Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִין; רֵישָׁא – בִּשְׁתֵּי עֲבוֹדוֹת, סֵיפָא – בֵּין בַּעֲבוֹדָה אַחַת בֵּין בִּשְׁתֵּי עֲבוֹדוֹת.Oui, on peut l'expliquer ainsi : la première partie de la Michna (enseignement des Tannaïm) traite de deux services du sacrifice, tandis que la dernière partie, la machlokèt (divergence d'opinions) entre Rabbi Yehouda et les Sages, s'applique aussi bien à un seul service qu'à deux services.
- תְּנַן: אָמַר רַבִּי יְהוּדָה, זֶה הַכְּלָל: אִם מַחְשֶׁבֶת הַזְּמַן קָדְמָה לְמַחְשֶׁבֶת הַמָּקוֹם – פִּיגּוּל, וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת. בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹחָנָן – הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״זֶה הַכְּלָל״. אֶלָּא לְאִילְפָא – מַאי ״זֶה הַכְּלָל״? קַשְׁיָא.Preuve : nous avons appris dans la Michna : Rabbi Yehouda a dit : voici la règle : si l'intention concernant le temps a précédé l'intention concernant le lieu, c'est du piggoul (sacrifice rendu abominable par une intention de le consommer hors du temps prescrit), et l'on est passible à son sujet de karèt (retranchement). Cela se comprend selon Rabbi Yo'hanan, pour qui la machlokèt vaut même pour un seul service : c'est ce qui explique qu'il enseigne « voici la règle », une formule qui vient inclure le cas d'un seul service. Mais selon Ilfa, à quoi sert « voici la règle » ? C'est une difficulté contre l'opinion d'Ilfa.
- תְּנַן הָתָם: ״הֲרֵי זוֹ תְּמוּרַת עוֹלָה תְּמוּרַת שְׁלָמִים״ – הֲרֵי זוֹ תְּמוּרַת עוֹלָה. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.Nous avons appris là-bas, dans une Michna (Temoura 25b) : si quelqu'un, ayant devant lui deux bêtes, une 'ola (holocauste) et un chelamim (sacrifice de paix), dit d'une bête profane : « Celle-ci est la temoura (animal substitué) de l''ola, la temoura du chelamim », celle-ci est la temoura de l''ola. Tels sont les propos de Rabbi Méïr.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: אִם לְכָךְ נִתְכַּוֵּון תְּחִילָּה, הוֹאִיל וְאִי אֶפְשָׁר לְהוֹצִיא שְׁתֵּי שֵׁמוֹת כְּאַחַת – דְּבָרָיו קַיָּימִין; וְאִם מִשֶּׁאָמַר ״הֲרֵי זוֹ תְּמוּרַת עוֹלָה״, וְנִמְלַךְ וְאָמַר ״הֲרֵי זוֹ תְּמוּרַת שְׁלָמִים״ – הֲרֵי זוֹ עוֹלָה.Rabbi Yossé a dit : si c'est cela qu'il avait en vue dès le début, à savoir qu'elle soit substituée aux deux, puisqu'il est impossible de prononcer deux noms à la fois, ses paroles sont valables, et elle est la temoura des deux. Mais si, après avoir dit « celle-ci est la temoura de l''ola », il s'est ravisé et a dit « celle-ci est la temoura du chelamim », celle-ci est une 'ola seulement.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: ״הֲרֵי זוֹ תְּמוּרַת עוֹלָה וּשְׁלָמִים״, מַהוּ? ״לַחֲצוֹת״, מַהוּ?Ils ont posé la question : s'il a dit d'un seul trait : « Celle-ci est la temoura de l''ola et du chelamim », qu'en est-il ? Et s'il a précisé : « pour la partager » entre 'ola et chelamim, qu'en est-il ?
- אָמַר אַבָּיֵי: בְּהָא וַדַּאי מוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר. רָבָא אֲמַר: עֲדַיִין הִיא מַחְלוֹקֶת.Abayé a dit : dans ce cas-ci, Rabbi Méïr reconnaît assurément que les deux saintetés s'appliquent. Rava a dit : c'est encore la machlokèt : même ici, Rabbi Méïr maintient que seule la première sainteté mentionnée s'applique.
- אָמַר רָבָא לְאַבָּיֵי: לְדִידָךְ דְּאָמְרַתְּ בְּהָא וַדַּאי מוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר; הֲרֵי שְׁחִיטָה – (דלכי) [דִּכִי] ״לַחֲצוֹת״ דָּמֵי, וּפְלִיגִי!Rava a dit à Abayé : selon toi, qui dis que dans ce cas-ci Rabbi Méïr reconnaît assurément que les deux saintetés s'appliquent, voici l'abattage rituel, avec l'intention de consommer un kazayit (volume d'une olive) hors du temps et un kazayit hors du lieu : il est comparable à « pour la partager », puisque les deux intentions portent sur un seul acte, et pourtant ils sont en désaccord, Rabbi Yehouda s'en tenant à la première parole !
- אֲמַר לֵיהּ: מִי סָבְרַתְּ אֵינָהּ לִשְׁחִיטָה אֶלָּא לְבַסּוֹף?! יֶשְׁנָהּ לִשְׁחִיטָה מִתְּחִילָּה וְעַד סוֹף; וּמִשְׁנָתֵינוּ – דְּאָמַר: סִימָן רִאשׁוֹן חוּץ לִזְמַנּוֹ, סִימָן שֵׁנִי חוּץ לִמְקוֹמוֹ.Abayé lui a répondu : penses-tu donc qu'il n'y a d'abattage qu'à la fin, en un seul instant ? L'abattage existe du début jusqu'à la fin de l'acte, et notre Michna traite du cas où il a dit : j'abats le premier siman (l'un des deux conduits du cou, trachée ou œsophage) avec l'intention de consommer le sacrifice hors de son temps, le second siman avec l'intention de le consommer hors de son lieu.
- הֲרֵי קְמִיצָה – (דלכי) [דִּכִי] לַחֲצוֹת דָּמֵי, וּפְלִיגִי!Voici la kemitsa (prélèvement de la poignée de l'offrande de farine) avec ces deux intentions : elle est comparable à « pour la partager », et pourtant ils sont en désaccord à son sujet (Mena'hot 12a) !
- הָתָם נָמֵי – שֶׁהִקְטִיר קוֹמֶץ מִנְחָה חוּץ לִזְמַנּוֹ, קוֹמֶץ לְבוֹנָה חוּץ לִמְקוֹמוֹ.Là aussi, leur désaccord ne porte pas sur le prélèvement mais sur la combustion : il s'agit du cas où il a fait brûler le kometz (la poignée) de l'offrande de farine avec l'intention de la consommer hors de son temps, et la poignée d'encens avec l'intention de la consommer hors de son lieu.
- הֲרֵי קוֹמֶץ דְּמִנְחַת חוֹטֵא – דְּלֵיכָּא לְבוֹנָה בַּהֲדֵיהּ, וּפְלִיגִי!Voici le kometz de l'offrande de farine du pécheur, qui n'est pas accompagné d'encens, et pourtant ils sont en désaccord !
- לָא פְּלִיגִי. אָמַר רַב אָשֵׁי: אִם תִּימְצֵי לוֹמַר פְּלִיגִי, פְּלִיגִי בִּפְסִיעוֹת.Ils ne sont pas en désaccord à ce sujet. Rav Achi a dit : et si tu veux dire qu'ils sont en désaccord, ils sont en désaccord sur les pas du Cohen (prêtre) vers l'autel : il a eu une intention différente à chaque pas en portant le kometz, et ce service est donc lui aussi divisible.
- רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי מַתְנֵי כִּדְאַבָּיֵי, רַב הוּנָא בַּר נָתָן מַתְנֵי כִּדְרָבָא.Rav Chimi bar Achi enseignait selon Abayé, à savoir que Rabbi Méïr reconnaît que les deux saintetés s'appliquent. Rav Houna bar Natan enseignait selon Rava, à savoir que même alors, Rabbi Méïr ne retient que la première.
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אֲמַר: רַבִּי מֵאִיר – בְּשִׁיטַת רַבִּי יְהוּדָה אֲמָרָהּ, דְּאָמַר: תְּפוֹס לָשׁוֹן רִאשׁוֹן.Quand Rav Dimi est venu d'Erets Israël, il a dit : Rabbi Méïr a dit cela selon la méthode de Rabbi Yehouda, qui dit : en règle générale, retiens la première expression.
- דִּתְנַן: אָמַר רַבִּי יְהוּדָה, זֶה הַכְּלָל: אִם מַחְשֶׁבֶת הַזְּמַן קָדְמָה אֶת מַחְשֶׁבֶת הַמָּקוֹם – פִּיגּוּל, וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת.Comme nous avons appris dans la Michna : Rabbi Yehouda a dit : voici la règle : si l'intention concernant le temps a précédé l'intention concernant le lieu, c'est du piggoul, et l'on est passible à son sujet de karèt.
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