Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מֵיתִיבִי: זָר, וְאוֹנֵן, שִׁיכּוֹר, וּבַעַל מוּם, בְּקַבָּלָה וּבְהוֹלָכָה וּבִזְרִיקָה — פָּסוּל. וְכֵן יוֹשֵׁב, וְכֵן שְׂמֹאל — פָּסוּל! תְּיוּבְתָּא.On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un non-Cohen, un onen (endeuillé au premier jour de son deuil), un Cohen ivre et un Cohen porteur d'une infirmité, à la réception du sang, au transport du sang ou à l'aspersion : c'est invalide. Et de même s'il officie assis, et de même de la main gauche : c'est invalide ! Cet enseignement contredit la position de Rav Chéchèt. La Guemara conclut : c'est une teyouvta (réfutation définitive).
- וְהָא רַב שֵׁשֶׁת הוּא דְּאוֹתְבַהּ, דַּאֲמַר לֵיהּ רַב שֵׁשֶׁת לְאָמוֹרֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא, בְּעִי מִינֵּיהּ מֵרַב חִסְדָּא: הוֹלָכָה בְּזָר מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: כְּשֵׁירָה, וּמִקְרָא מְסַיְּיעֵנִי: ״וַיִּשְׁחֲטוּ הַפָּסַח וַיִּזְרְקוּ הַכֹּהֲנִים מִיָּדָם וְהַלְוִיִּם מַפְשִׁיטִים״!La Guemara s'étonne : Mais voici que c'est Rav Chéchèt lui-même qui a objecté à partir de cette baraïta ! Car Rav Chéchèt a dit à l'interprète de Rav 'Hisda : Demande à Rav 'Hisda : Le transport du sang par un non-Cohen, qu'en est-il ? Il lui a dit : C'est valide, et un verset me soutient : « Ils égorgèrent le Pessa'h, les Cohanim aspergèrent le sang reçu de leur main, et les Léviim écorchaient » (II Chroniques 35, 11). Ce verset indique que les Cohanim recevaient le sang de la main des Léviim, qui l'avaient donc transporté.
- וּמוֹתֵיב רַב שֵׁשֶׁת: זָר וְאוֹנֵן, שִׁיכּוֹר וּבַעַל מוּם, בְּקַבָּלָה וּבְהוֹלָכָה וּבִזְרִיקָה — פָּסוּל, וְכֵן יוֹשֵׁב וְכֵן שְׂמֹאל — פָּסוּל.Et Rav Chéchèt a objecté à partir de cet enseignement : Un non-Cohen, un onen, un Cohen ivre et un Cohen porteur d'une infirmité, à la réception, au transport ou à l'aspersion : c'est invalide. Et de même s'il officie assis, et de même de la main gauche : c'est invalide. Il connaissait donc cette baraïta : comment a-t-il pu statuer à son encontre ?
- בָּתַר דְּשַׁמְעַהּ הֲדַר אוֹתְבַהּ. וְהָא רַב חִסְדָּא קְרָא קָאָמַר? דַּעֲבוּד מַעֲשֵׂה אִיצְטְבָא.La Guemara répond : C'est après l'avoir entendue ici, lorsqu'on la lui a opposée, qu'il a objecté à son tour à Rav 'Hisda. La Guemara demande : Mais Rav 'Hisda cite un verset ! Comment une baraïta pourrait-elle le contredire ? Réponse : Le verset veut dire que les Léviim ont servi de banc : ils ne marchaient pas avec le sang, mais tenaient simplement les récipients dans leurs mains.
- בָּעֵי רַב פָּפָּא: חָפַן חֲבֵירוֹ, וְנָתַן לְתוֹךְ חׇפְנָיו מַהוּ? ״מְלֹא חׇפְנָיו״ בָּעֵינַן, וְהָא אִיכָּא! אוֹ דִילְמָא: ״וְלָקַח״ ״וְהֵבִיא״ בָּעֵינַן? וְהָא לֵיכָּא! תֵּיקוּ.Rav Pappa a posé la question : Si un autre Cohen a pris une poignée d'encens et l'a placée dans les paumes du Cohen Gadol (grand prêtre), qu'en est-il ? Exigeons-nous « ses paumes pleines », et voici que c'est le cas, ou peut-être exigeons-nous « il prendra… et il apportera » (Lévitique 16, 12), et voici que ce n'est pas le cas, puisqu'il n'a pas pris lui-même ? Tékou (la question reste en suspens).
- בָּעֵי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: חָפַן וָמֵת, מַהוּ שֶׁיִּכָּנֵס אַחֵר בַּחֲפִינָתוֹ? אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: בֹּא וּרְאֵה שְׁאֵלַת הָרִאשׁוֹנִים.Rabbi Yehochoua ben Lévi a posé la question : Si le Cohen Gadol a pris la poignée et est mort, qu'en est-il : un autre peut-il entrer avec sa poignée ou doit-il recommencer ? Rabbi 'Hanina a dit à ses élèves : Viens et vois : une génération plus tardive parvient à poser une question digne de la question des anciens ! Lui-même, Rabbi 'Hanina, s'était posé cette même question, formulée maintenant par Rabbi Yehochoua ben Lévi.
- לְמֵימְרָא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי קַשִּׁישׁ? וְהָאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: לִי הִתִּיר רַבִּי חֲנִינָא לִשְׁתּוֹת שַׁחֲלַיִים בְּשַׁבָּת!Faut-il en déduire que Rabbi Yehochoua ben Lévi était l'aîné de Rabbi 'Hanina, pour que celui-ci le compte parmi les anciens ? Mais voici que Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : À moi, Rabbi 'Hanina a permis de boire du cresson le Chabbat ! Cette déférence montre que c'est Rabbi 'Hanina qui était l'aîné.
- לִשְׁתּוֹת, פְּשִׁיטָא? דִּתְנַן: כׇּל הָאוֹכָלִין אוֹכֵל אָדָם לִרְפוּאָה, וְכׇל הַמַּשְׁקִין שׁוֹתֶה!La Guemara s'arrête sur cette permission : De boire, cela va de soi ! Pourquoi serait-ce interdit ? Car nous avons appris dans la Michna : Tous les aliments, on les mange même comme remède, et toutes les boissons, on les boit ainsi.
- אֶלָּא: לִשְׁחוֹק וְלִשְׁתּוֹת שַׁחֲלַיִים בְּשַׁבָּת. הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאִיכָּא סַכַּנְתָּא — מִשְׁרָא שְׁרֵי. וְאִי דְּלֵיכָּא סַכַּנְתָּא — מֵיסָר אֲסִיר! לְעוֹלָם דְּאִיכָּא סַכַּנְתָּא, וְהָכִי קָא מִבַּעְיָא לֵיהּ: מִי מַסְּיָא, דְּנֵיחוּל עֲלַיְיהוּ שַׁבְּתָא, אוֹ לָא מַסְּיָא וְלָא נֵיחוּל עֲלַיְיהוּ שַׁבְּתָא.Plutôt, il s'agit de la permission de broyer et de boire du cresson le Chabbat. De quel cas s'agit-il ? S'il y a danger pour la vie, c'est permis sans discussion ; et s'il n'y a pas de danger, c'est interdit ! Réponse : En réalité, il y a danger, et voici ce qu'il demandait : Ce remède guérit-il, de sorte que nous profanions pour lui le Chabbat, ou bien ne guérit-il pas, et nous ne profanons pas pour lui le Chabbat ?
- וּמַאי שְׁנָא רַבִּי חֲנִינָא? מִשּׁוּם דְּבָקִי בִּרְפוּאוֹת הוּא. דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: מֵעוֹלָם לֹא שְׁאָלַנִי אָדָם עַל מַכַּת פִּרְדָּה לְבָנָה וְחָיָה.La Guemara demande : Et qu'a de particulier Rabbi 'Hanina pour qu'on lui pose cette question médicale ? Réponse : C'est parce qu'il est expert en remèdes. Car Rabbi 'Hanina a dit : Jamais personne ne m'a consulté pour le coup d'une mule blanche et n'a survécu. C'est donc que l'on venait le consulter sur les questions de santé.
- וְהָא קָא חָזֵינַן דְּחַיֵּי! אֵימָא: וְחָיָית. וְהָא קָא חָזֵינַן דְּמִיתַּסִּי! בְּסוּמָּקָן אִינְהוּ וְחִיוָּרָן רֵישׁ כַּרְעַיְהוּ קָאָמְרִינַן.La Guemara objecte : Mais nous voyons que de tels blessés survivent ! Réponse : Dis plutôt : et elle a survécu, c'est-à-dire que la blessure ne guérit jamais. Nouvelle objection : Mais nous voyons qu'elle guérit ! Réponse : Nous parlons de mules qui sont rouges et dont le haut des pattes est blanc.
- מִכׇּל מָקוֹם, שְׁמַע מִינַּהּ דְּרַבִּי חֲנִינָא קַשִּׁישׁ? אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: שְׁאֵלָתָן כִּשְׁאֵילָה שֶׁל רִאשׁוֹנִים.En tout cas, déduis-en que c'est Rabbi 'Hanina qui est l'aîné ! Pourquoi donc parle-t-il des « anciens » à propos de Rabbi Yehochoua ben Lévi ? Plutôt, voici ce qu'il a dit : Leur question est comme la question des anciens, c'est-à-dire que les plus jeunes posent une question aussi difficile que celle des premières générations.
- וּמֵי אָמַר רַבִּי חֲנִינָא הָכִי? וְהָאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: ״בְּפַר״, וְלֹא בְּדָמוֹ שֶׁל פַּר.La Guemara demande : Et Rabbi 'Hanina a-t-il vraiment dit cela, comme si la question restait pour lui ouverte ? Mais voici que Rabbi 'Hanina a dit : Le verset dit « avec un taureau » (Lévitique 16, 3), et non avec le sang d'un taureau : le remplaçant ne peut entrer avec le sang du taureau égorgé par son prédécesseur.
- וְאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: קְטוֹרֶת שֶׁחֲפָנָהּ קוֹדֶם שְׁחִיטַת הַפָּר לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם!Et Rabbi 'Hanina a également dit : L'encens dont on a pris la poignée avant l'égorgement du taureau : il n'a rien fait du tout ! Selon Rabbi 'Hanina, il est donc impossible qu'un remplaçant entre avec la poignée de son prédécesseur, puisqu'il devrait égorger un nouveau taureau, et cette poignée précéderait alors l'égorgement.
- הָכִי קָאָמַר: מִדְּקָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ, הָא מִכְּלָל דְּקָסָבַר ״בְּפַר״, וַאֲפִילּוּ בְּדָמוֹ שֶׁל פַּר. וּלְמַאי דִּסְבִירָא לֵיהּ — שְׁאִילָתוֹ כִּשְׁאֵילַת הָרִאשׁוֹנִים.La Guemara répond : Voici ce qu'il a dit : Du fait que Rabbi Yehochoua ben Lévi pose la question, on comprend qu'il pense que « avec un taureau » signifie même avec le sang d'un taureau. Et selon ce qu'il pense, sa question est comme la question des anciens. Pour Rabbi 'Hanina lui-même la question ne se pose pas, mais selon l'opinion de Rabbi Yehochoua ben Lévi, elle est bien difficile.
- מַאי הָוֵי עֲלַהּ? אָמַר רַב פָּפָּא: אִי חוֹפֵן חוֹזֵר וְחוֹפֵן — חֲבֵירוֹ נִכְנָס בַּחֲפִינָתוֹ — דְּהָא מִקַּיְימָא חֲפִינָה. אִי אֵין חוֹפֵן וְחוֹזֵר וְחוֹפֵן — תִּבְּעֵי לָךְ.Que conclure à ce sujet ? Si le Cohen Gadol a pris la poignée et est mort, le suivant peut-il entrer avec elle ? Rav Pappa a dit : Cela dépend d'une autre question. S'il prend une poignée et de nouveau une poignée, une fois dehors et une fois dans le Saint des Saints, son compagnon peut entrer avec sa poignée, car la prise de poignée est déjà accomplie. S'il ne prend pas une poignée et de nouveau une poignée, que la question reste posée pour toi.
- אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ לְרַב פָּפָּא: אַדְּרַבָּה, אִי חוֹפֵן וְחוֹזֵר וְחוֹפֵן, לֹא יִכָּנֵס אַחֵר בַּחֲפִינָתוֹ — אִי אֶפְשָׁר שֶׁלֹּא יְחַסֵּר וְשֶׁלֹּא יוֹתִיר. וְאִי אֵין חוֹפֵן חוֹזֵר וְחוֹפֵן — תִּיבְּעֵי לָךְ.Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit à Rav Pappa : Au contraire, s'il prend une poignée et de nouveau une poignée, un autre n'entrera pas avec sa poignée, car il est impossible que la seconde poignée ne soit ni moindre ni plus grande que la première. Et s'il ne prend pas une poignée et de nouveau une poignée, que la question reste posée pour toi.
- דְּאִיבַּעְיָא לְהוּ: חוֹפֵן חוֹזֵר וְחוֹפֵן, אוֹ לָא? תָּא שְׁמַע: כָּךְ הָיְתָה מִידָּתָהּ. מַאי לָאו: כְּשֵׁם שֶׁמִּדָּתָהּ מִבַּחוּץ כָּךְ מִדָּתָהּ מִבִּפְנִים!Car ils ont posé la question : Prend-il une poignée et de nouveau une poignée, ou non ? Viens et entends une preuve de la Michna : Telle était sa mesure. N'est-ce pas à dire : de même que sa mesure à l'extérieur, ainsi sa mesure à l'intérieur, sans qu'il faille reprendre une poignée ?
- לָא, דִּילְמָא שֶׁאִם רָצָה לַעֲשׂוֹת מִדָּה — עוֹשֶׂה, אִי נָמֵי: שֶׁלֹּא יְחַסֵּר וְשֶׁלֹּא יוֹתִיר.Non, peut-être cela signifie-t-il que s'il veut faire une mesure, il la fait ; ou bien encore qu'il ne doit en prendre ni moins ni plus. Il n'y a donc pas de preuve.
- תָּא שְׁמַע:Viens et entends une preuve d'une baraïta :
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