Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִי ״קׇרְבָּן״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי אֲפִילּוּ קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת, שֶׁנִּקְרְאוּ קׇרְבָּן, כָּעִנְיָן שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַנַּקְרֵב אֶת קׇרְבַּן ה׳״, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאֶל פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד לֹא הֱבִיאוֹ״. כׇּל הָרָאוּי לְפֶתַח אֹהֶל מוֹעֵד — חַיָּיב עָלָיו בַּחוּץ, כֹּל שֶׁאֵינוֹ רָאוּי לְפֶתַח אֹהֶל מוֹעֵד — אֵין חַיָּיבִין עָלָיו בַּחוּץ.Si le verset disait seulement « offrande », j'entendrais même les animaux consacrés à l'entretien du Temple, qui sont appelés « offrande », comme il est dit : « Nous avons présenté l'offrande de Hachem » (Nombres 31, 50). C'est pourquoi le verset dit : « et ne l'aura pas amené à l'entrée de la Tente d'Assignation » (Lévitique 17, 4) : tout ce qui est apte à l'entrée de la Tente d'Assignation, on est 'hayav pour cela dehors ; tout ce qui n'est pas apte à l'entrée de la Tente d'Assignation, on n'est pas 'hayav pour cela dehors.
- אוֹצִיא אֵלּוּ שֶׁאֵין רְאוּיִן לְפֶתַח אֹהֶל מוֹעֵד, וְלֹא אוֹצִיא פָּרַת חַטָּאת וְשָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ שֶׁהוּא רָאוּי לָבוֹא אֶל פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לַה׳״, מִי שֶׁמְּיוּחָדִין לַה׳, יָצְאוּ אֵלּוּ שֶׁאֵין מְיוּחָדִין לַשֵּׁם.J'exclurai ceux-là, qui ne sont pas aptes à l'entrée de la Tente d'Assignation, mais je n'exclurai pas la vache du 'hatat (la vache rousse) et le bouc émissaire, qui est apte à venir à l'entrée de la Tente d'Assignation. C'est pourquoi le verset dit : « à Hachem » : ceux qui sont réservés à Hachem comme offrandes ; sont exclus ceux-là, qui ne sont pas réservés à Hachem.
- וְ״לַה׳״ לְהוֹצִיא הוּא? וּרְמִינְהוּ: ״יֵרָצֶה לְקׇרְבַּן אִשֶּׁה לַה׳״, אֵלּוּ אִישִּׁים,La Guemara demande : Et « à Hachem » sert-il à exclure ? Opposons-y ce qui suit : « il sera agréé comme offrande de feu à Hachem » (Lévitique 22, 27) : « offrande de feu », ce sont les offrandes de feu, qu'on ne présente pas sur l'autel avant leur temps.
- מִנַּיִן שֶׁלֹּא יַקְדִּישֶׁנּוּ מְחוּסָּר זְמַן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״קׇרְבָּן״, ״לַה׳״ — לְרַבּוֹת שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ!D'où savons-nous qu'on ne le consacrera pas alors qu'il lui manque du temps, avant le huitième jour ? Le verset dit : « offrande ». « À Hachem » : pour inclure le bouc émissaire ! Ici donc, « à Hachem » inclut le bouc émissaire au lieu de l'exclure.
- אָמַר רָבָא: הָתָם מֵעִנְיָנָא דִקְרָא וְהָכָא מֵעִנְיָנָא דִקְרָא. הָתָם דְּ״אֶל פֶּתַח״ לְרַבּוֹת — ״לַה׳״ לְהוֹצִיא. הָכָא דְּ״אִשֶּׁה״ לְהוֹצִיא — ״לַה׳״ לְרַבּוֹת.Rava a dit : là-bas, c'est selon le contexte du verset, et ici, c'est selon le contexte du verset. Là-bas, où « à l'entrée » sert à inclure, « à Hachem » sert à exclure ; ici, où « de feu » sert à exclure, « à Hachem » sert à inclure.
- טַעְמָא דְּרַבִּי רַחֲמָנָא, הָא לָא רַבִּי, הֲוָה אָמֵינָא: שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ קָדוֹשׁ בִּמְחוּסַּר זְמַן. וְהָא אֵין הַגּוֹרָל קוֹבֵעַ אֶלָּא בְּרָאוּי לַשֵּׁם!La Guemara s'interroge sur le raisonnement : la raison de l'interdiction est que le Miséricordieux l'a inclus ; mais s'Il ne l'avait pas inclus, j'aurais dit : le bouc émissaire est consacré même s'il lui manque du temps. Or le sort ne fixe que ce qui est apte à Hachem ! Comme on ignore sur lequel tombera le sort de Hachem, les deux boucs doivent être aptes d'avance.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: הָא מַנִּי, חָנָן הַמִּצְרִי הִיא, דְּתַנְיָא: חָנָן הַמִּצְרִי אוֹמֵר: אֲפִילּוּ דָּם בַּכּוֹס — מֵבִיא חֲבֵירוֹ וּמְזַוֵּוג לוֹ.Rav Yossef a dit : de qui est cet enseignement ? C'est de 'Hanan l'Égyptien, comme il a été enseigné dans une baraïta : 'Hanan l'Égyptien dit : même si le sang du bouc de Hachem est dans la coupe et que le bouc émissaire meurt, on en amène un compagnon et on l'apparie à lui, sans nouveau tirage au sort ; il fallait donc enseigner qu'il ne doit pas lui manquer de temps.
- אֵימַר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְחָנָן הַמִּצְרִי דְּלֵית לֵיהּ דְּחוּיִין, דְּלֵית לֵיהּ הַגְרָלָה מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ? דִּילְמָא מַיְיתֵי וּמַגְרִיל.La Guemara objecte : Dis que tu as entendu de 'Hanan l'Égyptien qu'il n'admet pas de rejet du sang ; mais l'as-tu entendu dire qu'il n'admet pas de tirage au sort ? Peut-être en amène-t-on deux et tire-t-on au sort !
- אֶלָּא אָמַר רַב יוֹסֵף: הָא מַנִּי, רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא. דְּתַנְיָא: מֵת אֶחָד מֵהֶן — מֵבִיא חֲבֵירוֹ שֶׁלֹּא בְּהַגְרָלָה, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן.Mais, a dit Rav Yossef : de qui est cet enseignement ? C'est de Rabbi Chimon, comme il a été enseigné dans une baraïta : si l'un d'eux est mort, on en amène un compagnon sans tirage au sort ; telle est la parole de Rabbi Chimon.
- רָבִינָא אָמַר, כְּגוֹן שֶׁהוּמַם וְחִילְּלוֹ עַל אַחֵר.Ravina a dit, valable pour tous : il s'agit du cas où le bouc émissaire a eu une tare après le tirage au sort et qu'on l'a rédimé sur un autre, qui n'a pas besoin de tirage, venant à la place du premier.
- וּמְנָא תֵּימְרָא דְּפָסֵיל בֵּיהּ מוּמָא! דְּתַנְיָא: ״וְאִשֶּׁה לֹא תִתְּנוּ מֵהֶם״, אֵלּוּ הַחֲלָבִים.La Guemara demande : Et d'où dis-tu qu'une tare le disqualifie, lui qui n'est pas offert sur l'autel ? Elle répond : Comme il a été enseigné dans une baraïta : « et vous n'en ferez pas une offrande de feu » sur l'autel pour Hachem (Lévitique 22, 22) : ce sont les graisses.
- אֵין לִי אֶלָּא כּוּלָּן, מִקְצָתָן מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מֵהֶם״. ״מִזְבֵּחַ״, זוֹ זְרִיקַת דָּמִים. ״לַה׳״, לְרַבּוֹת שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ.Je n'ai là que toutes les graisses ; d'où sait-on qu'il en va de même pour une partie d'entre elles ? Le verset dit : « d'elles ». « L'autel » : c'est l'aspersion du sang. « À Hachem » : pour inclure le bouc émissaire.
- וְאִיצְטְרִיךְ לְמִיכְתַּב בַּעַל מוּם, וְאִיצְטְרִיךְ לְמִיכְתַּב מְחוּסַּר זְמַן. דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא מְחוּסַּר זְמַן — מִשּׁוּם דְּלָא מָטֵי זִמְנֵיהּ, אֲבָל בַּעַל מוּם דְּמָטֵי זִמְנֵיהּ — אֵימָא לָא. וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא בַּעַל מוּם — מִשּׁוּם דִּמְאִיס, אֲבָל מְחוּסַּר זְמַן דְּלָא מְאִיס — אֵימָא לָא, צְרִיכָא.Et il a fallu écrire le cas de la tare, et il a fallu écrire le cas de celui à qui il manque du temps. Car si le Miséricordieux n'avait écrit que le cas de celui à qui il manque du temps, on aurait dit que c'est parce que son temps n'est pas arrivé ; mais l'animal taré, dont le temps est arrivé, dis que non. Et si le Miséricordieux n'avait écrit que le cas de la tare, on aurait dit que c'est parce qu'il est répugnant ; mais celui à qui il manque du temps, qui n'est pas répugnant, dis que non. Il a donc fallu les deux.
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