Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כִּי טָמֵא; מָה טָמֵא – כַּמָּה דְּלָא טָהוֹר לָא אָכֵיל, אַף הַאי נָמֵי – כַּמָּה דְּלָא מִתְּקַן לָא אָכֵיל; קָא מַשְׁמַע לַן.que la règle de ce Cohen est comme celle d'un tamé (rituellement impur) : de même que le tamé, tant qu'il n'est pas tahor (pur), ne mange pas, de même celui-ci, tant qu'il n'est pas guéri, ne mange pas. Le verset nous enseigne qu'il reçoit sa part même avant la guérison de son défaut.
- כֹּל שֶׁאֵינוֹ רָאוּי וְכוּ׳. וְלָא?! וַהֲרֵי בַּעַל מוּם, דְּלֹא רָאוּי לָעֲבוֹדָה, וְחוֹלֵק! וְתוּ, הָא רָאוּי לָעֲבוֹדָה חוֹלֵק?! הֲרֵי טָמֵא בְּקׇרְבְּנוֹת צִיבּוּר, דְּרָאוּי לָעֲבוֹדָה, וְאֵינוֹ חוֹלֵק!La Michna enseigne : Quiconque n'est pas apte, etc. ne reçoit pas de part. Et non ? Voici le porteur de défaut, qui n'est pas apte au service, et il participe au partage ! Et de plus : celui qui est apte au service participerait-il au partage ? Voici le tamé pour les sacrifices communautaires, qui est apte au service, et il ne participe pas au partage !
- רָאוּי לַאֲכִילָה קָאָמַר.C'est de l'aptitude à la consommation qu'elle parle. Le porteur de défaut peut manger des sacrifices, et le tamé ne le peut pas.
- וַהֲרֵי קָטָן, דְּרָאוּי לַאֲכִילָה, וְאֵינוֹ חוֹלֵק! הָא לָא קָתָנֵי.Mais voici le mineur, qui est apte à la consommation, et il ne participe pas au partage ! Cela, elle ne l'enseigne pas : elle dit seulement que l'inapte ne reçoit pas, et non que tout apte reçoit.
- הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי, לְעוֹלָם (כדקאמר) [כִּדְקָאָמְרַתְּ] מֵעִיקָּרָא; אִי מִשּׁוּם טָמֵא – טָמֵא לָא קָתָנֵי, וְאִי מִשּׁוּם בַּעַל מוּם – רַחֲמָנָא רַבְּיֵיהּ.Maintenant que tu en es arrivé là, en réalité, la Michna veut dire ce que tu disais au début (l'aptitude au service). Si tu objectes à cause du tamé, le tamé, elle ne l'enseigne pas (la déduction inverse n'est pas enseignée) ; et si c'est à cause du porteur de défaut, le Miséricordieux l'a inclus par « tout mâle » (102a).
- אֲפִילּוּ טָמֵא בִּשְׁעַת זְרִיקַת דָּמִים, וְטָהוֹר בִּשְׁעַת הֶקְטֵר חֲלָבִים – אֵינוֹ חוֹלֵק. הָא טָהוֹר בִּשְׁעַת זְרִיקַת דָּמִים, וְטָמֵא בִּשְׁעַת הֶקְטֵר חֲלָבִים – חוֹלֵק;Même s'il était tamé au moment de l'aspersion du sang et tahor au moment de la combustion des graisses, il ne participe pas au partage. Donc, s'il était tahor au moment de l'aspersion du sang et tamé au moment de la combustion des graisses, il participe au partage.
- מַתְנִיתִין דְּלָא כְּאַבָּא שָׁאוּל. דְּתַנְיָא, אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: לְעוֹלָם אֵינוֹ אוֹכֵל, עַד שֶׁיְּהֵא טָהוֹר מִשְּׁעַת זְרִיקָה עַד שְׁעַת הֶקְטֵר חֲלָבִים; דְּאָמַר קְרָא: ״הַמַּקְרִיב אֶת דַּם הַשְּׁלָמִים וְאֶת הַחֵלֶב״ – דַּאֲפִילּוּ הֶקְטֵר חֲלָבִים נָמֵי בָּעֵי.La Michna n'est pas selon Abba Chaoul. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) : Abba Chaoul dit : il ne mange jamais, à moins d'être tahor depuis le moment de l'aspersion jusqu'au moment de la combustion des graisses ; car le verset dit : « Celui qui offre le sang des chelamim (sacrifices de paix) et la graisse » (Lévitique 7, 33) : même pour la combustion des graisses, il faut qu'il soit tahor.
- בָּעֵי רַב אָשֵׁי: נִטְמָא בֵּינְתַיִים מַהוּ? בִּשְׁעַת זְרִיקָה וּבִשְׁעַת הַקְטָרָה בָּעֵינַן, וְהָאִיכָּא; אוֹ דִּלְמָא עַד שֶׁיְּהֵא טָהוֹר מִשְּׁעַת זְרִיקָה וְעַד שְׁעַת הֶקְטֵר חֲלָבִים? תֵּיקוּ.Rav Achi a posé la question : selon Abba Chaoul, s'il est devenu tamé entre les deux, qu'en est-il ? Exigeons-nous la pureté au moment de l'aspersion et au moment de la combustion, et elle y est ; ou peut-être faut-il qu'il soit tahor depuis le moment de l'aspersion jusqu'au moment de la combustion des graisses ? Tékou (la question reste en suspens).
- אָמַר רָבָא: הַאי דִּינָא – מֵרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן גְּמִירְנָא, דְּאָמַר בְּבֵית הַכִּסֵּא דַּנְתָּהּ – בָּא טְבוּל יוֹם וְאָמַר: תֵּן לִי מִמִּנְחָה וְאוֹכַל.La Michna enseigne que le tevoul yom (impur immergé attendant le coucher du soleil) ne reçoit pas de part. Rava a dit : cette règle, je l'ai apprise de Rabbi Elazar fils de Rabbi Chimon, qui a dit dans les lieux d'aisances : tu peux argumenter ainsi. Un tevoul yom vint et dit à un Cohen tahor de son groupe : Donne-moi de la min'ha (offrande de farine) et je mangerai le soir.
- אָמַר לוֹ: וּמָה אִם בִּמְקוֹם שֶׁיִּפָּה כֹּחֲךָ – בְּחַטָּאתֶךָ, דְּחִיתִיךְ מֵחַטַּאת יִשְׂרָאֵל; מְקוֹם שֶׁהוֹרַע כֹּחֲךָ – בְּמִנְחָתֶךָ, אֵינוֹ דִּין שֶׁאֶדְחֲךָ מִמִּנְחַת יִשְׂרָאֵל?!Il lui dit : si là où ton droit est supérieur, pour ton propre 'hatat (sacrifice expiatoire), que tu peux offrir même hors de ton tour, je t'ai écarté du 'hatat d'un Israélite, là où ton droit est inférieur, pour ta propre min'ha, qui ne se mange pas, n'est-il pas logique que je t'écarte de la min'ha d'un Israélite ?
- וּמָה אִם דְּחִיתַנִי מֵחַטַּאת יִשְׂרָאֵל – שֶׁכְּשֵׁם שֶׁיִּפָּה כֹּחִי כָּךְ יִפָּה כֹּחֶךָ; תִּדְחֵינִי (מִמִּנְחָה) [מִמִּנְחַת יִשְׂרָאֵל], שֶׁכְּשֵׁם שֶׁהוֹרַע כֹּחִי כָּךְ הוֹרַע כֹּחֶךָ!L'autre répondit : Si tu m'as écarté du 'hatat d'un Israélite, c'est que, de même que mon droit est supérieur, ton droit est supérieur pour ton propre 'hatat. M'écarteras-tu de la min'ha d'un Israélite, où, de même que mon droit est inférieur, ton droit est inférieur ?
- הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״לַכֹּהֵן הַמַּקְרִיב אֹתָהּ לוֹ תִהְיֶה״ – בֹּא הַקְרֵב וֶאֱכוֹל.Le Cohen tahor répondit : Il est dit : « Elle sera au Cohen qui l'offre » (Lévitique 7, 9) : viens offrir et mange ! Or tu ne peux pas l'offrir.
- תֵּן לִי מֵחַטַּאת יִשְׂרָאֵל וְאוֹכַל –Le tevoul yom reprit : Donne-moi du 'hatat d'un Israélite et je mangerai le soir, quand je serai pur.
- אָמַר לוֹ: וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁהוֹרַע כֹּחִי – בְּמִנְחָתִי, דְּחִיתִיךְ מִמִּנְחַת יִשְׂרָאֵל; מְקוֹם שֶׁיִּפָּה כֹּחִי – בְּחַטָּאתִי, אֵינוֹ דִּין שֶׁאֶדְחֲךָ מֵחַטַּאת יִשְׂרָאֵל?!Il lui dit : si là où mon droit est inférieur, pour ma propre min'ha, je t'ai écarté de la min'ha d'un Israélite, là où mon droit est supérieur, pour mon propre 'hatat, n'est-il pas logique que je t'écarte du 'hatat d'un Israélite ?
- אָמַר לוֹ: וּמָה אִם שֶׁדְּחִיתַנִי מִמִּנְחַת יִשְׂרָאֵל – שֶׁכְּשֵׁם שֶׁהוֹרַע כֹּחֶךָ כָּךְ הוֹרַע כֹּחִי; תִּדְחֵינִי מֵחַטַּאת יִשְׂרָאֵל – שֶׁכְּשֵׁם שֶׁיִּפָּה כֹּחֶךָ כָּךְ יִפָּה כֹּחִי?!Il lui dit : si tu m'as écarté de la min'ha d'un Israélite, c'est que, de même que ton droit est inférieur, mon droit est inférieur ; m'écarteras-tu du 'hatat d'un Israélite, où, de même que ton droit est supérieur, mon droit est supérieur ?
- הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״הַכֹּהֵן הַמְחַטֵּא אֹתָהּ יֹאכְלֶנָּה״ – בֹּא חַטֵּא וֶאֱכוֹל.Le Cohen tahor répondit : Il est dit : « Le Cohen qui fait l'expiation la mangera » (Lévitique 6, 19) : viens faire l'expiation et mange !
- אָמַר לוֹ: תֵּן לִי מֵחָזֶה וָשׁוֹק וְאוֹכַל –Il lui dit : Donne-moi de la poitrine et de la cuisse des chelamim et je mangerai le soir.
- אָמַר לוֹ: וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁיִּפָּה כֹּחֲךָ – בְּחַטָּאתֶךָ, דְּחִיתִיךְ [מֵחַטַּאת יִשְׂרָאֵל] (מֵחָזֶה וָשׁוֹק); מְקוֹם שֶׁהוֹרַע כֹּחֲךָ – בִּשְׁלָמִים, שֶׁאֵין לָךְ בָּהֶן אֶלָּא חָזֶה וָשׁוֹק, אֵינוֹ דִּין שֶׁאֶדְחֲךָ?!Il lui dit : si là où ton droit est supérieur, pour ton 'hatat, je t'ai écarté [du 'hatat d'un Israélite], là où ton droit est inférieur, pour les chelamim, où tu n'as que la poitrine et la cuisse, n'est-il pas logique que je t'écarte ?
- מָה אִם דְּחִיתַנִי מֵחַטָּאת – שֶׁכֵּן הוֹרַע כֹּחִי אֵצֶל נָשַׁיי וַעֲבָדַיי; תִּדְחֵינִי מֵחָזֶה וָשׁוֹק – שֶׁכֵּן יִפָּה כֹּחִי אֵצֶל נָשַׁיי וַעֲבָדַי?!L'autre répondit : Si tu m'as écarté du 'hatat, c'est que mon droit y est inférieur à l'égard de mes femmes et de mes esclaves, qui ne peuvent en manger ; m'écarteras-tu de la poitrine et de la cuisse, où mon droit est supérieur à l'égard de mes femmes et de mes esclaves ?
- הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״לַכֹּהֵן הַזּוֹרֵק אֶת דַּם הַשְּׁלָמִים לוֹ יִהְיֶה״ – בֹּא זְרוֹק וֶאֱכוֹל.Le Cohen tahor répondit : Il est dit : « Il sera au Cohen qui asperge le sang des chelamim » (Lévitique 7, 14) : viens asperger et mange !
- יָצָא טְבוּל יוֹם קוּלָּיו וַחֲמוּרָיו עַל רֹאשׁוֹ, אוֹנֵן מִימִינוֹ, מְחוּסַּר כַּפָּרָה מִשְּׂמֹאלוֹ.Le tevoul yom sortit, ses raisonnements a fortiori sur la tête, sans profit, un onèn (endeuillé le jour du décès d'un proche) à sa droite et un me'houssar kappara (qui n'a pas encore apporté son sacrifice d'expiation) à sa gauche, car eux aussi étaient écartés.
- פָּרֵיךְ רַב אַחַאי, לֵימָא לֵיהּ: תֵּן לִי מִבְּכוֹר וְאוֹכַל!Rav A'haï objecte : qu'il lui dise : Donne-moi du bekhor (premier-né) et je mangerai ! Pourquoi Rabbi Elazar n'a-t-il pas ajouté cet échange ?
- מִשּׁוּם דְּאָמַר לֵיהּ: וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁהוֹרַע כֹּחִי – בְּחַטָּאת, אֵצֶל נָשַׁיי וַעֲבָדַיי, דְּחִיתִיךְ מֵחַטַּאת יִשְׂרָאֵל; מְקוֹם שֶׁיִּפָּה כֹּחִי – בִּבְכוֹר, דְּכוּלֵּיהּ דִּילִי הִיא – אֵינוֹ דִּין שֶׁאֶדְחֲךָ מִמֶּנּוּ?C'est peut-être parce qu'il lui dirait : si là où mon droit est inférieur, pour le 'hatat, à l'égard de mes femmes et de mes esclaves, je t'ai écarté du 'hatat d'un Israélite, là où mon droit est supérieur, pour le bekhor, qui est entièrement à moi, n'est-il pas logique que je t'en écarte ?
- וּמָה אִם דְּחִיתַנִי מֵחַטָּאת – שֶׁכְּשֵׁם שֶׁהוֹרַע כֹּחֲךָ כָּךְ הוֹרַע כֹּחִי; תִּדְחֵינִי מִבְּכוֹר – שֶׁכְּשֵׁם שֶׁיִּפָּה כֹּחֲךָ כָּךְ יִפָּה כֹּחִי?!L'autre répondrait : Si tu m'as écarté du 'hatat, c'est que, de même que ton droit est inférieur, mon droit est inférieur ; m'écarteras-tu du bekhor, où, de même que ton droit est supérieur, mon droit est supérieur ?
- הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״אֶת דָּמָם תִּזְרֹק עַל הַמִּזְבֵּחַ וְאֶת חֶלְבָּם תַּקְטִיר... וּבְשָׂרָם יִהְיֶה לְךָ״ – בֹּא זְרוֹק וֶאֱכוֹל.Il répondrait alors : Il est dit : « Tu aspergeras leur sang sur l'autel et tu feras fumer leur graisse… et leur chair sera à toi » (Nombres 18, 17-18) : viens asperger et mange ! L'échange aurait donc dû figurer.
- וְאִידַּךְ פָּרֵיךְ: מִי כְּתִיב ״וּבְשָׂרָם לַכֹּהֵן הַזּוֹרֵק״?! ״וּבְשָׂרָם יִהְיֶה לָךְ״ כְּתִיב – אֲפִילּוּ לְכֹהֵן אַחֵר.Et l'autre (le tevoul yom) réfuterait : est-il écrit : « et leur chair au Cohen qui asperge » ? Il est écrit : « et leur chair sera à toi », c'est-à-dire même à un autre Cohen. Voilà pourquoi cet échange ne figure pas.
- וְהֵיכִי עָבֵיד הָכִי? וְהָאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּכׇל מְקוֹם מוּתָּר לְהַרְהֵר, חוּץ מִמֶּרְחָץ וּמִבֵּית הַכִּסֵּא! לְאוֹנְסוֹ שָׁאנֵי.Mais comment a-t-il fait cela ? Rabba bar bar 'Hana n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Yo'hanan : partout il est permis de méditer la Torah, sauf aux bains et aux lieux d'aisances ? Le cas où il y est contraint est différent.
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