Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שִׁילֹה ״נַחֲלָה״ זוֹ יְרוּשָׁלַיִם, אִי נָמֵי אִיפְּכָא – הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״אֶל הַמְּנוּחָה וְאֶל הַנַּחֲלָה״. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר זוֹ וָזוֹ שִׁילֹה, אוֹ זוֹ וָזוֹ יְרוּשָׁלַיִם – ״מְנוּחָה נַחֲלָה״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! קַשְׁיָא.(Selon celui qui dit que « repos » désigne) Chilo et que « héritage », c'est Jérusalem, ou bien l'inverse (« repos » désignant Jérusalem et « héritage » Chilo), c'est bien ce qui est écrit : « vers le repos et vers l'héritage » (Deutéronome 12, 9), avec deux expressions distinctes. Mais selon celui qui dit que l'un et l'autre désignent Chilo, ou que l'un et l'autre désignent Jérusalem, c'est « repos, héritage » qu'il aurait fallu écrire ! C'est une kouchya (une difficulté qui reste sans réponse).
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר זוֹ וָזוֹ שִׁילֹה; ״מְנוּחָה״ – דְּנָחוּ מִכִּיבּוּשׁ, ״נַחֲלָה (זוֹ)״ – דִּפְלַגוּ הָתָם נַחֲלוֹת, דִּכְתִיב: ״וַיְחַלֵּק לָהֶם יְהוֹשֻׁעַ וַיַּפֵּל לָהֶם גּוֹרָל בְּשִׁילֹה עַל פִּי ה׳״.Cela se comprend selon celui qui dit que l'un et l'autre désignent Chilo (l'école de Rabbi Ichmaël) : Chilo est appelée « repos » parce qu'ils s'y sont reposés de la conquête du pays, et « héritage (c'est celle-ci) » parce qu'ils y ont partagé les héritages entre les tribus, comme il est écrit : « Yehochoua leur partagea le pays et leur jeta le sort à Chilo, selon la parole de Hachem » (Josué 18, 10).
- אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר זוֹ וָזוֹ יְרוּשָׁלַיִם; בִּשְׁלָמָא ״נַחֲלָה״ – נַחֲלַת עוֹלָמִים. אֶלָּא ״מְנוּחָה״ – מַאי מְנוּחָה? מְנוּחַת אָרוֹן, דִּכְתִיב: ״וַיְהִי כְּנוֹחַ הָאָרוֹן״.Mais selon celui qui dit que l'un et l'autre désignent Jérusalem (Rabbi Chimon ben Yo'haï), on comprend certes « héritage » : c'est un héritage éternel. Mais « repos », quel repos y avait-il à Jérusalem ? Le repos de l'Arche, comme il est écrit : « Et ce fut, lorsque l'Arche se reposa ».
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר זוֹ וָזוֹ יְרוּשָׁלַיִם, אֲבָל שִׁילֹה הֲווֹ (שריא) [שַׁרְיָאן] בָּמוֹת – הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״וַיִּקַּח מָנוֹחַ אֶת גְּדִי הָעִזִּים וְאֶת הַמִּנְחָה וַיַּעַל עַל הַצּוּר לַה׳״.Cela se comprend selon celui qui dit que l'un et l'autre désignent Jérusalem, de sorte que l'interdit des bamot (autels situés hors du Sanctuaire ; singulier bama) n'a commencé qu'avec le Temple, mais qu'à l'époque de Chilo, les bamot étaient permises : c'est bien ce qui est écrit : « Manoa'h prit le chevreau et l'offrande de farine et les offrit sur le rocher à Hachem » (Juges 13, 19).
- אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר זוֹ וָזוֹ שִׁילֹה, וּבָמוֹת הֲווֹ אֲסִירָן – מַאי ״וַיִּקַּח מָנוֹחַ״? הוֹרָאַת שָׁעָה הָיְתָה.Mais selon celui qui dit que l'un et l'autre désignent Chilo, et que les bamot étaient interdites à cette époque, que signifie « Manoa'h prit », puisqu'il était interdit d'offrir hors du Sanctuaire ? C'était une décision temporaire prise pour la circonstance.
- תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי, דְּאָמַר: זוֹ וָזוֹ יְרוּשָׁלַיִם. וְסִימָנָיךְ: (משכי) [מַשְׁכִינְהוּ] גַּבְרָא לְגַבְרֵי.L'école de Rabbi Ichmaël a enseigné une autre version, conforme à Rabbi Chimon ben Yo'haï, qui dit que l'un et l'autre désignent Jérusalem. Et ton moyen mnémotechnique sera : un homme a entraîné des hommes (Rabbi Chimon, à lui seul, a entraîné les membres de l'école de Rabbi Ichmaël vers son opinion).
- כׇּל הַקֳּדָשִׁים [וְכוּ׳]. אָמַר רַב כָּהֲנָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּשְׁחִיטָה, אֲבָל בְּהַעֲלָאָה – כָּרֵת נָמֵי מִיחַיַּיב.La Michna enseigne : Toutes les offrandes consacrées, etc. (consacrées à l'époque où les bamot étaient permises et offertes hors de l'enceinte à l'époque de leur interdiction entraînent la transgression d'un commandement positif et d'un interdit, mais pas le karet, le retranchement). Rav Kahana a dit : Ils n'ont enseigné cela que pour l'abattage ; mais pour la mise sur l'autel, on est passible aussi du karet.
- מַאי טַעְמָא? דְּאָמַר קְרָא: ״וַאֲלֵהֶם תֹּאמַר״ – עַל הַסְּמוּכִין תֹּאמַר.Quelle en est la raison ? Car le verset dit : « Et à eux tu diras » (Lévitique 17, 8) : aléhèm, « à eux », est rapproché de aléhèm, « à leur sujet », et l'on comprend : au sujet de ce qui est adjacent, tu diras (le passage précédent traite des offrandes abattues hors de l'enceinte, pour lesquelles la mise sur l'autel entraîne ainsi le karet).
- מַתְקֵיף לַהּ רַבָּה: מִי כְּתִיב ״וַעֲלֵיהֶם תֹּאמַר״?! ״אֲלֵהֶם״ כְּתִיב, וַ״אֲלֵיהֶם״ קָרֵינַן!Rabba a objecté à cela : Est-il écrit « et à leur sujet tu diras » ? C'est « à eux » (avec un alef) qui est écrit, et « à eux » que nous lisons !
- וְעוֹד תַּנְיָא, אַרְבָּעָה כְּלָלוֹת הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר בְּקָדָשִׁים: הִקְדִּישָׁן בִּשְׁעַת אִיסּוּר הַבָּמוֹת, וְשָׁחַט וְהֶעֱלָה בִּשְׁעַת אִיסּוּר הַבָּמוֹת בַּחוּץ – הֲרֵי הֵן בַּעֲשֵׂה וְלֹא תַעֲשֶׂה, וְיֵשׁ בָּהֶן כָּרֵת. הִקְדִּישָׁן בִּשְׁעַת הֶיתֵּר הַבָּמוֹת, וְשָׁחַט וְהֶעֱלָה בִּשְׁעַת אִיסּוּר הַבָּמוֹת – הֲרֵי הֵן בַּעֲשֵׂה וְלֹא תַעֲשֶׂה, וְאֵין בָּהֶן כָּרֵת.Et de plus, il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon énonçait quatre règles concernant les offrandes consacrées : Si on les a consacrées à l'époque de l'interdiction des bamot, et qu'on les a abattues et mises sur l'autel à l'époque de l'interdiction des bamot à l'extérieur, on transgresse pour celles-ci un commandement positif et un interdit, et elles entraînent le karet. Si on les a consacrées à l'époque de la permission des bamot, et qu'on les a abattues et mises sur l'autel à l'époque de l'interdiction des bamot, on transgresse pour celles-ci un commandement positif et un interdit, mais elles n'entraînent pas le karet.
- הִקְדִּישָׁן בִּשְׁעַת אִיסּוּר הַבָּמוֹת, וְשָׁחַט וְהֶעֱלָה בַּחוּץ בִּשְׁעַת הֶיתֵּר הַבָּמוֹת – הֲרֵי הֵן בַּעֲשֵׂה, וְאֵין בָּהֶן בְּלֹא תַעֲשֶׂה.Si on les a consacrées à l'époque de l'interdiction des bamot, et qu'on les a abattues et mises sur l'autel à l'extérieur à l'époque de la permission des bamot, on transgresse pour celles-ci un commandement positif, mais elles ne relèvent pas d'un interdit.
- הִקְדִּישָׁן בִּשְׁעַת הֶיתֵּר הַבָּמוֹת, וְשָׁחַט וְהֶעֱלָה בִּשְׁעַת הֶיתֵּר הַבָּמוֹת – פָּטוּר מִכְּלוּם. תְּיוּבְתָּא דְּרַב כָּהֲנָא! תְּיוּבְתָּא.Si on les a consacrées à l'époque de la permission des bamot, et qu'on les a abattues et mises sur l'autel à l'époque de la permission des bamot, on est pétour (exempt) de tout. La baraïta ne distingue donc pas entre l'abattage et la mise sur l'autel : c'est une teyouvta (une réfutation définitive) de Rav Kahana ! C'est une teyouvta.
- וְאֵלּוּ קֳדָשִׁים [וְכוּ׳]. סְמִיכָה – דִּכְתִיב: ״לִפְנֵי ה׳ וְסָמַךְ״.La Michna enseigne : Et voici les offrandes, etc. : les éléments du service réservés au grand autel. La semikha (l'imposition des mains sur la tête de la bête) : comme il est écrit : « devant Hachem. Et il appuiera » (Lévitique 1, 3-4).
- שְׁחִיטַת צָפוֹן – דִּכְתִיב: ״צָפוֹנָה לִפְנֵי ה׳״. מַתָּנוֹת סָבִיב – דִּכְתִיב: ״וְזָרַק עַל הַמִּזְבֵּחַ סָבִיב (סָבִיב)״.L'abattage au nord : comme il est écrit : « au nord, devant Hachem » (Lévitique 1, 11). Les aspersions tout autour de l'autel : comme il est écrit : « et ils aspergeront le sang sur l'autel tout autour » (Lévitique 1, 5).
- תְּנוּפָה – דִּכְתִיב: ״וְהֵנִיף הַכֹּהֵן לִפְנֵי ה׳״. הַגָּשָׁה – דִּכְתִיב: ״וְהִגִּישָׁהּ אֶל הַמִּזְבֵּחַ״.Le balancement : comme il est écrit : « Le Cohen balancera devant Hachem » (Lévitique 14, 12). L'approche de l'offrande de farine vers l'angle de l'autel : comme il est écrit : « et il l'approchera de l'autel » (Lévitique 2, 8).
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵין מִנְחָה בְּבָמָה. אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לְדִבְרֵי הָאוֹמֵר יֵשׁ מִנְחָה בְּבָמָה – יֵשׁ עוֹפוֹת בְּבָמָה. לְדִבְרֵי הָאוֹמֵר אֵין מִנְחָה בְּבָמָה – אֵין עוֹפוֹת בְּבָמָה.Rabbi Yehouda dit : Il n'y a pas d'offrande de farine sur une bama. Rav Chéchèt a dit : Selon celui qui dit qu'il y a une offrande de farine sur une bama, il y a aussi des oiseaux sur une bama. Selon celui qui dit qu'il n'y a pas d'offrande de farine sur une bama, il n'y a pas non plus d'oiseaux sur une bama.
- ״זְבָחִים״ – וְלֹא מְנָחוֹת, ״זְבָחִים״ – וְלֹא עוֹפוֹת.Car le verset qui traite des offrandes de l'époque où les bamot étaient permises dit (Lévitique 17, 5) : « sacrifices » : des sacrifices animaux, et non des offrandes de farine ; « sacrifices », et non des oiseaux.
- וְכֹהֵן – דִּכְתִיב: ״וְזָרַק הַכֹּהֵן״. בִּגְדֵי שָׁרֵת – ״לְשָׁרֵת בַּקֹּדֶשׁ״.Et un Cohen n'est requis qu'au grand autel : comme il est écrit : « et le Cohen aspergera » (Lévitique 17, 6). Les vêtements de service : il est écrit « pour servir dans le sanctuaire » (Exode 28, 43).
- וּכְלֵי שָׁרֵת – ״אֲשֶׁר יְשָׁרְתוּ בָם בַּקֹּדֶשׁ״. לְרֵיחַ נִיחוֹחַ – דִּכְתִיב: ״לְרֵיחַ נִיחֹחַ לַה׳״.Et les ustensiles de service : il est écrit « avec lesquels ils servent dans le sanctuaire » (Nombres 4, 12). Le parfum agréable : comme il est écrit : « en parfum agréable à Hachem » (Lévitique 17, 6) ; ainsi, des membres grillés auparavant hors de l'autel n'y sont pas déposés.
- מְחִיצָה בְּדָמִים – דִּכְתִיב: ״וְהָיְתָה הָרֶשֶׁת עַד חֲצִי הַמִּזְבֵּחַ״. רִיחוּץ יָדַיִם – דִּכְתִיב: ״וּבְקׇרְבָתָם אֶל הַמִּזְבֵּחַ יִרְחָצוּ״.La séparation pour les sangs (le fil rouge divisant l'autel, entre les sangs à asperger au-dessus et ceux à asperger au-dessous) : comme il est écrit : « et le treillis sera jusqu'à la moitié de l'autel » (Exode 27, 5). Le lavage des mains : comme il est écrit : « et lorsqu'ils s'approchaient de l'autel, ils se lavaient » (Exode 40, 32).
- אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּקׇדְשֵׁי בָּמָה קְטַנָּה, וְהִקְרִיבוּם בְּבָמָה קְטַנָּה; אֲבָל בְּקׇדְשֵׁי בָּמָה קְטַנָּה דְּקָרְבִינְהוּ בְּבָמָה גְּדוֹלָה – יֵשׁ חִיצּוּי.Rami bar 'Hama a dit : Ils n'ont enseigné l'absence de séparation pour le sang que pour des offrandes destinées à une petite bama (autel privé) et qu'on a offertes sur une petite bama ; mais pour des offrandes destinées à une petite bama qu'on a offertes sur une grande bama (l'autel public), il y a une séparation.
- מוֹתֵיב רַבָּה: חָזֶה וָשׁוֹק, תְּרוּמַת לַחְמֵי תוֹדָה – נוֹהֲגִין בְּקׇדְשֵׁי בָּמָה גְּדוֹלָה, וְאֵין נוֹהֲגִין בְּקׇדְשֵׁי בָּמָה קְטַנָּה. אֵימָא: נוֹהֲגִין בְּבָמָה גְּדוֹלָה, וְאֵין נוֹהֲגִין בְּבָמָה קְטַנָּה.Rabba a objecté d'une baraïta : Le balancement de la poitrine et de la cuisse (d'un sacrifice de paix) et le prélèvement des pains de la toda (l'offrande de reconnaissance) s'appliquent aux offrandes de la grande bama et ne s'appliquent pas aux offrandes de la petite bama (même offertes sur la grande) ! La Guemara répond : Dis plutôt : ils s'appliquent sur la grande bama (même pour les offrandes d'une petite), et ne s'appliquent pas sur la petite bama.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּקׇדְשֵׁי בָּמָה גְּדוֹלָה, וְהִקְרִיבָן בְּבָמָה גְּדוֹלָה; אֲבָל בְּקׇדְשֵׁי בָּמָה קְטַנָּה – אַף עַל גַּב דְּקָרְבִינְהוּ בְּבָמָה גְּדוֹלָה, אֵין חִיצּוּי.Certains disent : Rami bar 'Hama a dit : Ils n'ont enseigné qu'il y a une séparation que pour des offrandes de la grande bama qu'on a offertes sur la grande bama ; mais pour des offrandes de la petite bama, bien qu'on les ait offertes sur la grande bama, il n'y a pas de séparation.
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: חָזֶה וָשׁוֹק וּתְרוּמַת לַחְמֵי תוֹדָה – נוֹהֲגִין בְּקׇדְשֵׁי בָּמָה גְּדוֹלָה, וְאֵין נוֹהֲגִין בְּקׇדְשֵׁי בָּמָה קְטַנָּה.Disons que ceci le soutient : La poitrine et la cuisse et le prélèvement des pains de la toda s'appliquent aux offrandes de la grande bama et ne s'appliquent pas aux offrandes de la petite bama.
- אֵימָא: נוֹהֲגִין בְּבָמָה גְּדוֹלָה, וְאֵין נוֹהֲגִין בְּבָמָה קְטַנָּה. וּפְלִיגָא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: עוֹלַת בָּמַת יָחִיד שֶׁהִכְנִיסָהּ בִּפְנִים – קְלָטוּהָ מְחִיצוֹת לְכׇל דָּבָר.Je dirai : ils s'appliquent sur la grande bama et ne s'appliquent pas sur la petite bama. Il n'y a donc pas de preuve. Et cette seconde version de Rami bar 'Hama diverge de Rabbi Elazar, car Rabbi Elazar a dit : L'holocauste d'une bama privée qu'on a fait entrer à l'intérieur de l'enceinte du grand autel, les cloisons l'ont absorbé pour toute chose.
- בָּעֵי רַבִּי זֵירָא: עוֹלַת בָּמַת יָחִיד,Rabbi Zeira a demandé : Qu'en est-il de l'holocauste d'une bama privée
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