Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַף אֲנִי לֹא אָמַרְתִּי אֶלָּא כְּשֶׁנִּתְקַבֵּל בִּכְלִי. וְהוּא גּוּפֵיהּ מְנָא יָדַע? כֹּהֲנִים זְרִיזִין, וְעָבְדִין הַיָּיא וּמִשְׁתַּפְכִין.Moi non plus, je n'ai parlé que du cas où il a été recueilli dans un ustensile. La Guemara demande : Et lui-même, comment le sait-il ? Elle répond : Les Cohanim (prêtres) sont diligents et recueillent tout le sang, et ils opèrent avec hâte, et le sang des coupes se répand.
- וַהֲלֹא דַּם הַתַּמְצִית מְעוֹרָב בּוֹ! רַבִּי יְהוּדָה לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: דַּם הַתַּמְצִית קָרוּי דָּם.La Guemara objecte : Mais le dam hatamtsit (sang d'exsudation, qui s'écoule après le jet initial et ne convient pas à l'aspersion) y est mêlé ! Elle répond : Rabbi Yehouda suit son raisonnement, lui qui dit : le dam hatamtsit est appelé sang.
- דְּתַנְיָא: דַּם הַתַּמְצִית – בְּאַזְהָרָה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּכָרֵת.Car il est enseigné (dans une baraïta) : le dam hatamtsit est soumis à une simple interdiction (passible de flagellation) ; Rabbi Yehouda dit : au karèt (peine de retranchement).
- וְהָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מוֹדֶה רַבִּי יְהוּדָה לְעִנְיַן כַּפָּרָה שֶׁאֵינוֹ מְכַפֵּר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי הַדָּם הוּא הַנָּפֶשׁ״ –La Guemara objecte : Mais Rabbi Élazar n'a-t-il pas dit : Rabbi Yehouda admet, quant à l'expiation, qu'il n'expie pas, comme il est dit : « car le sang, c'est la vie » (Lévitique 17, 11) :
- דָּם שֶׁהַנֶּפֶשׁ יוֹצְאָה בּוֹ קָרוּי דָּם, שֶׁאֵין הַנֶּפֶשׁ יוֹצְאָה בּוֹ אֵין קָרוּי דָּם!le sang avec lequel la vie s'en va est appelé sang ; celui avec lequel la vie ne s'en va pas n'est pas appelé sang ! Le dam hatamtsit devrait donc invalider le mélange.
- אֶלָּא רַבִּי יְהוּדָה לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: אֵין דָּם מְבַטֵּל דָּם.C'est plutôt que Rabbi Yehouda suit son raisonnement, lui qui dit : le sang n'annule pas le sang. Le sang valable du mélange n'est donc pas annulé par le dam hatamtsit.
- אָמַר לָהֶם רַבִּי יְהוּדָה: לְדִבְרֵיכֶם, לָמָּה פּוֹקְקִין הָעֲזָרָה? אָמְרוּ לוֹ: שֶׁבַח הוּא לִבְנֵי אַהֲרֹן שֶׁיְּהַלְּכוּ עַד אַרְכוּבּוֹתֵיהֶן בַּדָּם.Rabbi Yehouda leur a dit : Selon vos paroles, pourquoi bouche-t-on le canal de la cour du Temple la veille de Pessa'h ? Ils lui ont dit : C'est un honneur pour les fils d'Aharon de marcher jusqu'aux chevilles dans le sang.
- וְהָא דָּם הָוֵי חֲצִיצָה! לַח הוּא, וְלָא הָוֵי חֲצִיצָה. דִּתְנַן: הַדָּם וְהַדְּיוֹ וְהַדְּבַשׁ וְהֶחָלָב – יְבֵישִׁין חוֹצְצִין, לַחִין אֵין חוֹצְצִין.La Guemara objecte : Mais le sang constitue une séparation entre les pieds des Cohanim et le sol ! Elle répond : Il est humide, et il ne constitue pas une séparation. Car nous avons appris : le sang, l'encre, le miel et le lait : secs, ils séparent ; humides, ils ne séparent pas.
- וְהָא קָא מִיתַּוְּוסִי מָאנַיְיהוּ, וּתְנַן: הָיוּ בְּגָדָיו מְטוּשְׁטָשִׁין וְעָבַד – עֲבוֹדָתוֹ פְּסוּלָה! וְכִי תֵּימָא דִּמְדַלּוּ לְהוּ, וְהָתַנְיָא: ״מִדּוֹ״ – כְּמִדָּתוֹ, שֶׁלֹּא יְחַסֵּר וְשֶׁלֹּא יוֹתִיר! בְּהוֹלָכַת אֵבָרִים לַכֶּבֶשׁ, דְּלָאו עֲבוֹדָה הִיא.La Guemara objecte : Mais leurs vêtements se salissent ; et nous avons appris : si ses vêtements étaient souillés et qu'il a officié, son service est invalide ! Et si tu dis qu'ils les relevaient, n'est-il pas enseigné : « mido » (Lévitique 6, 3) signifie « à sa mesure », ni trop court ni trop long ? Elle répond : Ils ne marchaient ainsi que pendant le transport des membres vers la rampe, qui n'est pas un service.
- וְלָא?! וְהָתַנְיָא: ״וְהִקְרִיב הַכֹּהֵן אֶת הַכֹּל״ – זוֹ הוֹלָכַת אֵבָרִים לַכֶּבֶשׁ! אֶלָּא בְּהוֹלָכַת עֵצִים לַמַּעֲרָכָה, דְּלָאו עֲבוֹדָה הִיא. וְלַעֲבוֹדָה הֵיכִי אָזְלִי? אָזְלִי אַאִיצְטְבֵי.La Guemara demande : Et n'en est-ce pas un ?! N'est-il pas enseigné : « et le Cohen offrira le tout » (Lévitique 1, 13) : c'est le transport des membres vers la rampe ! C'est plutôt pendant le transport du bois vers le bûcher, qui n'est pas un service. La Guemara demande : Et pour le service, comment marchaient-ils ? Elle répond : Ils marchaient sur des banquettes surélevées.
- מַתְנִי׳ הַשּׁוֹחֵט אֶת הַזֶּבַח לֶאֱכוֹל דָּבָר שֶׁאֵין דַּרְכּוֹ לֶאֱכוֹל, וּלְהַקְטִיר דָּבָר שֶׁאֵין דַּרְכּוֹ לְהַקְטִיר – כָּשֵׁר. וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר פּוֹסֵל.MICHNA : Celui qui abat l'offrande en vue de manger, hors de son temps ou hors de son lieu, une chose qu'il n'est pas d'usage de manger, et de brûler sur l'autel une chose qu'il n'est pas d'usage de brûler : l'offrande est valable. Et Rabbi Eliézer invalide.
- לֶאֱכוֹל דָּבָר שֶׁדַּרְכּוֹ לֶאֱכוֹל, וּלְהַקְטִיר דָּבָר שֶׁדַּרְכּוֹ לְהַקְטִיר – פָּחוֹת מִכְּזַיִת; כָּשֵׁר. לֶאֱכוֹל כַּחֲצִי זַיִת וּלְהַקְטִיר כַּחֲצִי זַיִת – כָּשֵׁר, שֶׁאֵין אֲכִילָה וְהַקְטָרָה מִצְטָרְפִין.En vue de manger une chose qu'il est d'usage de manger, et de brûler une chose qu'il est d'usage de brûler, mais moins que la mesure d'une olive : c'est valable. En vue de manger la moitié d'une olive et de brûler la moitié d'une olive : c'est valable, car manger et brûler ne s'additionnent pas.
- הַשּׁוֹחֵט אֶת הַזֶּבַח לֶאֱכוֹל כְּזַיִת מִן הָעוֹר, וּמִן הָרוֹטֶב, וּמִן הַקֵּיפֶה, וּמִן הָאָלָל, וּמִן הַעֲצָמוֹת, וּמִן הַגִּידִין, וּמִן הַקְּרָנַיִם, וּמִן הַטְּלָפַיִם – חוּץ לִזְמַנּוֹ וְחוּץ לִמְקוֹמוֹ; כָּשֵׁר, וְאֵין חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם פִּיגּוּל וְנוֹתָר וְטָמֵא.Celui qui abat l'offrande en vue de manger la mesure d'une olive de la peau, de la sauce, de la kipa (dépôt d'épices et de miettes de viande au fond de la marmite), de l'alal (tendon du cou), des os, des tendons, des cornes ou des sabots, hors de son temps ou hors de son lieu : c'est valable, et on n'en est pas passible au titre de piggoul (offrande rendue abominable par une intention hors de son temps), de notar (restes laissés au-delà du temps) ni de tamé (impureté).
- הַשּׁוֹחֵט אֶת הַמּוּקְדָּשִׁין לֶאֱכוֹל שְׁלִיל אוֹ שִׁילְיָא בַּחוּץ – לֹא פִּיגֵּל. הַמּוֹלֵק אֶת הַתּוֹרִין לֶאֱכוֹל בֵּיצֵיהֶן בַּחוּץ – לֹא פִּיגֵּל.Celui qui abat des femelles consacrées en vue de manger le fœtus ou le placenta à l'extérieur n'a pas rendu l'offrande piggoul. Celui qui fait la melika (abattage rituel de l'oiseau, à l'ongle) des tourterelles en vue de manger leurs œufs à l'extérieur n'a pas rendu l'offrande piggoul.
- חֲלֵב מוּקְדָּשִׁין וּבֵיצֵי תוֹרִין – אֵין חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם פִּיגּוּל וְנוֹתָר וְטָמֵא.Pour le lait des femelles consacrées et les œufs des tourterelles, on n'en est pas passible au titre de piggoul, de notar ni de tamé.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: פִּיגֵּל בַּזֶּבַח – נִתְפַּגֵּל הַשְּׁלִיל. בַּשְּׁלִיל – לֹא נִתְפַּגֵּל הַזֶּבַח. פִּיגֵּל בָּאָלָל – נִתְפַּגְּלָה מוּרְאָה. בַּמּוּרְאָה – לֹא נִתְפַּגֵּל אָלָל.GUEMARA : Rabbi Élazar a dit : S'il a rendu piggoul par une intention sur l'offrande, le fœtus devient piggoul ; par une intention sur le fœtus, l'offrande ne devient pas piggoul. S'il a rendu piggoul par l'alal (tendon du cou) d'un oiseau, le jabot devient piggoul ; par le jabot, l'alal ne devient pas piggoul.
- פִּיגֵּל בָּאֵימוּרִין – נִתְפַּגְּלוּ פָּרִים. בַּפָּרִים – לֹא נִתְפַּגְּלוּ אֵימוּרִים.S'il a rendu piggoul par les émourim (parties brûlées sur l'autel), les taureaux entièrement brûlés deviennent piggoul ; par les taureaux, les émourim ne deviennent pas piggoul.
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: וְשָׁוִים שֶׁאִם חִישֵּׁב בַּאֲכִילַת פָּרִים וּבִשְׂרֵיפָתָן – לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם. מַאי, לָאו הָא חִישֵּׁב בָּאֵימוּרִים – נִתְפַּגְּלוּ פָּרִים? לָא;La Guemara propose : Disons que ceci vient à son appui : Et ils s'accordent que s'il a eu une intention portant sur la consommation des taureaux ou sur leur combustion, il n'a rien fait du tout. N'est-ce pas que l'on en déduit : s'il a eu une intention sur les émourim, les taureaux deviennent piggoul ? La Guemara rejette : Non ;
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