Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֹא יְעָרֵב בּוֹ מַחְשָׁבוֹת אֲחֵרוֹת.enseigne qu'on ne doit pas y mêler d'autres pensées invalidantes à la pensée de piggoul (offrande rendue inapte et interdite par une pensée de la consommer hors du temps prescrit).
- ״פִּגּוּל״ – זֶה חוּץ לִמְקוֹמוֹ.« Piggoul » : c'est la pensée hors de son lieu.
- ״יִהְיֶה״ – מְלַמֵּד שֶׁמִּצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה.« Sera », au singulier, enseigne qu'elles se joignent l'une à l'autre : un demi-kezayit (volume d'une olive) hors du temps et un demi-kezayit hors du lieu forment ensemble la mesure.
- ״וְהַנֶּפֶשׁ הָאֹכֶלֶת מִמֶּנּוּ״ – אֶחָד וְלֹא שְׁנַיִם; וְאֵיזֶה? זֶה חוּץ לִזְמַנּוֹ – דְּגָמַר ״עָוֹן״–״עָוֹן״ מִנּוֹתָר, דְּדָמֵי לֵיהּ בְּז״ב.« Et l'âme qui en mange » (Lévitique 7, 18) : une, et non deux ; une seule de ces pensées entraîne le karèt (retranchement). Et laquelle ? C'est la pensée hors de son temps, car on déduit par « faute » – « faute » du notar (chair restée au-delà du temps permis), car elle lui ressemble par zayin-beit (zeman, le temps ; bama, l'autel privé).
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְרָבָא: לְדִידָךְ, ״שְׁלִישִׁי״ דְּפָרָשַׁת ״קְדֹשִׁים תִּהְיוּ״ – מַאי דָּרְשַׁתְּ בֵּיהּ? הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְמָקוֹם שֶׁיְּהֵא מְשׁוּלָּשׁ בְּדָם, בְּבָשָׂר וּבְאֵימוּרִין.Rav Pappa a dit à Rava : Selon toi, le « troisième » de la section « Soyez saints » (Lévitique 19, 7), qu'en interprètes-tu ? Il a répondu : Celui-là est nécessaire pour enseigner qu'il faut un lieu qui soit triple : pour le sang, pour la chair et pour les émourim (parties brûlées sur l'autel).
- תִּיפּוֹק לִי מִקְרָא קַמָּא: ״אִם הֵאָכֹל יֵאָכֵל״ – מִדְּאַפְּקֵיהּ רַחֲמָנָא בִּלְשׁוֹן ״שְׁלִישִׁי״!Tirons-le plutôt du premier verset : « S'il est mangé, mangé » (Lévitique 7, 18), puisque le Miséricordieux l'a exprimé par le terme « troisième » !
- אָמַר רַב אָשֵׁי: אַמְרִיתַהּ לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב מַתְנָה; אָמַר לִי: אִי מֵהָתָם, הֲוָה אָמֵינָא: ״שְׁלִישִׁי״ – פְּרָט, ״פִּגּוּל״ – כְּלָל; וְנַעֲשֶׂה כְּלָל מוּסָף עַל הַפְּרָט, וְאִיתְרַבּוֹ שְׁאָר מְקוֹמוֹת; קָא מַשְׁמַע לַן.Rav Achi a dit : J'ai dit cet enseignement devant Rav Mattana ; il m'a dit : S'il venait de là, j'aurais dit : « Troisième » est un prat (un cas particulier), « Piggoul » est un kelal (une généralité) ; et le kelal devient un ajout au prat, et les autres lieux auraient été inclus. On nous fait donc entendre que seuls sont visés les lieux triples.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְאִם הֵאָכֹל יֵאָכֵל מִבְּשַׂר זֶבַח שְׁלָמָיו״ – אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: כּוֹף אׇזְנְךָ לִשְׁמוֹעַ – בִּמְחַשֵּׁב לֶאֱכוֹל מִזִּבְחוֹ בַּיּוֹם הַשְּׁלִישִׁי הַכָּתוּב מְדַבֵּר. אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בְּאוֹכֵל מִזִּבְחוֹ לְיוֹם שְׁלִישִׁי? אָמַרְתָּ: אַחַר שֶׁהוּא כָּשֵׁר, יַחְזוֹר וְיִפָּסֵל?!Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et si la chair de son sacrifice de paix est mangée, mangée » (Lévitique 7, 18) : Rabbi Eliézer a dit : Incline ton oreille pour entendre : le verset parle de celui qui pense manger de son sacrifice le troisième jour. Ou bien ne s'agit-il que de celui qui mange de son sacrifice au troisième jour ? Tu as dit : Après qu'il a été valable, redeviendrait-il invalide ?!
- אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: הֵן! מָצִינוּ בְּזָב וְזָבָה וְשׁוֹמֶרֶת יוֹם כְּנֶגֶד יוֹם – שֶׁהֵן בְּחֶזְקַת טׇהֳרָה, וְכֵיוָן שֶׁרָאוּ סָתְרוּ; אַף אַתָּה אַל תִּתְמַהּ עַל זֶה – שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁהוּכְשַׁר, שֶׁיַּחְזוֹר וְיִפָּסֵל.Rabbi Akiva lui a dit : Oui ! Nous avons trouvé cela pour le zav (homme atteint d'un écoulement), la zava (femme ayant un écoulement hors de ses règles) et celle qui observe un jour pour un jour : ils sont en présomption de pureté, mais dès qu'ils ont vu un nouvel écoulement, ils ont annulé leur pureté rétroactivement. Toi non plus, ne t'étonne pas de ceci : bien qu'il ait été rendu valable, il redevient invalide.
- אֲמַר לֵיהּ: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״הַמַּקְרִיב״ – בִּשְׁעַת הַקְרָבָה הוּא נִפְסָל, וְאֵינוֹ נִפְסָל בַּשְּׁלִישִׁי. אוֹ אֵינוֹ אוֹמֵר ״הַמַּקְרִיב״ אֶלָּא זֶה כֹּהֵן הַמַּקְרִיב? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״אֹתוֹ״ – בַּזֶּבַח הוּא מְדַבֵּר, וְאֵינוֹ מְדַבֵּר בַּכֹּהֵן.Rabbi Eliézer lui a dit : Mais voici qu'il est dit « celui qui offre » : c'est au moment de l'offrande qu'il devient invalide, et il ne devient pas invalide le troisième jour. Ou bien « celui qui offre » ne désigne-t-il que le Cohen (prêtre) qui offre, lequel serait disqualifié ? Lorsqu'il dit « lui », il parle du sacrifice, et il ne parle pas du Cohen.
- בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: ״אֹתוֹ״ מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תְאַחֵר לְשַׁלְּמוֹ״ – יָכוֹל אַף מְאַחֵר נִדְרוֹ בְּלֹא יֵרָצֶה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֹתוֹ״ – אוֹתוֹ בְּלֹא יֵרָצֶה, וְאֵין הַמְאַחֵר נִדְרוֹ בְּלֹא יֵרָצֶה.Ben Azzaï dit : « Lui » : pourquoi le verset le dit-il ? Parce qu'il est dit : « Tu ne tarderas pas à l'acquitter » (Deutéronome 23, 22) : on pourrait penser que même celui qui tarde pour son vœu tombe sous « il ne sera pas agréé » ; c'est pourquoi le verset dit « lui » : lui, le piggoul, tombe sous « il ne sera pas agréé », mais celui qui tarde pour son vœu ne tombe pas sous « il ne sera pas agréé ».
- אֲחֵרִים אוֹמְרִים: ״לֹא יֵחָשֵׁב״ – בְּמַחְשָׁבָה הוּא נִפְסָל, וְאֵינוֹ נִפְסָל בַּשְּׁלִישִׁי.A'hérim (« d'autres Sages ») disent : « Il ne sera pas compté » (lo yé'hachev) : c'est par la pensée (ma'hachava) qu'il devient invalide, et il ne devient pas invalide le troisième jour.
- וּבֶן עַזַּאי – דִּבְזֶבַח הַכָּתוּב מְדַבֵּר וְאֵינוֹ בְּכֹהֵן, מְנָא לֵיהּ? אִי בָּעֵית אֵימָא: נָפְקָא לֵיהּ מִדַּאֲחֵרִים, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: מִדִּכְתִיב ״לֹא יֵרָצוּ״ וְ״לֹא יֵרָצֶה״ – זִיבְחָא הוּא.Et Ben Azzaï : que le verset parle du sacrifice et non du Cohen, d'où le tire-t-il ? Si tu veux, dis : Il le tire d'A'hérim ; et si tu veux, dis : Puisqu'il est écrit « Ils ne seront pas agréés » (Lévitique 22, 25) et « Il ne sera pas agréé » (Lévitique 7, 18), c'est du sacrifice qu'il s'agit.
- וּבֶן עַזַּאי – אוֹתוֹ בְּ״לֹא יֵרָצֶה״ וְאֵין מְאַחֵר נִדְרוֹ בְּ״לֹא יֵרָצֶה״, מֵהָכָא נָפְקָא?! מִדַּאֲחֵרִים נָפְקָא! דְּתַנְיָא, אֲחֵרִים אוֹמְרִים: יָכוֹל יְהֵא בְּכוֹר שֶׁעִיבְּרָה שְׁנָתוֹ –Et Ben Azzaï : « lui » est sous « il ne sera pas agréé », mais celui qui tarde pour son vœu n'est pas sous « il ne sera pas agréé » : est-ce d'ici que cela se tire ?! Cela se tire d'A'hérim ! Car il a été enseigné dans une baraïta : A'hérim disent : On pourrait penser qu'un premier-né dont l'année est passée sera
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