Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְתִיפּוֹק לִי דַּ״אֲשֶׁר לוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא — מִשֶּׁלּוֹ הוּא מֵבִיא.Revenons à la question de Rabbi Elazar : le Cohen (prêtre) Gadol peut-il faire un échange avec son taureau ? Et déduis-le pour moi du fait que le Miséricordieux a dit : « Qui est à lui » (Lévitique 16, 11) : c'est du sien qu'il l'apporte.
- דְּתַנְיָא: ״אֲשֶׁר לוֹ״ — מִשֶּׁלּוֹ הוּא מֵבִיא, וְלֹא מִשֶּׁל צִיבּוּר. יָכוֹל לֹא יָבִיא מִשֶּׁל צִיבּוּר — שֶׁאֵין הַצִּיבּוּר מִתְכַּפְּרִין בּוֹ, אֲבָל יָבִיא מִשֶּׁל אֶחָיו הַכֹּהֲנִים — שֶׁהֲרֵי אֶחָיו הַכֹּהֲנִים מִתְכַּפְּרִים בּוֹ, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר לוֹ״.Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Qui est à lui » : c'est du sien qu'il l'apporte, et non de ce qui appartient à la communauté. J'aurais pu penser qu'il ne l'apportera pas de ce qui appartient à la communauté, parce que la communauté n'obtient pas l'expiation par lui, mais qu'il l'apportera de ce qui appartient à ses frères les Cohanim, puisque ses frères les Cohanim obtiennent l'expiation par lui. C'est pourquoi le verset dit : « Qui est à lui ».
- יָכוֹל לֹא יָבִיא, וְאִם הֵבִיא כָּשֵׁר — תַּלְמוּד לוֹמַר שׁוּב: ״אֲשֶׁר לוֹ״ — שָׁנָה הַכָּתוּב עָלָיו לְעַכֵּב.J'aurais pu penser qu'il ne l'apportera pas a priori de ce qui appartient aux autres Cohanim, mais que s'il l'a apporté, c'est valable. C'est pourquoi le verset dit encore : « Qui est à lui » (Lévitique 16, 11). Le texte l'a répété pour rendre cette condition indispensable.
- וְלִיטַעְמָיךְ, אֶחָיו הַכֹּהֲנִים אִי לָאו דְּקָנוּ בְּגַוֵּיהּ הֵיכִי מְכַפַּר לְהוּ? אֶלָּא שָׁאנֵי בֵּי גַזָּא דְּאַהֲרֹן דְּאַפְקְרֵיהּ רַחֲמָנָא גַּבֵּי אֶחָיו הַכֹּהֲנִים. הָכָא [גַּבֵּי תְּמוּרָה] נָמֵי: שָׁאנֵי בֵּי גַזָּא דְּאַהֲרֹן דְּאַפְקְרֵיהּ רַחֲמָנָא גַּבֵּי אֶחָיו הַכֹּהֲנִים.La Guemara rejette cette preuve : Et selon ton raisonnement, ses frères les Cohanim, s'ils n'y ont pas acquis une part, comment leur apporte-t-il l'expiation ? Mais il faut dire que le trésor [bei gazza] d'Aharon est différent, car le Miséricordieux l'a rendu sans maître à l'égard de ses frères les Cohanim. Bien que le Cohen Gadol l'apporte de ses propres biens, c'est comme s'il le consacrait pour tous. Ici aussi, pour l'échange, on dira alors : le trésor d'Aharon est différent, car le Miséricordieux l'a rendu sans maître à l'égard de ses frères les Cohanim.
- מַתְנִי׳ הָיָה מְהַלֵּךְ בַּהֵיכָל עַד שֶׁמַּגִּיעַ לְבֵין שְׁתֵּי הַפָּרוֹכֹת הַמַּבְדִּילוֹת בֵּין הַקֹּדֶשׁ וּבֵין קֹדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים, וּבֵינֵיהֶן אַמָּה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: לֹא הָיְתָה שָׁם אֶלָּא פָּרוֹכֶת אַחַת בִּלְבַד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהִבְדִּילָה הַפָּרוֹכֶת לָכֶם בֵּין הַקֹּדֶשׁ וּבֵין קֹדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים״.MICHNA : Il marchait dans le Hékhal (le Sanctuaire) jusqu'à ce qu'il arrive entre les deux rideaux qui séparaient le Saint du Saint des Saints, et entre eux il y avait une coudée. Rabbi Yossé dit : Il n'y avait là qu'un seul rideau, comme il est dit : « Le rideau séparera pour vous entre le Saint et le Saint des Saints » (Exode 26, 33).
- גְּמָ׳ שַׁפִּיר קָאָמַר לְהוּ רַבִּי יוֹסֵי לְרַבָּנַן! וְרַבָּנַן אָמְרִי לְךָ: הָנֵי מִילֵּי בְּמִשְׁכָּן, אֲבָל בְּמִקְדָּשׁ שֵׁנִי כֵּיוָן דְּלָא הֲוַאי אַמָּה טְרַקְסִין, וּבְמִקְדָּשׁ רִאשׁוֹן הוּא דַּהֲוַאי, וְאִיסְתַּפַּקָא לְהוּ לְרַבָּנַן בִּקְדוּשְּׁתֵיהּ, אִי כְּלִפְנִים אִי כְּלַחוּץ, וַעֲבוּד שְׁתֵּי פָּרוֹכֹת.GUEMARA : Rabbi Yossé parle bien aux Rabbanan ! Son argument est solide. Et les Rabbanan te diront : Cela ne vaut que pour le Michkan (le Tabernacle). Mais dans le second Temple, puisqu'il n'y avait pas d'amma teraksin (la cloison d'une coudée d'épaisseur séparant le Saint du Saint des Saints), et que c'est dans le premier Temple qu'elle existait, et que les Rabbanan étaient dans le doute quant à sa sainteté, si elle était comme l'intérieur ou comme l'extérieur, ils ont fait deux rideaux, afin d'enclore l'espace au statut douteux.
- תָּנוּ רַבָּנַן: בֵּין הַמִּזְבֵּחַ לַמְּנוֹרָה הָיָה מְהַלֵּךְ, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: בֵּין שֻׁלְחָן לַמִּזְבֵּחַ. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: בֵּין שֻׁלְחָן לַכּוֹתֶל. מַאן יֵשׁ אוֹמְרִים? אָמַר רַב חִסְדָּא: רַבִּי יוֹסֵי הִיא, דְּאָמַר: פִּיתְחָא בְּצָפוֹן קָאֵי.Nos Maîtres ont enseigné : Il marchait entre l'autel intérieur et le candélabre, du côté sud ; telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Méïr dit : Il marchait du côté nord, entre la table et l'autel. Et certains disent : Entre la table et le mur. Qui sont ces « certains » ? Rav 'Hisda a dit : C'est Rabbi Yossé, qui a dit dans notre Michna qu'il n'y avait qu'un seul rideau, et selon qui l'entrée se trouvait au nord.
- וְרַבִּי יְהוּדָה אָמַר לָךְ: פִּיתְחָא בְּדָרוֹם קָאֵי. וְרַבִּי מֵאִיר כְּמַאן סְבִירָא לֵיהּ? אִי כְּרַבִּי יְהוּדָה סְבִירָא לֵיהּ — נֵיעוּל כְּרַבִּי יְהוּדָה, אִי כְּרַבִּי יוֹסֵי סְבִירָא לֵיהּ — נֵיעוּל כְּרַבִּי יוֹסֵי!Et Rabbi Yehouda te dira : Puisqu'il y avait deux rideaux, l'entrée se trouvait au sud. Le Cohen Gadol entrait au sud et cheminait entre les rideaux. Et Rabbi Méïr, selon qui raisonne-t-il ? S'il raisonne comme Rabbi Yehouda, qu'il entre comme Rabbi Yehouda ; s'il raisonne comme Rabbi Yossé, qu'il entre comme Rabbi Yossé !
- לְעוֹלָם כְּרַבִּי יוֹסֵי סְבִירָא לֵיהּ, וַאֲמַר לְךָ: שׁוּלְחָנוֹת צָפוֹן וְדָרוֹם מוּנָּחִין, וּמַפְסְקָא לֵיהּ שֻׁלְחָן וְלָא מִתְעַיֵּיל לֵיהּ.En réalité, il raisonne comme Rabbi Yossé, et il te dira : Les tables étaient posées du nord au sud, et la table lui faisait obstacle, et il ne pouvait pas entrer par là, entre la table et le mur.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לְעוֹלָם מִזְרָח וּמַעֲרָב מוּנָּחִין, וּמִשּׁוּם שְׁכִינָה לָאו אוֹרַח אַרְעָאEt si tu veux, dis : En réalité, les tables étaient posées de l'est à l'ouest, et, à cause de la Chekhina (la Présence divine), il n'est pas convenable
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