Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּקָרְבוּ נְסָכִים בַּמִּדְבָּר פְּלִיגִי.Ils divergent, au sujet de la libation d'eau non consacrée dans un ustensile, sur la question de savoir si des libations furent offertes dans le désert.
- רָבִינָא אָמַר: בִּלְמֵדִין נִיסּוּךְ הַמַּיִם מִנִּיסּוּךְ הַיַּיִן פְּלִיגִי.Ravina a dit : tous admettent qu'une libation de vin n'exige pas de consécration ; ils divergent sur la question de savoir si l'on déduit la libation d'eau de la libation de vin.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַמְנַסֵּךְ שְׁלֹשָׁה לוּגִּין יַיִן בַּחוּץ – חַיָּיב. רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: וְהוּא שֶׁקִּדְּשָׁן בִּכְלִי.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Celui qui répand en libation trois log de vin à l'extérieur de la cour est 'hayav (passible). Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, dit : À condition qu'on les ait consacrés dans un ustensile du service.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אָמַר רַב אַדָּא בַּר רַב יִצְחָק: בֵּירוּצֵי מִידּוֹת אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Quelle différence y a-t-il entre eux ? Rav Ada bar Rav Its'hak a dit : La différence entre eux porte sur le débordement des mesures : pour le premier Tanna, le liquide qui dépasse le bord du récipient est consacré lui aussi, et pour Rabbi Elazar, seul ce qui est à l'intérieur des parois l'est.
- רָבָא בְּרֵיהּ דְּרַבָּה אָמַר: קָרְבוּ נְסָכִים בְּבָמָה אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Rava fils de Rabba a dit : La différence entre eux porte sur la question de savoir si des libations furent offertes sur une bama (un autel privé), où il n'y a pas d'ustensile du service.
- וּבִפְלוּגְתָּא דְּהָנֵי תַּנָּאֵי – דְּתַנְיָא: בָּמַת יָחִיד אֵינָהּ צְרִיכָה נְסָכִים. דִּבְרֵי רַבִּי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: טְעוּנָה נְסָכִים.Et cela rejoint la divergence de ces Tannaïm, car il a été enseigné dans une baraïta : Une bama de particulier n'exige pas de libations, ce sont les paroles de Rabbi (Yehouda HaNassi). Et les Sages disent : Elle exige des libations.
- וְהָנֵי תַּנָּאֵי כְּהָנֵי תַּנָּאֵי – דְּתַנְיָא: ״כִּי תָבֹאוּ״ – לְהַטְעִינָהּ נְסָכִים לְבָמָה גְּדוֹלָה הַכָּתוּב מְדַבֵּר.Et ces Tannaïm sont comme ces autres Tannaïm, car il a été enseigné dans une baraïta : « Quand vous viendrez » (Nombres 15, 2) : c'est pour imposer les libations à la grande bama (l'autel public) que parle le verset.
- אַתָּה אוֹמֵר לְבָמָה גְּדוֹלָה; אוֹ אֵינוֹ אֲפִילּוּ בָּמָה קְטַנָּה? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״אֶל אֶרֶץ מוֹשְׁבֹתֵיכֶם אֲשֶׁר אֲנִי נֹתֵן לָכֶם״ – הֲרֵי בְּבָמָה הַנּוֹהֶגֶת לְכוּלְּכֶם הַכָּתוּב מְדַבֵּר. דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל.Tu dis : à la grande bama ; ou n'est-ce pas même à la petite bama (l'autel privé) ? Lorsqu'il dit : « au pays de vos demeures que Je vous donne » (Nombres 15, 2), au pluriel, voici que le verset parle d'une bama qui s'applique à vous tous. Ce sont les paroles de Rabbi Ichmaël.
- רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״כִּי תָבֹאוּ״ – לְהַטְעִינָהּ נְסָכִים (בְּבָמָה) [לְבָמָה] קְטַנָּה הַכָּתוּב מְדַבֵּר.Rabbi Akiva dit : « Quand vous viendrez » : c'est pour imposer les libations à la petite bama que parle le verset.
- אַתָּה אוֹמֵר לְבָמָה קְטַנָּה; אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא לְבָמָה גְּדוֹלָה? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״אֶל אֶרֶץ מוֹשְׁבֹתֵיכֶם״ – הֲרֵי בְּבָמָה הַנּוֹהֶגֶת בְּכׇל מוֹשָׁבוֹת הַכָּתוּב מְדַבֵּר.Tu dis : à la petite bama ; ou n'est-ce qu'à la grande bama ? Lorsqu'il dit : « au pays de vos demeures », voici que le verset parle d'une bama qui s'applique dans toutes les demeures, c'est-à-dire d'un autel privé, car l'autel public est unique.
- כְּשֶׁתִּמְצָא לוֹמַר; לְדִבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל – לֹא קָרְבוּ נְסָכִים בַּמִּדְבָּר, וּלְדִבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא – קָרְבוּ נְסָכִים בַּמִּדְבָּר.Quand tu examineras la chose, tu pourras dire : selon les paroles de Rabbi Ichmaël, des libations ne furent pas offertes dans le désert, et selon les paroles de Rabbi Akiva, des libations furent offertes dans le désert.
- רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: שְׁיָרֵי הַדָּם שֶׁהִקְרִיבָן בַּחוּץ – חַיָּיב.La Michna a enseigné : Rabbi Ne'hémia dit : Les restes du sang, si on les a offerts à l'extérieur, on est 'hayav.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: [תַּנָּא] רַבִּי נְחֶמְיָה כְּדִבְרֵי הָאוֹמֵר שִׁירַיִים מְעַכְּבִין.Rabbi Yo'hanan a dit : Rabbi Ne'hémia a enseigné cela selon les paroles de celui qui dit que les restes sont indispensables à la validité de l'offrande.
- מֵיתִיבִי: רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: שְׁיָרֵי הַדָּם שֶׁהִקְרִיבָן בַּחוּץ – חַיָּיב. אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: וַהֲלֹא שְׁיָרֵי הַדָּם שְׁיָרֵי מִצְוָה הֵם! אָמַר לוֹ: אֵיבָרִין וּפְדָרִין יוֹכִיחוּ – שֶׁהֵן שְׁיָרֵי מִצְוָה, וְהַמַּקְרִיבָן בַּחוּץ חַיָּיב! אָמַר לוֹ: לֹא; אִם אָמַרְתָּ בְּאֵיבָרִים וּפְדָרִים – שֶׁהֵן תְּחִלַּת עֲבוֹדָה, תֹּאמַר בִּשְׁיָרֵי הַדָּם שֶׁאֵינָן תְּחִלַּת עֲבוֹדָה?!On a objecté : Rabbi Ne'hémia dit : Les restes du sang, si on les a offerts à l'extérieur, on est 'hayav. Rabbi Akiva lui a dit : Mais les restes du sang ne sont-ils pas un reste de mitsva, qui n'est pas indispensable ? Il lui a dit : Les membres et les graisses le prouveront, car ils sont un reste de mitsva, et celui qui les offre à l'extérieur est 'hayav. Il lui a dit : Non ; si tu l'as dit des membres et des graisses, qui sont le début d'un service, un rite à part entière, le diras-tu des restes du sang, qui ne sont pas le début d'un service ?!
- וְאִם אִיתָא, לֵימָא לֵיהּ: הָנֵי נָמֵי מְעַכְּבִי! תְּיוּבְתָּא.Or s'il en était ainsi, si Rabbi Ne'hémia les tenait pour indispensables, qu'il lui dise : Ceux-ci aussi sont indispensables ! C'est une teyouvta (une réfutation définitive).
- וְהַשְׁתָּא דְּאָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: מַחְלוֹקֶת בְּשִׁירַיִים הַפְּנִימִיִּים, אֲבָל בְּשִׁירַיִים הַחִיצוֹנִים – דִּבְרֵי הַכֹּל לָא מְעַכְּבִי; כִּי קָאָמַר רַבִּי נְחֶמְיָה – בְּשִׁירַיִים הַפְּנִימִים, כִּי תַּנְיָא הָהִיא – בְּשִׁירַיִים הַחִיצוֹנִים.Et maintenant que Rav Ada bar Ahava a dit : La divergence porte sur les restes intérieurs (du sang présenté à l'autel intérieur), mais pour les restes extérieurs, de l'avis de tous, ils ne sont pas indispensables, la difficulté se résout : lorsque Rabbi Ne'hémia parle dans la Michna, c'est des restes intérieurs ; lorsque cette baraïta est enseignée, c'est des restes extérieurs.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא לָא יָדַע מַאי קָאָמַר רַבִּי נְחֶמְיָה; הוּא סָבַר: רַבִּי נְחֶמְיָה שִׁירַיִים חִיצוֹנִים אָמַר, וְקָא מַהְדַּר לֵיהּ שִׁירַיִים הַחִיצוֹנִים. וְרַבִּי נְחֶמְיָה – לִדְבָרָיו דְּרַבִּי עֲקִיבָא קָאָמַר.Et Rabbi Akiva ne savait pas ce que disait Rabbi Ne'hémia : il pensait que Rabbi Ne'hémia parlait des restes extérieurs, et il lui a répondu au sujet des restes extérieurs. Et Rabbi Ne'hémia a répondu selon les paroles de Rabbi Akiva.
- מַתְנִי׳ הַמּוֹלֵק אֶת הָעוֹף בִּפְנִים וְהֶעֱלָה בַּחוּץ – חַיָּיב. מָלַק בַּחוּץ וְהֶעֱלָה בַּחוּץ – פָּטוּר. הַשּׁוֹחֵט אֶת הָעוֹף בִּפְנִים וְהֶעֱלָה בַּחוּץ – פָּטוּר.Michna : Celui qui fait la melika (la section de la nuque avec l'ongle) d'un oiseau à l'intérieur de la cour et l'offre à l'extérieur est 'hayav. S'il a fait la melika à l'extérieur et l'a offert à l'extérieur, il est pétour (exempt). Celui qui abat l'oiseau au couteau à l'intérieur et l'offre à l'extérieur est pétour, car cet abattage l'invalide comme offrande.
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