Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כִּדְרַב הוּנָא אָמַר רַב. דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: אָשָׁם שֶׁנִּיתַּק לִרְעִיָּה, וּשְׁחָטוֹ סְתָם – כָּשֵׁר לָעוֹלָה.Cela est conforme à l'enseignement de Rav Houna, qui a dit au nom de Rav. Car Rav Houna a dit au nom de Rav : une offrande de culpabilité (acham) dont le propriétaire est mort ou a obtenu l'expiation par une autre bête, qui a été écartée pour le pâturage jusqu'à ce qu'elle contracte un défaut, et qu'on a abattue sans précision de destination avant cette mise à l'écart, est valable comme holocauste (ola).
- הַמַּעֲלֶה מִבְּשַׂר חַטָּאת [וְכוּ׳]. תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִן לַמַּעֲלֶה מִבְּשַׂר חַטָּאת, וּמִבְּשַׂר אָשָׁם, וּמִבְּשַׂר קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, וּמִבְּשַׂר קָדָשִׁים קַלִּים, וּמִמּוֹתַר הָעוֹמֶר, וּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם, וְלֶחֶם הַפָּנִים, וּשְׁיָרֵי מְנָחוֹת – שֶׁפָּטוּר?La Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de l'époque de la Michna) a enseigné : Celui qui offre à l'extérieur du parvis de la viande d'une offrande de péché ('hatat) [etc.] est exempt. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : D'où sait-on que celui qui offre à l'extérieur de la viande d'une 'hatat, ou de la viande d'un acham, ou de la viande de saintetés majeures, ou de la viande de saintetés mineures, ou du surplus du Omer (l'offrande d'orge du 16 Nissan), ou des deux pains de Chavouot, ou des pains de proposition, ou des restes d'offrandes de farine (min'hot), est exempt, puisque tout cela est mangé par les Cohanim (prêtres) et ne monte pas sur l'autel ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עוֹלָה״ – מָה עוֹלָה שֶׁהִיא רְאוּיָה לְהַעֲלָאָה, אַף כֹּל שֶׁרְאוּיָה לְהַעֲלָאָה.Le verset dit : « ola » (Lévitique 17, 8) : de même que l'ola est apte à être offerte sur l'autel, de même tout ce qui est apte à être offert est concerné par l'interdit, ce qui exclut ces éléments, qui ne montent pas sur l'autel.
- מִנַּיִן שֶׁאַף הַיּוֹצֵק, וְהַבּוֹלֵל, וְהַפּוֹתֵת, וְהַמּוֹלֵחַ, וְהַמֵּנִיף, וְהַמַּגִּישׁ, וְהַמְסַדֵּר הַשֻּׁלְחָן, וְהַמֵּטִיב אֶת הַנֵּרוֹת, וְהַקּוֹמֵץ, וְהַמְקַבֵּל בַּחוּץ – שֶׁפָּטוּר?D'où sait-on que même celui qui verse l'huile sur l'offrande de farine, celui qui mélange l'huile à la farine, celui qui rompt les pains de l'offrande, celui qui sale l'offrande, celui qui balance l'offrande, celui qui l'approche du coin de l'autel, celui qui dispose la table des pains de proposition, celui qui nettoie les lampes du Candélabre, celui qui prélève la poignée de farine et celui qui recueille le sang, s'ils le font à l'extérieur du parvis, sont exempts ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר יַעֲלֶה עוֹלָה אוֹ זָבַח״ – מָה הַעֲלָאָה שֶׁהִיא גְּמַר עֲבוֹדָה, אַף כֹּל שֶׁהוּא גְּמַר עֲבוֹדָה.Le verset dit : « qui fera monter une ola ou un sacrifice » (Lévitique 17, 8) : de même que la mise sur l'autel est la conclusion du service sacrificiel, de même tout acte qui est la conclusion du service est concerné ; or tous ces actes sont suivis d'autres étapes, et sont donc exclus.
- עַד שֶׁלֹּא הוּקַם הַמִּשְׁכָּן [וְכוּ׳]. יָתֵיב רַב הוּנָא בַּר רַב קַטִּינָא קַמֵּיהּ דְּרַב חִסְדָּא, וְקָא קָרֵי: ״וַיִּשְׁלַח אֶת נַעֲרֵי בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״. אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר רַבִּי אַסִּי: קָרְבוּ וּפָסְקוּ.Michna : Tant que le Tabernacle n'avait pas été dressé [etc.], les autels privés (bamot) étaient permis et le service était accompli par les premiers-nés. Rav Houna bar Rav Ketina était assis devant Rav 'Hisda et lisait : « Il envoya les jeunes gens des Bnei Israël » (Exode 24, 5), c'est-à-dire les premiers-nés, qui offrirent des sacrifices au Sinaï. Rav 'Hisda lui dit : Voici ce qu'a dit Rabbi Assi : Ils ont offert puis ont cessé : à partir de ce jour, les premiers-nés n'ont plus accompli le service.
- סְבַר לְאוֹתוֹבֵיהּ מִמַּתְנִיתִין; שַׁמְעֵיהּ דְּקָאָמַר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: עוֹלָה שֶׁהִקְרִיבוּ יִשְׂרָאֵל בַּמִּדְבָּר – אֵינָהּ טְעוּנָה הֶפְשֵׁט וְנִיתּוּחַ; אוֹתְבֵיהּ בָּרַיְיתָא דְּשָׁוְיָא בְּכוּלְּהוּ.Rav Houna pensa lui objecter depuis notre Michna, selon laquelle les premiers-nés ont servi jusqu'à l'érection du Tabernacle. Entre-temps, il l'entendit dire au nom de Rav Adda bar Ahava : L'ola que les Bnei Israël ont offerte dans le désert avant l'érection du Tabernacle n'exigeait ni écorchement ni découpe. Il lui objecta alors une baraïta qui s'applique aux deux affirmations à la fois.
- דְּתַנְיָא: עַד שֶׁלֹּא הוּקַם הַמִּשְׁכָּן – הַבָּמוֹת מוּתָּרוֹת, וַעֲבוֹדָה בִּבְכוֹרוֹת, וְהַכֹּל כְּשֵׁירִין לְהִקָּרֵיב; בְּהֵמָה, חַיָּה וָעוֹף, זְכָרִים וּנְקֵבוֹת, תְּמִימִין וּבַעֲלֵי מוּמִין, טְהוֹרִין אֲבָל לֹא טְמֵאִין.Car il a été enseigné (dans une baraïta) : Tant que le Tabernacle n'avait pas été dressé, les autels privés étaient permis, le service était accompli par les premiers-nés, et tout était apte à être offert : bête domestique, bête sauvage et oiseau, mâles et femelles, sans défaut et avec défaut, à condition qu'ils soient d'espèces pures, mais non d'espèces impures.
- וְהַכֹּל קָרְבוּ עוֹלוֹת. וְעוֹלָה שֶׁהִקְרִיבוּ יִשְׂרָאֵל בַּמִּדְבָּר – טְעוּנָה הֶפְשֵׁט וְנִיתּוּחַ. וְגוֹיִם בִּזְמַן הַזֶּה רַשָּׁאִין לַעֲשׂוֹת כֵּן.Et tout était offert en holocaustes. Et l'ola que les Bnei Israël ont offerte dans le désert exigeait écorchement et découpe. Et les non-Juifs, à notre époque, ont le droit d'agir ainsi, c'est-à-dire d'offrir sur des autels privés.
- תַּנָּאֵי הִיא; דְּתַנְיָא: ״וְגַם הַכֹּהֲנִים הַנִּגָּשִׁים אֶל ה׳ יִתְקַדָּשׁוּ״ – רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה אוֹמֵר: זוֹ פְּרִישׁוּת בְּכוֹרוֹת. רַבִּי אוֹמֵר: זוֹ פְּרִישׁוּת נָדָב וַאֲבִיהוּא.Rav 'Hisda répond : Au sujet des premiers-nés, c'est une divergence entre Tannaïm. Car il a été enseigné : « Et même les Cohanim qui s'approchent de Hachem se sanctifieront » (Exode 19, 22) : Rabbi Yehochoua ben Kor'ha dit : Il s'agit de la mise à l'écart des premiers-nés, qui remplissaient la fonction de Cohanim. Rabbi Yehouda HaNassi dit : Il s'agit de la mise à l'écart de Nadav et Avihou, qui étaient Cohanim.
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר זוֹ פְּרִישׁוּת נָדָב וַאֲבִיהוּא – הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״הוּא אֲשֶׁר דִּבֶּר ה׳ לֵאמֹר בִּקְרֹבַי אֶקָּדֵשׁ״.Cela se comprend selon celui qui dit qu'il s'agit de la mise à l'écart de Nadav et Avihou : c'est ce qui est écrit après leur mort : « C'est ce qu'a dit Hachem en ces termes : par ceux qui Me sont proches, Je serai sanctifié » (Lévitique 10, 3), car ils avaient été avertis de ne pas s'approcher.
- אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר זוֹ פְּרִישׁוּת בְּכוֹרוֹת – הֵיכָא רְמִיזָא? דִּכְתִיב: ״וְנֹעַדְתִּי שָׁמָּה לִבְנֵי יִשְׂרָאֵל וְנִקְדַּשׁ בִּכְבֹדִי״ – אַל תִּקְרֵי ״בִּכְבוֹדִי״, אֶלָּא ״(בִּמְכוּבָּדַיי) [בִּכְבוּדַיי]״.Mais selon celui qui dit qu'il s'agit de la mise à l'écart des premiers-nés, où est-ce évoqué que D.ieu serait sanctifié par Nadav et Avihou ? La Guemara répond : Comme il est écrit : « Je Me rencontrerai là avec les Bnei Israël, et il sera sanctifié par Ma gloire » (Exode 29, 43) : ne lis pas « bikhvodi » (par Ma gloire), mais « bikhvoudaï » (par Mes honorés), ceux qui Me sont chers.
- דָּבָר זֶה אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְמֹשֶׁה וְלֹא יָדְעוּ, עַד שֶׁמֵּתוּ בְּנֵי אַהֲרֹן. כֵּיוָן שֶׁמֵּתוּ בְּנֵי אַהֲרֹן, אָמַר לוֹ: אַהֲרֹן אָחִי, לֹא מֵתוּ בָּנֶיךָ אֶלָּא לְהַקְדִּישׁ שְׁמוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא. כֵּיוָן שֶׁיָּדַע אַהֲרֹן שֶׁבָּנָיו יְדוּעֵי מָקוֹם הֵן, שָׁתַק וְקִבֵּל שָׂכָר; שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּדֹּם אַהֲרֹן״.Cette parole, le Saint, béni soit-Il, l'a dite à Moché, mais Moché n'a pas su ce qu'elle signifiait jusqu'à ce que les fils d'Aharon meurent. Lorsque les fils d'Aharon moururent, Moché lui dit : Aharon, mon frère, tes fils ne sont morts que pour sanctifier le Nom du Saint, béni soit-Il. Lorsqu'Aharon sut que ses fils étaient proches du Tout-Présent (litt. connus de D.ieu), il se tut et reçut une récompense, comme il est dit : « Et Aharon se tut » (Lévitique 10, 3).
- וְכֵן בְּדָוִד הוּא אוֹמֵר: ״דּוֹם לַה׳ וְהִתְחוֹלֵל לוֹ״ – אַף עַל פִּי שֶׁמַּפִּיל לְךָ חֲלָלִים חֲלָלִים, אַתְּ שְׁתוֹק. וְכֵן בִּשְׁלֹמֹה הוּא אוֹמֵר: ״עֵת לַחֲשׁוֹת וְעֵת לְדַבֵּר״ – פְּעָמִים שֶׁשּׁוֹתֵק וּמְקַבֵּל שָׂכָר עַל הַשְּׁתִיקָה, פְּעָמִים מְדַבֵּר וּמְקַבֵּל שָׂכָר עַל הַדִּבּוּר.De même, à propos de David, il est dit : « Tais-toi devant Hachem et attends-Le (hit'holel) » (Psaumes 37, 7) : même s'Il fait tomber devant toi des morts ('halalim) par monceaux, toi, tais-toi. Et de même, à propos de Chlomo, il est dit : « Un temps pour se taire et un temps pour parler » (Ecclésiaste 3, 7) : parfois on se tait et on reçoit une récompense pour le silence, parfois on parle et on reçoit une récompense pour la parole.
- וְהַיְינוּ דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, מַאי דִּכְתִיב: ״נוֹרָא אֱלֹהִים מִמִּקְדָּשֶׁךָ״? אַל תִּיקְרֵי ״מִמִּקְדָּשֶׁךָ״ אֶלָּא ״מִמְּקוּדָּשֶׁיךָ״ – בְּשָׁעָה שֶׁעוֹשֶׂה הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא דִּין בִּקְדוֹשָׁיו, מִתְיָירֵא וּמִתְעַלֶּה וּמִתְהַלֵּל.Et c'est ce qu'a dit Rabbi 'Hiya bar Abba au nom de Rabbi Yo'hanan : Que signifie ce qui est écrit : « Redoutable est D.ieu depuis Ton sanctuaire (mimikdachékha) » (Psaumes 68, 36) ? Ne lis pas « mimikdachékha » mais « mimekoudachékha » (depuis Tes consacrés) : quand le Saint, béni soit-Il, exerce la rigueur envers Ses saints, Il est craint, exalté et loué. Pour les premiers-nés, il n'y a donc pas de difficulté : c'est une divergence entre Tannaïm.
- אֶלָּא קַשְׁיָא עוֹלָה! תְּרֵי תַּנָּאֵי הִיא; דְּתַנְיָא, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: כְּלָלוֹת נֶאֶמְרוּ בְּסִינַי, וּפְרָטוֹת בְּאֹהֶל מוֹעֵד.Mais alors, l'ola pose problème ! Rav Adda bar Ahava a dit qu'elle n'exigeait ni écorchement ni découpe, alors que la baraïta dit le contraire. C'est une divergence entre deux Tannaïm. Car il a été enseigné : Rabbi Ichmaël dit : Les règles générales ont été dites au Sinaï, et les détails dans la Tente d'assignation. La loi de l'écorchement, qui en fait partie, n'était donc pas encore en vigueur avant le Tabernacle.
- רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: כְּלָלוֹת וּפְרָטוֹת נֶאֶמְרוּ בְּסִינַי, וְנִשְׁנוּ בְּאֹהֶל מוֹעֵד, וְנִשְׁתַּלְּשׁוּ בְּעַרְבוֹת מוֹאָב.Rabbi Akiva dit : Les règles générales et les détails ont été dits au Sinaï, répétés dans la Tente d'assignation, et énoncés une troisième fois dans les plaines de Moav. Selon lui, l'écorchement et la découpe s'appliquaient dès le don de la Torah.
- אָמַר מָר: הַכֹּל כְּשֵׁירִין לְהַקְרִיב. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב הוּנָא, דְּאָמַר קְרָא: ״וַיִּבֶן נֹחַ מִזְבֵּחַ לַה׳ וַיִּקַּח מִכֹּל הַבְּהֵמָה הַטְּהוֹרָה וּמִכׇּל עוֹף הַטָּהוֹר״; בְּהֵמָה – כְּמַשְׁמָעוֹ. חַיָּה – בִּכְלַל בְּהֵמָה.Le Maître a dit dans la baraïta : Tout était apte à être offert. D'où savons-nous cela ? Rav Houna a dit : Le verset dit : « Noa'h bâtit un autel à Hachem, et il prit de toute bête (behéma) pure et de tout oiseau pur » (Genèse 8, 20). Behéma s'entend selon son sens obvie, la bête domestique, et la bête sauvage ('haya) est incluse dans la behéma.
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