu'on a abattue au nom d'une 'ola est invalide ; au nom d'un animal profane, elle est valable. Rabbi Elazar a dit : quelle est la raison de Rav ? « Ils ne profaneront pas les choses saintes des Bnei Israël » (Lévitique 22, 15) : des choses saintes – l'intention pour une autre offrande – profanent les choses saintes, mais ce qui est profane ne profane pas les choses saintes.
- מֵתִיב רַבָּה, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: אַף מִי שֶׁלֹּא הָיָה בְּלִבּוֹ לְשֵׁם אֶחָד מִכׇּל אֵלּוּ – כָּשֵׁר, שֶׁהוּא תְּנַאי בֵּית דִּין. טַעְמָא שֶׁלֹּא הָיָה בְּלִבּוֹ כְּלָל, הָא הָיָה בְּלִבּוֹ לְשֵׁם חוּלִּין – פָּסוּל!Rabba a objecté : la Michna dit : Rabbi Yossé a dit : même celui qui n'avait dans le cœur aucune de toutes ces intentions, l'offrande est valable, car c'est une stipulation du tribunal. La raison est donc qu'il n'avait rien du tout dans le cœur ; mais s'il avait dans le cœur une intention au nom d'un animal profane, elle est invalide !
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: דִּלְמָא לֹא הָיָה כְּלָל – כָּשֵׁר וּמְרַצֶּה, הָא הָיָה בְּלִבּוֹ לְשֵׁם חוּלִּין – כָּשֵׁר וְאֵינוֹ מְרַצֶּה.Abayé lui a dit : peut-être faut-il comprendre : s'il n'avait rien du tout dans le cœur, l'offrande est valable et agréée ; mais s'il avait dans le cœur une intention au nom d'un animal profane, elle est valable mais n'est pas agréée.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: חַטָּאת שֶׁשְּׁחָטָהּ לְשֵׁם חוּלִּין – כְּשֵׁרָה. מִשּׁוּם חוּלִּין – פְּסוּלָה. כְּדִבְעָא מִינֵּיהּ שְׁמוּאֵל מֵרַב הוּנָא:Rabbi Elazar a dit : une 'hatat qu'on a abattue au nom d'un animal profane, en sachant ce qu'elle est, est valable ; en tant qu'animal profane, la croyant réellement profane, elle est invalide. Comme l'a demandé Chmouel à Rav Houna :
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