Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וַיִּיטַב בְּעֵינָיו״ – לֹא בּוֹשׁ מֹשֶׁה לוֹמַר ״לֹא שָׁמַעְתִּי״, אֶלָּא ״שָׁמַעְתִּי וְשָׁכַחְתִּי״.« et ce fut bon à ses yeux » (Lévitique 10, 20). Moché n'a pas eu honte et n'a pas cherché à se justifier en disant : « Je n'ai pas entendu » cette halakha (loi) jusqu'à présent ; mais il a reconnu : « J'ai entendu et j'ai oublié. »
- אִיבְּעִי לְהוּ לְשַׁהוֹיַיהּ, וּלְמֵיכְלַהּ בְּאוּרְתָּא! טוּמְאָה בְּאוֹנֶס בָּאתָה.La Guemara demande : selon cette opinion, pourquoi le 'hatat (sacrifice expiatoire) a-t-il été brûlé ? Ils auraient dû attendre et le manger le soir ! Elle répond : l'impureté est survenue par un cas de force majeure, et ils ont été contraints de le brûler.
- בִּשְׁלָמָא לְרַבָּנַן, הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״הַיּוֹם״; אֶלָּא לְרַבִּי נְחֶמְיָה, מַאי ״הַיּוֹם״? חוֹבַת הַיּוֹם.Cela se comprend selon les Rabbanan (Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon) ; c'est ce qui est écrit : « Si j'avais mangé le 'hatat aujourd'hui » (Lévitique 10, 19), ce qui indique qu'Aharon aurait pu le manger la nuit. Mais selon Rabbi Ne'hémia, qui distingue les sacrifices du moment de ceux des générations, que signifie « aujourd'hui » ? Il signifie : le 'hatat de Roch 'Hodech, l'obligation du jour.
- בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי נְחֶמְיָה, הַיְינוּ דִּכְתִיב ״הֵן הַיּוֹם״; אֶלָּא לְרַבָּנַן, מַאי ״הֵן הַיּוֹם״? הָכִי קָאָמַר: הֵן הִקְרִיבוּ?! אֲנִי הִקְרַבְתִּי!Cela se comprend selon Rabbi Ne'hémia ; c'est ce qui est écrit : « Voici, aujourd'hui » ils ont offert (Lévitique 10, 19), c'est-à-dire comme obligation du jour. Mais selon les Rabbanan, que signifie « voici, aujourd'hui » ? Voici ce qu'il dit : eux, ont-ils offert le sacrifice, ce qui leur aurait été interdit en deuil ? C'est moi qui ai offert ! Or le grand Cohen peut officier en étant onèn (endeuillé le jour du décès d'un proche).
- אָמַר מָר: (הָיוּ) [הָיָה] לִשְׁלׇשְׁתָּן שֶׁיִּשָּׂרְפוּ. מַאי שְׁלָשְׁתָּן?La Guemara poursuit l'analyse de la baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna). Le Maître a dit : si la raison avait été le deuil, tous les trois auraient dû être brûlés. Que signifie « tous les trois » ?
- דְּתַנְיָא: ״וְאֵת שְׂעִיר הַחַטָּאת דָּרֹשׁ דָּרַשׁ מֹשֶׁה״; ״שְׂעִיר״ – זוֹ שָׂעִיר נַחְשׁוֹן, ״חַטָּאת״ – זוֹ חַטַּאת שְׁמִינִי, ״דָּרַשׁ״ – שָׂעִיר שֶׁל רֹאשׁ חוֹדֶשׁ.Comme il a été enseigné dans une baraïta : « Et le bouc du 'hatat, Moché le chercha avec insistance » (Lévitique 10, 16). « Le bouc » : c'est le bouc de Na'hchon, prince de Yehouda, qui l'offrit le premier jour de l'inauguration du Michkan (Sanctuaire) ; « du 'hatat » : c'est le 'hatat du huitième jour de l'inauguration ; « chercha » : c'est le bouc de Roch 'Hodech (néoménie), car le Michkan fut érigé à Roch 'Hodech Nissan. Ce sont les trois boucs offerts ce jour-là.
- יָכוֹל שְׁלָשְׁתָּן נִשְׂרְפוּ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהִנֵּה שֹׂרָף״ – אֶחָד נִשְׂרַף וְלֹא שְׁלָשְׁתָּן נִשְׂרְפוּ. ״דָּרֹשׁ דָּרַשׁ״ – שְׁתֵּי דְרִישׁוֹת לָמָּה? אֲמַר לְהוּ: מִפְּנֵי מָה חַטָּאת זוֹ נִשְׂרְפָה, וְאֵלּוּ מוּנָּחוֹת? וְאֵינִי יוֹדֵעַ אֵיזֶהוּ; כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״וְאֹתָהּ נָתַן לָכֶם לָשֵׂאת אֶת עֲוֹן הָעֵדָה״, הֱוֵי אוֹמֵר זֶה שָׂעִיר שֶׁל רֹאשׁ חוֹדֶשׁ.On pourrait penser que tous les trois ont été brûlés. Le verset enseigne : « et voici, il était brûlé » (au singulier) : un seul a été brûlé, et non tous les trois. « Il chercha avec insistance » (darosh darash) : pourquoi deux recherches ? Moché leur a dit : pour quelle raison ce 'hatat a-t-il été brûlé, et pourquoi ceux-là sont-ils laissés de côté ? Et je ne sais pas lequel a été brûlé. Lorsqu'il est dit : « Et Il vous l'a donné pour porter la faute de l'assemblée » (Lévitique 10, 17), dis que c'est le bouc de Roch 'Hodech, qui expie l'impureté du Sanctuaire.
- שַׁפִּיר קָאָמְרִי לֵיהּ! רַבִּי נְחֶמְיָה לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: קׇדְשֵׁי שָׁעָה לָא פָּסְלָה בְּהוּ אֲנִינוּת.Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon lui parlent bien à Rabbi Ne'hémia : si la cause était le deuil, les trois boucs auraient dû être brûlés ! Que répond-il ? Rabbi Ne'hémia suit son raisonnement, car il dit : l'aninout (deuil du jour du décès) ne disqualifie pas les sacrifices du moment. Aussi seul le 'hatat de Roch 'Hodech, valable pour les générations, a été brûlé.
- אָמַר מָר: הָיָה לוֹ לְאׇכְלָהּ לָעֶרֶב. שַׁפִּיר קָאָמְרִי לֵיהּ! קָסָבַר: אֲנִינוּת לַיְלָה – דְּאוֹרָיְיתָא.Le Maître a dit : il aurait dû le manger le soir. Ils lui parlent bien ! Que répond Rabbi Ne'hémia ? Il considère que l'aninout de la nuit est de la Torah, si bien que les Cohanim ne pouvaient pas non plus le manger le soir.
- דָּבָר אַחֵר: וַהֲלֹא פִּינְחָס הָיָה עִמָּהֶן. שַׁפִּיר קָאָמְרִי לֵיהּ! סָבַר לַהּ כְּרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: לֹא נִתְכַּהֵן פִּינְחָס עַד שֶׁהֲרָגוֹ לְזִמְרִי, דִּכְתִיב: ״וְהָיְתָה לּוֹ וּלְזַרְעוֹ אַחֲרָיו בְּרִית כְּהֻנַּת עוֹלָם״.Autre explication : Pin'has n'était-il pas avec eux ? Or il n'était pas onèn. Ils lui parlent bien ! Que répond Rabbi Ne'hémia ? Il pense comme Rabbi Elazar, car Rabbi Elazar a dit au nom de Rabbi 'Hanina : Pin'has n'est devenu Cohen qu'après avoir tué Zimri, comme il est écrit après cet épisode : « Et ce sera pour lui et pour sa descendance après lui une alliance de prêtrise éternelle » (Nombres 25, 13). Avant cela, lors de l'inauguration du Michkan, seuls Aharon et ses fils étaient Cohanim.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: עַד שֶׁשָּׂם שָׁלוֹם בֵּין הַשְּׁבָטִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּשְׁמַע פִּינְחָס הַכֹּהֵן וּנְשִׂיאֵי הָעֵדָה וְרָאשֵׁי אַלְפֵי יִשְׂרָאֵל וְגוֹ׳״.Rav Achi a dit : Pin'has n'est devenu Cohen qu'après avoir fait la paix entre les tribus, à l'époque de la conquête du pays, comme il est dit : « Et Pin'has le Cohen, les princes de l'assemblée et les chefs des milliers d'Israël entendirent, etc. » (Josué 22, 30). C'est la première fois qu'il est lui-même appelé Cohen.
- וְאִידַּךְ נָמֵי, וְהָכְתִיב: ״וְהָיְתָה לּוֹ וּלְזַרְעוֹ אַחֲרָיו״! כִּי כְתִיב הָהוּא, בִּבְרָכָה הוּא דִּכְתִיב.Et pour l'autre aussi (Rav Achi), n'est-il pas écrit : « Et ce sera pour lui et pour sa descendance après lui » ? Pin'has serait donc devenu Cohen après avoir tué Zimri ! Lorsque ce verset est écrit, c'est comme une bénédiction qu'il est écrit : ses descendants seraient toujours Cohanim, mais il ne le devenait pas immédiatement.
- וְאִידַּךְ נָמֵי, הָא כְּתִיב: ״וַיִּשְׁמַע פִּינְחָס הַכֹּהֵן״! הָהוּא לְיַחֵס זַרְעוֹ אַחֲרָיו.Et pour l'autre aussi (ceux qui disent qu'il devint Cohen en tuant Zimri), n'est-il pas écrit : « Et Pin'has le Cohen entendit » ? Il ne le serait donc devenu qu'après la conquête ! Ce verset vient établir sa descendance après lui : par son mérite, ils seraient grands Cohanim.
- אָמַר רַב: מֹשֶׁה רַבֵּינוּ – כֹּהֵן גָּדוֹל וְחוֹלֵק בְּקׇדְשֵׁי שָׁמַיִם הָיָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מֵאֵיל הַמִּלֻּאִים לְמֹשֶׁה הָיָה לְמָנָה״.Rav a dit : Moché notre maître était grand Cohen et recevait une part des saintetés du Ciel, comme il est dit : « Du bélier de l'inauguration, ce fut la part de Moché » (Lévitique 8, 29).
- מֵיתִיבִי: וַהֲלֹא פִּינְחָס הָיָה עִמָּהֶן. וְאִם אִיתָא, לֵימָא: וַהֲלֹא מֹשֶׁה רַבֵּינוּ הָיָה עִמָּהֶן! דִּילְמָא שָׁאנֵי מֹשֶׁה, דִּטְרִיד בִּשְׁכִינָה; דְּאָמַר מָר: מֹשֶׁה בְּהַשְׁכָּמָה עָלָה וּבְהַשְׁכָּמָה יָרַד.On objecte : la baraïta demande : Pin'has n'était-il pas avec eux ? Si ce que dit Rav était exact, qu'elle dise : Moché notre maître n'était-il pas avec eux ! Réponse : peut-être Moché est-il différent, car il était accaparé par la Chekhina (Présence divine) et n'était pas disponible ; comme le Maître a dit : Moché montait tôt le matin et descendait tôt le matin.
- מֵיתִיבִי: ״לֶחֶם אֱלֹהָיו מִקׇּדְשֵׁי הַקֳּדָשִׁים וּמִן הַקֳּדָשִׁים יֹאכֵל״ – אִם נֶאֶמְרוּ קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, לָמָּה (נאמר) [נֶאֶמְרוּ] קָדָשִׁים קַלִּים? וְאִם נֶאֶמְרוּ קָדָשִׁים קַלִּים, לָמָּה (נאמר) [נֶאֶמְרוּ] קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים?On objecte depuis une autre baraïta, sur le Cohen porteur d'un défaut : « Le pain de son D.ieu, des saintetés des saintetés et des saintetés, il mangera » (Lévitique 21, 22). Si les kodché kodachim (sacrifices de sainteté majeure) sont mentionnés, pourquoi mentionner les kodachim kalim (sacrifices de sainteté mineure) ? Et si les kodachim kalim sont mentionnés, pourquoi mentionner les kodché kodachim ?
- אִילּוּ לֹא (נאמר) [נֶאֶמְרוּ] קָדָשִׁים קַלִּים, הָיִיתִי אוֹמֵר: קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים הוּא דְּאוֹכֵל, שֶׁהֲרֵי הוּתְּרוּ לְזָר וְלָהֶן; קָדָשִׁים קַלִּים – לֹא יֹאכַל. וְאִילּוּ לֹא נֶאֶמְרוּ קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, הָיִיתִי אוֹמֵר: בְּקָדָשִׁים קַלִּים יְהֵא אוֹכֵל, שֶׁהֵן קַלִּים; בְּקׇדְשֵׁי קֳדָשִׁים – לֹא יְהֵא אוֹכֵל. לְכָךְ נֶאֶמְרוּ קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, וּלְכָךְ (נאמר) [נֶאֶמְרוּ] קָדָשִׁים קַלִּים.Si les kodachim kalim n'avaient pas été mentionnés, j'aurais dit : ce sont les kodché kodachim qu'il mange, car ils ont été permis à un zar (non-Cohen) et à eux, les Cohanim ; mais les kodachim kalim, il ne les mangera pas. Et si les kodché kodachim n'avaient pas été mentionnés, j'aurais dit : il mangera les kodachim kalim, car ils sont légers, mais il ne mangera pas les kodché kodachim. C'est pourquoi les kodché kodachim sont mentionnés, et c'est pourquoi les kodachim kalim sont mentionnés.
- קָתָנֵי מִיהָא: שֶׁהֲרֵי הוּתְּרוּ לְזָר וְלָהֶן. לָאו מֹשֶׁה? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לָא; בְּבָמָה לְזָר, וּכְדִבְרֵי הָאוֹמֵר: יֵשׁ מִנְחָה בְּבָמָה.En tout cas, il est enseigné : car ils ont été permis à un zar et à eux. N'est-ce pas Moché ? Il ne serait donc pas Cohen, contrairement à Rav. Rav Chéchet a dit : non ; il s'agit d'un zar sur une bama (autel privé), où même un non-Cohen officiait ; et c'est selon l'avis de celui qui dit : il y a une min'ha (offrande de farine, sainteté majeure) sur une bama.
- מֵיתִיבִי: מִרְיָם מִי הִסְגִּירָהּ? אִם תֹּאמַר מֹשֶׁה הִסְגִּירָהּ – מֹשֶׁה זָר הוּא,On objecte à Rav : lorsque Myriam fut atteinte de lèpre (Nombres 12, 10), qui l'a mise en quarantaine ? Si tu dis que Moché l'a mise en quarantaine, Moché est un zar,
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