Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רָבָא אָמַר: כִּדְרַבִּי יוֹנָה, דְּאָמַר רַבִּי יוֹנָה: אָתְיָא ״שָׁם״–״שָׁם״; מָה לְהַלָּן לֹא עָנַשׁ אֶלָּא אִם כֵּן הִזְהִיר, אַף כָּאן לֹא עָנַשׁ אֶלָּא אִם כֵּן הִזְהִיר.Rava a dit : on le tire conformément à Rabbi Yona, car Rabbi Yona a dit : Cela se tire de « là » et « là » : « Mais au lieu que Hachem choisira… là tu offriras tes holocaustes et là tu feras tout ce que Je t'ordonne » (Deutéronome 12, 14), ce qui rapproche l'offrande de l'abattage. De même que là-bas, pour l'offrande, la Torah n'a fixé de sanction que si elle a interdit, de même ici, pour l'abattage, elle n'a fixé de sanction que si elle a interdit.
- אַשְׁכְּחַן מוּקְטְרֵי פְּנִים שֶׁהֶעֱלָן לַחוּץ; מוּקְטְרֵי חוּץ שֶׁהֶעֱלָן לַחוּץ מִנַּיִן?Nous avons trouvé la passibilité pour les offrandes à brûler à l'intérieur (celles abattues dans la cour du Temple, aptes à y être brûlées) qu'on a offertes à l'extérieur ; pour les offrandes à brûler à l'extérieur (celles abattues hors de la cour, devenues inaptes) qu'on a offertes à l'extérieur, d'où le savons-nous ? Le verset « il ne l'amène pas à l'entrée de la Tente d'assignation » ne parle en effet que de ce qui est apte à y être amené.
- אָמַר רַב כָּהֲנָא, אָמַר קְרָא: ״וַאֲלֵהֶם תֹּאמַר״ – עַל הַסְּמוּכִין תֹּאמַר.Rav Kahana a dit : Le verset dit : « Et à eux tu diras » (Lévitique 17, 8). Le mot alehem (« à eux »), écrit avec un aleph, se prononce comme 'alehem (« à leur sujet »), écrit avec un 'ayin. On comprend donc : au sujet de ce qui est voisin, tu diras. Or la section précédente parle des offrandes abattues hors de la cour.
- מַתְקֵיף לַהּ רָבָא: מִי כְּתִיב ״וַעֲלֵיהֶם״?! ״וַאֲלֵיהֶם״ כְּתִיב! אֶלָּא כִּדְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וַאֲלֵהֶם תֹּאמַר״ – לְעָרֵב פָּרָשִׁיּוֹת.Rava objecta : Est-il écrit « et à leur sujet » ? C'est « et à eux » qui est écrit ! C'est plutôt comme l'a enseigné un Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël : « Et à eux tu diras » : pour mêler les sections de l'abattage et de l'offrande hors de la cour, afin d'enseigner qu'on est passible pour la seconde même après la première.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אָתְיָא הֲבָאָה–הֲבָאָה; מָה לְהַלָּן מוּקְטְרֵי חוּץ, אַף כָּאן מוּקְטְרֵי חוּץ.Rabbi Yo'hanan a dit : Cela se tire par guezéra chava (analogie textuelle) de « amener » et « amener » : de même que là-bas, pour l'abattage, il s'agit d'offrandes à brûler à l'extérieur, de même ici, pour l'offrande, on est passible même pour les offrandes à brûler à l'extérieur.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב בִּיבִי, הָא דִּתְנַן: שְׁלֹשִׁים וְשֵׁשׁ כָּרֵיתוֹת בְּתוֹרָה – תְּלָתִין וְשַׁב הָוְיָין, דְּאִיכָּא הַמַּעֲלֶה וְהַמַּעֲלֶה! קַשְׁיָא.Rav Bibi objecta : Ce que nous avons appris dans une Michna (Keritot 2a) : il y a trente-six karèt (retranchements) dans la Torah, où l'offrande hors de la cour ne compte que pour un : il y en aurait trente-sept, car il y a celui qui offre ce qui a été abattu à l'intérieur et celui qui offre ce qui a été abattu à l'extérieur ! C'est une kouchya (difficulté).
- וְהָדִתְנַן: הַזּוֹרֵק מִקְצָת דָּמִים בַּחוּץ – חַיָּיב, מְנָלַן? נָפְקָא לֵיהּ מִדְּתַנְיָא: ״דָּם יֵחָשֵׁב״ – לְרַבּוֹת הַזּוֹרֵק. דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״אוֹ זָבַח״ – לְרַבּוֹת אֶת הַזּוֹרֵק.Et ce que nous avons appris dans une Michna (plus loin, 110a) : celui qui asperge une partie du sang à l'extérieur est passible, d'où le savons-nous ? La Guemara répond : il le tire de ce qui a été enseigné dans une baraïta : « Du sang sera imputé » à cet homme (Lévitique 17, 4) : pour inclure celui qui asperge. Ce sont les paroles de Rabbi Ichmaël. Rabbi Akiva dit : « ou un sacrifice » (Lévitique 17, 8) : le mot « ou » vient pour inclure celui qui asperge.
- וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, הַאי ״אוֹ זָבַח״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? לְחַלֵּק.Et Rabbi Ichmaël, que fait-il de ce « ou un sacrifice » ? Pour distinguer : on est passible même si l'on n'a offert que l'un des deux, holocauste ou sacrifice.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא, לְחַלֵּק מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מִ״לֹּא יְבִיאֶנּוּ״.Et Rabbi Akiva, d'où tire-t-il la distinction ? Il la tire de « il ne l'amène pas » (Lévitique 17, 9), écrit au singulier.
- וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל – הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ: עַל הַשָּׁלֵם הוּא חַיָּיב, וְאֵינוֹ חַיָּיב עַל הֶחָסֵר. וְרַבִּי עֲקִיבָא – נָפְקָא לֵיהּ מִ״לַּעֲשׂוֹת אוֹתוֹ״.Et Rabbi Ichmaël ? Il en a besoin pour enseigner que l'on est passible pour ce qui est entier, et que l'on n'est pas passible pour ce qui est incomplet. Et Rabbi Akiva le tire de « pour le faire » (Lévitique 17, 9).
- וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל – חַד לְמוּקְטְרֵי פְּנִים שֶׁחָסְרוּ וְהֶעֱלָן בַּחוּץ, וְחַד לְמוּקְטְרֵי חוּץ שֶׁחָסְרוּ (וְהֶעֱלוּ) [וְהֶעֱלָן] בַּחוּץ. וְהָא תַּנְיָא, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: יָכוֹל מוּקְטְרֵי פָּנִים שֶׁחָסְרוּ (וְהֶעֱלוּ) [וְהֶעֱלָן] בַּחוּץ חַיָּיב? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לַעֲשׂוֹת אֹתוֹ״ – עַל הַשָּׁלֵם חַיָּיב וְאֵינוֹ חַיָּיב עַל הֶחָסֵר.Et Rabbi Ichmaël ? Il explique ces deux mots ainsi : l'un pour les offrandes à brûler à l'intérieur qui sont devenues incomplètes et qu'on a offertes à l'extérieur, et l'autre pour les offrandes à brûler à l'extérieur qui sont devenues incomplètes et qu'on a offertes à l'extérieur. Dans les deux cas, on est exempt. Et voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Ichmaël dit : On pourrait penser que pour les offrandes à brûler à l'intérieur qui sont devenues incomplètes et qu'on a offertes à l'extérieur, on est passible ? Le verset dit : « pour le faire » : on est passible pour ce qui est entier, et on n'est pas passible pour ce qui est incomplet.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא – מוּקְטְרֵי פְּנִים שֶׁחָסְרוּ (וְהֶעֱלוּ) [וְהֶעֱלָן] בַּחוּץ, חַיָּיב.Et Rabbi Akiva pense que pour les offrandes à brûler à l'intérieur qui sont devenues incomplètes et qu'on a offertes à l'extérieur, on est passible.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא, הַאי ״דָּם יֵחָשֵׁב״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? לְרַבּוֹת שְׁחִיטַת הָעוֹף. וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל – נָפְקָא לֵיהּ מֵ״אוֹ אֲשֶׁר יִשְׁחָט״.Et Rabbi Akiva, que fait-il de ce « du sang sera imputé » ? Pour inclure l'abattage de l'oiseau à l'extérieur, bien qu'à l'intérieur l'oiseau ne soit pas abattu mais que sa nuque soit pincée. Et Rabbi Ichmaël le tire de « ou qui abattra » (Lévitique 17, 3).
- וְרַבִּי עֲקִיבָא אָמַר לָךְ, הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ: עַל הַשּׁוֹחֵט הוּא חַיָּיב, וְלֹא עַל הַמּוֹלֵק. וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל – נָפְקָא לֵיהּ מִ״זֶּה הַדָּבָר״.Et Rabbi Akiva te dira : Il a besoin de celui-là pour enseigner que l'on est passible pour celui qui abat, et non pour celui qui pince la nuque. Et Rabbi Ichmaël le tire de « Voici la chose » (Lévitique 17, 2) : on n'est passible que pour l'abattage.
- דְּתַנְיָא: ״אֲשֶׁר יִשְׁחַט״ – אֵין לִי אֶלָּא שׁוֹחֵט בְּהֵמָה; שָׁחַט עוֹף מְנָא לַן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אוֹ אֲשֶׁר יִשְׁחָט״.Car il a été enseigné dans une baraïta : « Qui abattra » (Lévitique 17, 3) : je n'ai là que celui qui abat un animal ; s'il a abattu un oiseau, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « ou qui abattra ».
- יָכוֹל אַף הַמּוֹלֵק? וְדִין הוּא: מָה שְׁחִיטָה דְּאֵין דֶּרֶךְ הֶכְשֵׁירָהּ בִּפְנִים, חַיָּיב, מְלִיקָה שֶׁדֶּרֶךְ הֶכְשֵׁירָהּ בְּפָנִים, אֵינוֹ דִּין שֶׁהוּא חַיָּיב? תַּלְמוּד לוֹמַר ״זֶה הַדָּבָר״.On pourrait penser que même celui qui pince la nuque est passible ? Et c'est logique : si pour l'abattage, qui n'est pas la façon de le rendre valide à l'intérieur, on est passible, pour la melika (le pincement de la nuque), qui est la façon de le rendre valide à l'intérieur, n'est-il pas logique qu'on soit passible ? Le verset dit : « Voici la chose ».
- וְרַבִּי עֲקִיבָא אָמַר לָךְ: הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לִגְזֵירָה שָׁוָה.Et Rabbi Akiva te dira : Il a besoin de celui-là pour une guezéra chava avec le passage sur les vœux, où il est écrit : « Voici la chose qu'a ordonnée Hachem » (Nombres 30, 2).
- וְהָא דִּתְנַן: הַקּוֹמֵץ וְהַמְקַבֵּל דָּמִים בַּחוּץ פָּטוּר – מְנָלַן? וּמֵהֵיכָא תֵּיתֵי דְּחַיָּיב?Et ce que nous avons appris dans une Michna (plus loin, 112b) : celui qui prélève la poignée d'une offrande de farine et celui qui recueille le sang à l'extérieur est pétour (exempt), d'où le savons-nous ? La Guemara s'étonne : Et d'où viendrait-il qu'il soit passible, pour qu'il faille une source à son exemption ?
- תֵּיתֵי מִשְּׁחִיטָה – מָה לִשְׁחִיטָה, שֶׁכֵּן נִפְסֶלֶת שֶׁלֹּא לְאוֹכְלִין בְּפֶסַח!Qu'on le tire de l'abattage ? Qu'a de particulier l'abattage ? Il invalide l'offrande pour ceux qui ne peuvent en manger, au Pessa'h (s'il est fait à leur intention).
- תֵּיתֵי מִזְּרִיקָה – מָה לִזְרִיקָה, שֶׁכֵּן זָר חַיָּיב עָלֶיהָ מִיתָה!Qu'on le tire de l'aspersion ? Qu'a de particulier l'aspersion ? Un zar (un non-Cohen) est passible de mort pour elle de la main du Ciel.
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