Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הִלְכְתָא לִמְשִׁיחָא?! אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה, כֹּל שְׁחִיטַת קֳדָשִׁים לָא לִתְנֵי – הִלְכְתָא לִמְשִׁיחָא הוּא! אֶלָּא דְּרוֹשׁ וְקַבֵּל שָׂכָר; הָכָא נָמֵי, דְּרוֹשׁ וְקַבֵּל שָׂכָר. הָכִי קָאָמֵינָא לָךְ: הִלְכְתָא לְמָה לִי? לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא, אֲמַר לֵיהּ: הֲלָכָה קָאָמֵינָא.Rava s'étonne : une halakha pour l'époque messianique ?! Abayé lui a dit : s'il en est ainsi, qu'on n'enseigne pas tout ce qui concerne l'abattage des sacrifices : c'est une halakha pour l'époque messianique ! Mais plutôt : étudie et reçois une récompense ; ici aussi, étudie et reçois une récompense. Rava répondit : voici ce que je te dis : pourquoi ai-je besoin d'une décision de halakha ? Autre version : il lui a dit : c'est de la décision de halakha que je parle.
- מַתְנִי׳ קׇדְשֵׁי גוֹיִם – אֵין חַיָּיבִין עֲלֵיהֶם מִשּׁוּם פִּיגּוּל, נוֹתָר וְטָמֵא; וְהַשּׁוֹחֲטָן בַּחוּץ – פָּטוּר. דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן. רַבִּי יוֹסֵי מְחַיֵּיב.MICHNA. Pour les offrandes des non-Juifs, on n'est pas passible à leur sujet pour piggoul (offrande rendue impropre par une intention hors du temps), notar (viande restée au-delà de son temps) ou impureté ; et celui qui les abat à l'extérieur du Temple est exempt ; telles sont les paroles de Rabbi Chimon. Rabbi Yossé le déclare passible.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: קׇדְשֵׁי גוֹיִם – לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין, וְאֵין חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם פִּיגּוּל, נוֹתָר וְטָמֵא,GUEMARA. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Des offrandes des non-Juifs, on ne doit pas tirer profit, mais on ne commet pas de me'ila (détournement d'un bien sacré) ; et on n'est pas passible à leur sujet pour piggoul, notar ou impureté ;
- וְאֵין עוֹשִׂין תְּמוּרָה, וְאֵין מְבִיאִין נְסָכִים, אֲבָל קׇרְבָּנָן טָעוּן נְסָכִים. דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן.et ils ne font pas de temoura (substitution d'un animal à un animal consacré), et ils n'apportent pas de libations seules, mais leur offrande requiert des libations ; telles sont les paroles de Rabbi Chimon.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: רוֹאֶה אֲנִי בְּכוּלָּן לְהַחְמִיר, שֶׁנֶּאֱמַר בָּהֶן ״לַה׳״. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בְּקׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ, אֲבָל בְּקׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת – מוֹעֲלִין בָּהֶן.Rabbi Yossé a dit : je vois, dans tous ces cas, qu'il faut être rigoureux, car il est dit à leur sujet : « à Hachem » (Lévitique 22, 18). À quoi ces paroles s'appliquent-elles ? Aux choses consacrées à l'autel ; mais pour les choses consacrées à l'entretien du Temple, on commet une me'ila à leur sujet.
- לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין. לֹא נֶהֱנִין – מִדְּרַבָּנַן.« On ne doit pas en tirer profit, mais on ne commet pas de me'ila. » On ne doit pas en tirer profit : par décret rabbinique.
- וְלֹא מוֹעֲלִין – דְּגָמַר מְעִילָה ״חֵט״–״חֵט״ מִתְּרוּמָה, דְּבִתְרוּמָה כְּתִיב: ״בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ – וְלֹא גוֹיִם.Mais on ne commet pas de me'ila, car il déduit la me'ila par la guezéra chava (analogie textuelle) « péché » – « péché » de la terouma (prélèvement donné au Cohen), et pour la terouma il est écrit : « les Bnei Israël » (Lévitique 22, 15), et non les non-Juifs.
- וְאֵין חַיָּיבִין עָלָיו מִשּׁוּם פִּיגּוּל, נוֹתָר וְטָמֵא. מַאי טַעְמָא? דְּאָתֵי פִּיגּוּל ״עָוֹן״–״עָוֹן״ מִנּוֹתָר,« Et on n'est pas passible à leur sujet pour piggoul, notar ou impureté. » Quelle en est la raison ? Car piggoul se déduit par « faute » – « faute » de notar,
- וְאָתֵי נוֹתָר ״חִילּוּל״–״חִילּוּל״ מִטּוּמְאָה, וּבְטוּמְאָה כְּתִיב: ״בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ – וְלֹא גּוֹיִם.et notar se déduit par « profanation » – « profanation » de l'impureté, et pour l'impureté il est écrit : « les Bnei Israël » (Lévitique 22, 2), et non les non-Juifs.
- וְאֵין עוֹשִׂין תְּמוּרָה. מַאי טַעְמָא? דְּאִיתַּקַּשׁ תְּמוּרָה לְמַעְשַׂר בְּהֵמָה, וּמַעְשַׂר בְּהֵמָה אִיתַּקַּשׁ לְמַעְשַׂר דָּגָן, וּבְמַעְשַׂר דָּגָן כְּתִיב: ״בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ – וְלֹא גּוֹיִם.« Et ils ne font pas de temoura. » Quelle en est la raison ? Car la temoura est rapprochée de la dîme du bétail (Lévitique 27, 32-33), et la dîme du bétail est rapprochée de la dîme du grain (Deutéronome 14, 22-23), et pour la dîme du grain il est écrit : « les Bnei Israël » (Nombres 18, 24), et non les non-Juifs.
- וְכִי דָּבָר הַלָּמֵד בְּהֶיקֵּשׁ חוֹזֵר וּמְלַמֵּד בְּהֶיקֵּשׁ?! מַעְשַׂר דָּגָן חוּלִּין הוּא.Mais une chose apprise par hékech (rapprochement de deux sujets) enseigne-t-elle à son tour par hékech ?! Cette restriction ne vaut que pour les choses saintes, or la dîme du grain est une chose profane.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר בָּתַר מְלַמֵּד אָזְלִינַן; אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר בָּתַר לָמֵד אָזְלִינַן, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela convient à celui qui dit que nous suivons ce qui enseigne ; mais selon celui qui dit que nous suivons ce qui est appris, ici la dîme du bétail, qui est sainte, que peut-on dire ?
- אֶלָּא מַעְשַׂר בְּהֵמָה חוֹבָה – שֶׁאֵין קָבוּעַ לָהּ זְמַן הוּא, וְחוֹבָה שֶׁאֵין לָהּ זְמַן קָבוּעַ – יִשְׂרָאֵל מַיְיתוּ, גּוֹיִם לָא מַיְיתוּ.Mais plutôt : la dîme du bétail est une obligation sans temps fixé, et une obligation sans temps fixé, les Bnei Israël l'apportent, les non-Juifs ne l'apportent pas.
- וְאֵין מְבִיאִין נְסָכִים. תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֶזְרָח״ – אֶזְרָח מֵבִיא נְסָכִים, וְאֵין הַגּוֹי מֵבִיא נְסָכִים. יָכוֹל לֹא תְּהֵא עוֹלָתוֹ טְעוּנָה נְסָכִים? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כָּכָה״.« Et ils n'apportent pas de libations. » Nos Maîtres ont enseigné : « L'autochtone » (Nombres 15, 13) : l'autochtone apporte des libations seules, et le non-Juif n'apporte pas de libations. On pourrait croire que son ola (holocauste) ne requiert pas de libations ; le verset enseigne : « ainsi » (Nombres 15, 11).
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: רוֹאֶה אֲנִי בְּכוּלָּן לְהַחְמִיר. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בְּקׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ כּוּ׳. מַאי טַעְמָא?« Rabbi Yossé a dit : je vois, dans tous ces cas, qu'il faut être rigoureux. À quoi ces paroles s'appliquent-elles ? Aux choses consacrées à l'autel », etc. Quelle en est la raison ?
- קָסָבַר: כִּי גָּמְרָה מְעִילָה ״חֵט״–״חֵט״ מִתְּרוּמָה – דּוּמְיָא דִּתְרוּמָה, דְּקַדִּישָׁא קְדוּשַּׁת הַגּוּף; אֲבָל קְדוּשַּׁת בֶּדֶק הַבַּיִת, דִּקְדוּשַּׁת דָּמִים – לָא.Il estime que lorsque la me'ila se déduit par « péché » – « péché » de la terouma, c'est pour ce qui est semblable à la terouma, qui est sainte d'une sainteté intrinsèque ; mais la sainteté de l'entretien du Temple, qui est une sainteté de valeur, non.
- תָּנוּ רַבָּנַן: דָּם שֶׁנִּטְמָא וּזְרָקוֹ, בְּשׁוֹגֵג – הוּרְצָה,Nos Maîtres ont enseigné : Du sang devenu impur et qu'il a aspergé, par inadvertance, l'offrande a été agréée ;
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