Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- צַד כָּרֵת לָא פָּרֵיךְ.ne réfute pas par l'aspect de karet (retranchement), car cet aspect n'est pas le même pour le sacrifice expiatoire et pour l'offrande pascale.
- אָשָׁם נָמֵי לַיְיתֵי!La Guemara demande : Dans ce cas, qu'on déduise aussi le sacrifice de culpabilité (acham) par ce raisonnement !
- אָשָׁם – פָּרֵיךְ: מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, שֶׁכֵּן יֶשְׁנָן בְּצִבּוּר כִּבְיָחִיד.La Guemara répond : Pour le sacrifice de culpabilité, il réfute ainsi : Qu'y a-t-il de propre à leur point commun ? Ils ont ceci de particulier qu'ils existent pour la communauté comme pour le particulier, comme l'holocauste, tandis qu'il n'existe pas de sacrifice de culpabilité communautaire.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: צַד כָּרֵת נָמֵי פָּרֵיךְ, וּבֶן עַזַּאי גְּמָרָא גְּמִיר לַהּ. וְהָא דְּקָאָמַר רַב הוּנָא קַל וָחוֹמֶר – לֹא אֲמָרָהּ אֶלָּא לְחַדֵּד בָּהּ תַּלְמִידָיו.Et si tu veux, dis : il réfute aussi par l'aspect de karet, et ben Azaï l'a appris par tradition. Et ce que Rav Houna a dit au sujet du kal va'homer (raisonnement a fortiori), il ne l'a dit que pour aiguiser par là ses élèves.
- מַתְנִי׳ הַפֶּסַח וְהַחַטָּאת שֶׁשְּׁחָטָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן, קִבֵּל וְהִלֵּךְ וְזָרַק שֶׁלֹּא לִשְׁמָן; אוֹ לִשְׁמָן וְשֶׁלֹּא לִשְׁמָן, אוֹ שֶׁלֹּא לִשְׁמָן וְלִשְׁמָן – פְּסוּלִים.MICHNA : L'offrande pascale et le sacrifice expiatoire qu'on a abattus non pour eux-mêmes, ou dont on a recueilli le sang, ou conduit le sang à l'autel, ou aspergé le sang non pour eux-mêmes ; ou en accomplissant l'un de ces services pour eux-mêmes et non pour eux-mêmes, ou non pour eux-mêmes et pour eux-mêmes : ils sont invalides.
- כֵּיצַד לִשְׁמָן וְשֶׁלֹּא לִשְׁמָן? לְשֵׁם פֶּסַח וּלְשֵׁם שְׁלָמִים. שֶׁלֹּא לִשְׁמָן וְלִשְׁמָן? לְשֵׁם שְׁלָמִים וּלְשֵׁם פֶּסַח.Comment est-ce « pour eux-mêmes et non pour eux-mêmes » ? Au nom d'offrande pascale et au nom de chelamim (sacrifice de paix). « Non pour eux-mêmes et pour eux-mêmes » ? Au nom de chelamim et au nom d'offrande pascale.
- שֶׁהַזֶּבַח נִפְסָל בְּאַרְבָּעָה דְּבָרִים: בִּשְׁחִיטָה, וּבְקִבּוּל, וּבְהִילּוּךְ, וּבִזְרִיקָה.Car le sacrifice est invalidé par quatre choses : par l'abattage, par le recueil du sang, par la conduite du sang et par l'aspersion.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן מַכְשִׁיר בְּהִילּוּךְ, שֶׁהָיָה אוֹמֵר: אִי אֶפְשָׁר שֶׁלֹּא בִּשְׁחִיטָה וְשֶׁלֹּא בְּקַבָּלָה וְשֶׁלֹּא בִּזְרִיקָה, אֲבָל אֶפְשָׁר בְּלֹא הִילּוּךְ – שׁוֹחֵט בְּצַד הַמִּזְבֵּחַ וְזוֹרֵק.Rabbi Chimon valide pour la conduite, car il disait : Il est impossible d'offrir un sacrifice sans abattage, sans recueil et sans aspersion, mais il est possible de l'offrir sans conduite : on abat à côté de l'autel et on asperge. Ce service n'est donc pas assez important pour que l'intention l'invalide.
- רַבִּי אֶלְיעָזָר אוֹמֵר: הַמְהַלֵּךְ בִּמְקוֹם שֶׁהוּא צָרִיךְ לְהַלֵּךְ – מַחְשָׁבָה פּוֹסֶלֶת; בִּמְקוֹם שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ לְהַלֵּךְ – אֵין מַחְשָׁבָה פּוֹסֶלֶת.Rabbi Eliézer dit : Celui qui conduit le sang là où il faut le conduire, l'intention invalide ; là où il ne faut pas le conduire, l'intention n'invalide pas.
- גְּמָ׳ וְקַבָּלָה מִי פָּסְלָה?!GUEMARA : La Michna enseigne que le sacrifice est invalidé par l'intention à quatre services. La Guemara demande : Et le recueil invalide-t-il ?
- וְהָתַנְיָא: ״וְהִקְרִיבוּ״ – זוֹ קַבָּלַת הַדָּם. אַתָּה אוֹמֵר קַבָּלַת הַדָּם, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא זְרִיקָה? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְזָרְקוּ״ – הֲרֵי זְרִיקָה אָמוּר; הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״וְהִקְרִיבוּ״? זוֹ קַבָּלַת הַדָּם. ״בְּנֵי אַהֲרֹן הַכֹּהֲנִים״ – שֶׁתְּהֵא בְּכֹהֵן כָּשֵׁר וּבִכְלִי שָׁרֵת.Mais il a pourtant été enseigné dans une baraïta : « Et ils présenteront » (Lévitique 1, 5) : c'est le recueil du sang. Tu dis que c'est le recueil du sang, ou n'est-ce que l'aspersion ? Lorsqu'il dit : « Et ils aspergeront », voilà l'aspersion dite. Comment donc réaliser « et ils présenteront » ? C'est le recueil du sang. « Les fils d'Aharon, les Cohanim » (prêtres) : pour qu'il soit fait par un Cohen apte et dans un ustensile de service, c'est-à-dire, selon Rachi, revêtu des vêtements de service.
- אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: מִנַּיִן לְקַבָּלָה שֶׁלֹּא תְּהֵא אֶלָּא בְּכֹהֵן כָּשֵׁר וּבִכְלִי שָׁרֵת? נֶאֱמַר כָּאן: ״בְּנֵי אַהֲרֹן״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן: ״אֵלֶּה שְׁמוֹת בְּנֵי אַהֲרֹן הַכֹּהֲנִים הַמְּשֻׁחִים״; מָה לְהַלָּן – בְּכֹהֵן כָּשֵׁר וּבִכְלִי שָׁרֵת, אַף כָּאן – בְּכֹהֵן כָּשֵׁר וּבִכְלִי שָׁרֵת.Rabbi Akiva a dit : D'où savons-nous que le recueil ne se fera que par un Cohen apte et dans un ustensile de service, c'est-à-dire en vêtements de service ? Il est dit ici : « les fils d'Aharon », et il est dit là-bas : « Voici les noms des fils d'Aharon, les Cohanim oints » (Nombres 3, 3). De même que là-bas il s'agit de Cohanim aptes et en vêtements de service, de même ici, par un Cohen apte et en vêtements de service.
- אָמַר רַבִּי טַרְפוֹן: אֲקַפֵּחַ אֶת בָּנַיי, אִם לֹא שָׁמַעְתִּי לְהַבְחִין הֶפְרֵשׁ בֵּין קַבָּלָה לִזְרִיקָה. וְאֵין לִי לְפָרֵשׁ.Rabbi Tarfon a dit : Que je perde mes fils si je n'ai pas entendu de mes maîtres qu'on distinguait une différence entre le recueil et l'aspersion. Mais je ne sais pas l'expliquer, car je ne m'en souviens pas.
- אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא, אֲנִי אֲפָרֵשׁ: קַבָּלָה – לֹא עָשָׂה בָּהּ מַחְשָׁבָה כְּמַעֲשֶׂה, זְרִיקָה – עָשָׂה בָּהּ מַחְשָׁבָה כְּמַעֲשֶׂה. קִבְּלוֹ בַּחוּץ – אֵינוֹ חַיָּיב כָּרֵת, זְרָקוֹ בַּחוּץ – עָנוּשׁ כָּרֵת. קִבְּלוּהוּ פְּסוּלִין – אֵין חַיָּיבִין עָלָיו, זְרָקוּהוּ פְּסוּלִין – חַיָּיבִין עָלָיו.Rabbi Akiva a dit : Moi, je l'expliquerai : Pour le recueil, la Torah n'a pas fait l'intention comme l'acte ; pour l'aspersion, elle a fait l'intention comme l'acte. S'il l'a recueilli à l'extérieur du Temple, il n'est pas passible de karet ; s'il l'a aspergé à l'extérieur, il est puni de karet. Si des inaptes l'ont recueilli, ils n'en sont pas passibles ; si des inaptes l'ont aspergé, ils en sont passibles de mort par le Ciel.
- אָמַר לוֹ רַבִּי טַרְפוֹן: הָעֲבוֹדָה אִם הִטֵּיתָ יָמִין וּשְׂמֹאל! אֲנִי שָׁמַעְתִּי וְאֵין לִי לְפָרֵשׁ, אַתָּה דּוֹרֵשׁ וּמַסְכִּים לַשְּׁמוּעָה! בַּלָּשׁוֹן הַזֶּה אָמַר לוֹ: עֲקִיבָא, כׇּל הַפּוֹרֵשׁ מִמְּךָ כְּפוֹרֵשׁ מֵחַיָּיו.Rabbi Tarfon lui a dit : Par le service du Temple, si tu as dévié à droite ou à gauche de ce que j'ai entendu ! Moi, j'ai entendu et je ne sais pas l'expliquer ; toi, tu interprètes et tu t'accordes avec la tradition ! En ces termes il lui a dit : Akiva, quiconque se sépare de toi est comme celui qui se sépare de sa vie. Quoi qu'il en soit, les propos de Rabbi Akiva dans la baraïta contredisent la Michna au sujet du recueil.
- אָמַר רָבָא: לָא קַשְׁיָא; כָּאן בְּמַחְשֶׁבֶת פִּיגּוּל, כָּאן בְּמַחְשֶׁבֶת שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ.Rava a dit : Ce n'est pas difficile : ici, dans la baraïta, il s'agit de l'intention de pigoul (intention de consommer l'offrande au-delà de son temps) ; là, dans la Michna, de l'intention « non pour elle-même ».
- דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי ״שֶׁהַזֶּבַח נִפְסָל״, וְלָא קָתָנֵי ״מִתְפַּגֵּל״; שְׁמַע מִינַּהּ.C'est précis aussi dans la formulation, car il est enseigné : « car le sacrifice est invalidé », et il n'est pas enseigné : « il devient pigoul ». Déduis-en que c'est exact.
- וּמַחְשֶׁבֶת פִּיגּוּל לָא פָּסְלָה בְּקַבָּלָה?!La Guemara demande : Et l'intention de pigoul n'invalide-t-elle pas au recueil ?
- וְהָתַנְיָא: יָכוֹל לֹא תְּהֵא מַחְשָׁבָה מוֹעֶלֶת אֶלָּא בִּזְרִיקָה בִּלְבָד; מִנַּיִן לְרַבּוֹת שְׁחִיטָה וְקַבָּלָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאִם הֵאָכֹל יֵאָכֵל מִבְּשַׂר זֶבַח שְׁלָמָיו (פִּיגּוּל הוּא) בַּיּוֹם הַשְּׁלִישִׁי לֹא יֵרָצֶה״ – בִּדְבָרִים הַמְּבִיאִין לִידֵי אֲכִילָה הַכָּתוּב מְדַבֵּר.Mais il a pourtant été enseigné dans une baraïta : On aurait pu penser que l'intention n'est efficace qu'à l'aspersion seulement. D'où savons-nous qu'il faut inclure l'abattage et le recueil ? Le verset dit : « Et s'il est mangé, mangé de la chair de son sacrifice de chelamim (c'est du pigoul) le troisième jour, il ne sera pas agréé » (Lévitique 7, 18) : c'est de ce qui conduit à la consommation que parle le verset.
- יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אַף שְׁפִיכַת שִׁירַיִים וְהַקְטָרַת אֵימוּרִין?On aurait pu penser que j'inclus aussi le déversement des restes du sang au pied de l'autel et le brûlement des parties destinées à l'autel (eimourim) ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בַּיּוֹם הַשְּׁלִישִׁי לֹא יֵרָצֶה, הַמַּקְרִיב אוֹתוֹ לֹא יֵחָשֵׁב״ – זְרִיקָה בַּכְּלָל הָיְתָה, וְלָמָּה יָצְתָה? לְהַקִּישׁ אֵלֶיהָ. לוֹמַר לְךָ: מָה זְרִיקָה מְיוּחֶדֶת – שֶׁהִיא עֲבוֹדָה (וּמְכַפֶּרֶת), וּמְעַכֶּבֶת כַּפָּרָה; אַף כׇּל – עֲבוֹדָה, וּמְעַכֶּבֶת כַּפָּרָה. יָצְאוּ שְׁפִיכַת שִׁירַיִים וְהַקְטָרַת אֵימוּרִין – שֶׁאֵין מְעַכְּבִין אֶת הַכַּפָּרָה.Le verset dit donc : « Le troisième jour, il ne sera pas agréé ; celui qui l'offre, cela ne lui sera pas compté » (ibid.) : l'aspersion était incluse dans la règle générale ; pourquoi en est-elle sortie ? Pour lui comparer les autres services, pour te dire : de même que l'aspersion a ceci de particulier qu'elle est un service (et qu'elle expie), et qu'elle est indispensable à l'expiation, de même tout ce qui est un service et indispensable à l'expiation. Sont exclus le déversement des restes et le brûlement des parties destinées à l'autel, qui ne sont pas indispensables à l'expiation. Il ressort que l'intention de pigoul s'applique bien au recueil, contrairement à la réponse de Rava.
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