Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁהֲרֵי עוֹנְשָׁן אָמוּר: ״וְאֶל פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד״, אַזְהָרָה – דִּכְתִיב: ״הִשָּׁמֶר לְךָ פֶּן תַּעֲלֶה עֹלֹתֶיךָ״.car leur sanction est énoncée : « Et à l'entrée de la Tente d'assignation » il ne l'a pas amenée, cet homme sera retranché ; l'azhara (l'interdiction explicite) est, comme il est écrit : « Garde-toi d'offrir tes holocaustes » en tout lieu que tu verras (Deutéronome 12, 13).
- מִכָּאן וְאֵילָךְ – בִּזְבָחִים שֶׁהִקְדִּישָׁן בִּשְׁעַת הֶיתֵּר הַבָּמוֹת וְהִקְרִיבָן בִּשְׁעַת אִיסּוּר הַבָּמוֹת,À partir de là, le verset parle des sacrifices qu'on a consacrés au temps de la permission des bamot (autels privés), avant l'érection du Tabernacle, et qu'on a offerts au temps de l'interdiction des bamot,
- שֶׁנֶּאֱמַר: ״לְמַעַן אֲשֶׁר יָבִיאוּ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל אֶת זִבְחֵיהֶם אֲשֶׁר הֵם זֹבְחִים״ – זְבָחִים שֶׁהִתַּרְתִּי לְךָ כְּבָר. ״עַל פְּנֵי הַשָּׂדֶה״ – לוֹמַר לָךְ: הַזּוֹבֵחַ בִּשְׁעַת אִיסּוּר הַבָּמוֹת, מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ הִקְרִיב עַל פְּנֵי הַשָּׂדֶה.comme il est dit : « Afin que les Bnei Israël amènent leurs sacrifices qu'ils abattent » (Lévitique 17, 5) : ce sont les sacrifices que Je t'ai déjà permis d'abattre sur les bamot. « Sur la face du champ » : pour te dire : celui qui abat au temps de l'interdiction des bamot, le verset le considère comme s'il avait offert sur la face du champ, dans un culte idolâtre.
- ״וֶהֱבִיאֻם לַה׳״ – זוֹ מִצְוַת עֲשֵׂה. לֹא תַעֲשֶׂה מִנַּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְלֹא יִזְבְּחוּ עוֹד״.« Et ils les amèneront à Hachem » : c'est un commandement positif. L'interdit, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « Et ils n'abattront plus » leurs sacrifices aux démons (Lévitique 17, 7).
- יָכוֹל יְהֵא עָנוּשׁ כָּרֵת? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״חֻקַּת עוֹלָם תִּהְיֶה זֹּאת לָהֶם לְדֹרֹתָם״ – זֹאת לָהֶם וְלֹא אַחֶרֶת לָהֶם.On pourrait penser qu'il serait passible du karèt (retranchement) ? Le verset dit : « Ce sera pour eux un statut éternel, de génération en génération » (Lévitique 17, 7) : ceci pour eux, la sanction d'un commandement positif et d'un interdit, et rien d'autre pour eux. Il ressort de cette baraïta que le verset « Ils n'abattront plus » concerne les offrandes consacrées au temps de la permission des bamot, et non les autres.
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי אָבִין: קַל וָחוֹמֶר; וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁלֹּא עָנַשׁ – הִזְהִיר, מְקוֹם שֶׁעָנַשׁ – אֵינוֹ דִּין שֶׁהִזְהִיר?!Mais alors Rabbi Avin a dit : l'interdiction de l'abattage hors du Temple se déduit par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si, là où la Torah n'a pas fixé de sanction, elle a interdit, comme pour l'offrande consacrée au temps de la permission des bamot, là où elle a fixé une sanction, n'est-il pas logique qu'elle ait interdit ?
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: אִם כֵּן, לֹא יֵאָמֵר לָאו בְּחֵלֶב – וְתֵיתֵי קַל וָחוֹמֶר מִנְּבֵילָה: מָה נְבֵילָה שֶׁלֹּא עָנַשׁ – הִזְהִיר, חֵלֶב שֶׁעָנַשׁ – אֵינוֹ דִּין שֶׁהִזְהִיר?!Ravina dit à Rav Achi : S'il en est ainsi, que la Torah n'énonce pas d'interdit pour le 'helev (la graisse interdite), et qu'on le tire par kal va'homer de la nevéla (la charogne) : si la nevéla, pour laquelle elle n'a pas fixé de sanction de karèt, elle l'a interdite, le 'helev, pour lequel elle a fixé une sanction, n'est-il pas logique qu'elle l'ait interdit ?
- אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לֵיהּ: מִנְּבֵלָה נָמֵי לָא אָתְיָא, דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לִנְבֵלָה שֶׁכֵּן מְטַמֵּא!Il vint devant Rava, qui lui dit : De la nevéla non plus on ne peut le tirer, car on peut réfuter : qu'est-ce que la nevéla a de particulier ? Elle rend impur, ce qui n'est pas le cas du 'helev.
- מִשְּׁרָצִים טְמֵאִין. מָה לִשְׁרָצִים טְמֵאִין – שֶׁמְּטַמְּאִין בְּמַשֶּׁהוּ!Qu'on le tire alors des cheratsim impurs (les reptiles et petites bêtes impures) ! Qu'ont de particulier les cheratsim impurs ? Ils rendent impurs avec la moindre quantité.
- מִשְּׁרָצִים טְהוֹרִים. מָה לִשְׁרָצִים טְהוֹרִים – שֶׁאִיסּוּרָן בְּמַשֶּׁהוּ!Qu'on le tire alors des cheratsim purs (qui ne rendent pas impur) ! Qu'ont de particulier les cheratsim purs ? Leur interdit s'applique à la moindre quantité.
- מֵעׇרְלָה וְכִלְאֵי הַכֶּרֶם. מָה לְעׇרְלָה וְכִלְאֵי הַכֶּרֶם – שֶׁכֵּן אֲסוּרִין בַּהֲנָאָה!Qu'on le tire alors de la 'orla (les fruits des trois premières années d'un arbre) et du mélange des espèces dans la vigne ! Qu'ont de particulier la 'orla et le mélange des espèces dans la vigne ? Ils sont interdits au profit.
- מִשְּׁבִיעִית. מָה לִשְׁבִיעִית, שֶׁכֵּן תּוֹפֶסֶת דָּמֶיהָ!Qu'on le tire alors de la chevi'it (les produits de l'année sabbatique) ! Qu'a de particulier la chevi'it ? Elle transfère sa sainteté à l'argent qui la remplace.
- מִתְּרוּמָה – שֶׁכֵּן לֹא הוּתַּר מִכְּלָלָהּ! מִכּוּלְּהוּ נָמֵי – שֶׁכֵּן לֹא הוּתְּרוּ מִכְּלָלָן!Qu'on le tire alors de la terouma (prélèvement donné au Cohen) ! Non, car elle n'a pas été permise en partie de sa catégorie, alors que le 'helev est permis chez l'animal sauvage. Et cela vaut aussi pour tous les autres : ils n'ont pas été permis en partie de leur catégorie !
- אָמַר רָבָא: אִי קַשְׁיָא לִי הָא קַשְׁיָא לִי – הָא דִּתְנַן: פֶּסַח וּמִילָה מִצְוַת עֲשֵׂה,Rava a dit : S'il y a pour moi une difficulté à admettre la déduction de Rabbi Avin, c'est celle-ci qui m'est difficile : ce que nous avons appris dans une Michna (Keritot 2a) : le Pessa'h (l'offrande pascale) et la circoncision sont des commandements positifs.
- תֵּיתֵי בְּקַל וָחוֹמֶר מִמּוֹתִיר: מָה מוֹתִיר שֶׁלֹּא עָנַשׁ – הִזְהִיר, פֶּסַח וּמִילָה שֶׁעָנַשׁ – אֵינוֹ דִּין שֶׁהִזְהִיר?!Qu'on en tire l'interdit par kal va'homer de celui qui laisse un reste de la chair d'un sacrifice au-delà du temps fixé : si, pour celui qui laisse un reste, elle n'a pas fixé de sanction mais a interdit, le Pessa'h et la circoncision, pour lesquels elle a fixé une sanction, n'est-il pas logique qu'elle les ait interdits ?
- אָמַר רַב אָשֵׁי: אַמְרִיתַהּ לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב כָּהֲנָא, וְאָמַר לִי: מִמּוֹתִיר לָא אָתְיָא, דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְמוֹתִיר – שֶׁכֵּן אֵין לוֹ תַּקָּנָה, תֹּאמַר פֶּסַח – יֵשׁ לוֹ תַּקָּנָה.Rav Achi a dit : J'ai rapporté cet enseignement devant Rav Kahana, et il m'a dit : De celui qui laisse un reste, on ne peut le tirer, car on peut réfuter : qu'a de particulier celui qui laisse un reste ? Il n'a pas de réparation. Diras-tu la même chose du Pessa'h, qui a une réparation ? Celui qui ne l'a pas offert au premier Pessa'h l'offre au second.
- וְכִי מַזְהִירִין מִן הַדִּין?! אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר עוֹנְשִׁין מִן הַדִּין, אֵין מַזְהִירִין מִן הַדִּין!Et peut-on interdire par raisonnement ? Même selon celui qui dit qu'on sanctionne par raisonnement, on n'interdit pas par raisonnement ! Le raisonnement de Rabbi Avin est donc réfuté.
- אֶלָּא כִּדְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר: אָתְיָא הֲבָאָה–הֲבָאָה;C'est plutôt conforme à Rabbi Yo'hanan, qui a dit : cela se tire par guezéra chava (analogie textuelle) de « amener » et « amener » ;
- מָה לְהַלָּן לֹא עָנַשׁ אֶלָּא אִם כֵּן הִזְהִיר, אַף כָּאן לֹא עָנַשׁ אֶלָּא אִם כֵּן הִזְהִיר.« amener » est dit de l'abattage (Lévitique 17, 4) et de l'offrande (Lévitique 17, 9) : de même que là-bas, pour l'offrande, la Torah n'a fixé de sanction que si elle a interdit, de même ici, pour l'abattage, elle n'a fixé de sanction que si elle a interdit.
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