Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְרַבִּי יְהוּדָה אָמַר לָךְ: כִּי כְּתִיב – ״הַיָּשָׁר בְּעֵינָיו״ הוּא דִּכְתִיב; אֲבָל בְּבָמָה גְּדוֹלָה – אֲפִילּוּ חוֹבוֹת נָמֵי לִיקְרוּב.Et Rabbi Yehouda, selon qui le particulier peut aussi apporter des offrandes obligatoires sur le grand autel, te dira : quand il est écrit « ce qui est droit », c'est « à ses yeux » qu'il est écrit, c'est-à-dire qu'il s'agit d'un endroit qui est droit à ses yeux, une bama (autel privé) ; mais sur une grande bama (autel public), même des offrandes obligatoires peuvent être apportées.
- אֶלָּא הָא כְּתִיב ״אִישׁ״ – לָאו לְמֵימְרָא דְּאִישׁ יְשָׁרוֹת הוּא דְּלִיקְרוּב, הָא חוֹבוֹת לָא לִיקְרוּב? כִּי כְּתִיב ״אִישׁ״ – לְהַכְשִׁיר אֶת הַזָּר.Mais voici qu'il est écrit « chacun » : n'est-ce pas pour dire que chacun, c'est-à-dire le particulier, n'apportera que les offrandes « droites », et qu'il n'apportera pas les offrandes obligatoires ? Quand il est écrit « chacun », c'est pour rendre apte le non-Cohen au service d'une bama.
- זָר – מִ״וְּזָרַק הַכֹּהֵן אֶת הַדָּם עַל מִזְבַּח ה׳״ נָפְקָא!Le non-Cohen ? Mais cela se déduit de « Et le Cohen aspergera le sang sur l'autel de Hachem » (Lévitique 17, 6) à l'entrée de la Tente d'Assignation : c'est là qu'il faut un Cohen, et non sur une bama !
- מַהוּ דְּתֵימָא לִיבְעֵי קִדּוּשׁ בְּכוֹרוֹת כְּמֵעִיקָּרָא; קָא מַשְׁמַע לַן.Tu aurais pu dire que, même sans Cohen, la consécration des premiers-nés serait requise, comme à l'origine, avant l'érection du Tabernacle, et que seuls les premiers-nés pourraient officier ; le verset « chacun » nous enseigne donc que toute personne peut apporter ses offrandes sur une bama.
- חֲכָמִים הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא!Les Sages, c'est pourtant le premier Tanna ! En effet, dans la baraïta, les uns comme les autres disent que le particulier n'apportait que des olot (holocaustes) et des chelamim (sacrifices de paix). Quelle est donc la différence ?
- אָמַר רַב פָּפָּא: קָרְבוּ נְסָכִים בְּמִדְבָּר אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Rav Pappa a dit : La question de savoir si les libations ont été apportées au désert est ce qui les distingue : selon le premier Tanna, il n'y a pas eu de libations au désert ni à l'époque de Guilgal ; selon les Sages cités ensuite, il y en a eu.
- אָמַר מָר: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר וְכוּ׳. מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? דִּכְתִיב: ״וַיַּעֲשׂוּ בְנֵי יִשְׂרָאֵל אֶת הַפֶּסַח בַּגִּלְגָּל״.Le Maître a dit dans la baraïta : Rabbi Chimon dit, etc. : même la communauté n'apportait à Guilgal que le Pessa'h et les offrandes obligatoires à temps fixé. Quelle est la raison de Rabbi Chimon ? Car il est écrit : « Les Bnei Israël firent le Pessa'h à Guilgal » (Josué 5, 10).
- פְּשִׁיטָא! אֶלָּא הָא קָא מַשְׁמַע לַן – דְּחוֹבוֹת כְּעֵין פֶּסַח הוּא דְּקָרֵב, הָא לָאו כְּעֵין פֶּסַח לָא קָרֵב. וְאִידַּךְ –C'est évident ! Le Pessa'h est une obligation. Mais voici ce que cela nous enseigne : seules les offrandes obligatoires semblables au Pessa'h, c'est-à-dire à temps fixé, étaient apportées, alors que celles qui ne sont pas semblables au Pessa'h n'étaient pas apportées. Et l'autre Tanna, qui n'est pas de cet avis, que fait-il de ce verset ?
- מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי בַּנָּאָה: עָרֵל – מְקַבֵּל הַזָּאָה.Il en a besoin pour l'enseignement de Rabbi Yo'hanan, car Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Banaa : Un incirconcis devenu impur par un mort peut recevoir l'aspersion de l'eau contenant les cendres de la vache rousse ; en effet, à l'époque de Yehochoua, le peuple a été aspergé avant d'être circoncis.
- תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: אֵין בֵּין בָּמָה גְּדוֹלָה לְבָמָה קְטַנָּה, אֶלָּא פֶּסַח וְחוֹבוֹת הַקָּבוּעַ לָהֶן זְמַן. אֲמַר לֵיהּ: יָחִיד – חוֹבוֹת שֶׁקָּבוּעַ לָהֶן זְמַן מְנָא לֵיהּ?Un Tanna a récité devant Rav Ada bar Ahava : Il n'y a de différence entre une grande bama et une petite bama que pour le Pessa'h et les offrandes obligatoires auxquelles un temps est fixé. Il lui dit : Le particulier, d'où aurait-il des offrandes obligatoires à temps fixé ? Il n'en existe pas ; il était donc inutile de les mentionner.
- אֲמַר לֵיהּ: אֶסְמְיַיהּ? אֲמַר לֵיהּ: תִּתַּרְגַּם מַתְנִיתָךְ בְּעוֹלַת חוֹבָה, דְּאִיכָּא עוֹלַת נְדָבָה. דְּאִי חַטַּאת יָחִיד הוּא – חוֹבוֹת דִּקְבִיעַ לֵיהּ זְמַן מִי אִיכָּא?!Il lui dit : Dois-je la supprimer ? Il lui répondit : Interprète ton enseignement comme portant sur l'ola obligatoire, qui n'est pas apportée sur la petite bama, car il existe une ola volontaire, qui y est apportée. Car s'il s'agissait d'un 'hatat (sacrifice expiatoire) du particulier, y a-t-il de telles offrandes obligatoires qui aient un temps fixé ?
- וְלוֹקְמַהּ בְּמִנְחַת חוֹבָה – דְּהָא אִיכָּא חֲבִיתִּין! קָא סָבַר: אֵין מִנְחָה בְּבָמָה.Et qu'on l'établisse plutôt pour une min'ha (offrande de farine) obligatoire, puisqu'il existe les 'havitin, l'offrande quotidienne de galettes du grand Cohen ! Il estime (Rav Ada bar Ahava) qu'il n'y a pas de min'ha sur une bama, même grande.
- בָּאוּ לְשִׁילֹה וְכוּ׳. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כָּתוּב אֶחָד אוֹמֵר: ״וַתְּבִאֵהוּ בֵּית ה׳ שִׁילֹה״, וְכָתוּב אֶחָד אוֹמֵר: ״וַיִּטֹּשׁ (אֶת) מִשְׁכַּן שִׁילֹה אֹהֶל שִׁכֵּן בָּאָדָם״, וּכְתִיב ״וַיִּמְאַס בְּאֹהֶל יוֹסֵף וּבְשֵׁבֶט אֶפְרַיִם לֹא בָחָר״.Ils arrivèrent à Chilo, etc. La Michna enseigne qu'il n'y avait pas de toit à Chilo, seulement un bâtiment de pierre sous les tentures. D'où savons-nous cela ? Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Un verset dit : « Elle l'amena à la maison de Hachem à Chilo » (I Samuel 1, 24), et un verset dit : « Il délaissa le Tabernacle de Chilo, la tente où Il résidait parmi les hommes » (Psaumes 78, 60), et il est écrit : « Il rejeta la tente de Yossef, et ne choisit pas la tribu d'Éfraïm » (Psaumes 78, 67).
- הָא כֵּיצַד? לֹא הָיְתָה שָׁם תִּקְרָה, אֶלָּא אֲבָנִים מִלְּמַטָּן וִירִיעוֹת מִלְּמַעְלָן, וְהִיא הָיְתָה ״מְנוּחָה״.Comment est-ce possible que ce soit à la fois une maison et une tente ? Il n'y avait pas là de plafond, mais des pierres en bas, d'où le nom de maison, et des tentures en haut, d'où le nom de tente. Et c'était là le « repos » dont parle le verset (Deutéronome 12, 9).
- קׇדְשֵׁי קֳדָשִׁים. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא, דְּאָמַר קְרָא: ״הִשָּׁמֶר לְךָ פֶּן תַּעֲלֶה עֹלֹתֶיךָ בְּכׇל מָקוֹם אֲשֶׁר (אַתָּה) תִּרְאֶה״ – בְּכׇל מָקוֹם אֲשֶׁר תִּרְאֶה אִי אַתָּה מַעֲלֶה, אֲבָל אַתָּה אוֹכֵל בְּכׇל מָקוֹם שֶׁאַתָּה רוֹאֶה.Les offrandes très saintes étaient consommées à l'intérieur des tentures de Chilo, et les offrandes de moindre sainteté partout d'où l'on voyait Chilo. D'où savons-nous cela ? Rabbi Ochaya a dit : Car le verset dit : « Garde-toi de faire monter tes olot en tout lieu que tu verras » (Deutéronome 12, 13) : en tout lieu que tu verras, tu ne fais pas monter d'offrandes, mais tu manges en tout lieu que tu vois.
- אֵימָא: בְּכׇל מָקוֹם שֶׁאַתָּה רוֹאֶה אִי אַתָּה מַעֲלֶה, אֲבָל אַתָּה זוֹבֵחַ בְּכׇל מָקוֹם שֶׁתִּרְאֶה!Dis plutôt : en tout lieu que tu vois, tu ne fais pas monter, mais tu égorges en tout lieu que tu verras !
- אָמַר רַבִּי יַנַּאי, אָמַר קְרָא: ״שָׁם תַּעֲלֶה... וְשָׁם תַּעֲשֶׂה״.Rabbi Yanaï a dit : Le verset dit : « Là tu feras monter… et là tu feras » (Deutéronome 12, 14) : tout le service doit se faire au même endroit ; seule la consommation est permise partout d'où l'on voit Chilo.
- רַבִּי אַבְדִּימִי בַּר חַסָּא אָמַר, אָמַר קְרָא:Rabbi Avdimi bar 'Hassa a dit : Le verset dit, à propos de la frontière du territoire de Yossef, où se trouvait Chilo :
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