Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רָבָא אָמַר: אִידֵּי וְאִידֵּי אַחַר חֲצוֹת, וְלָא קַשְׁיָא; כָּאן קוֹדֶם שֶׁשָּׁחֲטוּ וְזָרְקוּ עָלָיו, כָּאן לְאַחַר שֶׁשָּׁחֲטוּ וְזָרְקוּ עָלָיו.Rava a dit : Autre résolution de la contradiction entre les propos de Rabbi Chimon : L'une et l'autre baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) traitent du cas où le proche est mort après la mi-journée du quatorze Nissan, et ce n'est pas difficile. Ici, il est mort avant qu'on ait abattu le korban Pessa'h (agneau pascal) et aspergé son sang pour lui, et il ne l'envoie pas ; là, après qu'on a abattu et aspergé pour lui.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בַּר מַתְנָה לְרָבָא: אַחַר שֶׁשָּׁחֲטוּ וְזָרְקוּ אֶת דָּמוֹ – מָה דַּהֲוָה הֲוָה! אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא: אֲכִילַת פְּסָחִים מְעַכְּבָא, מִדְּרַבָּה בַּר רַב הוּנָא. אֲמַר לֵיהּ: צָיֵית מַאי דְּקָאָמַר לָךְ רַבָּךְ.Rav Adda bar Matna a dit à Rava : Après qu'on a abattu et aspergé son sang, ce qui a été a été ! Pourquoi aurait-il le droit d'en manger, alors qu'il est onèn (endeuillé dont le proche n'est pas encore enterré) d'ordre rabbinique ? Ravina lui a dit : La consommation des korbanot Pessa'h est indispensable, d'après l'enseignement de Rabba bar Rav Houna. Rava lui a dit : Écoute ce que t'a dit ton maître.
- מַאי דְּרַבָּה בַּר רַב הוּנָא? דְּתַנְיָא: יוֹם שְׁמוּעָה כְּיוֹם קְבוּרָה לְמִצְוַת שִׁבְעָה וּשְׁלֹשִׁים; וְלַאֲכִילַת פְּסָחִים – כְּיוֹם לִיקּוּט עֲצָמוֹת. אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה – טוֹבֵל וְאוֹכֵל בַּקֳּדָשִׁים לָעֶרֶב.Quel est l'enseignement de Rabba bar Rav Houna ? Car il a été enseigné dans une baraïta : Le jour de la nouvelle du décès est comme le jour de l'enterrement pour la mitsva (commandement) des sept et des trente jours de deuil ; et pour la consommation des korbanot Pessa'h, il est comme le jour du ramassage des ossements. Dans l'un et l'autre cas, il s'immerge et mange des sacrifices le soir.
- הָא גּוּפַהּ קַשְׁיָא! אָמְרַתְּ יוֹם שְׁמוּעָה כְּיוֹם קְבוּרָה לְמִצְוַת שִׁבְעָה וּשְׁלֹשִׁים, וְלַאֲכִילַת פְּסָחִים כְּיוֹם לִיקּוּט עֲצָמוֹת – מִכְּלָל דְּיוֹם קְבוּרָה אֲפִילּוּ לָעֶרֶב נָמֵי לָא אָכֵיל; וַהֲדַר תָּנֵי: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה טוֹבֵל וְאוֹכֵל בַּקֳּדָשִׁים לָעֶרֶב!La Guemara objecte : Cette baraïta elle-même est difficile ! Tu as dit : Le jour de la nouvelle est comme le jour de l'enterrement pour la mitsva des sept et des trente, et pour la consommation des korbanot Pessa'h, il est comme le jour du ramassage des ossements. On en déduit que le jour de l'enterrement, même le soir, il ne mange pas ; et ensuite il enseigne : Dans l'un et l'autre cas, il s'immerge et mange des sacrifices le soir !
- אָמַר רַב חִסְדָּא: תַּנָּאֵי הִיא.Rav 'Hisda a dit : C'est une divergence de Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna), comme on l'expliquera.
- רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמַר: לָא קַשְׁיָא; כָּאן שֶׁשָּׁמַע שְׁמוּעָה עַל מֵתוֹ סָמוּךְ לִשְׁקִיעַת הַחַמָּה, וְכֵן שֶׁלִּיקְּטוּ לוֹ עֲצָמוֹת סָמוּךְ לִשְׁקִיעַת הַחַמָּה, וְכֵן שֶׁמֵּת לוֹ מֵת וּקְבָרוֹ סָמוּךְ לִשְׁקִיעַת הַחַמָּה; וְכָאן לְאַחַר שְׁקִיעַת הַחַמָּה.Rabba bar Rav Houna a dit : Ce n'est pas difficile. Ici, dans la fin de la baraïta, il s'agit du cas où il a entendu la nouvelle au sujet de son mort peu avant le coucher du soleil, ou de même où on a ramassé pour lui les ossements peu avant le coucher du soleil, ou de même où son proche est mort et où il l'a enterré peu avant le coucher du soleil ; et là, dans le début, du cas où cela s'est produit après le coucher du soleil.
- לְאַחַר שְׁקִיעַת הַחַמָּה – מַאי דַהֲוָה הֲוָה! אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ: אֲכִילַת פְּסָחִים מְעַכְּבָא.La Guemara objecte : Si c'est après le coucher du soleil, ce qui a été a été ! Pourquoi lui permettre le korban Pessa'h plus que les autres sacrifices ? Déduis-en donc plutôt : La consommation des korbanot Pessa'h est indispensable.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: מַאי אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה? הָכִי קָאָמַר: אֶחָד יוֹם שְׁמוּעָה וְאֶחָד יוֹם לִיקּוּט – טוֹבֵל וְאוֹכֵל בַּקֳּדָשִׁים לָעֶרֶב.Rav Achi a dit : Que signifie « l'un et l'autre » ? Voici ce qu'il veut dire : Tant le jour de la nouvelle que le jour du ramassage, il s'immerge et mange des sacrifices le soir ; mais pas le jour de l'enterrement.
- וְהָא דְּרַב אָשֵׁי בְּדוּתָא הִיא; מִכְּדֵי עֲלַהּ קָאֵי, ״זֶה וָזֶה״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ בְּדוּתָא הִיא.Et cette résolution de Rav Achi est une erreur. Puisque le Tanna traite justement d'eux, il aurait dû dire : « celui-ci et celui-là » ! Déduis-en donc plutôt que c'est une erreur.
- וּמַאי תַּנָּאֵי? דְּתַנְיָא: עַד מָתַי מִתְאוֹנֵן עָלָיו? כׇּל הַיּוֹם. רַבִּי אוֹמֵר: כׇּל זְמַן שֶׁלֹּא נִקְבַּר.Et quelle est la divergence de Tannaïm évoquée par Rav 'Hisda ? Car il a été enseigné dans une baraïta : Jusqu'à quand est-on onèn pour lui ? Tout le jour. Rabbi (Yehouda HaNassi) dit : Tant qu'il n'est pas enterré.
- בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּיוֹם מִיתָה – מִי אִיכָּא דְּלֵית לֵיהּ דְּיוֹם מִיתָה דְּתָפֵיס לֵילוֹ מִדְּרַבָּנַן?!De quoi traitons-nous ? Si l'on dit : du jour de la mort, y a-t-il quelqu'un qui ne pense pas que le jour de la mort englobe sa nuit d'ordre rabbinique ?!
- וְתוּ, רַבִּי אוֹמֵר: כׇּל זְמַן שֶׁלֹּא נִקְבַּר. הָא קְבָרוֹ – אִישְׁתְּרִי לֵיהּ; וּמִי אִיכָּא דְּלֵית לֵיהּ ״וְאַחֲרִיתָהּ כְּיוֹם מָר״?!Et de plus, Rabbi dit : Tant qu'il n'est pas enterré. On en déduit que s'il l'a enterré, cela lui devient permis aussitôt ; or y a-t-il quelqu'un qui ne pense pas : « Et sa fin sera comme un jour amer » (Amos 8, 10) ?!
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: אַיּוֹם קְבוּרָה קָאֵי.Rav Chéchèt a dit : Cela porte sur le jour de l'enterrement, lorsqu'il n'est pas le jour de la mort.
- מַתְקֵיף רַב יוֹסֵף, אֶלָּא הָא דְּקָתָנֵי: הַשּׁוֹמֵעַ עַל מֵתוֹ – כִּמְלַקֵּט עֲצָמוֹת, טוֹבֵל וְאוֹכֵל בַּקֳּדָשִׁים לָעֶרֶב; מִכְּלָל דְּיוֹם קְבוּרָה – אֲפִילּוּ לָעֶרֶב נָמֵי לָא אָכֵיל; הָא מַנִּי? אֶלָּא תָּרֵיץ: עַד מָתַי מִתְאוֹנְנִין עָלָיו? כׇּל אוֹתוֹ הַיּוֹם וְלֵילוֹ. רַבִּי אוֹמֵר: כׇּל זְמַן שֶׁלֹּא נִקְבַּר; [אֲבָל נִקְבַּר] – בְּלֹא לֵילוֹ.Rav Yossef a objecté : Mais alors, ce qui est enseigné : Celui qui apprend la nouvelle de son mort est comme celui qui ramasse des ossements : il s'immerge et mange des sacrifices le soir. On en déduit que le jour de l'enterrement, même le soir, il ne mange pas. Celle-ci, de qui est-elle ? Ni du premier Tanna, ni de Rabbi. Réponds donc plutôt : Jusqu'à quand est-on onèn pour lui ? Tout ce jour-là et sa nuit. Rabbi dit : Tant qu'il n'est pas enterré ; [mais s'il est enterré], sans sa nuit.
- אַמְרוּהָ קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה, אָמַר: גַּבְרָא רַבָּה כְּרַב יוֹסֵף לֵימָא הָכִי?! לֵימָא דְּרַבִּי לְקוּלָּא?! וְהָתַנְיָא: עַד מָתַי מִתְאוֹנֵן עָלָיו? כׇּל זְמַן שֶׁאֵינוֹ נִקְבָּר, אֲפִילּוּ מִכָּאן וְעַד עֲשָׂרָה יָמִים. דִּבְרֵי רַבִּי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין מִתְאוֹנֵן עָלָיו אֶלָּא אוֹתוֹ הַיּוֹם בִּלְבַד!Ils l'ont rapporté devant Rabbi Yirmeya. Il a dit : Un grand homme comme Rav Yossef dirait-il cela ?! Dirait-il que l'avis de Rabbi est le plus indulgent ?! Mais il a été enseigné dans une baraïta : Jusqu'à quand est-on onèn pour lui ? Tant qu'il n'est pas enterré, même d'ici à dix jours, telles sont les paroles de Rabbi. Et les Sages disent : On n'est onèn pour lui que ce jour-là seulement !
- אֶלָּא תָּרֵיץ הָכִי: עַד מָתַי הוּא מִתְאוֹנֵן עָלָיו? כׇּל אוֹתוֹ הַיּוֹם בְּלֹא לֵילוֹ. רַבִּי אוֹמֵר: כׇּל זְמַן שֶׁלֹּא נִקְבַּר. וְאִם נִקְבַּר – תּוֹפֵס לֵילוֹ.Réponds donc plutôt ainsi : Jusqu'à quand est-il onèn pour lui ? Tout ce jour-là, sans sa nuit. Rabbi dit : Tant qu'il n'est pas enterré, et s'il est enterré, il englobe sa nuit. Telle est la divergence évoquée par Rav 'Hisda.
- אַמְרוּהָ קַמֵּיהּ דְּרָבָא; מִדְּקָאָמַר רַבִּי: יוֹם קְבוּרָה תּוֹפֵס לֵילוֹ מִדְּרַבָּנַן – מִכְּלָל דְּיוֹם מִיתָה תּוֹפֵס לֵילוֹ מִדְּאוֹרָיְיתָא;Ils l'ont rapporté devant Rava. Il a raisonné : Puisque Rabbi dit que le jour de l'enterrement englobe sa nuit d'ordre rabbinique, on en déduit que le jour de la mort englobe sa nuit d'ordre toranique.
- וְסָבַר רַבִּי אֲנִינוּת לַיְלָה דְּאוֹרָיְיתָא?! וְהָתַנְיָא: ״הֵן הַיּוֹם״ – אֲנִי הַיּוֹם אָסוּר וְלַיְלָה מוּתָּר, וּלְדוֹרוֹת בֵּין בַּיּוֹם וּבֵין בַּלַּיְלָה אָסוּר. דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי אוֹמֵר: אֲנִינוּת לַיְלָה אֵינָהּ מִדִּבְרֵי תוֹרָה, אֶלָּא מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים!La Guemara s'étonne : Et Rabbi pense-t-il que l'aninout (état d'onèn) de la nuit est d'ordre toranique ?! Mais il a été enseigné dans une baraïta : « Voici, aujourd'hui » (Lévitique 10, 19) : Aharon a voulu dire : Moi, le jour il m'est interdit et la nuit il m'est permis, mais pour les générations, tant le jour que la nuit, c'est interdit. Telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi dit : L'aninout de la nuit n'est pas d'ordre toranique, mais d'ordre rabbinique !
- לְעוֹלָם דְּרַבָּנַן הִיא,En réalité, elle est d'ordre rabbinique,
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