Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁלֹּא כַּסֵּדֶר, וְהֶחְזִירוּ לוֹ כַּסֵּדֶר. וְכֵיוָן שֶׁיָּדַע שֶׁשָּׁאַל שֶׁלֹּא כַּסֵּדֶר, חָזַר וְשָׁאַל כַּסֵּדֶר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הֲיַסְגִּירוּ בַּעֲלֵי קְעִילָה אוֹתִי וְאֶת אֲנָשַׁי בְּיַד שָׁאוּל וַיֹּאמֶר ה׳ יַסְגִּירוּ״.dans le désordre, et on lui a répondu dans l'ordre : il aurait dû demander d'abord si Chaoul descendrait, puis ce que feraient les gens de Keïla. Et dès qu'il a su qu'il avait interrogé dans le désordre, il a interrogé de nouveau dans l'ordre, comme il est dit : « Les gens de Keïla nous livreront-ils, moi et mes hommes, entre les mains de Chaoul ? Et Hachem dit : Ils vous livreront » (I Samuel 23, 12).
- וְאִם הוּצְרַךְ הַדָּבָר לִשְׁנַיִם — מַחְזִירִין לוֹ שְׁנַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּשְׁאַל דָּוִד בַּה׳ לֵאמֹר הַאֶרְדּוֹף אַחֲרֵי הַגְּדוּד הַזֶּה הַאַשִּׂיגֶנּוּ וַיֹּאמֶר (ה׳) לוֹ רְדוֹף כִּי הַשֵּׂג תַּשִּׂיג וְהַצֵּל תַּצִּיל״.Et si la chose a requis deux questions, parce que l'affaire est urgente, on lui répond sur les deux, comme il est dit : « Et David interrogea Hachem en disant : Poursuivrai-je cette troupe ? L'atteindrai-je ? Et (Hachem) lui dit : Poursuis, car tu atteindras certainement et tu sauveras certainement » (I Samuel 30, 8).
- וְאַף עַל פִּי שֶׁגְּזֵירַת נָבִיא חוֹזֶרֶת — גְּזֵירַת אוּרִים וְתוּמִּים אֵינָהּ חוֹזֶרֶת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּמִשְׁפַּט הָאוּרִים״.Et bien que le décret d'un prophète puisse être révoqué, le décret des Ourim VeToumim (l'oracle du pectoral du Cohen Gadol) ne peut pas être révoqué, comme il est dit : « Par le jugement des Ourim » (Nombres 27, 21) : c'est une décision définitive, comme un jugement.
- לָמָּה נִקְרָא שְׁמָן אוּרִים וְתוּמִּים? ״אוּרִים״ — שֶׁמְּאִירִין אֶת דִּבְרֵיהֶן, ״תּוּמִּים״ — שֶׁמַּשְׁלִימִין אֶת דִּבְרֵיהֶן.Pourquoi leur nom est-il Ourim VeToumim ? Ourim – parce qu'ils éclairent leurs paroles (du mot or, lumière) ; Toumim – parce qu'ils accomplissent leurs paroles (du mot tam, complet), qui se réalisent toujours.
- וְאִם תֹּאמַר: בְּגִבְעַת בִּנְיָמִין מִפְּנֵי מָה לֹא הִשְׁלִימוּ?Et si tu dis : À Guiv'at Binyamin, pourquoi n'ont-ils pas accompli leurs paroles ? Les Bnei Israël les ont consultés avant de combattre la tribu de Binyamin, on leur a répondu de monter, et ils ont été vaincus les deux premiers jours (Juges 20).
- הֵם שֶׁלֹּא בִּיחֲנוּ אִם לְנַצֵּחַ אִם לְהִנָּצֵחַ, וּבָאַחֲרוֹנָה שֶׁבִּיחֲנוּ הִסְכִּימוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּפִנְחָס בֶּן אֶלְעָזָר בֶּן אַהֲרֹן עוֹמֵד לְפָנָיו בַּיָּמִים הָהֵם לֵאמֹר הַאוֹסִיף עוֹד לָצֵאת לַמִּלְחָמָה עִם בְּנֵי בִנְיָמִין אָחִי אִם אֶחְדָּל וַיֹּאמֶר ה׳ עֲלוּ כִּי מָחָר אֶתְּנֶנּוּ בְיָדֶךָ״.On répond : eux, ils n'ont pas examiné si c'était pour vaincre ou pour être vaincus, et la réponse ne portait donc pas sur l'issue du combat. Et à la fin, lorsqu'ils ont examiné la question, ils ont approuvé, comme il est dit : « Et Pin'has fils d'Élazar fils d'Aharon se tenait devant elle en ces jours-là, en disant : Continuerai-je encore à sortir au combat contre les enfants de Binyamin mon frère, ou cesserai-je ? Et Hachem dit : Montez, car demain Je le livrerai en ta main » (Juges 20, 28).
- כֵּיצַד נַעֲשֵׂית? רַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר: בּוֹלְטוֹת. רֵישׁ לָקִישׁ אוֹמֵר: מִצְטָרְפוֹת.Comment cela se fait-il ? Comment les Ourim VeToumim donnent-ils leur réponse, à partir des noms des tribus gravés sur les pierres du pectoral ? Rabbi Yo'hanan dit : Elles ressortent : les lettres de la réponse font saillie à leur place. Rech Lakich dit : Elles s'assemblent : les lettres se joignent pour former des mots.
- וְהָא לָא כְּתִיב בְּהוּ צָדִי? אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר יִצְחָק: ״אַבְרָהָם יִצְחָק וְיַעֲקֹב״ כְּתִיב שָׁם. וְהָא לָא כְּתִיב טֵית! אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: ״שִׁבְטֵי יְשׁוּרוּן״ כְּתִיב שָׁם.Mais la lettre tsadi n'y est pas écrite ! Elle ne se trouve dans aucun des noms des tribus. Rav Chmouel bar Its'hak a dit : « Avraham, Its'hak et Yaakov » y sont écrits. Le nom Its'hak contient un tsadi. Mais la lettre tèt n'y est pas écrite ! Rav A'ha bar Yaakov a dit : « Chivté Yechouroun » (les tribus de Yechouroun) y sont écrits. Le mot chivté contient un tèt.
- מֵיתִיבִי: כׇּל כֹּהֵן שֶׁאֵינוֹ מְדַבֵּר בְּרוּחַ הַקּוֹדֶשׁ וּשְׁכִינָה שׁוֹרָה עָלָיו אֵין שׁוֹאֲלִין בּוֹ, שֶׁהֲרֵי שָׁאַל צָדוֹק וְעָלְתָה לוֹ, אֶבְיָתָר וְלֹא עָלְתָה לוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיַּעַל אֶבְיָתָר עַד תּוֹם כׇּל הָעָם וְגוֹ׳״!On a objecté : il a été enseigné : Tout Cohen qui ne parle pas par l'inspiration divine et sur lequel la Chekhina (la Présence divine) ne repose pas, on ne consulte pas par son intermédiaire. En effet, Tsadok a interrogé, et cela lui a réussi ; Évyatar a interrogé et cela ne lui a pas réussi, comme il est dit : « Et Évyatar monta, jusqu'à ce que tout le peuple eût fini… » (II Samuel 15, 24). Or, si les lettres ressortent ou s'assemblent d'elles-mêmes, à quoi bon l'inspiration divine ?
- סַיּוֹעֵי הֲוָה מְסַיַּיע בַּהֲדַיְיהוּ.On répond : elle les aidait : le Cohen doit être digne de la Chekhina pour que les lettres ressortent ou s'assemblent par son intermédiaire.
- וְאֵין שׁוֹאֲלִין אֶלָּא לְמֶלֶךְ. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, דְּאָמַר קְרָא: ״וְלִפְנֵי אֶלְעָזָר הַכֹּהֵן יַעֲמֹד וְשָׁאַל לוֹ בְּמִשְׁפַּט הָאוּרִים וְגוֹ׳״. ״הוּא״ — זֶה מֶלֶךְ, ״וְכׇל [בְּנֵי] יִשְׂרָאֵל אִתּוֹ״ — זֶה מְשׁוּחַ מִלְחָמָה, ״וְכׇל הָעֵדָה״ — זוֹ סַנְהֶדְרִין.Il a été enseigné dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Et on ne consulte que pour le roi. D'où savons-nous cela ? Rabbi Abbahou a dit : car le verset dit : « Et il se tiendra devant Élazar le Cohen, et il interrogera pour lui par le jugement des Ourim… selon sa bouche ils sortiront et selon sa bouche ils viendront, lui et tous les enfants d'Israël avec lui, et toute l'assemblée » (Nombres 27, 21). « Lui » : c'est le roi, car il s'agit de Yehochoua, qui avait rang de roi. « Et tous [les enfants d']Israël avec lui » : c'est le Cohen oint pour la guerre, que tous suivent au combat. « Et toute l'assemblée » : c'est le Sanhédrin.
הֲדַרַן עֲלָךְ בָּא לוֹ כֹּהֵן גָּדוֹל
Nous reviendrons à toi, « Le Cohen Gadol est venu »- מַתְנִי׳ יוֹם הַכִּפּוּרִים אָסוּר בַּאֲכִילָה וּבִשְׁתִיָּה וּבִרְחִיצָה וּבְסִיכָה וּבִנְעִילַת הַסַּנְדָּל, וּבְתַשְׁמִישׁ הַמִּטָּה. וְהַמֶּלֶךְ וְהַכַּלָּה יִרְחֲצוּ אֶת פְּנֵיהֶם, וְהַחַיָּה תִּנְעוֹל אֶת הַסַּנְדָּל, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. וַחֲכָמִים אוֹסְרִין.MICHNA : Yom Kippour, il est interdit de manger, de boire, de se laver, de s'oindre, de porter la sandale et d'avoir des relations conjugales. Mais le roi et la jeune mariée peuvent se laver le visage, le roi à cause de sa dignité et la jeune mariée pour rester belle aux yeux de son mari, et l'accouchée peut porter la sandale, car le froid lui est pénible. Telles sont les paroles de Rabbi Eliézer. Et les Sages l'interdisent.
- הָאוֹכֵל כְּכוֹתֶבֶת הַגַּסָּה, כָּמוֹהָ וּכְגַרְעִינָתָהּ, וְהַשּׁוֹתֶה מְלֹא לוּגְמָיו — חַיָּיב. כׇּל הָאוֹכָלִים מִצְטָרְפִין לְכַכּוֹתֶבֶת, וְכׇל הַמַּשְׁקִין מִצְטָרְפִין לִמְלֹא לוּגְמָיו. הָאוֹכֵל וְשׁוֹתֶה אֵין מִצְטָרְפִין.Celui qui mange la quantité d'une grosse datte, équivalant à elle-même avec son noyau, et celui qui boit une pleine gorgée, est 'hayav (passible du retranchement). Tous les aliments se joignent pour former la quantité d'une datte, et toutes les boissons se joignent pour former une pleine gorgée. Celui qui mange et boit : ces deux quantités ne se joignent pas.
- גְּמָ׳ אָסוּר?! עָנוּשׁ כָּרֵת הוּא! אָמַר רַבִּי אִילָא, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יִרְמְיָה: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לַחֲצִי שִׁיעוּר.GUEMARA : Pourquoi la Michna dit-elle « interdit » ? C'est passible du retranchement (karèt) ! Elle aurait dû employer un terme plus fort. Rabbi Ila a dit, et certains disent que c'est Rabbi Yirmeya : Cela n'a été nécessaire que pour la demi-mesure : celui qui mange moins que la quantité passible du retranchement transgresse tout de même un interdit.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר חֲצִי שִׁיעוּר אָסוּר מִן הַתּוֹרָה, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר חֲצִי שִׁיעוּר מוּתָּר מִן הַתּוֹרָה, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien pour celui qui dit que la demi-mesure est interdite par la Torah, mais pour celui qui dit que la demi-mesure est permise par la Torah, que peut-on dire ?
- דְּאִיתְּמַר חֲצִי שִׁיעוּר, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אָסוּר מִן הַתּוֹרָה, רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: מוּתָּר מִן הַתּוֹרָה. הָנִיחָא לְרַבִּי יוֹחָנָן, אֶלָּא לְרֵישׁ לָקִישׁ מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? מוֹדֶה רֵישׁ לָקִישׁ שֶׁאָסוּר מִדְּרַבָּנַן.Car il a été dit (par les Amoraïm) à propos de la demi-mesure : Rabbi Yo'hanan a dit : elle est interdite par la Torah ; Rech Lakich a dit : elle est permise par la Torah. Cela va bien pour Rabbi Yo'hanan, mais pour Rech Lakich, que peut-on dire ? On répond : Rech Lakich reconnaît qu'elle est interdite d'ordre rabbinique.
- אִי הָכִי, לָא נִיחַיַּיב עֲלֵיהּ קׇרְבַּן שְׁבוּעָה, אַלְּמָא תְּנַן: שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל, וְאָכַל נְבֵילוֹת וּטְרֵיפוֹת שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים — חַיָּיב. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר.S'il en est ainsi, si selon Rech Lakich la demi-mesure est interdite d'ordre rabbinique, on ne devrait pas être passible pour cela du sacrifice de serment, si l'on a juré de ne pas en manger puis qu'on en a mangé, car celui qui jure d'accomplir une mitsva en est exempt. Or nous avons appris dans une Michna : « Serment que je ne mangerai pas », et il a mangé des bêtes mortes sans abattage rituel, des bêtes atteintes d'une lésion mortelle, des reptiles ou des insectes : il est 'hayav (passible du sacrifice). Et Rabbi Chimon l'exempte.
- וְהָוֵינַן בַּהּ: אַמַּאי חַיָּיב? מוּשְׁבָּע וְעוֹמֵד מֵהַר סִינַי הוּא? רַב וּשְׁמוּאֵל וְרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמְרִי: בְּכוֹלֵל דְּבָרִים הַמּוּתָּרִים עִם דְּבָרִים הָאֲסוּרִין.Et nous en avons discuté : pourquoi est-il 'hayav ? Il est déjà lié par le serment du mont Sinaï de ne pas en manger, et un serment ne prend pas effet sur ce qui est déjà juré ! Rav, Chmouel et Rabbi Yo'hanan disent : il s'agit de celui qui inclut des choses permises avec des choses interdites : son serment prend effet sur le permis, et par là aussi sur l'interdit.
- וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: אִי אַתָּה מוֹצֵא אֶלָּא בִּמְפָרֵשׁ חֲצִי שִׁיעוּר, וְאַלִּיבָּא דְרַבָּנַן, אוֹ בִּסְתָם,Et Rech Lakich a dit : tu ne trouveras cela que lorsqu'il précise la demi-mesure, et selon les Sages, pour qui un serment sans précision n'interdit qu'une quantité entière ; ou bien sans précision,
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