Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִם לֹא נֶאֶמְרוּ חֲמוּרוֹת, הָיִיתִי אוֹמֵר עַל הַחֲמוּרוֹת בְּמִיתָה?! הָא מִטּוּמְאַת שֶׁרֶץ קָאָתְיָא, וְדַיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן!Si le cas grave – l'impureté du mort – n'avait pas été énoncé, aurais-je dit que pour le cas grave la sanction est la mort par la main du Ciel ? Voici qu'il serait déduit de l'impureté du reptile par un kal va'homer (raisonnement a fortiori), et il suffit à ce qui provient du raisonnement d'être comme ce dont il est déduit : on ne serait passible que de la transgression d'un interdit, sans plus !
- אָמַר זְעֵירִי: קַלּוֹת – טוּמְאַת שֶׁרֶץ, חֲמוּרוֹת – טוּמְאַת מֵת. וְהָכִי קָאָמַר: אִילּוּ נֶאֱמַר טוּמְאַת שֶׁרֶץ וְנֶאֱמַר מַעֲשֵׂר וּתְרוּמָה, וְלֹא נֶאֶמְרָה טוּמְאַת מֵת – הָיִיתִי אוֹמֵר: [קַלּוֹת] עַל הַקַּלּוֹת בְּלָאו, וְעַל הַחֲמוּרוֹת בְּמִיתָה;Zeïri a dit : le cas léger, c'est l'impureté du reptile ; le cas grave, c'est l'impureté du mort. Et voici ce qu'enseigne la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si l'impureté du reptile avait été énoncée, et qu'avaient été énoncés la règle de la seconde dîme et celle de la terouma (prélèvement donné au Cohen), mais que l'impureté du mort n'avait pas été énoncée à leur sujet, j'aurais dit : l'impureté [légère] du reptile, pour les aliments légers comme la dîme, entraîne la transgression d'un interdit, et pour les aliments graves comme la terouma, elle entraîne la mort par la main du Ciel ;
- וּמִדְּקַלּוֹת עַל הַחֲמוּרוֹת בְּמִיתָה – חֲמוּרוֹת נָמֵי עַל הַקַּלּוֹת בְּמִיתָה; לְכָךְ נֶאֶמְרוּ חֲמוּרוֹת.et puisque l'impureté légère, pour les aliments graves, entraîne la mort, l'impureté grave du mort, pour les aliments légers, entraînerait également la mort. C'est pourquoi le cas grave a été énoncé : pour enseigner que l'impureté du mort, pour la dîme, n'entraîne que la transgression d'un interdit, et non la mort.
- כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ מַתִּירִין, בֵּין לְאָדָם בֵּין לְמִזְבֵּחַ – חַיָּיבִין עָלָיו מִשּׁוּם פִּיגּוּל.La Michna a enseigné : Tout ce qui a des éléments permissifs (matirin), que ce soit pour l'homme ou pour l'autel, on est passible à son sujet pour piggoul (offrande rendue impropre par l'intention de la consommer hors de son temps). Le verset dit en effet, à propos des chelamim (offrandes de paix) : « Et si l'on mange de la chair du sacrifice de ses chelamim le troisième jour, il ne sera pas agréé… ce sera piggoul, et la personne qui en mangera portera sa faute » (Lévitique 7, 18).
- תָּנוּ רַבָּנַן: אוֹ אֵינוֹ מֵבִיא אֶלָּא כַּיּוֹצֵא בִּשְׁלָמִים; מָה שְׁלָמִים מְיוּחָדִים – נֶאֱכָלִין לִשְׁנֵי יָמִים וְלַיְלָה אֶחָד, אַף כֹּל נֶאֱכָל לִשְׁנֵי יָמִים וְלַיְלָה אֶחָד;Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Ou peut-être le verset n'inclut-il que ce qui est semblable aux chelamim : de même que les chelamim se distinguent en ce qu'ils sont consommés pendant deux jours et une nuit, de même tout ce qui est consommé pendant deux jours et une nuit est soumis à piggoul ;
- נֶאֱכָל לְיוֹם וָלַיְלָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִבְּשַׂר״ – כֹּל (שֶׁשִּׁירִין) [שֶׁשְּׁיָרָיו] נֶאֱכָלִין. עוֹלָה שֶׁאֵין שְׁיָרֶיהָ נֶאֱכָלִין, מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״זֶבַח״.mais pour ce qui est consommé pendant un jour et une nuit seulement, comme la 'hatat (offrande expiatoire) et l'acham (offrande de culpabilité), d'où le savons-nous ? Le verset enseigne : « de la chair » du sacrifice – ce qui inclut tout ce dont le reste [est] consommé après l'offrande des parties destinées à l'autel. Et pour l'ola (holocauste), dont le reste n'est pas consommé puisqu'elle est brûlée entièrement, d'où le savons-nous ? Le verset enseigne : « sacrifice », ce qui inclut tout ce qui est abattu.
- מִנַּיִן לְרַבּוֹת הָעוֹפוֹת וְהַמְּנָחוֹת, עַד שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה לוֹג שֶׁמֶן שֶׁל מְצוֹרָע? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר הֵם מַקְדִּישִׁים לִי״.D'où savons-nous qu'il faut inclure les offrandes d'oiseaux et les min'hot (offrandes de farine), jusqu'à ce que j'inclue même le log d'huile (mesure de capacité) du metsora (lépreux) ? Le verset enseigne, à propos de l'impureté : « qu'ils Me consacrent » (Lévitique 22, 2), ce qui englobe tout ce qui est consacré.
- וְאָתֵי נוֹתָר ״חִילּוּל״–״חִילּוּל״ מִטּוּמְאָה, וְאָתֵי פִּיגּוּל ״עָוֹן״–״עָוֹן״ מִנּוֹתָר.Et l'on déduit la règle de notar (viande restée au-delà de son temps) par la guezéra chava (analogie textuelle) « profanation » – « profanation » de l'impureté ; et l'on déduit celle de piggoul par la guezéra chava « faute » – « faute » de notar.
- וּמֵאַחַר שֶׁסּוֹפוֹ לְרַבּוֹת כׇּל דָּבָר, לָמָּה נֶאֱמַר שְׁלָמִים מֵעַתָּה? לוֹמַר לָךְ: מָה שְׁלָמִים מְיוּחָדִים – שֶׁיֵּשׁ לָהֶן מַתִּירִין בֵּין לָאָדָם בֵּין לַמִּזְבֵּחַ, אַף כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ מַתִּירִין בֵּין לָאָדָם בֵּין לַמִּזְבֵּחַ – חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם פִּיגּוּל.Mais puisqu'en fin de compte le verset inclut toute chose, pourquoi les chelamim ont-ils été mentionnés dans le verset de piggoul désormais ? Pour te dire : de même que les chelamim se distinguent en ce qu'ils ont des éléments permissifs, que ce soit pour l'homme ou pour l'autel, de même tout ce qui a des éléments permissifs, que ce soit pour l'homme ou pour l'autel, on est passible à son sujet pour piggoul.
- הָעוֹלָה – דָּמָהּ מַתִּיר אֶת בְּשָׂרָהּ לַמִּזְבֵּחַ, וְעוֹרָהּ לַכֹּהֲנִים. עוֹלַת הָעוֹף – דָּמָהּ מַתִּיר אֶת בְּשָׂרָהּ לַמִּזְבֵּחַ. חַטַּאת הָעוֹף – דָּמָהּ מַתִּיר אֶת בְּשָׂרָהּ לַכֹּהֲנִים. פָּרִים הַנִּשְׂרָפִים וּשְׂעִירִים הַנִּשְׂרָפִים – דָּמָם מַתִּיר אֶת אֵימוּרֵיהֶן לִיקְרַב.Ainsi : pour l'ola, son sang permet sa chair à l'autel et sa peau aux Cohanim. Pour l'ola d'oiseau, son sang permet sa chair à l'autel. Pour la 'hatat d'oiseau, son sang permet sa chair aux Cohanim. Pour les taureaux brûlés et les boucs brûlés (dont le corps est brûlé hors du Temple), leur sang permet que leurs émourim (parties destinées à l'autel) soient offerts.
- וּמוֹצִיא אֲנִי אֶת הַקּוֹמֶץ, וְאֶת הַלְּבוֹנָה, וְהַקְּטֹרֶת, וּמִנְחַת כֹּהֲנִים, וּמִנְחַת כֹּהֵן מָשִׁיחַ, וּמִנְחַת נְסָכִים, וְהַדָּם.Et j'exclus, par la comparaison avec les chelamim, la poignée de farine prélevée sur la min'ha, l'encens qui l'accompagne, l'encens composé (ketoret), la min'ha des Cohanim, la min'ha du Cohen oint, la min'ha des libations, et le sang : aucun d'eux n'a d'élément permissif pour l'homme ou pour l'autel.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מָה שְׁלָמִים מְיוּחָדִין – שֶׁיֵּשׁ בּוֹ עַל מִזְבֵּחַ הַחִיצוֹן וְחַיָּיבִין עָלָיו, אַף כֹּל שֶׁיֶּשְׁנָן עַל מִזְבֵּחַ הַחִיצוֹן – חַיָּיבִין עָלָיו מִשּׁוּם פִּיגּוּל. יָצְאוּ פָּרִים הַנִּשְׂרָפִים וּשְׂעִירִים הַנִּשְׂרָפִים, הוֹאִיל שֶׁאֵין עַל מִזְבֵּחַ הַחִיצוֹן כִּשְׁלָמִים – אֵין חַיָּיבִין עָלָיו מִשּׁוּם פִּיגּוּל.Rabbi Chimon dit : de même que les chelamim se distinguent en ce que leur élément permissif est sur l'autel extérieur et qu'on est passible à leur sujet, de même tout ce dont l'élément permissif est sur l'autel extérieur, on est passible à son sujet pour piggoul. Sont exclus les taureaux brûlés et les boucs brûlés : puisque leur sang n'est pas sur l'autel extérieur comme les chelamim, on n'est pas passible à leur sujet pour piggoul.
- אָמַר [מָר]: כַּיּוֹצֵא בִּשְׁלָמִים. מַאי נִיהוּ? בְּכוֹר, דְּנֶאֱכָל לִשְׁנֵי יָמִים וְלַיְלָה אֶחָד. בְּמַאי אָתֵי? אִי בְּמָה מָצִינוּ – אִיכָּא לְמִיפְרַךְ:[Le Maître] a dit : ce qui est semblable aux chelamim. De quoi s'agit-il ? Du bekhor (premier-né animal), qui est consommé pendant deux jours et une nuit. D'où le déduit-on ? Si c'est par le raisonnement « que trouvons-nous ? » (bema matsinou, induction à partir d'un cas semblable), on peut le réfuter :
- מָה לִשְׁלָמִים – שֶׁהֵן טְעוּנִין סְמִיכָה וּנְסָכִים, וּתְנוּפַת חָזֶה וָשׁוֹק!qu'en est-il des chelamim ? Ils se distinguent en ce qu'ils requièrent l'appui des mains, les libations, et le balancement de la poitrine et de la cuisse, ce qui ne s'applique pas au bekhor !
- אֶלָּא מֵ״אִם הֵאָכֹל יֵאָכֵל״.Mais plutôt, on le déduit par la règle du général, du particulier et du général, à partir de « Et si l'on mange, on mangera » (Lévitique 7, 18) : les deux expressions sont des termes généraux, et « de la chair du sacrifice de ses chelamim » est le particulier.
- הָנֵי תְּרֵי כְּלָלֵי דִּסְמִיכִי אַהֲדָדֵי נִינְהוּ! אָמַר רָבָא, כִּדְאָמְרִי בְּמַעְרְבָא: כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא שְׁנֵי כְּלָלוֹת הַסְּמוּכִים זֶה לָזֶה, הַטֵּל פְּרָט בֵּינֵיהֶם וְדוּנֵם בִּכְלָל וּפְרָט.Mais ces expressions sont deux termes généraux adjacents l'un à l'autre, sans particulier entre eux ! Rava a dit, comme on dit en Occident (en Erets Israël) : partout où tu trouves deux termes généraux adjacents l'un à l'autre, intercale le particulier entre eux et interprète-les selon la règle du général et du particulier (et du général).
- עַד שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה לוֹג שֶׁמֶן שֶׁל מְצוֹרָע. הָא מַנִּי – רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּתַנְיָא: לוֹג שֶׁמֶן שֶׁל מְצוֹרָע – חַיָּיבִין עָלָיו מִשּׁוּם פִּיגּוּל, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. אֵימָא סֵיפָא: וּמוֹצִיא אֲנִי מִנְחַת נְסָכִים וְהַדָּם – אֲתָאן לְרַבָּנַן!« Jusqu'à ce que j'inclue le log d'huile du metsora. » Selon qui est cet enseignement ? C'est Rabbi Méïr, car il a été enseigné dans une baraïta : Pour le log d'huile du metsora, on est passible à son sujet pour piggoul ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Énonce alors la fin de la baraïta : « Et j'exclus la min'ha des libations et le sang » : nous en arrivons aux Rabbanan, qui s'opposent à Rabbi Méïr !
- דְּתַנְיָא: נִסְכֵי בְהֵמָה – חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם פִּיגּוּל, מִפְּנֵי שֶׁדַּם הַזֶּבַח מַתִּירָן לִיקָרֵב. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. אָמְרוּ לוֹ: וַהֲלֹא אָדָם מֵבִיא אֶת זְבָחָיו הַיּוֹם, וּנְסָכִין מִיכָּן עַד עֲשָׂרָה יָמִים! אָמַר לָהֶן: אַף אֲנִי לֹא אָמַרְתִּי, אֶלָּא בְּבָאִין עִם הַזֶּבַח.Car il a été enseigné dans une baraïta : Pour les libations d'un sacrifice animal, on est passible à leur sujet pour piggoul, parce que le sang du sacrifice les permet à l'offrande ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Ils lui ont dit : mais un homme n'apporte-t-il pas ses sacrifices aujourd'hui, et les libations d'ici à dix jours ? Le sang ne les permet donc pas ! Il leur a dit : moi aussi, je n'ai parlé que de celles qui viennent avec le sacrifice. La baraïta serait donc faite de deux opinions contraires !
- אָמַר רַב יוֹסֵף: הָא מַנִּי – רַבִּי הִיא, דְּאָמַר: לוֹג שֶׁמֶן שֶׁל מְצוֹרָע – מַתְּנוֹתָיו שָׁרוּ לֵיהּ; וּמִדְּמַתְּנוֹתָיו שָׁרוּ לֵיהּ – מַתְּנוֹתָיו מְפַגְּלִי לֵיהּ.Rav Yossef a dit : selon qui est cet enseignement ? C'est Rabbi (Yehouda HaNassi), qui s'accorde avec les Rabbanan sur les libations et dit que, pour le log d'huile du metsora, ce ne sont pas le sang de l'acham, mais ses aspersions propres qui le permettent ; et puisque ses aspersions le permettent, ses aspersions le rendent piggoul.
- דְּתַנְיָא: לוֹג שֶׁמֶן שֶׁל מְצוֹרָע – מוֹעֲלִין בּוֹ, עַד שֶׁיִּזְרוֹק הַדָּם. נִזְרַק הַדָּם – לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין.Car il a été enseigné dans une baraïta : Pour le log d'huile du metsora, on commet un détournement (me'ila, profit tiré d'un bien sacré) jusqu'à ce que le sang de l'acham soit aspergé. Une fois le sang aspergé, on ne doit pas en tirer profit (par décret rabbinique), mais on ne commet pas de détournement.
- רַבִּי אוֹמֵר: מוֹעֲלִין, עַד שֶׁיִּתֵּן מַתְּנוֹתָיו. וְשָׁוִין שֶׁאָסוּר בַּאֲכִילָה עַד שֶׁיִּתֵּן מַתַּן שֶׁבַע וּמַתַּן בְּהוֹנוֹת.Rabbi dit : on commet un détournement jusqu'à ce que le Cohen effectue ses aspersions (les sept aspersions vers le Sanctuaire). Et tous s'accordent à dire qu'il est interdit de le consommer jusqu'à ce qu'il ait effectué les sept aspersions et l'application sur les pouces du metsora.
- אַמְרוּהָ קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה, אָמַר: גַּבְרָא רַבָּא כְּרַב יוֹסֵף, לֵימָא כִּי הָא מִילְּתָא?!On a rapporté cela devant Rabbi Yirmeya. Il a dit : un homme éminent comme Rav Yossef dirait-il une telle chose ?!
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