Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּאִיתַּקַּשׁ לְנֵרוֹת.car il est rapproché des lampes : l'encens est mis en parallèle avec l'allumage des lampes de la Menora (Exode 30, 8) ; à l'évidence, on le brûle donc lui aussi l'après-midi.
- הָתָם נָמֵי, כְּתִיב: ״שָׁם תִּזְבַּח אֶת הַפֶּסַח בָּעָרֶב״!La Guemara objecte : De même qu'il est écrit explicitement que la Menora s'allume le soir, là aussi, au sujet de l'offrande pascale (le Pessa'h), il est écrit : « Là, tu sacrifieras le Pessa'h le soir » (Deutéronome 16, 6). Comment ben Betéra peut-il donc soutenir qu'on peut l'offrir toute la journée ?
- הָהוּא לִ״יאוּחַר דָּבָר״ הוּא דַּאֲתָא, דְּתַנְיָא: יְאוּחַר דָּבָר שֶׁנֶּאֱמַר בּוֹ ״בָּעָרֶב״ וּ״בֵין הָעַרְבָּיִם״, לְדָבָר שֶׁלֹּא נֶאֱמַר בּוֹ אֶלָּא ״בֵּין הָעַרְבָּיִם״ בִּלְבַד.La Guemara répond : Ce verset vient enseigner une autre règle : « que la chose soit retardée », comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), au sujet de l'ordre entre le Pessa'h et le sacrifice perpétuel de l'après-midi : Que la chose dont il est dit « le soir » et « entre les deux soirs » (bein ha'arbayim), c'est-à-dire le Pessa'h, soit retardée par rapport à la chose dont il n'est dit que « entre les deux soirs » seulement, c'est-à-dire le sacrifice perpétuel.
- וּמִי אִיכָּא מִידֵּי דְּאִילּוּ שָׁחֵיט לֵיהּ מִצַּפְרָא – אָמְרַתְּ זִימְנֵיהּ הוּא, וְכִי מָטֵי בֵּין הָעַרְבַּיִם – אָמְרַתְּ ״יְאוּחַר דָּבָר״?La Guemara demande : Mais existe-t-il une chose telle que, si on l'abat dès le matin, tu dis que c'est son temps et qu'elle est valable, et que lorsqu'arrive l'après-midi, tu dis : « que la chose soit retardée » après le sacrifice perpétuel ?
- אִין; דְּהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה – מִתְפַּלֵּל שֶׁל מִנְחָה, וְאַחַר כָּךְ מִתְפַּלֵּל שֶׁל מוּסָפִין.La Guemara répond : Oui, cela existe, car Rabbi Yo'hanan a bien dit : Celui qui n'a pas récité la prière de Moussaf avant le temps de Min'ha, la halakha (règle pratique) est qu'il récite d'abord celle de Min'ha, et ensuite il récite celle de Moussaf.
- וּ״בֵין הָעַרְבַּיִם״ דִּכְתִיב גַּבֵּי קְטֹרֶת וְנֵרוֹת, לְמָה לִי?La Guemara demande : Mais si, selon ben Betéra, l'expression « entre les deux soirs » désigne toute la journée, celle qui est écrite au sujet de l'encens et des lampes, qui ne se font pas toute la journée, pourquoi m'est-elle nécessaire ?
- וְעוֹד הֵשִׁיב רַבִּי – תַּחַת בֶּן בְּתִירָא – לְדִבְרֵי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: לֹא; אִם אָמַרְתָּ בִּשְׁלֹשָׁה עָשָׂר – שֶׁאֵין מִקְצָתוֹ רָאוּי, תֹּאמַר בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר – שֶׁמִּקְצָתוֹ רָאוּי?!De plus, cette interprétation de l'opinion de ben Betéra est difficile, car Rabbi Yehouda HaNassi a répondu, à la place de ben Betéra, aux propos de Rabbi Yehochoua, qui assimilait le matin du quatorze au treize : Non ! Si tu as parlé du treize, dont aucune partie n'est propre à l'offrande du Pessa'h, diras-tu la même chose du quatorze, dont une partie est propre à cette offrande ?
- וְאִם אִיתָא, כּוּלּוֹ רָאוּי הוּא!La Guemara conclut : Or, s'il en était ainsi, si le Pessa'h pouvait être offert tout le jour du quatorze, il serait propre en entier, et pas seulement en partie !
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: פּוֹסֵל הָיָה בֶּן בְּתִירָא בְּפֶסַח שֶׁשְּׁחָטוֹ בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר שַׁחֲרִית, בֵּין לִשְׁמוֹ בֵּין שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ, הוֹאִיל וּמִקְצָתוֹ רָאוּי.Mais plutôt, l'interprétation de Rabbi Ochaya étant rejetée, Rabbi Yo'hanan a dit : Ben Betéra déclarait invalide le Pessa'h qu'on a abattu le quatorze au matin, que ce soit pour lui-même ou non pour lui-même, puisqu'une partie du jour est propre à son offrande.
- מְגַדֵּף בַּהּ רַבִּי אֲבָהוּ: אִם כֵּן, פֶּסַח כָּשֵׁר לְבֶן בְּתִירָא – הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? אִי דְּאַפְרְשֵׁיהּ הָאִידָּנָא – דָּחוּי מֵעִיקָּרוֹ הוּא, וְאִי דְּאַפְרְשִׁינְהוּ מֵאֶתְמוֹל – נִרְאֶה וְנִדְחֶה הוּא!Rabbi Abahou a tourné cela en dérision : S'il en est ainsi, un Pessa'h valable selon ben Betéra, comment peux-tu le trouver ? Si son propriétaire l'a désigné maintenant, le matin du quatorze, il est rejeté dès l'origine, car il ne peut alors être offert en aucune façon ; et s'il l'a désigné la veille, quand il pouvait être offert à un autre titre, il a été apte puis rejeté le lendemain matin, et ce qui est rejeté ne redevient plus apte !
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: תְּהֵא לְאַחַר חֲצוֹת.Mais plutôt, Rabbi Abahou a dit : Qu'il soit désigné après midi le quatorze, quand il peut déjà être offert comme Pessa'h.
- אַבָּיֵי אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא מִצַּפְרָא – אֵין מְחוּסַּר זְמַן לְבוֹ בַּיּוֹם.Abayé a dit : Tu peux même dire qu'il est valable s'il est désigné dès le matin, car il n'y a pas de « manque de temps » pour ce qui arrive à son temps le jour même.
- רַב פָּפָּא אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא מֵאוּרְתָּא – לַיְלָה אֵין מְחוּסָּר זְמַן; דְּתָנֵי דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: לֵיל שְׁמִינִי נִכְנָס לַדִּיר לְהִתְעַשֵּׂר.Rav Pappa a dit : Tu peux même dire qu'il est valable s'il est désigné dès la veille au soir, car la nuit ne constitue pas un « manque de temps », comme l'a enseigné l'école de Rabbi Ichmaël : La nuit du huitième jour, le petit animal entre dans l'enclos pour être dîmé, bien qu'il ne puisse être offert avant le huitième jour.
- וְכִדְרַבִּי אַפְטוֹרִיקִי, דְּרַבִּי אַפְטוֹרִיקִי רָמֵי: כְּתִיב ״וְהָיָה שִׁבְעַת יָמִים תַּחַת אִמּוֹ״ – הָא לַיְלָה חֲזֵי; וּכְתִיב ״וּמִיּוֹם הַשְּׁמִינִי וָהָלְאָה יֵרָצֶה״ – הָא לַיְלָה לָא חֲזֵי!Et c'est conforme à l'enseignement de Rabbi Aftoriki, car Rabbi Aftoriki a soulevé une contradiction : Il est écrit : « et il sera sept jours sous sa mère » (Lévitique 22, 27) ; il s'ensuit que la nuit suivante, celle qui précède le huitième jour, il est apte. Et il est écrit : « et à partir du huitième jour et au-delà, il sera agréé » (ibid.) ; il s'ensuit que la nuit qui précède ce huitième jour, il n'est pas apte !
- הָא כֵּיצַד? לַיְלָה לִקְדוּשָּׁה, וְיוֹם לְהַרְצָאָה.Comment concilier cela ? La nuit il est apte à la consécration, et le jour à être agréé, c'est-à-dire à être offert. Il apparaît donc qu'une offrande qui sera apte le lendemain peut être consacrée la nuit précédente, sans être considérée comme manquant de temps.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי זֵירָא לְרַבִּי אֲבָהוּ: לֵימָא קָסָבַר רַבִּי יוֹחָנָן בַּעֲלֵי חַיִּים נִדְחִין?!Rabbi Abahou présumant qu'une bête consacrée avant de pouvoir être offerte est disqualifiée, Rabbi Zeira a dit à Rabbi Abahou : Faut-il dire que Rabbi Yo'hanan pense que les animaux vivants sont rejetés définitivement ?
- אֲמַר לֵיהּ: אִין; דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּהֵמָה שֶׁל שְׁנֵי שׁוּתָּפִין – הִקְדִּישׁ חֶצְיָהּ, וְחָזַר וְלָקַח חֶצְיָהּ וְהִקְדִּישָׁהּ – קְדוֹשָׁה, וְאֵינָהּ קְרֵיבָה.Rabbi Abahou lui a dit : Oui, car Rabbi Yo'hanan a dit : Une bête appartenant à deux associés : si l'un d'eux a consacré sa moitié, puis a acheté l'autre moitié à son associé et l'a consacrée, elle est sainte, mais elle n'est pas offerte, car lors de la première consécration elle ne pouvait l'être, et elle a donc été rejetée à jamais.
- וְעוֹשֶׂה תְּמוּרָה, וּתְמוּרָתָהּ כְּיוֹצֵא בָּהּ.Mais elle opère la substitution (temoura) : si l'on échange contre elle une bête profane, celle-ci devient sainte ; et sa substitution est comme elle : elle est sainte, mais n'est pas offerte.
- וּשְׁמַע מִינַּהּ תְּלָת: שְׁמַע מִינַּהּ בַּעֲלֵי חַיִּים נִדְחִין, וּשְׁמַע מִינַּהּ דָּחוּי מֵעִיקָּרָא הָוֵה דָּחוּי, וּשְׁמַע מִינַּהּEt déduis-en trois enseignements : déduis-en que les animaux vivants sont rejetés définitivement ; et déduis-en qu'un rejet dès l'origine est un véritable rejet ; et déduis-en que
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