Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַהוּ דְּתֵימָא: הָנֵי מִילֵּי אֵבֶר – דִּמְחַבַּר; אֲבָל קוֹמֶץ, דְּמִיפְּרַת – אֵימָא לָא; קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : Oulla a tout de même une nouveauté à enseigner : tu aurais pu dire : cela ne vaut que pour un membre du sacrifice, qui est d'un seul tenant, si bien que le feu, en saisissant une partie, saisit le tout ; mais le kometz (la poignée prélevée sur l'offrande de farine), qui se morcelle, dis que non. Oulla nous enseigne donc que le kometz est comme un seul membre.
- אָמַר רַב אַחַאי: הִלְכָּךְ, הַאי קוֹמֶץ פִּיגּוּל, דְּפַלְגֵיהּ מַחֵית אַאַרְעָא וּפַלְגֵיהּ אַסְּקֵיהּ אַמַּעֲרָכָה, וּמָשְׁלָה בּוֹ הָאוּר – מַסֵּיקְנָא לֵיהּ לְכוּלֵּיהּ לְכַתְּחִלָּה.Rav A'haï a dit : par conséquent, ce kometz piggoul (invalidé par une intention portant hors de son temps) dont la moitié est posée à terre et la moitié a été montée sur le bûcher de l'autel, et que le feu a saisi : nous le montons tout entier d'emblée.
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַפִּיגּוּל וְהַנּוֹתָר וְהַטָּמֵא שֶׁהֶעֱלָן לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ – פָּקַע אִיסּוּר מֵהֶן. אָמַר רַב חִסְדָּא: מָרֵי דֵּיכִי; מִזְבֵּחַ – מִקְוֵה טָהֳרָה?! אָמַר רַבִּי זֵירָא: שֶׁמָּשְׁלָה בָּהֶן הָאוּר.Rabbi Its'hak a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : le piggoul, le notar (ce qui reste après le temps permis) et ce qui est tamé (rituellement impur), si on les a montés sur l'autel, leur interdit a disparu. Rav 'Hisda a dit avec étonnement : maître de cet enseignement ! L'autel est-il un mikvé (bain rituel) de pureté ? Rabbi Zeira a dit : il s'agit du cas où le feu les a saisis.
- מֵתִיב רַבִּי יִצְחָק בַּר בִּיסְנָא: אֲחֵרִים אוֹמְרִים: ״וְטֻמְאָתוֹ עָלָיו״ – מִי שֶׁטּוּמְאָה פּוֹרַחַת מִמֶּנּוּ; יָצָא בָּשָׂר – שֶׁאֵין טוּמְאָה פּוֹרַחַת מִמֶּנּוּ. וְאִם אִיתָא, הֲרֵי טוּמְאָה פּוֹרַחַת מִמֶּנּוּ עַל יְדֵי הָאוּר!Rabbi Its'hak bar Bisna a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : d'autres disent : « tandis que son impureté est sur lui » (Lévitique 7, 20) désigne celui dont l'impureté peut s'envoler, c'est-à-dire la personne qui peut se purifier ; cela exclut la viande, dont l'impureté ne s'envole pas. Or, s'il en est ainsi, comme le dit Rabbi Yo'hanan, son impureté s'envole bien par le feu de l'autel !
- אָמַר רָבָא: עַל יְדֵי מִקְוֶה קָאָמְרִינַן. מִידֵּי מִקְוֶה כְּתִיב?! אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: בִּבְשַׂר שְׁלָמִים עָסְקִינַן, דְּלָא חֲזֵי לְהַקְרָבָה.Rava a dit : nous parlons d'une purification par le mikvé. La Guemara objecte : le mikvé est-il donc écrit dans la baraïta ? Rav Pappa a plutôt dit : nous nous occupons de la viande des chelamim (sacrifices de paix), qui n'est pas apte à être offerte sur l'autel ; celui-ci n'en ôte donc pas l'impureté.
- רָבִינָא אָמַר: ״וְטֻמְאָתוֹ עָלָיו״ – מִי שֶׁטּוּמְאָה פּוֹרַחַת מִמֶּנּוּ כְּשֶׁהוּא שָׁלֵם; יָצָא בָּשָׂר – דָּבָר שֶׁאֵין טוּמְאָה פּוֹרַחַת כְּשֶׁהוּא שָׁלֵם, אֶלָּא כְּשֶׁהוּא חָסֵר.Ravina a dit : « tandis que son impureté est sur lui » désigne celui dont l'impureté s'envole quand il est entier ; cela exclut la viande, chose dont l'impureté ne s'envole pas quand elle est entière, mais seulement quand elle est diminuée, lorsque le feu de l'autel la consume.
- גּוּפָא: ״וְטֻמְאָתוֹ עָלָיו״ – בְּטוּמְאַת הַגּוּף הַכָּתוּב מְדַבֵּר.Revenons au sujet lui-même : « tandis que son impureté est sur lui » : le verset parle de l'impureté du corps de la personne.
- אַתָּה אוֹמֵר בְּטוּמְאַת הַגּוּף; אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בְּטוּמְאַת בָּשָׂר? נֶאֱמַר כָּאן: ״טֻמְאָתוֹ״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן: ״טֻמְאָתוֹ (עָלָיו) [בּוֹ]״ – מָה לְהַלָּן בְּטוּמְאַת הַגּוּף הַכָּתוּב מְדַבֵּר, אַף כָּאן בְּטוּמְאַת הַגּוּף הַכָּתוּב מְדַבֵּר.Tu dis : de l'impureté du corps ; ou ne s'agit-il pas plutôt de l'impureté de la viande ? Car « lui » est masculin, comme la viande, alors que l'âme (néfech) est féminine. Il est dit ici : « son impureté », et il est dit plus loin : « son impureté est en lui » (Nombres 19, 13) : de même que là-bas le verset parle de l'impureté du corps, de même ici le verset parle de l'impureté du corps.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: הוֹאִיל וְנֶאֶמְרוּ קָדָשִׁים בִּלְשׁוֹן רַבִּים, וְנֶאֶמְרָה טוּמְאָה בִּלְשׁוֹן יָחִיד – בְּטוּמְאַת הַגּוּף הַכָּתוּב מְדַבֵּר. רַבִּי אוֹמֵר: ״וְאָכַל״ – בְּטוּמְאַת הַגּוּף הַכָּתוּב מְדַבֵּר. אֲחֵרִים אָמְרוּ: ״וְטֻמְאָתוֹ עָלָיו״ – מִי שֶׁטּוּמְאָה פּוֹרַחַת מִמֶּנּוּ; יָצָא בָּשָׂר, שֶׁאֵין טוּמְאָה פּוֹרַחַת מִמֶּנּוּ.Rabbi Yossé dit : puisque les choses saintes ont été mentionnées au pluriel (« les chelamim ») et l'impureté au singulier (« sur lui »), le verset parle de l'impureté du corps. Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi) dit : « et mange » (Lévitique 7, 21) montre que le verset parle de l'impureté du corps. D'autres ont dit : « tandis que son impureté est sur lui » désigne celui dont l'impureté s'envole ; cela exclut la viande, dont l'impureté ne s'envole pas.
- אָמַר מָר: רַבִּי אוֹמֵר: ״וְאָכַל״ – בְּטוּמְאַת הַגּוּף הַכָּתוּב מְדַבֵּר. מַאי מַשְׁמַע? אָמַר רָבָא: כׇּל קְרָא דְּלָא מְפָרֵשׁ לֵיהּ רַב יִצְחָק בַּר אֲבוּדִימִי, וְכֹל מַתְנִיתָא דְּלָא מְפָרֵשׁא לַהּ (רַב) זְעֵירִי – לָא מִיפָּרְשָׁא.Le Maître a dit : Rabbi dit : « et mange » : le verset parle de l'impureté du corps. La Guemara demande : d'où cela s'entend-il ? Rava a dit : tout verset que n'a pas expliqué Rav Its'hak bar Avoudimi et toute baraïta que n'a pas expliquée Zeïri ne sont pas expliqués.
- הָכִי אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אֲבוּדִימִי: הוֹאִיל וּפָתַח הַכָּתוּב בִּלְשׁוֹן נְקֵבָה וְסִיֵּים בִּלְשׁוֹן נְקֵבָה, וּלְשׁוֹן זָכָר בָּאֶמְצַע – בְּטוּמְאַת הַגּוּף הַכָּתוּב מְדַבֵּר.Ainsi a dit Rav Its'hak bar Avoudimi : puisque le verset suivant a commencé au féminin (« une âme qui touchera ») et s'est achevé au féminin (« cette âme sera retranchée »), avec le masculin au milieu (« et mange »), et qu'il parle sans conteste de la personne, de même dans le premier le verset parle de l'impureté du corps, malgré le masculin.
- מַתְנִיתָא – דְּתַנְיָא: אִם נֶאֶמְרוּ קַלּוֹת לָמָּה נֶאֶמְרוּ חֲמוּרוֹת, וְאִם (נאמר) [נֶאֶמְרוּ] חֲמוּרוֹת לָמָּה (נאמר) [נֶאֶמְרוּ] קַלּוֹת? אִם (נאמר) [נֶאֶמְרוּ] קַלּוֹת וְלֹא חֲמוּרוֹת – הָיִיתִי אוֹמֵר: עַל הַקַּלּוֹת בְּלָאו, וְעַל הַחֲמוּרוֹת בְּמִיתָה; לְכָךְ (נאמר) [נֶאֶמְרוּ] חֲמוּרוֹת. וְאִם (נאמר) [נֶאֶמְרוּ] חֲמוּרוֹת וְלֹא נֶאֶמְרוּ קַלּוֹת – הָיִיתִי אוֹמֵר: עַל הַחֲמוּרוֹת יְהֵא חַיָּיב, וְעַל הַקַּלּוֹת יְהֵא פָּטוּר; לְכָךְ נֶאֱמַר קַלּוֹת.La baraïta que Zeïri a expliquée, la voici : car il a été enseigné : si les légères ont été dites, pourquoi les graves ont-elles été dites ? Et si les graves ont été dites, pourquoi les légères ont-elles été dites ? Si les légères avaient été dites et non les graves, j'aurais dit : pour les légères, un interdit simple, et pour les graves, la mort par le Ciel ; c'est pourquoi les graves ont été dites. Et si les graves avaient été dites et non les légères, j'aurais dit : pour les graves on est passible, et pour les légères on est exempt ; c'est pourquoi les légères ont été dites.
- מַאי קַלּוֹת וּמַאי חֲמוּרוֹת? אִילֵימָא קַלּוֹת מַעֲשֵׂר, חֲמוּרוֹת תְּרוּמָה – הָיִיתִי אוֹמֵר בְּמִיתָה?! הַשְׁתָּא נָמֵי הָא בְּמִיתָה!Que sont les légères et que sont les graves ? Si l'on dit : les légères, c'est le ma'asser (la seconde dîme) et les graves, la terouma (le prélèvement donné au Cohen), comment dire : j'aurais dit : la mort ? Maintenant aussi, c'est bien la mort !
- [וְתוּ], וְאִי לֹא (נאמר) [נֶאֶמְרוּ] – הָיִיתִי אוֹמֵר בְּמִיתָה?! דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין – לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן![Et de plus], si elles n'avaient pas été dites, j'aurais dit : la mort ? Il suffit que ce qui provient du raisonnement soit comme ce dont il est déduit ! Le kal va'homer (raisonnement a fortiori) tiré du ma'asser ne peut dépasser l'interdit simple.
- אֶלָּא קַלּוֹת – טוּמְאַת שֶׁרֶץ, חֲמוּרוֹת – טוּמְאַת מֵת.Plutôt, les légères, c'est l'impureté du chérets (reptile mort), et les graves, l'impureté du mort.
- וּבְמַאי? אִי בִּתְרוּמָה – אִידֵּי וְאִידֵּי הוּא בְּמִיתָה! וְתוּ, לְכָךְ נֶאֶמְרוּ חֲמוּרוֹת – דִּבְלָאו?! הָא בְּמִיתָה הִיא! (וְאִי לֹא (נאמר) [נֶאֶמְרוּ], הָיִיתִי אוֹמֵר בְּמִיתָה?! דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין – לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן!)Et pour quoi ? Si c'est pour la terouma, l'une comme l'autre sont passibles de la mort ! Et de plus : « c'est pourquoi les graves ont été dites », pour enseigner un interdit simple ? Mais c'est la mort ! (Et si elles n'avaient pas été dites, j'aurais dit : la mort ? Il suffit que ce qui provient du raisonnement soit comme ce dont il est déduit !)
- וְאִי בַּאֲכִילַת מַעֲשֵׂר –Et si c'est pour la consommation du ma'asser –
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