Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֹא יְהוּ כֹּהֲנִים זַכָּאִין בְּעוֹרָהּ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עוֹר הָעֹלָה״ מִכׇּל מָקוֹם.On aurait pu penser que les Cohanim (prêtres) n'auraient pas droit à sa peau, celle d'une ola (holocauste) qui n'a pas acquitté son propriétaire. Le verset enseigne : « la peau de l'ola » (Lévitique 7, 8), pour dire que de toute façon, tant que l'offrande n'est pas disqualifiée, les Cohanim acquièrent sa peau.
- ״עוֹר הָעֹלָה״ – אֵין לִי אֶלָּא עוֹר הָעוֹלָה, עוֹרוֹת קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עוֹר הָעֹלָה אֲשֶׁר הִקְרִיב״. יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אַף קָדָשִׁים קַלִּים? תַּלְמוּד לוֹמַר ״עֹלָה״ – מָה עוֹלָה קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, אַף כֹּל קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים.« La peau de l'ola » : je n'en tire que la peau de l'ola. Les peaux des kodché kodachim (sacrifices de sainteté supérieure), d'où savons-nous que les Cohanim les acquièrent ? Le verset enseigne : « la peau de l'ola qu'il a offerte », ce qui inclut toute offrande apportée par le Cohen. On pourrait croire que j'inclus même les kodachim kalim (sacrifices de moindre sainteté). Le verset enseigne : « ola », et non simplement « offrande » : de même que l'ola est de kodché kodachim, de même tous les sacrifices concernés sont de kodché kodachim, à l'exclusion des kodachim kalim.
- רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: ״עוֹר הָעֹלָה״ – אֵין לִי אֶלָּא הָעוֹלָה, עוֹרוֹת קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים מִנַּיִן? וְדִין הוּא: וּמָה עוֹלָה, שֶׁלֹּא זָכוּ בִּבְשָׂרָהּ – זָכוּ בְּעוֹרָהּ; קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, שֶׁזָּכוּ בִּבְשָׂרָן – אֵינוֹ דִּין שֶׁזָּכוּ בְּעוֹרָן?!Rabbi Ichmaël dit : de « la peau de l'ola », je n'en tire que l'ola. Les peaux des kodché kodachim, d'où le savons-nous ? C'est un raisonnement logique : si pour l'ola, dont les Cohanim n'ont pas acquis la viande, ils ont acquis la peau, alors pour les kodché kodachim, dont ils ont acquis la viande, n'est-il pas logique qu'ils acquièrent leur peau ?!
- מִזְבֵּחַ יוֹכִיחַ – שֶׁזָּכָה בְּבָשָׂר וְלֹא זָכָה בְּעוֹר! מָה לְמִזְבֵּחַ – שֶׁכֵּן לֹא זָכָה בְּמִקְצָת; תֹּאמַר בַּכֹּהֲנִים – שֶׁזָּכוּ בְּמִקְצָת?! הוֹאִיל וְזָכוּ בְּמִקְצָת, זָכוּ בְּכוּלֵּיהּ.On peut objecter : que l'autel le prouve à l'encontre de ce raisonnement, lui qui a acquis la viande (les parties brûlées sur l'autel) et n'a pas acquis la peau ! On répond : qu'en est-il de l'autel ? Il n'a acquis de peau dans aucun cas ; diras-tu la même chose des Cohanim, qui ont acquis la peau dans certains cas, celui de l'ola ?! Puisqu'ils ont acquis dans certains cas, ils ont acquis dans tous les kodché kodachim.
- רַבִּי אוֹמֵר: כׇּל עַצְמוֹ לֹא הוּצְרַכְנוּ אֶלָּא לְעוֹר הָעוֹלָה בִּלְבַד. שֶׁבְּכׇל מָקוֹם הָעוֹר מְהַלֵּךְ אַחַר הַבָּשָׂר.Rabbi Yehouda HaNassi dit : il n'y a pas lieu de déduire les autres peaux, car nous n'avions besoin de cet enseignement que pour la peau de l'ola seule. Car partout ailleurs, la peau suit la viande de l'offrande.
- פָּרִים הַנִּשְׂרָפִין וּשְׂעִירִים הַנִּשְׂרָפִין – הֵן וְעוֹרוֹתֵיהֶן נִשְׂרָפִין עִמָּהֶן. חַטָּאת וְאָשָׁם וְזִבְחֵי שַׁלְמֵי צִיבּוּר – מַתָּנָה לַכֹּהֵן; רָצוּ – מַפְשִׁיטִין אוֹתָן, לֹא רָצוּ – אוֹכְלִין אוֹתָן עַל גַּבֵּי עוֹרָן. קָדָשִׁים קַלִּים – לַבְּעָלִים; רָצוּ – מַפְשִׁיטִין אוֹתָן, רָצוּ – אוֹכְלִין אוֹתָן עַל גַּב עוֹרָן.Ainsi, les taureaux brûlés et les boucs brûlés : eux et leurs peaux sont brûlés ensemble. Le 'hatat (sacrifice expiatoire), le acham (sacrifice de culpabilité) et les chelamim (sacrifices de paix) de la communauté sont un don au Cohen : s'ils veulent, ils les dépouillent et profitent de la peau ; s'ils ne veulent pas, ils les mangent avec leur peau. Les kodachim kalim sont aux propriétaires : s'ils veulent, ils les dépouillent ; s'ils veulent, ils les mangent avec leur peau.
- אֲבָל עוֹלָה נֶאֱמַר בָהּ: ״וְהִפְשִׁיט אֶת הָעֹלָה וְנִתַּח אֹתָהּ לִנְתָחֶיהָ״. יָכוֹל לֹא יְהוּ הַכֹּהֲנִים זַכָּאִין בְּעוֹרָהּ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עוֹר הָעֹלָה אֲשֶׁר הִקְרִיב״.Mais à propos de l'ola, il est dit : « Il dépouillera l'ola et la découpera en ses morceaux » (Lévitique 1, 6). On pourrait croire que les Cohanim n'ont pas droit à sa peau, puisque toute sa chair est brûlée sur l'autel. Le verset enseigne : « la peau de l'ola qu'il a offerte » (Lévitique 7, 8).
- ״לוֹ יִהְיֶה״ – פְּרָט לִטְבוּל יוֹם וּמְחוּסַּר כִּיפּוּרִים וְאוֹנֵן. שֶׁיָּכוֹל לֹא יִזְכּוּ בְּבָשָׂר – שֶׁהוּא לַאֲכִילָה, יִזְכּוּ בְּעוֹר – שֶׁאֵינוֹ לַאֲכִילָה; תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לוֹ יִהְיֶה״ – פְּרָט לִמְחוּסַּר כִּיפּוּרִים וּטְבוּל יוֹם וְאוֹנֵן.« À lui sera » (Lévitique 7, 8) : cela vient exclure le tevoul yom (Cohen immergé le jour même, qui attend la tombée de la nuit), le me'houssar kippourim (Cohen qui n'a pas encore apporté son offrande d'expiation) et l'onèn (endeuillé le jour du décès). Car on aurait pu croire que s'ils n'acquièrent pas la viande, c'est parce qu'elle est destinée à être mangée et qu'ils ne le peuvent pas, mais qu'ils acquièrent la peau, qui n'est pas destinée à être mangée. Le verset enseigne : « à lui sera », pour exclure le me'houssar kippourim, le tevoul yom et l'onèn.
- וְתַנָּא קַמָּא נָמֵי תִּיפּוֹק לִי מִדִּינָא! מִילְּתָא דְּאָתְיָא בְּקַל וְחוֹמֶר, טָרַח וְכָתַב לַהּ קְרָא.Mais que le premier Tanna aussi le déduise du raisonnement logique, comme Rabbi Ichmaël ! Une chose que l'on peut déduire par un kal va'homer (raisonnement a fortiori), le verset prend parfois la peine de l'écrire.
- וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, הַאי ״אֲשֶׁר הִקְרִיב״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? פְּרָט לִטְבוּל יוֹם וּמְחוּסַּר כִּיפּוּרִים וְאוֹנֵן.Et Rabbi Ichmaël, que fait-il de ces mots « qu'il a offerte », dont le premier Tanna tire les peaux des kodché kodachim ? Ils viennent exclure le tevoul yom, le me'houssar kippourim et l'onèn.
- וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִ״לוֹ יִהְיֶה״! רַבִּי יִשְׁמָעֵאל לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: נֶאֱמַר בְּעוֹלֶה ״לוֹ יִהְיֶה״, וְנֶאֱמַר בְּאָשַׁם ״לוֹ יִהְיֶה״; מָה לְהַלָּן עַצְמוֹתָיו מוּתָּרִין, אַף כָּאן עַצְמוֹתָיו מוּתָּרִין.Mais qu'il le tire de « à lui sera » !, comme Rabbi Yehouda HaNassi. Rabbi Ichmaël suit son opinion, selon laquelle ces mots enseignent autre chose, car Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Ichmaël : il est dit à propos de l'ola « à lui sera » et il est dit à propos du acham « à lui sera » (Lévitique 7, 7-8), ce qui forme une guezéra chava (analogie textuelle) : de même que là, ses os sont permis au Cohen, de même ici, ses os sont permis, ceux de l'ola qui ne sont pas attachés à la chair et ne sont donc pas destinés à l'autel.
- מוּפְנֵי; דְּאִי לָא מוּפְנֵי, אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְאָשָׁם שֶׁכֵּן בְּשָׂרוֹ מוּתָּר לוֹ; ״יִהְיֶה״ – קְרָא יַתִּירָא הוּא.Ces mots sont moufné (« libres », c'est-à-dire superflus dans leur contexte, donc disponibles pour l'analogie), car s'ils n'étaient pas libres, on pourrait réfuter l'analogie : qu'en est-il du acham, dont la viande est permise au Cohen, à la différence de l'ola ?! Mais « sera » est un mot superflu du verset.
- מַתְנִי׳ כׇּל הַקֳּדָשִׁים שֶׁאֵירַע בָּהֶן פְּסוּל קוֹדֶם לְהֶפְשֵׁיטָן – אֵין עוֹרוֹתֵיהֶן לַכֹּהֲנִים. לְאַחַר הֶפְשֵׁיטָן – עוֹרוֹתֵיהֶן לְכֹהֲנִים. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא סְגַן הַכֹּהֲנִים: מִיָּמַי לֹא רָאִיתִי עוֹר שֶׁיּוֹצֵא לְבֵית הַשְּׂרֵיפָה.MICHNA : Toutes les offrandes de kodché kodachim frappées d'une disqualification avant leur dépouillement, leurs peaux ne vont pas aux Cohanim : elles sont brûlées avec la chair. Après leur dépouillement, leurs peaux vont aux Cohanim. Rabbi 'Hanina, l'adjoint des Cohanim, a dit : de ma vie, je n'ai vu de peau sortir vers le lieu de brûlage.
- אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: מִדְּבָרָיו לָמַדְנוּ, שֶׁהַמַּפְשִׁיט אֶת הַבְּכוֹר וְנִמְצָא טְרֵיפָה – שֶׁיֵּאוֹתוּ הַכֹּהֲנִים בְּעוֹרוֹ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין ״לֹא רָאִינוּ״ רְאָיָה, אֶלָּא יֵצֵא לְבֵית הַשְּׂרֵיפָה.Rabbi Akiva a dit : de ses paroles, nous avons appris que celui qui dépouille le premier-né et qu'il se trouve tereifa (atteint d'une lésion mortelle), les Cohanim peuvent profiter de sa peau. Mais les Sages disent : « Nous n'avons pas vu » n'est pas une preuve ; au contraire, elle sortira vers le lieu de brûlage.
- גְּמָ׳ כׇּל שֶׁלֹּא זָכָה הַמִּזְבֵּחַ בִּבְשָׂרָהּ – לֹא זָכוּ הַכֹּהֲנִים בְּעוֹרָהּ, וְאַף עַל גַּב דְּאַפְּשָׁטֵיהּ לְעוֹר קוֹדֶם זְרִיקָה. מַנִּי? רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר: אֵין הַדָּם מְרַצֶּה עַל הָעוֹר בִּפְנֵי עַצְמוֹ.GUEMARA : La Michna précédente (103a) a enseigné : toute ola dont l'autel n'a pas acquis la viande, les Cohanim n'ont pas acquis sa peau, sans distinction, donc même si le Cohen a dépouillé la peau avant l'aspersion du sang. De qui est cette opinion ? C'est celle de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, qui dit : le sang n'obtient pas l'agrément pour la peau à elle seule, mais seulement avec la viande.
- אֵימָא סֵיפָא: כׇּל הַקֳּדָשִׁים שֶׁאֵירַע בָּהֶן פְּסוּל קוֹדֶם הֶפְשֵׁיטָן – אֵין עוֹרוֹתֵיהֶן לְכֹהֲנִים. לְאַחַר הֶפְשֵׁיטָן – עוֹרוֹתֵיהֶן לְכֹהֲנִים. אֲתָאן לְרַבִּי, דְּאָמַר: ״הַדָּם מְרַצֶּה עַל הָעוֹר בִּפְנֵי עַצְמוֹ״. רֵישָׁא רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, סֵיפָא רַבִּי?!Cite la fin : toutes les offrandes frappées d'une disqualification avant leur dépouillement, leurs peaux ne vont pas aux Cohanim ; après leur dépouillement, leurs peaux vont aux Cohanim, même si la disqualification a précédé l'aspersion. Nous en arrivons à Rabbi Yehouda HaNassi, qui dit : « Le sang obtient l'agrément pour la peau à elle seule. » Le début serait donc de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, et la fin de Rabbi ?!
- אָמַר אַבָּיֵי: מִדְּסֵיפָא רַבִּי הִיא, רֵישָׁא נָמֵי רַבִּי הִיא; וּמוֹדֶה רַבִּי שֶׁאֵין הֶפְשֵׁט קוֹדֶם זְרִיקָה.Abayé a dit : puisque la fin est de Rabbi, le début aussi est de Rabbi. Et Rabbi admet qu'on ne procède pas au dépouillement avant l'aspersion : aussi, dans les faits, les Cohanim n'acquièrent pas la peau si l'autel n'a pas acquis la viande.
- רָבָא אָמַר: מִדְּרֵישָׁא רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, סֵיפָא נָמֵי רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן; מַאי קוֹדֶם הֶפְשֵׁטRava a dit : au contraire, puisque le début est de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, la fin aussi est de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon. Que signifie donc « avant le dépouillement »
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