Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲשַׁם מְצוֹרָע שֶׁשְּׁחָטוֹ שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ — בָּאנוּ לְמַחְלוֹקֶת רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן. רַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר יָבִיא אַחֵר וְיַתְחִיל בַּתְּחִילָּה — הָכָא נָמֵי יָבִיא אַחֵר וְיִשְׁחוֹט.Au sujet d'un sacrifice de culpabilité du métsora (le lépreux) qu'il a égorgé sous un autre nom que le sien, par exemple comme holocauste ou sacrifice de paix, nous en sommes arrivés au désaccord entre Rabbi Méïr d'une part et Rabbi Elazar et Rabbi Chimon d'autre part. Selon Rabbi Méïr, qui a dit : il apportera un autre sang et commencera depuis le début, ici aussi, il apportera un autre animal et l'égorgera, car un service inachevé est considéré comme inexistant.
- וּלְרַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן שֶׁאוֹמְרִים מִמָּקוֹם שֶׁפָּסַק מִשָּׁם הוּא מַתְחִיל — הָכָא אֵין לוֹ תַּקָּנָה.Et selon Rabbi Elazar et Rabbi Chimon, qui disent : il commence à l'endroit où il s'est arrêté, ici, il n'a pas de remède, car le service n'est pas nul, et il ne peut pas l'achever avec un second sacrifice de culpabilité.
- מַתְקֵיף לֵיהּ רַב חִסְדָּא: וְהָא ״אוֹתוֹ״ כְּתִיב? קַשְׁיָא.Rav 'Hisda lui a objecté : mais il est écrit « le » (« et il l'offrira comme sacrifice de culpabilité », Lévitique 14, 12), c'est-à-dire celui-là même qui a été balancé avec le log d'huile, et aucun autre. Même selon Rabbi Méïr, il n'y a donc pas de remède ! C'est une kouchya (difficulté) pour Rabbi Yo'hanan.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: אֲשַׁם מְצוֹרָע שֶׁשְּׁחָטוֹ שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ, אוֹ שֶׁלֹּא נָתַן מִדָּמוֹ לְגַבֵּי בְהוֹנוֹת — הֲרֵי זֶה עוֹלֶה לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ, וְטָעוּן נְסָכִים, וְצָרִיךְ אָשָׁם אַחֵר לְהַכְשִׁירוֹ. וְרַב חִסְדָּא אָמַר לְךָ: מַאי צָרִיךְ — צָרִיךְ וְאֵין לוֹ תַּקָּנָה.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conformément à Rabbi Yo'hanan : au sujet d'un sacrifice de culpabilité du métsora qu'il a égorgé sous un autre nom, ou dont il n'a pas mis du sang sur les pouces du métsora, celui-ci monte sur l'autel et requiert des libations, et le métsora doit apporter un autre sacrifice de culpabilité pour le rendre apte. Il y a donc une opinion selon laquelle il apporte un autre sacrifice. Et Rav 'Hisda te répondra : que signifie « doit » ? Il doit, mais il n'a pas de remède.
- וְתָנֵי תַּנָּא: ״צָרִיךְ״ — וְאֵין לוֹ תַּקָּנָה? אִין, וְהָתַנְיָא: נָזִיר מְמוֹרָט, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: צָרִיךְ הַעֲבָרַת תַּעַר, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֵין צָרִיךְ הַעֲבָרַת תַּעַר. וְאָמַר רַבִּי אֲבִינָא: כְּשֶׁאוֹמְרִים בֵּית שַׁמַּאי ״צָרִיךְ״, צָרִיךְ — וְאֵין לוֹ תַּקָּנָה.La Guemara s'étonne : et un Tanna enseignerait-il « doit », alors qu'il n'a pas de remède ? La Guemara répond : oui. Et n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : au sujet d'un nazir (qui a fait vœu de naziréat) chauve, Beit Chamaï disent : il doit accomplir le passage du rasoir, et Beit Hillel disent : il n'a pas à accomplir le passage du rasoir. Et Rabbi Avina a dit : lorsque Beit Chamaï disent « il doit », il doit, mais il n'a pas de remède.
- וּפְלִיגָא דְּרַבִּי פְּדָת. דְּאָמַר רַבִּי פְּדָת: בֵּית שַׁמַּאי וְרַבִּי אֶלְעָזָר אָמְרוּ דָּבָר אֶחָד. בֵּית שַׁמַּאי — הָא דַּאֲמַרַן. רַבִּי אֶלְעָזָר, (דְּתַנְיָא:) אֵין לוֹ בּוֹהֶן יָד וּבוֹהֶן רֶגֶל — אֵין לוֹ טׇהֳרָה עוֹלָמִית. רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: נוֹתֵן עַל מְקוֹמוֹ וְיוֹצֵא. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אִם נָתַן עַל שֶׁל שְׂמֹאל — יָצָא.Et cela s'oppose à l'avis de Rabbi Pedat. Car Rabbi Pedat a dit : Beit Chamaï et Rabbi Elazar ont dit une seule et même chose. Beit Chamaï, c'est ce que nous venons de dire. Rabbi Elazar, (car il a été enseigné) : un métsora qui n'a pas de pouce à la main ni de gros orteil au pied n'a jamais de purification. Rabbi Elazar dit : le Cohen met le sang à leur emplacement, et il s'acquitte. Rabbi Chimon dit : s'il l'a mis sur le membre gauche, il s'est acquitté. Selon Rabbi Pedat, pour Rabbi Elazar comme pour Beit Chamaï, il y a un remède même lorsque le rite ne peut s'accomplir tel quel.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְלָקַח מִדַּם הָאָשָׁם״, יָכוֹל בִּכְלִי — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנָתַן״. מָה נְתִינָה בְּעַצְמוֹ שֶׁל כֹּהֵן — אַף לְקִיחָה בְּעַצְמוֹ שֶׁל כֹּהֵן.Nos Maîtres ont enseigné : « Et il prendra du sang du sacrifice de culpabilité » (Lévitique 14, 14). On pourrait croire que c'est dans un récipient ; le verset dit donc : « et il mettra ». De même que l'action de mettre se fait par le corps même du Cohen, ainsi l'action de prendre se fait par le corps même du Cohen.
- יָכוֹל אַף לַמִּזְבֵּחַ כֵּן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּי כַּחַטָּאת הָאָשָׁם הוּא״. מָה חַטָּאת טְעוּנָה כְּלִי — אַף אָשָׁם טָעוּן כְּלִי. נִמְצֵאתָ אַתָּה אוֹמֵר: אֲשַׁם מְצוֹרָע שְׁנֵי כֹהֲנִים מְקַבְּלִים אֶת דָּמוֹ, אֶחָד בַּיָּד וְאֶחָד בִּכְלִי. זֶה שֶׁקִּבֵּל בִּכְלִי בָּא לוֹ אֵצֶל מִזְבֵּחַ, וְזֶה שֶׁקִּיבֵּל בַּיָּד בָּא לוֹ אֵצֶל מְצוֹרָע.On pourrait croire qu'il en va de même pour l'autel ; le verset dit donc : « Car, comme le sacrifice expiatoire, tel est le sacrifice de culpabilité » (Lévitique 14, 13). De même que le sacrifice expiatoire requiert un récipient pour recueillir son sang, ainsi le sacrifice de culpabilité requiert un récipient. Il se trouve donc que tu dis : pour le sacrifice de culpabilité du métsora, deux Cohanim recueillent son sang, l'un à la main et l'autre dans un récipient. Celui qui a recueilli dans un récipient vient à l'autel, et celui qui a recueilli à la main vient auprès du métsora.
- תְּנַן הָתָם: וְכוּלָּן מְטַמְּאִים בְּגָדִים וְנִשְׂרָפִין אַבֵּית הַדֶּשֶׁן, דִּבְרֵי רַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין מְטַמְּאִין בְּגָדִים, וְאֵין נִשְׂרָפִין אַבֵּית הַדֶּשֶׁן אֶלָּא הָאַחֲרוֹן, הוֹאִיל וְגָמַר בּוֹ כַּפָּרָה.Nous avons appris là-bas dans une Michna : Et tous les animaux dont le sang s'est répandu au cours du service rendent impurs les vêtements de ceux qui s'occupent de les brûler et sont brûlés sur le lieu des cendres. Telles sont les paroles de Rabbi Elazar et Rabbi Chimon. Et les Sages disent : ils ne rendent pas impurs les vêtements et ne sont pas brûlés sur le lieu des cendres, sauf le dernier, puisque l'expiation s'est achevée par lui.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: כַּמָּה שְׂעִירִים מְשַׁלֵּחַ? אֲמַר לֵיהּ: וְכִי עֶדְרוֹ מְשַׁלֵּחַ? אָמַר לוֹ:Rava a demandé à Rav Na'hman : combien de boucs envoie-t-il ? Si le sang du bouc de l'intérieur s'est répandu à plusieurs reprises, il a fallu apporter à chaque fois une nouvelle paire et tirer au sort : plusieurs boucs se trouvent donc désignés pour Azazel. Il lui a répondu : et enverrait-il tout son troupeau ? La Torah n'a demandé d'en envoyer qu'un seul. Rava lui a dit :
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