Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יֵשׁ דִּחוּי בְּדָמִים.il y a rejet pour la valeur monétaire : le rejet définitif s'applique même à une bête dont la sainteté ne porte que sur sa valeur, et non sur son corps.
- אָמַר עוּלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָכַל חֵלֶב וְהִפְרִישׁ קׇרְבָּן, וְנִשְׁתַּמֵּד, וְחָזַר בּוֹ – הוֹאִיל וְנִדְחָה, יִדָּחֶה.Oula a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Celui qui a mangé de la graisse interdite ('helev) et a mis à part une offrande pour expier sa faute, puis a apostasié, se rendant ainsi inapte à apporter une offrande, puis est revenu de son apostasie : puisqu'elle a été rejetée, elle restera rejetée.
- אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָכַל חֵלֶב וְהִפְרִישׁ קׇרְבָּן, וְנִשְׁתַּטָּה, וְחָזַר וְנִשְׁתַּפָּה – הוֹאִיל וְנִדְחָה, יִדָּחֶה.Il a aussi été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) : Rabbi Yirmeya a dit au nom de Rabbi Abahou, au nom de Rabbi Yo'hanan : Celui qui a mangé de la graisse interdite et a mis à part une offrande, puis est devenu dément, donc inapte à l'apporter, puis a de nouveau recouvré la raison : puisqu'elle a été rejetée, elle restera rejetée.
- וּצְרִיכִי; דְּאִי אַשְׁמְעִינַן קַמַּיְיתָא – מִשּׁוּם דְּהוּא דָּחֵי נַפְשֵׁיהּ בְּיָדַיִם; אֲבָל הָכָא דְּמִמֵּילָא אִידְּחִי – כְּיָשֵׁן דָּמֵי.Et ces deux enseignements sont nécessaires : car s'il nous avait enseigné seulement le premier, sur l'apostat, on aurait pu penser que l'offrande est rejetée parce que lui-même s'est rejeté de ses mains ; mais ici, pour le dément, où il a été rejeté de lui-même, sans le vouloir, on aurait dit qu'il est comparable à un dormeur, dont l'offrande n'est pas rejetée.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן הָכָא – מִשּׁוּם דְּאֵין בְּיָדוֹ לַחֲזוֹר; אֲבָל הָכָא דְּיֵשׁ בְּיָדוֹ לַחֲזוֹר – אֵימָא לָא; צְרִיכָא.Et s'il nous avait enseigné seulement le cas d'ici, sur le dément, on aurait pu penser que l'offrande est rejetée parce qu'il n'est pas en son pouvoir de revenir à la raison ; mais ici, pour l'apostat, où il est en son pouvoir de revenir, je dirais que non. C'est pourquoi les deux sont nécessaires.
- בָּעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: אָכַל חֵלֶב וְהִפְרִישׁ קׇרְבָּן, וְהוֹרוּ בֵּית דִּין שֶׁחֵלֶב מוּתָּר, וְחָזְרוּ בָּהֶן, מַהוּ? מִי הָוֵי דָּחוּי, אוֹ לָא הָוֵי דָּחוּי?Rabbi Yirmeya a posé la question : Celui qui a mangé de la graisse interdite et a mis à part une offrande, puis le tribunal a statué que cette graisse est permise, rendant l'offrande inutile, puis les juges sont revenus sur leur décision, qu'en est-il ? Est-ce un rejet, ou n'est-ce pas un rejet ?
- אֲמַר לֵיהּ הָהוּא סָבָא: כִּי פָּתַח רַבִּי יוֹחָנָן בִּדְחוּיִין – מֵהָא פָּתַח. מַאי טַעְמָא? הָתָם – גַּבְרָא אִידְּחִי, קׇרְבָּן לָא אִידְּחִי; הָכָא – קׇרְבָּן נָמֵי אִידְּחִי.Un certain vieillard lui a dit : Lorsque Rabbi Yo'hanan a ouvert le sujet des offrandes rejetées, c'est par ce cas qu'il a ouvert. Pourquoi ? Là, pour l'apostat et le dément, c'est l'homme qui a été rejeté ; l'offrande n'a pas été rejetée. Ici, l'offrande aussi a été rejetée, puisqu'elle n'est plus nécessaire ; c'est donc l'exemple le plus évident.
- אָמַר שִׁמְעוֹן בֶּן עַזַּאי: מְקוּבְּלַנִי מִפִּי שִׁבְעִים וּשְׁנַיִם זָקֵן כּוּ׳. לְמָה לִי לְמִתְנָא ״שִׁבְעִים וּשְׁנַיִם זָקֵן״? דְּכוּלְּהוּ בַּחֲדָא שִׁיטְתָא הֲווֹ קָיְימִי.Chimon ben Azaï a dit : J'ai reçu une tradition de la bouche de soixante-douze ancien, etc. : tous les sacrifices consommés, abattus sous un autre nom, sont valables. La Guemara demande : Pourquoi m'a-t-il fallu enseigner « soixante-douze ancien » au singulier, plutôt que « anciens » ? Parce qu'ils siégeaient tous dans une seule rangée, ne formant qu'un seul avis.
- לֹא הוֹסִיף בֶּן עַזַּאי אֶלָּא הָעוֹלָה.La Michna poursuit : Ben Azaï n'a ajouté que l'holocauste (ola) au sacrifice expiatoire ('hatat) et à l'offrande pascale, invalides lorsqu'ils sont offerts sous un autre nom.
- אָמַר רַב הוּנָא: מַאי טַעְמָא דְּבֶן עַזַּאי? ״עוֹלָה הוּא אִשֵּׁה רֵיחַ נִיחֹחַ לַה׳״ – הִיא לִשְׁמָהּ כְּשֵׁרָה, שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ פְּסוּלָה.Rav Houna a dit : Quelle est la raison de ben Azaï ? Le verset dit : « C'est un holocauste, un feu d'odeur agréable à Hachem » (Lévitique 1, 13) : le mot « c'est » (hou) enseigne que c'est lorsqu'il est offert pour lui-même qu'il est valable ; non pour lui-même, il est invalide.
- אָשָׁם נָמֵי כְּתִיב בֵּיהּ ״הוּא״!La Guemara objecte : Pour le sacrifice de culpabilité (acham) aussi, il est écrit « c'est » (Lévitique 7, 5), et pourtant il n'est pas invalide lorsqu'il est offert sous un autre nom !
- הָהוּא לְאַחַר הַקְטָרַת אֵימוּרִים הוּא דִּכְתִיב.La Guemara répond : Celui-là est écrit après le brûlement des parties destinées à l'autel (eimourim) ; or cette étape n'empêche pas la validité de l'offrande.
- הַאי נָמֵי לְאַחַר הַקְטָרַת אֵימוּרִים הוּא דִּכְתִיב!La Guemara objecte : Celui-ci aussi, pour l'holocauste, est écrit après le brûlement des parties destinées à l'autel !
- תְּרֵי ״הוּא״ כְּתִיבִי.La Guemara répond : Deux « c'est » sont écrits pour l'holocauste (Lévitique 1, 13 ; Exode 29, 18) ; l'un d'eux étant superflu, on le rapporte aux services essentiels.
- גַּבֵּי אָשָׁם נָמֵי תְּרֵי ״הוּא״ כְּתִיבִי!La Guemara objecte : Pour le sacrifice de culpabilité aussi, deux « c'est » sont écrits (Lévitique 5, 19 ; 7, 5) !
- אֶלָּא בֶּן עַזַּאי בְּקַל וָחוֹמֶר מַיְיתֵי לַהּ: וּמָה חַטָּאת שֶׁאֵינָהּ כָּלִיל, שְׁחָטָהּ שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ – פְּסוּלָה, עוֹלָה שֶׁהִיא כָּלִיל – לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Mais plutôt, ben Azaï le déduit par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : Si le sacrifice expiatoire, qui n'est pas entièrement consumé sur l'autel, est invalide lorsqu'on l'a abattu non pour lui-même, l'holocauste, qui est entièrement consumé, ne l'est-il pas à plus forte raison ?
- מָה לְחַטָּאת, שֶׁכֵּן מְכַפֶּרֶת!La Guemara réfute : Qu'y a-t-il de propre au sacrifice expiatoire ? Il a ceci de particulier qu'il expie, contrairement à l'holocauste !
- פֶּסַח יוֹכִיחַ.La Guemara propose : L'offrande pascale le prouvera : elle n'expie pas, et elle est invalide offerte sous un autre nom.
- מָה לְפֶסַח, שֶׁכֵּן זְמַנּוֹ קָבוּעַ!La Guemara réfute : Qu'y a-t-il de propre à l'offrande pascale ? Elle a ceci de particulier que son temps est fixé !
- חַטָּאת תּוֹכִיחַ. וְחָזַר הַדִּין; לֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה, וְלֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה; הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן – שֶׁהֵן קֳדָשִׁים, וּשְׁחָטָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן פָּסוּל; אַף אֲנִי אָבִיא עוֹלָה – שֶׁהִיא קָדָשִׁים, וּשְׁחָטָהּ שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ פְּסוּלָה.La Guemara propose : Le sacrifice expiatoire le prouvera, car son temps n'est pas fixé. Et le raisonnement est revenu à son point de départ : l'aspect de celui-ci n'est pas comme l'aspect de celui-là, et l'aspect de celui-là n'est pas comme l'aspect de celui-ci ; leur point commun est que ce sont des offrandes saintes, et que, si on les a abattues non pour elles-mêmes, elles sont invalides. Moi aussi, j'inclurai l'holocauste, qui est une offrande sainte : si on l'a abattu non pour lui-même, il est invalide.
- מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן צַד כָּרֵת!La Guemara réfute : Qu'y a-t-il de propre à leur point commun ? Ils ont un aspect de karet (retranchement) : le sacrifice expiatoire vient pour une faute passible de karet, et celui qui s'abstient d'apporter l'offrande pascale en est passible ; ce n'est pas le cas de l'holocauste !
- בֶּן עַזַּאי,La Guemara répond : Ben Azaï
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