Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּאַלְיָה דָּמֵי; וְהָא קָא מְחַשֵּׁב מֵאֲכִילַת מִזְבֵּחַ לְאָדָם!est considérée comme la queue elle-même et doit donc, comme elle, être brûlée sur l'autel. Mais alors, voici qu'il a une pensée qui fait passer d'une consommation par l'autel à une consommation par l'homme : il pense à manger une partie destinée à l'autel. Pourquoi l'offrande devient-elle piggoul (rendue inapte et interdite par une pensée de la consommer hors du temps prescrit) ?
- אָמַר שְׁמוּאֵל: הָא מַנִּי – רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא; דְּאָמַר: מְחַשְּׁבִין מֵאֲכִילַת מִזְבֵּחַ לַאֲכִילַת אָדָם, וּמֵאֲכִילַת אָדָם לַאֲכִילַת מִזְבֵּחַ.Chmouel a dit : Selon qui cette Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) est-elle ? C'est Rabbi Eliézer, qui dit : On peut avoir une pensée efficace qui fait passer de la consommation par l'autel à la consommation par l'homme, et de la consommation par l'homme à la consommation par l'autel.
- דִּתְנַן: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַזֶּבַח לֶאֱכוֹל דָּבָר שֶׁאֵין דַּרְכּוֹ לֶאֱכוֹל; לְהַקְטִיר דָּבָר שֶׁאֵין דַּרְכּוֹ לְהַקְטִיר – כָּשֵׁר. וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר פּוֹסֵל.Comme nous avons appris dans une Michna (plus loin, 35a) : Celui qui abat le sacrifice avec l'intention de manger une chose qu'il n'est pas d'usage de manger ou de brûler sur l'autel une chose qu'il n'est pas d'usage de brûler, hors de son temps ou hors de son lieu : le sacrifice est valable. Et Rabbi Eliézer le déclare invalide.
- בְּמַאי אוֹקֵימְתַּהּ – כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר? אֵימָא סֵיפָא, זֶה הַכְּלָל: כׇּל הַשּׁוֹחֵט, וְהַמְקַבֵּל, וְהַמּוֹלִיךְ, וְהַזּוֹרֵק; לֶאֱכוֹל דָּבָר שֶׁדַּרְכּוֹ לֶאֱכוֹל, וּלְהַקְטִיר דָּבָר שֶׁדַּרְכּוֹ לְהַקְטִיר.Selon qui l'as-tu établie, cette Michna ? Selon Rabbi Eliézer ? Cite alors la fin (plus loin, 29b) : Voici la règle : Quiconque abat, reçoit le sang, l'apporte à l'autel ou l'asperge, avec l'intention de manger une chose qu'il est d'usage de manger ou de brûler une chose qu'il est d'usage de brûler, hors de son temps, rend le sacrifice piggoul.
- דָּבָר שֶׁדַּרְכּוֹ לֶאֱכוֹל אִין, שֶׁאֵין דַּרְכּוֹ לֶאֱכוֹל לָא; אֲתָאן לְרַבָּנַן. רֵישָׁא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְסֵיפָא רַבָּנַן?! אֲמַר לֵיהּ: אִין.On en déduit : une chose qu'il est d'usage de manger, oui, elle rend piggoul ; une chose qu'il n'est pas d'usage de manger, non. Nous en arrivons ainsi aux Rabbanan (les Sages). Le début serait-il selon Rabbi Eliézer et la fin selon les Rabbanan ?! Chmouel lui a dit : Oui.
- רַב הוּנָא אָמַר: עוֹר אַלְיָה – לָאו כְּאַלְיָה דָּמֵי. אָמַר רָבָא: מַאי טַעְמָא דְּרַב הוּנָא? ״חֶלְבּוֹ הָאַלְיָה״ – וְלֹא עוֹר הָאַלְיָה.Rav Houna a dit : La peau de la queue n'est pas considérée comme la queue ; elle n'est pas brûlée mais mangée, et la Michna peut donc suivre les Rabbanan. Rava a dit : Quelle est la raison de Rav Houna ? Le verset dit : « Sa graisse, la queue » (Lévitique 3, 9) : et non la peau de la queue.
- רַב חִסְדָּא אָמַר: לְעוֹלָם עוֹר הָאַלְיָה כְּאַלְיָה דָּמֵי; וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בְּאַלְיָה שֶׁל גְּדִי.Rav 'Hisda a dit : En réalité, la peau de la queue est considérée comme la queue ; et ici, dans notre Michna, de quoi nous occupons-nous ? De la queue d'un chevreau, qui n'est pas brûlée sur l'autel mais mangée.
- כּוּלְּהוּ כִּשְׁמוּאֵל לָא אָמְרִי – רֵישָׁא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְסֵיפָא רַבָּנַן לָא מוֹקְמִי. כְּרַב הוּנָא לָא אָמְרִי – עוֹר אַלְיָה כְּאַלְיָה דָּמֵי קָא מַשְׁמַע לְהוּ.Tous ceux-là, Rav Houna et Rav 'Hisda, ne parlent pas comme Chmouel, car ils ne veulent pas établir le début selon Rabbi Eliézer et la fin selon les Rabbanan. Chmouel et Rav 'Hisda ne parlent pas comme Rav Houna, car la peau de la queue est considérée comme la queue, leur a-t-on fait entendre.
- כְּרַב חִסְדָּא – מַאי טַעְמָא לָא אָמְרִי? מַאי קָא מַשְׁמַע לַן – עוֹר אַלְיָה כְּאַלְיָה דְּמֵי?! תְּנֵינָא: וְאֵלּוּ שֶׁעוֹרוֹתֵיהֶן כִּבְשָׂרָן – עוֹר שֶׁתַּחַת הָאַלְיָה!Comme Rav 'Hisda, pourquoi Chmouel et Rav Houna ne parlent-ils pas ? Parce que, selon lui, que nous fait-on entendre ? Que la peau de la queue est considérée comme la queue ?! Nous l'avons déjà appris ('Houlin 122a) : Voici celles dont les peaux sont comme leur chair : la peau qui est sous la queue !
- וְרַב חִסְדָּא – אִיצְטְרִיךְ; סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי לְעִנְיַן טוּמְאָה – דְּרַכִּיךְ מִצְטְרֵף. אֲבָל הָכָא, אֵימָא ״לְמׇשְׁחָה״ – לִגְדוּלָּה, כְּדֶרֶךְ שֶׁהַמְּלָכִים אוֹכְלִין; וְלָא עֲבִידִי מְלָכִים דְּאָכְלִי הָכִי, אֵימָא לָא; קָא מַשְׁמַע לַן.Et Rav 'Hisda répond : cet enseignement était nécessaire. Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : Ces paroles de la Michna de 'Houlin ne valent qu'en matière d'impureté, car la peau, étant tendre, se joint à la chair pour former la mesure. Mais ici, pour les offrandes, je dirais que le verset dit « pour une onction » (Nombres 18, 8), c'est-à-dire pour la grandeur, à la manière dont mangent les rois ; et comme les rois n'ont pas l'habitude de manger ainsi la peau de la queue, je dirais que non, elle ne compte pas comme nourriture. On nous fait entendre qu'il n'en est rien.
- מֵיתִיבִי: הַשּׁוֹחֵט אֶת הָעוֹלָה לְהַקְטִיר כְּזַיִת מֵעוֹר שֶׁתַּחַת הָאַלְיָה; חוּץ לִמְקוֹמוֹ – פָּסוּל, וְאֵין בּוֹ כָּרֵת; חוּץ לִזְמַנּוֹ – פִּיגּוּל, וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת.On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui abat l'ola (l'holocauste) avec l'intention de brûler un kezayit (le volume d'une olive) de la peau qui est sous la queue : hors de son lieu, elle est invalide et n'entraîne pas de karèt (retranchement) ; hors de son temps, elle est piggoul, et l'on encourt pour elle le karèt.
- אֶלְעָזָר בֶּן יְהוּדָה אִישׁ אֲבֵלִים אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי יַעֲקֹב, וְכֵן הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה אִישׁ כְּפַר עִיכּוּס אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן: אֶחָד עוֹר בֵּית הַפְּרָסוֹת בְּהֵמָה דַּקָּה, וְאֶחָד עוֹר הָרֹאשׁ שֶׁל עֵגֶל הָרַךְ, וְאֶחָד עוֹר שֶׁתַּחַת הָאַלְיָה, וְכׇל שֶׁמָּנוּ חֲכָמִים גַּבֵּי טוּמְאָה ״וְאֵלּוּ שֶׁעוֹרוֹתֵיהֶן כִּבְשָׂרָן״ – לְהָבִיא עוֹר שֶׁל בֵּית הַבּוֹשֶׁת; חוּץ לִמְקוֹמוֹ – פָּסוּל, וְאֵין בּוֹ כָּרֵת; חוּץ לִזְמַנּוֹ – פִּיגּוּל, וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת.Elazar ben Yehouda d'Avelim dit au nom de Rabbi Yaakov, et ainsi disait Rabbi Chimon ben Yehouda de Kfar Ikos au nom de Rabbi Chimon : Que ce soit la peau des sabots du petit bétail, ou la peau de la tête d'un veau tendre, ou la peau qui est sous la queue, ou toutes celles que les Sages ont énumérées au sujet de l'impureté sous le titre « Voici celles dont les peaux sont comme leur chair », ce qui vient inclure la peau de l'organe génital féminin : hors de son lieu, le sacrifice est invalide et n'entraîne pas de karèt ; hors de son temps, il est piggoul, et l'on encourt pour lui le karèt.
- עוֹלָה אִין, אֲבָל זֶבַח לָא; בִּשְׁלָמָא לְרַב הוּנָא – הַיְינוּ דְקָתָנֵי ״עוֹלָה״; אֶלָּא לְרַב חִסְדָּא – מַאי אִירְיָא דְּתָנֵי ״עוֹלָה״? לִיתְנֵי ״זֶבַח״!La baraïta parle de l'ola, oui ; mais d'un sacrifice quelconque, non. Cela se comprend bien selon Rav Houna : c'est pourquoi on enseigne « ola », car toute l'ola est brûlée, y compris cette peau. Mais selon Rav 'Hisda, pourquoi enseigner précisément « ola » ? Qu'on enseigne « sacrifice » !
- אָמַר לְךָ רַב חִסְדָּא: אִיבָּעֵית אֵימָא, בְּאַלְיָה שֶׁל גְּדִי; וְאִיבָּעֵית אֵימָא, תְּנִי: ״זֶבַח״.Rav 'Hisda te répondra : Si tu veux, dis qu'il s'agit de la queue d'un chevreau, qui n'est brûlée que pour l'ola ; et si tu veux, dis qu'il faut corriger et enseigner : « sacrifice ».
- פָּסוּל וְאֵין בּוֹ כָּרֵת כּוּ׳. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר שְׁמוּאֵל: תְּרֵי קְרָאֵי כְּתִיבִי.La Michna a enseigné : Il est invalide et n'entraîne pas de karèt, etc. D'où savons-nous cela ? Chmouel a dit : Deux versets sont écrits.
- מַאי הִיא? אָמַר רַבָּה: ״שְׁלִישִׁי״ – זֶהוּ חוּץ לִזְמַנּוֹ.Quels sont-ils ? Rabba a dit : Dans le verset « Si la chair de son sacrifice de paix est mangée le troisième jour… ce sera piggoul, et l'âme qui en mange portera sa faute » (Lévitique 7, 18), « troisième » : c'est la pensée hors de son temps.
- ״פִּגּוּל״ – זֶהוּ חוּץ לִמְקוֹמוֹ. ״וְהַנֶּפֶשׁ הָאוֹכֶלֶת מִמֶּנּוּ״ – אֶחָד וְלֹא שְׁנַיִם; זֶהוּ חוּץ לִזְמַנּוֹ, וּלְמַעוֹטֵי חוּץ לִמְקוֹמוֹ.« Piggoul » : c'est la pensée hors de son lieu. « Et l'âme qui en mange » : une, et non deux : une seule de ces pensées entraîne le karèt ; c'est la pensée hors de son temps, ce qui vient exclure la pensée hors de son lieu.
- וְאֵימָא: ״וְהַנֶּפֶשׁ הָאוֹכֶלֶת מִמֶּנּוּ״ – זֶהוּ חוּץ לִמְקוֹמוֹ, וּלְמַעוֹטֵי חוּץ לִזְמַנּוֹ! מִסְתַּבְּרָא חוּץ לִזְמַנּוֹ עֲדִיף – דִּפְתַח בֵּיהּ. אַדְּרַבָּה! חוּץ לִמְקוֹמוֹ עֲדִיף – דִּסְמִיךְ לֵיהּ!Mais dis plutôt : « Et l'âme qui en mange » : c'est la pensée hors de son lieu, ce qui vient exclure celle hors de son temps ! Il est logique que la pensée hors de son temps soit préférable, car le verset a ouvert avec elle. Au contraire ! Celle hors de son lieu est préférable, car elle lui est adjacente !
- אֶלָּא אֲמַר אַבָּיֵי: כִּי אֲתָא רַב יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי [אָמַר רַב], סָמֵיךְ אַדְּתָנֵי תַּנָּא: כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״שְׁלִישִׁי״ בְּפָרָשַׁת ״קְדֹשִׁים תִּהְיוּ״ – שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר, שֶׁהֲרֵי כְּבָר נֶאֱמַר: ״וְאִם הֵאָכֹל יֵאָכֵל מִבְּשַׂר זֶבַח הַשְּׁלָמִים בְּיוֹם הַשְּׁלִישִׁי״;Mais alors, Abayé a dit : Quand Rav Yits'hak bar Avdimi est venu, [il a dit au nom de Rav] que Chmouel parlait de deux versets distincts, et il s'appuyait sur ce qu'a enseigné le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) : Lorsqu'il est dit « troisième » dans la section « Soyez saints » (Lévitique 19, 7), ce verset n'est pas nécessaire, puisqu'il a déjà été dit : « Si la chair du sacrifice de paix est mangée le troisième jour » (Lévitique 7, 18) ;
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