Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קָסָבַר מְחוּסַּר כִּפּוּרִים דְּזָב – כְּזָב דָּמֵי.La Guemara répond : Rabba estime que le me'houssar kippourim (celui à qui manque encore l'offrande d'expiation) issu de l'état de zav (homme atteint d'écoulement) est considéré comme un zav ; son impureté n'est donc pas affaiblie.
- וּמְחוּסַּר כִּפּוּרִים דְּזָב כְּזָב דָּמֵי – תַּנָּאֵי הִיא; דְּתַנְיָא: שְׂרָפָהּ אוֹנֵן וּמְחוּסַּר כִּפּוּרִים – כְּשֵׁרָה. יוֹסֵף הַבַּבְלִי אוֹמֵר: אוֹנֵן – כְּשֵׁרָה, מְחוּסַּר כִּפּוּרִים – פְּסוּלָה. מַאי, לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי – מָר סָבַר: מְחוּסַּר כִּפּוּרִים דְּזָב כְּזָב דָּמֵי, וּמָר סָבַר: לָאו כְּזָב דָּמֵי?Et la question de savoir si le me'houssar kippourim issu de l'état de zav est considéré comme un zav est une divergence de Tannaïm, car il a été enseigné dans une baraïta : si un onen (endeuillé avant l'enterrement) ou un me'houssar kippourim a brûlé la vache rousse, elle est valable. Yossef le Babylonien dit : si c'est un onen, elle est valable ; si c'est un me'houssar kippourim, elle est disqualifiée. N'est-ce pas sur ce point qu'ils divergent : l'un estime que le me'houssar kippourim issu de l'état de zav est considéré comme un zav, et l'autre estime qu'il n'est pas considéré comme un zav ?
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא – כְּזָב דָּמֵי; וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דִּכְתִיב: ״וְהִזָּה הַטָּהֹר״ – מִכְּלָל שֶׁהוּא טָמֵא; לִימֵּד עַל טְבוּל יוֹם שֶׁכָּשֵׁר בַּפָּרָה.La Guemara répond : non, tous s'accordent à dire qu'il est considéré comme un zav ; et ici, ils divergent sur ceci : il est écrit : « Et le pur aspergera » (Nombres 19, 19), d'où l'on conclut qu'il est par ailleurs impur ; cela enseigne, au sujet du tevoul yom (celui qui s'est immergé et attend le coucher du soleil), qu'il est apte pour la vache rousse.
- מָר סָבַר: טוּמְאָה דְּכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ, וּמָר סָבַר: טוּמְאָה דְּהָךְ פָּרָשָׁה.L'un, le premier Tanna, estime qu'il s'agit de l'impureté de toute la Torah, et l'autre, Yossef le Babylonien, estime qu'il s'agit de l'impureté de cette section-ci, celle du mort.
- הִלְכָּךְ, אוֹנֵן וּטְבוּל יוֹם דִּטְמֵא שֶׁרֶץ – דְּקִילִי, אָתוּ בְּקַל וָחוֹמֶר מִטְּבוּל יוֹם דְּמֵת; אֲבָל מְחוּסַּר כִּפּוּרִים דְּזָב – דַּחֲמִיר, שֶׁכֵּן טוּמְאָה יוֹצְאָה עָלָיו מִגּוּפוֹ; לָא.C'est pourquoi, selon Yossef le Babylonien, l'onen et le tevoul yom issu de l'impureté du reptile, qui sont moins graves, se déduisent par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) du tevoul yom issu de l'impureté du mort ; mais le me'houssar kippourim issu de l'état de zav, qui est plus grave, car l'impureté sort sur lui de son corps, non.
- מְחוּסַּר בְּגָדִים מְנָלַן? אָמַר רַבִּי אֲבוּהּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, וּמָטוּ בָּהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאָמַר קְרָא: ״וְחָגַרְתָּ אוֹתָם אַבְנֵט אַהֲרֹן וּבָנָיו, וְחָבַשְׁתָּ לָהֶם מִגְבָּעֹת, וְהָיְתָה לָהֶם כְּהֻנָּה לְחֻקַּת עוֹלָם״ – בִּזְמַן שֶׁבִּגְדֵיהֶם עֲלֵיהֶם, כְּהוּנָּתָם עֲלֵיהֶם; אֵין בִּגְדֵיהֶם עֲלֵיהֶם, אֵין כְּהוּנָּתָם עֲלֵיהֶם.La Michna a enseigné que le Cohen à qui manquent des vêtements disqualifie le service. Celui à qui manquent des vêtements, d'où le savons-nous ? Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Yo'hanan, et on l'a fait remonter au nom de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon : car le verset dit : « Tu les ceindras d'une ceinture, Aharon et ses fils, et tu leur attacheras des mitres, et ils auront la prêtrise par un statut perpétuel » (Exode 29, 9) : lorsque leurs vêtements sont sur eux, leur prêtrise est sur eux ; lorsque leurs vêtements ne sont pas sur eux, leur prêtrise n'est pas sur eux.
- וְהָא – מֵהָכָא נָפְקָא?! מֵהָתָם נָפְקָא – דְּתַנְיָא: מִנַּיִן לִשְׁתוּיֵי יַיִן שֶׁאִם עָבַד חִילֵּל? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״יַיִן וְשֵׁכָר אַל תֵּשְׁתְּ וְגוֹ׳, וּלְהַבְדִּיל בֵּין הַקֹּדֶשׁ וּבֵין הַחֹל״. מְחוּסַּר בְּגָדִים וְשֶׁלֹּא רָחוּץ יָדַיִם וְרַגְלַיִם, מִנַּיִן?La Guemara demande : mais cela se déduit-il d'ici ?! Cela se déduit de là-bas, car il a été enseigné dans une baraïta : d'où savons-nous que ceux qui ont bu du vin, s'ils ont officié, ont profané le service ? Le verset enseigne : « Tu ne boiras ni vin ni boisson enivrante, etc., et pour distinguer entre le saint et le profane » (Lévitique 10, 9-10). Et celui à qui manquent des vêtements, et celui qui n'a pas lavé ses mains et ses pieds, d'où le savons-nous ?
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.