Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמַר מָר: אֵין לִי אֶלָּא מַתַּן שֶׁבַע שֶׁמְּעַכְּבוֹת בְּכׇל מָקוֹם. הֵיכָא? אָמַר רַב פָּפָּא: בְּפָרָה וּבִנְגָעִים.Le Maître a dit dans la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : je n'ai de source que pour les sept mises de sang sur le Rideau, pour dire qu'elles sont indispensables, car les sept mises sont indispensables partout. Où cela ? Rav Pappa a dit : pour la Vache rousse et pour les plaies de la lèpre.
- מַתַּן אַרְבַּע מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כֵּן יַעֲשֶׂה״. מַאי שְׁנָא מַתַּן שֶׁבַע – דִּכְתִיבָן וּכְפִילָן, מַתַּן אַרְבַּע נָמֵי – כְּתִיבָן וּכְפִילָן!Les quatre mises sur l'autel intérieur, d'où savons-nous qu'elles sont indispensables ? Le verset dit : « ainsi il fera » (Lévitique 4, 20). La Guemara demande : en quoi diffèrent les sept mises ? Si l'on dit qu'elles sont indispensables parce qu'elles sont écrites et répétées (« il fera comme il a fait »), les quatre mises aussi sont écrites et répétées !
- אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְרַבִּי שִׁמְעוֹן. דְּתַנְיָא, לְמַעְלָה אוֹמֵר: ״קֶרֶן״–״קַרְנוֹת״ – שְׁתַּיִם; לְמַטָּה הוּא אוֹמֵר: ״קֶרֶן״–״קַרְנוֹת״ – אַרְבַּע. דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן.Rabbi Yirmeya a dit : cette source n'est nécessaire que selon Rabbi Chimon, pour qui deux mises seulement sont écrites dans ce passage, les deux autres venant d'un rapprochement. Car il a été enseigné dans une baraïta : plus haut, pour le taureau du Cohen (prêtre) oint, le verset dit « corne » – « cornes », au pluriel, ce qui fait deux ; plus bas, pour le taureau de la communauté, il dit encore « corne » – « cornes », ce qui fait en tout quatre. Telles sont les paroles de Rabbi Chimon.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ; הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״בְּאֹהֶל מוֹעֵד״ – עַל כׇּל הָאָמוּר בְּאֹהֶל מוֹעֵד. וְרַבִּי יְהוּדָה, ״כֵּן יֵעָשֶׂה״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ?Rabbi Yehouda dit : cela n'est pas nécessaire ; voici qu'il dit : « dans la Tente d'assignation » (Lévitique 4, 18), ce qui enseigne que le sang doit être mis sur tout ce qui est dit à propos des cornes de l'autel qui est dans la Tente d'assignation, c'est-à-dire sur les quatre cornes. La Guemara demande : et Rabbi Yehouda, que fait-il de « ainsi il fera » ?
- מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: לְפִי שֶׁלֹּא לָמַדְנוּ לְפַר יוֹם הַכִּפּוּרִים לִסְמִיכָה. וּשְׁיָרֵי הַדָּם מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כֵּן יַעֲשֶׂה״.Il en a besoin pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : parce que nous n'avons pas appris pour le taureau de Yom Kippour (jour de fête du Grand Pardon) l'obligation de l'imposition des mains, ni celle de verser le reste du sang, d'où les savons-nous ? Le verset dit : « ainsi il fera ».
- וּלְפַר יוֹם הַכִּפּוּרִים לֹא לָמַדְנוּ? הָא אָמַרְתָּ: ״לַפָּר״ – זֶה יוֹם הַכִּפּוּרִים!La Guemara demande : et pour le taureau de Yom Kippour, n'avons-nous pas appris ces lois ? Mais tu as dit dans la baraïta : « pour le taureau » (Lévitique 4, 20), c'est le taureau de Yom Kippour ! Tout ce qui est dit du taureau de la communauté devrait donc s'y appliquer.
- אִיצְטְרִיךְ; סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי – עֲבוֹדָה דִּמְעַכְּבָא כַּפָּרָה, אֲבָל עֲבוֹדָה דְּלָא מְעַכְּבָא כַּפָּרָה – אֵימָא לָא; קָמַשְׁמַע לַן.La source était nécessaire ; car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : cela ne vaut que pour un service qui est indispensable à l'expiation, comme les aspersions, mais pour un service qui n'est pas indispensable à l'expiation, comme l'imposition des mains ou le reste du sang, dis que non. Il nous enseigne donc « ainsi il fera », que ces services aussi s'appliquent au taureau de Yom Kippour.
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, הַאי ״בְּאֹהֶל מוֹעֵד״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? ״בְּאֹהֶל מוֹעֵד״ מִבְּעֵי לֵיהּ שֶׁאִם נִפְחֲתָה תִּקְרָה שֶׁל הֵיכָל, לֹא הָיָה מַזֶּה. וְאִידַּךְ – מֵ״אֲשֶׁר״. וְאִידַּךְ – ״אֲשֶׁר״ לָא דָּרֵישׁ.La Guemara demande : et Rabbi Chimon, que fait-il de ce « dans la Tente d'assignation » ? Elle répond : il a besoin de « dans la Tente d'assignation » pour enseigner que si le toit du Sanctuaire était percé, il n'aspergeait pas, car ce n'est plus une tente. La Guemara demande : et l'autre, Rabbi Yehouda, d'où tire-t-il cela ? De l'expression « qui » (« qui est dans la Tente d'assignation »). Et l'autre, Rabbi Chimon ? Il n'interprète pas « qui ».
- אַבָּיֵי אָמַר: לְרַבִּי יְהוּדָה נָמֵי אִיצְטְרִיךְ; סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: מִידֵּי דְּהָוֵה אַסְּמִיכָה וּשְׁיָרֵי הַדָּם – דְּאַף עַל גַּב דִּכְתִיבָן וּכְפִילָן לָא מְעַכְּבָא, מַתַּן אַרְבַּע נָמֵי לָא תִּתְעַכַּב; קָא מַשְׁמַע לַן.Abayé a dit : même selon Rabbi Yehouda, c'était nécessaire ; car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : comme pour l'imposition des mains et le reste du sang, qui, bien qu'ils soient écrits et répétés, ne sont pas indispensables, les quatre mises non plus ne seraient pas indispensables. Il nous enseigne donc qu'elles le sont.
- ״לַפָּר״ – זֶה פַּר יוֹם הַכִּפּוּרִים. לְמַאי הִילְכְתָא? אִי לְעַכֵּב – פְּשִׁיטָא, ״חֻקָּה״ כְּתִיבָה בֵּיהּ!La baraïta a enseigné : « pour le taureau », c'est le taureau de Yom Kippour. Pour quelle halakha (loi) ? Si c'est pour dire que ses aspersions sont indispensables, c'est évident : « statut » ('houka) est écrit à son sujet !
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: כִּי כְּתִיבָה ״חֻקָּה״ – אַדְּבָרִים הַנַּעֲשִׂים בְּבִגְדֵי לָבָן בִּפְנִים, שֶׁאִם הִקְדִּים מַעֲשֶׂה לַחֲבֵירוֹ – לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם;Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : ce n'est nécessaire que selon Rabbi Yehouda, qui a dit : lorsqu'il est écrit « statut », c'est pour les actes accomplis en vêtements blancs à l'intérieur du Saint des Saints, pour dire que si le Grand Cohen a fait passer un acte avant l'autre, il n'a rien fait du tout.
- אֲבָל דְּבָרִים הַנַּעֲשִׂים בְּבִגְדֵי לָבָן בַּחוּץ, הִקְדִּים מַעֲשֶׂה לַחֲבֵירוֹ – מַה שֶּׁעָשָׂה עָשׂוּי; אֵימָא מִדִּכְסִידְרָן לָא מְעַכְּבִי, הַזָּאוֹת נָמֵי לָא מְעַכְּבִי; קָא מַשְׁמַע לַן.Mais pour les actes accomplis en vêtements blancs à l'extérieur, dans le Sanctuaire, s'il a fait passer un acte avant l'autre, ce qu'il a fait est fait. Dis alors : puisque leur ordre n'est pas indispensable, les aspersions elles-mêmes non plus ne sont pas indispensables. Il nous enseigne donc qu'elles le sont.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב פָּפָּא: וּמִי מָצֵית אָמְרַתְּ הָכִי?! וְהָתַנְיָא: ״וְכִלָּה מִכַּפֵּר אֶת הַקֹּדֶשׁ״ – אִם כִּיפֵּר כִּילָּה, וְאִם לֹא כִּיפֵּר לֹא כִּילָּה. דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.Rav Pappa s'y oppose : peux-tu vraiment dire cela, que Rabbi Yehouda tire d'ici le caractère indispensable ? Mais il a été enseigné dans une baraïta : « Et il aura achevé de faire l'expiation pour le Sanctuaire » (Lévitique 16, 20) : s'il a fait l'expiation par les aspersions, il a achevé, même s'il n'a pas versé le reste du sang ; et s'il n'a pas fait l'expiation, il n'a pas achevé. Telles sont les paroles de Rabbi Akiva.
- אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוּדָה, מִפְּנֵי מָה לֹא נֹאמַר: אִם כִּילָּה כִּיפֵּר, וְאִם לֹא כִּילָּה לֹא כִּיפֵּר?Rabbi Yehouda lui a dit : pourquoi ne dirions-nous pas : s'il a achevé tout le service, il a fait l'expiation ; et s'il n'a pas achevé, il n'a pas fait l'expiation ? Rabbi Yehouda tire donc de ce verset-là le caractère indispensable, et non de « pour le taureau ».
- אָמַר רַב פָּפָּא: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְאֶת (דם) [בְּדָם] וּבִטְבִילָה. ״אֶת״ – אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: לֹא נִצְרְכָא לְהַכְשִׁירRav Pappa a dit : l'allusion au taureau de Yom Kippour n'est nécessaire que pour les lois de èt (la particule du verset), de « dans le sang » et du trempage, dites pour le taureau du Cohen oint : « Et le Cohen trempera son doigt (èt etsbao) dans le sang » (Lévitique 4, 6). Èt : Rav A'ha bar Yaakov a dit : ce mot n'est nécessaire que pour valider
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