Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּכְזַיִת חֵלֶב – זוֹרֵק אֶת הַדָּם.ou s'il reste un kezayit (le volume d'une olive) de graisse destinée à l'autel, on asperge le sang de l'offrande.
- חֲצִי זַיִת בָּשָׂר וַחֲצִי זַיִת חֵלֶב – אֵינוֹ זוֹרֵק אֶת הַדָּם. וּבְעוֹלָה, חֲצִי זַיִת בָּשָׂר וַחֲצִי זַיִת חֵלֶב – זוֹרֵק אֶת הַדָּם, מִפְּנֵי שֶׁכּוּלָּהּ כָּלִיל. וּמִנְחָה, אֲפִילּוּ כּוּלָּהּ קַיֶּימֶת – לֹא יִזְרוֹק.Mais s'il ne reste que la moitié d'un kezayit de viande et la moitié d'un kezayit de graisse, on n'asperge pas le sang : la viande se mange et la graisse se brûle, si bien que les deux ne se cumulent pas pour atteindre le kezayit. Et pour l'ola (l'holocauste), même s'il ne reste que la moitié d'un kezayit de viande et la moitié d'un kezayit de graisse, on asperge le sang, parce qu'elle est consumée tout entière sur l'autel, et que toutes ses parties se cumulent donc. Et quant à la min'ha (l'offrande de farine), même si elle subsiste tout entière, on n'aspergera pas le sang.
- מִנְחָה מַאי עֲבִידְתַּהּ? אָמַר רַב פָּפָּא: מִנְחַת נְסָכִים הַבָּאָה עִם הַזֶּבַח.La Guemara s'étonne de cette dernière clause : Une min'ha, quel est son rapport avec l'aspersion du sang ? Une min'ha n'a pas de sang ! Rav Pappa a dit : il s'agit de la min'ha des libations, qui vient avec le sacrifice animal : si la chair du sacrifice a disparu et que la min'ha subsiste, on n'asperge pas le sang pour elle.
- מַתְנִי׳ הַקּוֹמֶץ, וְהַלְּבוֹנָה, וְהַקְּטֹרֶת, וּמִנְחַת כֹּהֲנִים, וּמִנְחַת כֹּהֵן מָשִׁיחַ, וּמִנְחַת נְסָכִים, שֶׁהִקְרִיב מֵאַחַת מֵהֶן כְּזַיִת בַּחוּץ – חַיָּיב. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר פּוֹטֵר, עַד שֶׁיַּקְרִיב אֶת כּוּלָּן. וְכוּלָּן שֶׁהִקְרִיב בִּפְנִים וְשִׁיֵּיר מֵהֶן כְּזַיִת, וְהִקְרִיבוֹ בַּחוּץ – חַיָּיב.Michna : Le kométs (la poignée prélevée sur une min'ha, offrande de farine), la levona (l'oliban), l'encens, la min'ha des Cohanim (prêtres), la min'ha du Cohen oint (le Grand Prêtre) et la min'ha des libations : celui qui a offert, de l'un d'eux, un kezayit (le volume d'une olive) à l'extérieur de la cour du Temple est 'hayav (passible), car brûler un kezayit est une combustion valable. Rabbi Eliézer le déclare pétour (exempt) tant qu'il n'a pas offert le tout à l'extérieur. Et pour tous ceux que l'on a offerts à l'intérieur de la cour en en laissant un kezayit, et que l'on a offert ce reste à l'extérieur, Rabbi Eliézer lui-même reconnaît que l'on est 'hayav.
- וְכוּלָּן שֶׁחָסְרוּ כׇּל שֶׁהוּ, וְהִקְרִיבוֹ בַּחוּץ – פָּטוּר.Et pour tous ceux auxquels il manque la moindre quantité, si on les offre à l'extérieur de la cour, on est pétour.
- הַמַּקְרִיב קָדָשִׁים וְאֵימוּרִים בַּחוּץ – חַיָּיב.Celui qui offre de la viande sacrée, destinée à être mangée, et des émourim (les parties brûlées sur l'autel) à l'extérieur de la cour est 'hayav pour les émourim, mais non pour la viande.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הַמַּקְטִיר כְּזַיִת בַּחוּץ – חַיָּיב. חֲצִי פְרָס בִּפְנִים – פָּטוּר.Guemara : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : chaque matin et chaque soir, on brûle dans le Sanctuaire un pérass (un demi-mané) d'encens ; pourtant, celui qui brûle seulement un kezayit d'encens à l'extérieur est 'hayav. Si on en brûle un demi-pérass à l'intérieur, on est pétour.
- קָא סָלְקָא דַּעְתִּין: מַאי פָּטוּר – פָּטוּר זָר; אַמַּאי? הַקְטָרָה הִיא!La Guemara examine la seconde clause : Il nous venait à l'esprit : que signifie « pétour » ? Un zar (un non-Cohen) est exempt s'il brûle cette quantité à l'intérieur. Pourquoi ? C'est pourtant bien une combustion valable, comme le montre la première clause !
- אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר רַב: מַאי פָּטוּר – פָּטוּר צִיבּוּר.Rabbi Zeira a dit que Rav 'Hisda a dit que Rav Yirmeya bar Abba a dit que Rav a dit : Que signifie « pétour » ? La communauté est quitte de son obligation lorsqu'un Cohen a brûlé cette quantité, bien qu'elle soit inférieure à ce qui est requis.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא, אִי קַשְׁיָא לִי – הָא קַשְׁיָא לִי: הָא דְּאָמַר רַב עֲלַהּ, בְּהָא – אֲפִילּוּ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר מוֹדֶה; דְּהָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר לָאו הַקְטָרָה הִיא קָאָמַר!Rabbi Zeira a dit : S'il y a pour moi une difficulté, voici ma difficulté : ce que Rav a dit à ce sujet : sur ce point, même Rabbi Eliézer en convient, à savoir que la communauté est quitte. Or Rabbi Eliézer, qui exempte celui qui brûle un kezayit à l'extérieur, dit justement que ce n'est pas une combustion valable !
- אָמַר רַבָּה: בְּהַקְטָרָה דְּהֵיכָל – דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי.Rabba a dit : Pour la combustion du Heikhal (l'encens quotidien, brûlé dans le Sanctuaire sur l'autel d'or), tout le monde est d'accord : la Torah n'en fixe pas la quantité, le pérass étant une mesure rabbinique ; un kezayit y constitue donc une combustion, et celui qui le brûle à l'extérieur est 'hayav.
- כִּי פְּלִיגִי – בְּהַקְטָרָה דִּפְנִים; דְּמָר סָבַר: ״מְלֹא חׇפְנָיו״ דַּוְקָא, וּמָר סָבַר: ״מְלֹא חׇפְנָיו״ לָאו דַּוְקָא.Ils ne divergent que sur la combustion de l'intérieur, celle du Saint des Saints à Yom Kippour, à propos de laquelle il est écrit : « Il prendra… plein ses mains d'encens » (Lévitique 16, 12) : l'un (Rabbi Eliézer) estime que « plein ses mains » est à prendre précisément, et donc qu'on n'est passible à l'extérieur que pour la quantité entière ; et l'autre (les Rabbanan) estime que « plein ses mains » n'est pas à prendre précisément.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְהָא כִּי קָא כְתִיבָא ״חֻקָּה״ – בְּהַקְטָרָה דִּפְנִים הוּא דִּכְתִיב!Abayé lui a dit : Mais le terme « 'houka » (décret, qui rend indispensable chaque détail du rite), lorsqu'il est écrit à propos du service de Yom Kippour, est écrit précisément au sujet de la combustion de l'intérieur ! « Plein ses mains » doit donc être pris à la lettre.
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: בְּהַקְטָרָה בִּפְנִים – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי.Abayé a donc dit plutôt : Sur la combustion à l'intérieur, tout le monde est d'accord : il faut la pleine mesure, dans le Saint des Saints.
- כִּי פְּלִיגִי – בְּהַקְטָרָה דְּחוּץ; מָר סָבַר: יָלְפִינַן פְּנִים מִחוּץ, וּמָר סָבַר: לָא יָלְפִינַן.Ils ne divergent que sur la combustion à l'extérieur de l'encens du Saint des Saints : l'un (les Rabbanan) estime que nous déduisons l'intérieur de l'extérieur : de même que pour l'encens du Sanctuaire on est passible pour un kezayit, de même pour celui du Saint des Saints ; et l'autre (Rabbi Eliézer) estime que nous ne le déduisons pas.
- אָמַר רָבָא: הַשְׁתָּא חוּץ מֵחוּץ לָא יָלְפִי רַבָּנַן, פְּנִים מֵחוּץ מִיבְּעֵי?!Rava a dit pour réfuter Abayé : Alors que les Rabbanan ne déduisent même pas l'extérieur de l'extérieur (un rite de l'autel extérieur d'un autre rite de cet autel), il faudrait se demander s'ils déduisent l'intérieur de l'extérieur ?!
- מָה הִיא? דְּתַנְיָא: יָכוֹל הַמַּעֲלֶה פָּחוֹת מִכְּזַיִת קוֹמֶץ וּפָחוֹת מִכְּזַיִת אֵימוּרִין, וְהַמְנַסֵּךְ פָּחוֹת מִשְּׁלֹשֶׁת לוּגִּין יַיִן [פָּחוֹת] מִשְּׁלֹשָׁה לוּגִּין מַיִם – יְהֵא חַיָּיב? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לַעֲשׂוֹת״ – עַל הַשָּׁלֵם חַיָּיב, וְאֵינוֹ חַיָּיב עַל הֶחָסֵר.Quel est cet enseignement ? Comme il a été enseigné dans une baraïta : On pourrait penser que celui qui offre à l'extérieur moins d'un kezayit de kométs ou moins d'un kezayit d'émourim, ou qui répand en libation moins de trois log de vin ou moins de trois log d'eau (à Soukkot), soit 'hayav ? Le verset dit : « pour faire » (Lévitique 17, 9) : on est 'hayav pour ce qui est complet, et on n'est pas 'hayav pour ce qui est incomplet.
- וְהָא פָּחוֹת מִשְּׁלֹשֶׁת לוּגִּין, דְּאִית בְּהוּ כַּמָּה זֵיתִים – וְלָא יָלְפִי רַבָּנַן חוּץ מִחוּץ!Or moins de trois log contiennent plusieurs kezayit, et pourtant on est exempt : les Rabbanan ne déduisent donc pas l'extérieur de l'extérieur ! À plus forte raison ne déduiraient-ils pas l'intérieur de l'extérieur.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: כְּגוֹן דְּקַבְעִינְהוּ שְׁנֵי חֲצָאֵי פְּרָסRava a donc dit plutôt : tous s'accordent sur l'encens du Sanctuaire, dont la mesure n'est pas fixée par la Torah ; ils ne divergent que dans un cas où, par exemple, on a désigné les deux demi-pérass d'encens
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