Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״אִם תְּעַנֶּה״ — מִתַּשְׁמִישׁ, ״וְאִם תִּקַּח״ — מִצָּרוֹת. וְאֵימָא אִידֵּי וְאִידֵּי מִצָּרוֹת? מִי כְּתִיב ״אִם תִּקַּח״? ״וְאִם תִּקַּח״ כְּתִיב.« Si tu affliges » – en les privant de relations conjugales ; « et si tu prends » – en leur imposant des rivales. On objecte : Mais dis que l'un et l'autre parlent de rivales ! On répond : Est-il écrit « si tu prends » ? C'est « et si tu prends » qui est écrit ; il s'agit donc de deux choses distinctes.
- וְאֵימָא אִידֵּי וְאִידֵּי מִצָּרוֹת, חַד לְצָרוֹת דִּידֵיהּ, וְחַד לְצָרוֹת דְּאָתְיָין לֵיהּ מֵעָלְמָא, דּוּמְיָא דְּ״אִם תִּקַּח״! מִי כְּתִיב ״אִם תִּקַּח וְאִם תְּעַנֶּה״? ״אִם תְּעַנֶּה וְאִם תִּקַּח״ כְּתִיב.On objecte encore : Mais dis que l'un et l'autre parlent de rivales : l'un de ses rivales à lui – Bilha et Zilpa, que Yaakov ne doit pas élever au rang de ses filles – et l'autre de rivales qui lui viendraient du dehors, à l'image de « si tu prends » ! On répond : Est-il écrit « si tu prends et si tu affliges » ? C'est « si tu affliges et si tu prends » qui est écrit. Or on mettrait d'abord en garde contre le plus grave, les rivales du dehors, si tel était le sens.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: הָא תַּשְׁמִישׁ גּוּפֵהּ אִיקְּרִי עִנּוּי, דִּכְתִיב: ״וַיִּשְׁכַּב אוֹתָהּ וַיְעַנֶּהָ״! אֲמַר לֵיהּ: הָתָם שֶׁעִינָּהּ מִבִּיאוֹת אֲחֵרוֹת.Rav Pappa dit à Abayé : Mais la relation elle-même est appelée « affliction », comme il est écrit : « Il coucha avec elle et l'affligea » (Genèse 34, 2) ! Il lui dit : Là-bas, c'est qu'il l'a affligée quant aux autres relations – selon la première explication de Rachi, Chekhem l'a privée des relations suivantes qu'elle désirait ; selon Steinsaltz, il a eu avec elle une relation contre nature.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אָסוּר לִרְחוֹץ מִקְצָת גּוּפוֹ כְּכׇל גּוּפוֹ, וְאִם הָיָה מְלוּכְלָךְ בְּטִיט וּבְצוֹאָה — רוֹחֵץ כְּדַרְכּוֹ וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ. אָסוּר לָסוּךְ מִקְצָת גּוּפוֹ כְּכׇל גּוּפוֹ, וְאִם הָיָה חוֹלֶה, אוֹ שֶׁהָיוּ לוֹ חֲטָטִין בְּרֹאשׁוֹ — סָךְ כְּדַרְכּוֹ וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique hors de la Michna) : Il est interdit de laver une partie de son corps comme tout son corps. Mais s'il était sali de boue ou d'excréments, il se lave à sa manière habituelle et ne s'en inquiète pas. Il est interdit d'oindre une partie de son corps comme tout son corps. Mais s'il était malade, ou s'il avait des croûtes sur la tête, il s'oint à sa manière habituelle et ne s'en inquiète pas.
- תְּנָא דְּבֵי מְנַשֶּׁה: רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: מְדִיחָה אִשָּׁה יָדָהּ אַחַת בְּמַיִם, וְנוֹתֶנֶת פַּת לַתִּינוֹק, וְאֵינָהּ חוֹשֶׁשֶׁת.L'école de Ménaché a enseigné : Rabban Chimon ben Gamliel dit : Une femme rince une seule main dans l'eau, donne du pain à l'enfant et ne s'en inquiète pas.
- אָמְרוּ עָלָיו עַל שַׁמַּאי הַזָּקֵן שֶׁלֹּא רָצָה לְהַאֲכִיל בְּיָדוֹ אַחַת, וְגָזְרוּ עָלָיו לְהַאֲכִיל בִּשְׁתֵּי יָדַיִם. מַאי טַעְמָא? אָמַר אַבָּיֵי: מִשּׁוּם שִׁיבְתָּא.On a dit au sujet de Chamaï l'Ancien qu'il ne voulait pas nourrir ses enfants, le jour de Kippour, d'une seule main, pour ne pas se la laver ; et on décréta contre lui de nourrir ses enfants des deux mains. Quelle en est la raison ? Abayé a dit : À cause de Chivta, un mauvais esprit qui se pose sur les mains non lavées le matin.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַהוֹלֵךְ לְהַקְבִּיל פְּנֵי אָבִיו אוֹ פְּנֵי רַבּוֹ, אוֹ פְּנֵי מִי שֶׁגָּדוֹל מִמֶּנּוּ — עוֹבֵר עַד צַוָּארוֹ בְּמַיִם וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ.Nos Maîtres ont enseigné : Celui qui va saluer son père, ou son maître, ou quelqu'un de plus grand que lui le jour de Kippour traverse l'eau jusqu'au cou et ne s'en inquiète pas.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: הָרַב אֵצֶל תַּלְמִיד מַאי? תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב יִצְחָק בַּר בַּר חָנָה: אֲנָא חֲזֵיתֵיהּ לִזְעֵירִי דַּאֲזַל לְגַבֵּי רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי תַּלְמִידֵיהּ. רַב אָשֵׁי אָמַר: הָהוּא רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי הוּא דַּאֲזַל לְגַבֵּיהּ דִּזְעֵירִי רַבֵּיהּ.Ils ont posé la question : Le maître qui va chez l'élève, qu'en est-il ? Viens et entends : car Rav Yits'hak bar bar 'Hana a dit : Moi, j'ai vu Zeïri, qui est allé auprès de Rav 'Hiya bar Achi, son élève. Rav Achi a dit : Non ; c'est ce Rav 'Hiya bar Achi qui est allé auprès de Zeïri, son maître. La question reste donc sans preuve.
- רָבָא שְׁרָא לִבְנֵי עֲבַר יַמִּינָא לְמֶעְבַּר בְּמַיָּא לְנַטּוֹרֵי פֵּירֵי. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרָבָא, תַּנְיָא דִּמְסַיַּיע לָךְ: שׁוֹמְרֵי פֵּׂירוֹת עוֹבְרִין עַד צַוָּארָן בְּמַיִם וְאֵין חוֹשְׁשִׁין.Rava permit aux gens de la rive droite de l'Euphrate de traverser l'eau pour garder les fruits le jour de Kippour. Abayé dit à Rava : Une baraïta te soutient : Les gardiens de fruits traversent l'eau jusqu'au cou et ne s'en inquiètent pas.
- רַב יוֹסֵף שְׁרָא לְהוּ לִבְנֵי בֵּי תַרְבּוּ לְמִיעְבַּר בְּמַיָּא לְמֵיתֵי לְפִירְקָא, לְמֵיזַל לָא שְׁרָא לְהוּ. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִם כֵּן אַתָּה מַכְשִׁילָן לֶעָתִיד לָבֹא. אִיכָּא דְּאָמְרִי: שְׁרָא לְהוּ לְמֵיתֵי וּשְׁרָא לְהוּ לְמֵיזַל, אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: בִּשְׁלָמָא לְמֵיתֵי — לְחַיֵּי, אֶלָּא לְמֵיזַל מַאי טַעְמָא? כְּדֵי שֶׁלֹּא תְּהֵא מַכְשִׁילָן לֶעָתִיד לָבֹא.Rav Yossef permit aux gens de Bé Tarbou de traverser l'eau pour venir à la leçon de Kippour ; pour repartir, il ne le leur permit pas. Abayé lui dit : S'il en est ainsi, tu les fais trébucher pour l'avenir : ils ne viendront plus. Certains disent : Il leur permit de venir et il leur permit de repartir. Abayé lui dit : Certes, pour venir, très bien ; mais pour repartir, quelle en est la raison ? Il répondit : Afin que tu ne les fasses pas trébucher pour l'avenir.
- רַב יְהוּדָה וְרַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יְהוּדָה הֲווֹ קָיְימִי אַגּוּדָּא דִּנְהַר (פָּפָּא) אַמַּבָּרָא דְחַצְדַּד, וַהֲוָה קָאֵי רָמֵי בַּר פָּפָּא מֵהָךְ גִּיסָא. רְמָא לְהוּ קָלָא: מַהוּ לְמִיעְבַּר לְמֵיתֵי לְגַבַּיְיכוּ לְמִשְׁאַל שְׁמַעְתָּא? אֲמַר לֵיהּ רַב יְהוּדָה: רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ — עוֹבֵר, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יוֹצִיא יָדוֹ מִתַּחַת חֵפֶת חֲלוּקוֹ. אִיכָּא דְּאָמְרִי, אֲמַר לֵיהּ רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יְהוּדָה, תְּנֵינָא: עוֹבֵר, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יוֹצִיא יָדוֹ מִתַּחַת חֵפֶת חֲלוּקוֹ.Rav Yehouda et Rav Chmouel bar Rav Yehouda se tenaient sur la rive du fleuve (Pappa), au passage de 'Hatsdad, et Rami bar Pappa se tenait de l'autre côté. Il leur lança à voix haute : Peut-on traverser pour venir auprès de vous demander un enseignement ? Rav Yehouda lui dit : Rav et Chmouel disent tous deux : Il traverse, pourvu qu'il ne sorte pas sa main de sous l'ourlet de sa tunique : il ne doit pas la relever sur ses épaules, ce qui reviendrait à porter un fardeau. Certains disent : Rav Chmouel bar Rav Yehouda lui dit : Nous avons appris : Il traverse, pourvu qu'il ne sorte pas sa main de sous l'ourlet de sa tunique.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב יוֹסֵף: וּבְחוֹל כִּי הַאי גַּוְנָא מִי שְׁרֵי? וְהָכְתִיב: ״וַיָּמׇד אֶלֶף בָּאַמָּה וַיַּעֲבִירֵנִי בַמַּיִם מֵי אׇפְסָיִם״ — מִכָּאן שֶׁמּוּתָּר לַעֲבוֹר עַד אׇפְסַיִים.Rav Yossef objecta : Et en semaine, est-ce permis dans de telles conditions ? L'eau jusqu'au cou présente un danger. Or il est écrit : « Il mesura mille coudées et me fit traverser l'eau, une eau jusqu'aux chevilles » (Ézéchiel 47, 3) : d'ici on apprend qu'il est permis de traverser jusqu'aux chevilles.
- ״וַיָּמׇד אֶלֶף וַיַּעֲבִירֵנִי בַמַּיִם מַיִם בִּרְכָּיִם״ — מִכָּאן שֶׁמּוּתָּר לַעֲבוֹר עַד בִּרְכַּיִם. ״וַיָּמׇד אֶלֶף וַיַּעֲבִירֵנִי מֵי מׇתְנָיִם״ — מִכָּאן שֶׁמּוּתָּר לַעֲבוֹר עַד מׇתְנַיִם. מִכָּאן וְאֵילָךְ: ״וַיָּמׇד אֶלֶף נַחַל אֲשֶׁר לֹא אוּכַל לַעֲבוֹר״!« Il mesura mille et me fit traverser l'eau, une eau jusqu'aux genoux » (Ézéchiel 47, 4) : d'ici on apprend qu'il est permis de traverser jusqu'aux genoux. « Il mesura mille et me fit traverser une eau jusqu'aux reins » (Ézéchiel 47, 4) : d'ici on apprend qu'il est permis de traverser jusqu'aux reins. Au-delà : « Il mesura mille : un torrent que je ne pouvais traverser » (Ézéchiel 47, 5) !
- אָמַר אַבָּיֵי: שָׁאנֵי נַחַל דִּרְדִיפִי מַיָּא.Abayé a dit : Un torrent est différent, car l'eau y est rapide ; une eau calme se traverse même au-delà des reins.
- יָכוֹל יַעֲבִירֶנּוּ בְּסִיחוּי — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּי גָאוּ הַמַּיִם מֵי שָׂחוּ״. מַאי ״מֵי שָׂחוּ״ — שִׁיּוּטָא, שֶׁכֵּן קוֹרִין לְשַׁיָּיטָא סַיָּיחָא. יָכוֹל יַעֲבִירֶנּוּ בְּבוּרְנִי קְטַנָּה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בַּל תֵּלֶךְ בּוֹ אֳנִי שַׁיִט״. יָכוֹל יַעֲבִירֶנּוּ בְּבוּרְנִי גְּדוֹלָה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְצִי אַדִּיר לֹא יַעַבְרֶנּוּ״. מַאי מַשְׁמַע? כְּדִמְתַרְגֵּם רַב יוֹסֵף: לָא תֵּזִיל בֵּיהּ בִּסְפִינַת צַיָּידִין וּבוּרְנִי רַבְּתִי לֹא תְּגוּזִינֵּהּ.On pourrait penser qu'il le traverse à la nage (be-si'houï) ; le verset dit : « Car les eaux s'étaient gonflées, des eaux de sa'hou » (Ézéchiel 47, 5). Que signifie « eaux de sa'hou » ? Navigation, car on appelle le navigateur (chayata) « sayah'a ». On pourrait penser qu'il le traverse dans une petite barque (bourni) ; le verset dit : « Aucune galère à rames n'y ira » (Isaïe 33, 21). On pourrait penser qu'il le traverse dans une grande bourni ; le verset dit : « Et aucun vaisseau puissant ne le traversera » (Isaïe 33, 21). D'où cela se déduit-il ? De ce que Rav Yossef a traduit en araméen : Tu n'y iras pas en bateau de pêcheurs, et une grande bourni ne le franchira pas.
- אָמַר רַבִּי יְהוּדָה בֶּן פַּזִּי: אַף מַלְאַךְ הַמָּוֶת אֵין לוֹ רְשׁוּת לַעֲבוֹר בְּתוֹכוֹ, כְּתִיב הָכָא: ״בַּל תֵּלֶךְ בּוֹ אֳנִי שַׁיִט״, וּכְתִיב הָתָם: ״מִשּׁוּט בָּאָרֶץ״.Rabbi Yehouda ben Pazi a dit : Même l'ange de la mort n'a pas la permission de le traverser. Il est écrit ici : « Aucune galère à rames (ani chayit) n'y ira », et il est écrit là-bas : « D'avoir parcouru (michout) la terre » (Job 1, 7), parole du Satan, qui est l'ange de la mort.
- אָמַר רַבִּי פִּנְחָס מִשּׁוּם רַב הוּנָא צִפּוֹרָאָה: מַעְיָן הַיּוֹצֵא מִבֵּית קׇדְשֵׁי הַקֳּדָשִׁים, בַּתְּחִילָּה דּוֹמֶה לְקַרְנֵי חֲגָבִים, כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ לְפֶתַח הֵיכָל — נַעֲשֶׂה כְּחוּט שֶׁל שֶׁתִי, כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ לָאוּלָם — נַעֲשֶׂה כְּחוּט שֶׁל עֵרֶב, כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ אֶל פֶּתַח עֲזָרָה — נַעֲשֶׂה כְּפִי פַּךְ קָטָן, וְהַיְינוּ דִּתְנַן, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: מַיִםRabbi Pin'has a dit au nom de Rav Houna de Tsipori : La source qui sortira du Saint des Saints ressemble d'abord à des antennes de sauterelles ; lorsqu'elle atteint l'entrée du Sanctuaire, elle devient comme un fil de chaîne ; lorsqu'elle atteint le vestibule, elle devient comme un fil de trame ; lorsqu'elle atteint l'entrée de la cour, elle devient comme l'ouverture d'une petite fiole. C'est ce que nous avons appris (dans une Michna) : Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : De l'eau
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