Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּפְנִים – בַּחוּץ; וְאֶת הַנִּיתָּנִין בַּחוּץ – בִּפְנִים; שֶׁיֹּאכְלוּהוּ טְמֵאִים; שֶׁיַּקְרִיבוּהוּ טְמֵאִים; שֶׁיֹּאכְלוּהוּ עֲרֵלִים; וְשֶׁיַּקְרִיבוּהוּ עֲרֵלִים; לְשַׁבֵּר עַצְמוֹת הַפֶּסַח; לֶאֱכוֹל הֵימֶנּוּ נָא; וּלְעָרֵב דָּמוֹ בְּדַם הַפְּסוּלִים – כָּשֵׁר.(Si quelqu'un a égorgé le sacrifice avec l'intention de placer le sang à placer) à l'intérieur du Sanctuaire, à l'extérieur ; ou celui à placer à l'extérieur, à l'intérieur ; ou avec l'intention que des personnes temé'im (impures) en mangent ; que des personnes impures l'offrent ; que des incirconcis en mangent ; ou que des incirconcis l'offrent ; ou, pour le sacrifice pascal, avec l'intention de briser les os du Pessa'h ; d'en manger à demi cuit ; ou de mêler son sang au sang de sacrifices invalides : dans tous ces cas, malgré cette intention, le sacrifice est valable.
- שֶׁאֵין מַחְשָׁבָה פּוֹסֶלֶת אֶלָּא בְּחוּץ לִזְמַנּוֹ וְחוּץ לִמְקוֹמוֹ, וְהַפֶּסַח וְהַחַטָּאת שֶׁלֹּא לִשְׁמָן.Car l'intention n'invalide le sacrifice que s'il s'agit d'une intention de le manger ou de le brûler au-delà de son temps prescrit ou hors de son lieu prescrit ; et le Pessa'h et le 'hatat (sacrifice expiatoire) sont en outre invalidés par une intention de les offrir sous un autre nom que le leur.
- גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: תְּרֵי קְרָאֵי כְּתִיבִי בְּנוֹתָר; כָּתוּב אֶחָד אוֹמֵר: ״לֹא תוֹתִירוּ מִמֶּנּוּ עַד בֹּקֶר״, וְכָתוּב אֶחָד אוֹמֵר: ״לֹא יַנִּיחַ מִמֶּנּוּ עַד בֹּקֶר״; אִם אֵינוֹ עִנְיָן לְהִנִּיחַ, תְּנֵהוּ לְעִנְיַן מַחְשֶׁבֶת הִינּוּחַ.Guemara. Quelle est la raison de Rabbi Yehouda, qui invalide le sacrifice en cas d'intention de le laisser jusqu'au lendemain ou de le faire sortir ? Rabbi Elazar a dit : deux versets sont écrits à propos du notar (la chair restée au-delà de son temps) : un verset dit : « Vous n'en laisserez rien jusqu'au matin » (Exode 12, 10), et un autre verset dit : « Il n'en laissera rien jusqu'au matin » (Lévitique 7, 15). Si le second verset n'est pas nécessaire au sujet du fait de laisser, déjà interdit par le premier, applique-le au sujet de l'intention de laisser.
- וְרַבִּי יְהוּדָה – הַאי קְרָא לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא?! הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״וּבְשַׂר זֶבַח תּוֹדַת שְׁלָמָיו״ – לָמַדְנוּ לְתוֹדָה שֶׁנֶּאֱכֶלֶת לְיוֹם וָלַיְלָה.Mais Rabbi Yehouda, est-ce pour cela que ce verset vient ?! Il en a besoin pour ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et la chair du sacrifice de reconnaissance de ses chelamim » (Lévitique 7, 15) : nous avons appris ainsi, au sujet de la toda (sacrifice de reconnaissance), qu'elle se mange pendant un jour et une nuit.
- חֲלִיפִין, וְולָדוֹת, תְּמוּרוֹת – מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבְשַׂר״. חַטָּאת וְאָשָׁם מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״זֶבַח״.Les animaux de remplacement, les petits de la toda et ses substituts, d'où savons-nous qu'ils ont la même limite ? Le verset dit : « Et la chair ». Le 'hatat et l'acham (sacrifice de culpabilité), d'où le savons-nous ? Le verset dit : « sacrifice ».
- וּמִנַּיִן לְרַבּוֹת שַׁלְמֵי נָזִיר וְשַׁלְמֵי פֶסַח? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״שְׁלָמָיו״. לַחְמֵי תוֹדָה, וְחַלּוֹת וּרְקִיקִים שֶׁבְּנָזִיר – מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״קׇרְבָּנוֹ״ – כּוּלָּן קוֹרֵא אֲנִי בָּהֶן ״לֹא יַנִּיחַ״.Et d'où savons-nous qu'il faut inclure les chelamim du nazir (le naziréen) et les chelamim du Pessa'h ? Le verset dit : « ses chelamim », au pluriel. Les pains de la toda, et les 'halot et galettes du nazir, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « son offrande » (Lévitique 7, 14). À tous ceux-là, je lis et j'applique les mots : « Il n'en laissera rien ». Le verset est donc déjà employé à ces enseignements.
- אִם כֵּן, לֵימָא קְרָא: ״לֹא תוֹתִירוּ״, מַאי ״לֹא יַנִּיחַ״? אִם אֵינוֹ עִנְיָן לְהִינּוּחַ, תְּנֵהוּ עִנְיָן לְמַחְשֶׁבֶת הִינּוּחַ.La Guemara répond : S'il en est ainsi, que le verset dise : « Vous ne laisserez pas », comme ailleurs ; pourquoi dit-il : « Il ne laissera pas », avec un autre verbe ? Si ce terme n'est pas nécessaire au sujet du fait de laisser, applique-le au sujet de l'intention de laisser.
- הָתִינַח לְהָנִיחַ, לְהוֹצִיא מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien pour l'intention de laisser jusqu'au lendemain ; mais pour l'intention de faire sortir le sacrifice hors de l'enceinte, que peut-on dire ?
- וְעוֹד, טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה סְבָרָא הוּא! דְּתַנְיָא, אָמַר לָהֶם רַבִּי יְהוּדָה: אִי אַתֶּם מוֹדִים שֶׁאִם הִנִּיחוֹ לְמָחָר – שֶׁהוּא פָּסוּל? אַף חִישֵּׁב לְהַנִּיחוֹ לְמָחָר – פָּסוּל. אֶלָּא טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה סְבָרָא הוּא?! וְנִיפְלוֹג נָמֵי רַבִּי יְהוּדָה בְּכוּלְּהוּ!Et de plus, la raison de Rabbi Yehouda est un raisonnement logique, et non un verset ! Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda leur a dit (aux Sages) : N'admettez-vous pas que s'il l'a laissé jusqu'au lendemain, il est invalide ? De même, s'il a eu l'intention de le laisser jusqu'au lendemain, il est invalide. La Guemara demande : Mais alors, si la raison de Rabbi Yehouda est un raisonnement, que Rabbi Yehouda diverge aussi pour tous les autres cas de la Michna !
- בְּהֵי נִיפְלוֹג? בְּשׁוֹבֵר עַצְמוֹת הַפֶּסַח וְלֶאֱכוֹל מִמֶּנּוּ נָא – זִיבְחָא גּוּפֵיהּ מִי מִיפְּסִיל?!La Guemara rejette cela : Sur lequel devrait-il diverger ? Sur celui qui a eu l'intention de briser les os du Pessa'h ou d'en manger à demi cuit ? Même s'il le faisait, le sacrifice lui-même serait-il invalidé ?!
- עַל מְנָת שֶׁיֹּאכְלוּהוּ טְמֵאִים וְשֶׁיַּקְרִיבוּהוּ טְמֵאִים – זִיבְחָא גּוּפֵיהּ מִי מִיפְּסִיל?! שֶׁיֹּאכְלוּהוּ עֲרֵלִים וְשֶׁיַּקְרִיבוּהוּ עֲרֵלִים – זִיבְחָא גּוּפֵיהּ מִי מִיפְּסִיל?! לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא: כֹּל כְּמִינֵּיהּ?!À condition que des impurs en mangent, ou que des impurs l'offrent : le sacrifice lui-même serait-il invalidé ?! Que des incirconcis en mangent, ou que des incirconcis l'offrent : le sacrifice lui-même serait-il invalidé ?! Autre version de cette réponse : Est-ce en son pouvoir ?! Ces actes dépendent de la volonté d'autrui.
- לְעָרֵב דָּמָן בְּדַם הַפְּסוּלִין – רַבִּי יְהוּדָה לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: אֵין דָּם מְבַטֵּל דָּם. לִיתֵּן אֶת הַנִּיתָּנִין לְמַעְלָה לְמַטָּה, לְמַטָּה לְמַעְלָה – רַבִּי יְהוּדָה לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: שֶׁלֹּא לִמְקוֹמוֹ נָמֵי מְקוֹמוֹ קָרֵינָא בֵּיהּ.L'intention de mêler leur sang au sang de sacrifices invalides : Rabbi Yehouda suit sa propre opinion, car il dit : le sang n'annule pas le sang. L'intention de placer ce qui est à placer en haut de la ligne rouge de l'autel, en bas ; ou en bas, en haut : Rabbi Yehouda suit sa propre opinion, car il dit : le sang placé hors de son endroit sur l'autel, nous l'appelons aussi « à son endroit ».
- וְלִיפְלוֹג בַּנִּיתָּנִין בִּפְנִים שֶׁנְּתָנָן בַּחוּץ, וְהַנִּיתָּנִין בַּחוּץ שֶׁנְּתָנָן בִּפְנִים!La Guemara suggère : Mais qu'il diverge sur ce qui est à placer à l'intérieur et qu'il a l'intention de placer à l'extérieur, et sur ce qui est à placer à l'extérieur et qu'il a l'intention de placer à l'intérieur ! Là, le verset invalide explicitement le sang introduit à l'intérieur.
- קָסָבַר רַבִּי יְהוּדָה: בָּעֵינַן מְקוֹם שֶׁיְּהֵא מְשׁוּלָּשׁ – בְּדָם, בְּבָשָׂר וּבְאֵימוּרִין.Rabbi Yehouda pense : nous exigeons, pour invalider par une intention « hors de son lieu », un lieu qui soit triple : un lieu apte pour le sang, pour la chair et pour les émourim (les parties brûlées sur l'autel). Seul l'extérieur de la cour du Temple répond à cette condition, du temps où les autels privés étaient permis ; le Sanctuaire, lui, n'y répond pas.
- וּמִי אִית לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה הַאי סְבָרָא?! וְהָתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״דָּבָר רָע״ – רִיבָּה כָּאן חַטָּאת שֶׁשְּׁחָטָהּ בַּדָּרוֹם וְחַטָּאת שֶׁנִּכְנַס דָּמָהּ לִפְנִים, פְּסוּלָה.Mais Rabbi Yehouda admet-il ce raisonnement ?! Or il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : « Toute chose mauvaise » (Deutéronome 17, 1) : le verset a inclus ici le 'hatat qu'on a égorgé au sud de la cour, et le 'hatat dont le sang est entré à l'intérieur, c'est-à-dire qu'on a égorgé avec cette intention : ils sont invalides. Une intention portant sur un lieu qui n'est pas « triple » invalide donc le sacrifice.
- וְלֵית לְרַבִּי יְהוּדָה שְׁלִישִׁי?! וְהָתְנַן, אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: הִכְנִיס בְּשׁוֹגֵג – כָּשֵׁר. הָא בְּמֵזִיד – פָּסוּל; וְקַיְימָא לַן בְּשֶׁכִּיפֵּר.La Guemara rétorque : Et Rabbi Yehouda n'admet-il pas l'exigence du lieu triple ? Or nous avons appris dans une Michna (plus loin, 82a) : Rabbi Yehouda a dit : S'il a introduit le sang à l'intérieur par inadvertance, il est valable. On en déduit : mais s'il l'a fait délibérément, il est invalide. Et nous tenons que Rabbi Yehouda ne l'invalide que lorsqu'il a fait l'expiation, c'est-à-dire qu'il a effectivement placé le sang sur l'autel intérieur.
- הַשְׁתָּא וּמָה הָתָם (עָיְילִי עָיְילָא) [דְּעַיּוֹלֵי עַיְּילֵיהּ], אִי כִּיפֵּר אִין אִי לֹא כִּיפֵּר לָא; הָכָא דְּחַשֵּׁיב חַשּׁוֹבֵי, לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?! תְּרֵי תַּנָּאֵי וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה.Or, si là-bas, où il l'a effectivement introduit, s'il a fait l'expiation, oui, c'est invalide, et s'il n'a pas fait l'expiation, non ; ici, où il a seulement eu une intention, à plus forte raison ce devrait être valable ?! La Guemara répond : Ce sont deux Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) qui divergent selon l'opinion de Rabbi Yehouda.
- וְסָבַר רַבִּי יְהוּדָה: חַטָּאת שֶׁשְּׁחָטָהּ בַּדָּרוֹם –Et Rabbi Yehouda pense-t-il que pour un 'hatat qu'on a égorgé au sud,
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