Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָתַנְיָא: דָּמִים הַטְּעוּנִין יְסוֹד – טְעוּנִין כִּיבּוּס, וּמַחְשָׁבָה מוֹעֶלֶת בָּהֶן, וְהַמַּעֲלֶה מֵהֶן בַּחוּץ חַיָּיב;Et il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Les sangs qui requièrent le pied de l'autel, c'est-à-dire apparemment le reste du sang d'une 'hatat (sacrifice expiatoire), requièrent le lavage du vêtement sur lequel ils ont giclé, et l'intention est effective à leur égard, pour rendre le sacrifice piggoul (disqualifié par une intention de le manger hors du temps prescrit), et celui qui en offre à l'extérieur du Temple est 'hayav (passible).
- וְדָמִים הַנִּשְׁפָּכִין לָאַמָּה – אֵין טְעוּנִין כִּיבּוּס, וְאֵין מַחְשָׁבָה מוֹעֶלֶת בָּהֶן, וְהַמַּעֲלֶה מֵהֶן בַּחוּץ פָּטוּר.Et les sangs qui sont versés dans la rigole de la cour du Temple, à savoir le sang disqualifié, ne requièrent pas de lavage, et l'intention n'est pas effective à leur égard, et celui qui en offre à l'extérieur est pétour (exempt).
- מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר מַעֲלֶה מֵהֶן בַּחוּץ חַיָּיב – רַבִּי נְחֶמְיָה הִיא; וְקָאָמַר: טָעוּן כִּיבּוּס.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) raisonne : De qui as-tu entendu qu'il dit que celui qui en offre à l'extérieur est 'hayav ? C'est Rabbi Né'hémia ; et il dit ici que cela requiert le lavage.
- וּמַחְשָׁבָה מוֹעֶלֶת בָּהֶן?! וְהָתַנְיָא: יָצְאוּ שִׁירַיִם וְהַקְטָרַת אֵימוּרִין, שֶׁאֵין מְעַכְּבִין אֶת הַכַּפָּרָה – שֶׁאֵין מַחְשָׁבָה מוֹעֶלֶת בָּהֶן!La Guemara demande : Et l'intention est effective à leur égard ?! Mais il a été enseigné dans une baraïta : Sont exclus le reste du sang et la combustion des parties à brûler (eimourim), qui ne sont pas indispensables à l'expiation, en ce que l'intention n'est pas effective à leur égard !
- כִּי תַּנְיָא הָהִיא – בְּשָׁלֹשׁ מַתָּנוֹת שֶׁבַּחַטָּאת.Lorsque cela est enseigné, il ne s'agit pas du reste, mais des trois derniers dons de la 'hatat.
- אִי הָכִי, טְעוּנִין יְסוֹד?! לְקֶרֶן אָזְלִי! אֵימָא: נִיטְעָנִין יְסוֹד. וּמַחְשָׁבָה מוֹעֶלֶת בָּהֶן?! הָאָמְרַתְּ: לָא שַׁרְיָא וְלָא מְפַגְּלָא וְלָא עָיְילָא לְגַוַּאי – כְּסוֹפָן!S'il en est ainsi, requièrent-ils le pied ?! Ils vont à la corne ! La Guemara répond : Dis : qui deviendront requis pour le pied, puisque ce qui en reste y sera versé. Elle objecte : Et l'intention est effective à leur égard ?! N'as-tu pas dit : Ils ne permettent pas, ils ne rendent pas piggoul, et ils ne disqualifient pas s'ils entrent à l'intérieur – ils sont comme leur fin !
- אֶלָּא כִּי תַּנְיָא הָהִיא – בְּדָמִים הַפְּנִימִיִּם.Mais plutôt, lorsque cela est enseigné, c'est au sujet des sangs intérieurs : il s'agit bien du reste, mais du reste des 'hatat dont le sang est donné sur l'autel intérieur.
- אֲבָל בְּדָמִים הַחִיצוֹנִים מַאי, פָּטוּר?! אַדְּתָנֵי דָּמִים הַנִּשְׁפָּכִין לָאַמָּה; לִיפְלוֹג וְלִיתְנֵי בְּדִידַהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בְּדָמִים הַפְּנִימִיִּם, אֲבָל בְּדָמִים הַחִיצוֹנִים – פָּטוּר!La Guemara demande : Mais pour les sangs extérieurs, qu'en est-il ? Est-on pétour ?! Dans ce cas, plutôt que d'enseigner le cas des sangs versés dans la rigole, qu'il distingue et enseigne au sein même de ce cas : À propos de quoi ces paroles sont-elles dites ? Au sujet des sangs intérieurs ; mais pour les sangs extérieurs, on est pétour !
- הָא מַנִּי – רַבִּי נְחֶמְיָה הִיא, דְּאָמַר: שְׁיָרֵי הַדָּם שֶׁהִקְרִיבָן בַּחוּץ – חַיָּיב; וְלָא מַתְנֵי לֵיהּ תְּלָתָא פְּטוּרֵי לְבַהֲדֵי תְּלָתָא חִיּוּבֵי.La Guemara répond : De qui est cet enseignement ? C'est Rabbi Né'hémia, qui dit : Le reste du sang, si on l'a présenté à l'extérieur, on est 'hayav, même pour les 'hatat extérieures ; et il n'aurait donc pas pu enseigner trois exemptions à côté de trois culpabilités.
- רָבִינָא אָמַר: מִן הַקֶּרֶן – מַמָּשׁ, מִן הַיְסוֹד – מִן הָרָאוּי לַיְסוֹד.La Guemara revient à la preuve de Rav Pappa : Ravina a dit : Dans la Michna, « de la corne » est au sens propre, après que le sang y a été donné, alors que « du pied » signifie : de celui qui est apte pour le pied, c'est-à-dire du reste du sang.
- אֲמַר לֵיהּ רַב תַּחְלִיפָא בַּר גַּזָּא לְרָבִינָא: אֵימָא אִידֵּי וְאִידֵּי רָאוּי הוּא! הַאי מַאי? הַשְׁתָּא רָאוּי לַקֶּרֶן – אָמְרַתְּ לָא; רָאוּי לַיְסוֹד מִיבַּעְיָא?! אֶלָּא מִן הַקֶּרֶן – מִן הַקֶּרֶן מַמָּשׁ, מִן הַיְסוֹד – מִן הָרָאוּי לַיְסוֹד.Rav Ta'hlifa bar Gaza a dit à Ravina : Dis que l'un et l'autre désignent ce qui est apte, et la Michna contredirait alors Rav Pappa ! Qu'est-ce que cela ? a répondu Ravina. Maintenant que, pour ce qui est apte à la corne, tu dis que non, il n'y a pas besoin de lavage, faut-il l'enseigner pour ce qui est apte au pied ?! Ce serait inutile. Il faut donc dire : « De la corne » signifie de la corne au sens propre, et « du pied » signifie de celui qui est apte pour le pied.
- כׇּל הַנִּיתָּנִין עַל מִזְבֵּחַ הַפְּנִימִי כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְעָשָׂה כַּאֲשֶׁר עָשָׂה״ – מָה בָּא לִלְמוֹד?La Michna a enseigné : Tous ceux dont le sang est donné sur l'autel intérieur, etc., si le Cohen (prêtre) a omis un seul don, il n'a pas fait l'expiation. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Le verset dit à propos du taureau de l'erreur de la communauté : « Et il fera au taureau comme il a fait » au taureau de la 'hatat (Lévitique 4, 20). Que vient-il enseigner ?
- לִכְפּוֹל בְּהַזָּאָתוֹ; וְלָמַד שֶׁאִם חִיסַּר אַחַת מִכׇּל הַמַּתָּנוֹת – לֹא עָשָׂה וְלֹא כְּלוּם. אֵין לִי אֶלָּא מַתַּן שֶׁבַע, שֶׁמְּעַכְּבוֹת בְּכׇל מָקוֹם; מַתַּן אַרְבַּע מִנַּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כֵּן יַעֲשֶׂה״.Il vient redoubler ses aspersions, comme si elles étaient écrites deux fois, et il apprend que s'il a omis l'un des dons, il n'a rien fait du tout. Je n'ai là que les sept dons sur le Rideau, qui sont indispensables partout. Les quatre dons sur l'autel intérieur, d'où le sait-on ? Le verset dit, pour enseigner : « Ainsi il fera » (Lévitique 4, 20).
- ״לַפָּר״ – זֶה פַּר יוֹם הַכִּפּוּרִים,« Au taureau » – c'est le taureau de Yom Kippour.
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