Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הוֹצִיאוּ לוֹ אֶת הַכַּף וְאֶת הַמַּחְתָּה, חָפַן מְלֹא חׇפְנָיו וְנָתַן לְתוֹךְ הַכַּף. הַגָּדוֹל לְפִי גׇדְלוֹ, וְהַקָּטָן לְפִי קׇטְנוֹ. וְכָךְ הָיְתָה מִדָּתָהּ. נָטַל אֶת הַמַּחְתָּה בִּימִינוֹ וְאֶת הַכַּף בִּשְׂמֹאלוֹ.MICHNA : Ils lui apportèrent la cuillère et la pelle à braises (au Cohen Gadol, le grand prêtre, pour le service de l'encens). Il prit pleines ses deux mains d'encens et les versa dans la cuillère. Le grand Cohen Gadol, aux mains larges, la remplissait selon sa grandeur, et le petit selon sa petitesse. Et telle était sa mesure. Il prit la pelle dans sa main droite et la cuillère dans sa main gauche.
- גְּמָ׳ מַחְתָּה? תְּנָא לֵיהּ: נָטַל אֶת הַמַּחְתָּה וְעָלָה לְרֹאשׁ הַמִּזְבֵּחַ וְחוֹתֶה וְיוֹרֵד! הָתָם מַחְתָּה דְגֶחָלִים, וְהָכָא מַחְתָּה דִקְטוֹרֶת, דְּתַנְיָא: הוֹצִיאוּ לוֹ כַּף רֵיקָן מִלִּשְׁכַּת הַכֵּלִים, וּמַחְתָּה גְּדוּשָׁה שֶׁל קְטוֹרֶת מִלִּשְׁכַּת בֵּית אַבְטִינָס.GUEMARA : La Guemara s'étonne : La pelle ? Il (le Tanna, Sage de la Michna) l'a déjà enseignée plus haut : « Il prit la pelle, monta au sommet de l'autel, ramassa les braises et descendit » ! Réponse : Là-bas, il s'agit de la pelle des braises, et ici, de la pelle de l'encens, celle dans laquelle il va puiser, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : On lui apportait une cuillère vide de la chambre des ustensiles, et une pelle comble d'encens de la chambre de la maison d'Avtinas.
- חָפַן מְלֹא חׇפְנָיו וְנוֹתֵן לְתוֹךְ הַכַּף. הַגָּדוֹל — לְפִי גׇדְלוֹ, וְהַקָּטָן — לְפִי קׇטְנוֹ. וְכָךְ הָיְתָה מִדָּתָהּ. כַּף בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים לְמָה לִי? ״מְלֹא חׇפְנָיו וְהֵבִיא״ אָמַר רַחֲמָנָא!La Michna a enseigné : Il prit pleines ses deux mains et les versa dans la cuillère. Le grand selon sa grandeur, et le petit selon sa petitesse. Et telle était sa mesure. La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin d'une cuillère le jour de Kippour ? « Pleines ses deux mains… et il apportera » (Lévitique 16, 12), a dit le Miséricordieux ! Le verset laisse entendre que l'encens est apporté dans les mains, et non dans un ustensile.
- מִשּׁוּם דְּלָא אֶפְשָׁר, דְּהֵיכִי נֶעְבֵּיד? נְעַיֵּיל וַהֲדַר נְעַיֵּיל — הֲבָאָה אַחַת אָמַר רַחֲמָנָא, וְלָא שְׁתֵּי הֲבָאוֹת.Réponse : On utilise une cuillère parce que ce n'est pas possible autrement. Car comment ferions-nous ? Qu'il fasse entrer la pelle puis qu'il fasse entrer l'encens ? Le Miséricordieux a dit un seul apport, pour les braises et l'encens, et non deux apports.
- נִשְׁקְלַיהּ לִקְטוֹרֶת בְּחוֹפְנָיו וְנַחֲתַיהּ [לְמַחְתָּה] עֲלַהּ וְלֵיעוּל. כִּי מָטֵי הָתָם הֵיכִי לַעֲבֵיד? נִשְׁקְלַיהּ בְּשִׁינֵּיהּ וְנַחֲתַיהּ לְמַחְתָּה? הַשְׁתָּא לִפְנֵי מֶלֶךְ בָּשָׂר וְדָם אֵין עוֹשִׂין כֵּן, לִפְנֵי מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.Qu'il prenne alors l'encens dans ses mains, qu'il pose la pelle dessus et qu'il entre. Mais quand il arrivera là-bas, dans le Saint des Saints, comment fera-t-il ? Qu'il la prenne avec ses dents et qu'il dépose la pelle ? Or, si devant un roi de chair et de sang on n'agit pas ainsi, devant le Roi, Roi des rois, le Saint, béni soit-Il, à plus forte raison !
- הִלְכָּךְ — לָא אֶפְשָׁר, וְכֵיוָן דְּלָא אֶפְשָׁר — עָבְדִינַן כִּדְאַשְׁכְּחַן בִּנְשִׂיאִים.Par conséquent, ce n'est pas possible autrement, et puisque ce n'est pas possible, nous faisons comme nous l'avons trouvé chez les princes des tribus lors de l'inauguration du Tabernacle, qui apportèrent l'encens dans une cuillère (Nombres 7, 14).
- נָטַל אֶת הַמַּחְתָּה בְּיָמִין וְאֶת הַכַּף בִּשְׂמֹאל. יַצִּיבָא בְּאַרְעָא וְגִיּוֹרָא בִּשְׁמֵי שְׁמַיָּא!La Michna a enseigné : Il prit la pelle dans la main droite et la cuillère dans la main gauche. La Guemara s'étonne, citant un adage : Le natif sur le sol et l'étranger dans les plus hauts des cieux ! L'encens est l'essentiel et devrait être dans la main droite, alors que la pelle de braises, accessoire, y est placée.
- זוֹ מְרוּבָּה, וְזוֹ מוּעֶטֶת. וַאֲפִילּוּ בִּזְמַן שֶׁשְּׁנֵיהֶן שָׁוִין, וּכְמַעֲשֶׂה דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן קִמְחִית, זוֹ — חַמָּה, וְזוֹ — צוֹנֶנֶת.Réponse : Celle-ci (la pelle) est plus lourde, et celle-là (la cuillère) plus légère. Et même lorsque toutes deux sont égales, comme dans le cas de Rabbi Ichmaël ben Kim'hit, dont les mains étaient immenses, celle-ci est brûlante, et celle-là froide.
- אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן קִמְחִית שֶׁהָיָה חוֹפֵן אַרְבַּעַת קַבִּין בִּמְלוֹא חׇפְנָיו, וְאוֹמֵר: כׇּל הַנָּשִׁים [זֶרֶד] זָרְדוּ, וְזֶרֶד אִימָּא עָלָה לַגָּג. אִיכָּא דְּאָמְרִי: בְּעַרְסָן, וְכִדְרַבָּה בַּר יוֹנָתָן. דְּאָמַר רַבָּה בַּר יוֹנָתָן אָמַר רַבִּי יְחִיאֵל: עַרְסָן יָפֶה לַחוֹלֶה.On a dit à propos de Rabbi Ichmaël ben Kim'hit qu'il prenait quatre kav (mesure de volume) dans ses deux mains pleines, et il disait : Toutes les femmes ont fait un choix (zérèd) pour leurs enfants, mais le choix de ma mère est monté jusqu'au toit, c'est-à-dire a surpassé tous les autres. Certains disent qu'il parlait du zérèd de gruau (arsan), et ce serait conforme à l'enseignement de Rabba bar Yonatan, car Rabba bar Yonatan a dit au nom de Rabbi Ye'hiel : Le gruau est bon pour le malade. Sa mère en avait mangé pendant sa grossesse, et c'est ainsi que son fils est devenu si grand.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי בְּשִׁכְבַת זֶרַע, וְכִדְרַבִּי אֲבָהוּ. דְּרַבִּי אֲבָהוּ רָמֵי, כְּתִיב: ״וַתַּזְרֵנִי [חַיִל] לַמִּלְחָמָה״, וּכְתִיב: ״הַמְאַזְּרֵנִי חַיִל״? אָמַר דָּוִד לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם! זֵרִיתַנִי וְזֵרַזְתַּנִי.Et certains disent qu'il parlait de la semence, et ce serait conforme à l'enseignement de Rabbi Abahou, car Rabbi Abahou a relevé une contradiction : Il est écrit : « Tu m'as ceint (vatazréni) [de vigueur] pour le combat » (II Samuel 22, 40), et il est écrit : « Celui qui me ceint (hame'azréni) de vigueur » (Psaumes 18, 33) ? David a dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître du monde ! Tu m'as vanné (zeritani : Tu m'as tiré du meilleur de la goutte de semence) et Tu m'as affermi (zeraztani : Tu m'as formé à partir de ce meilleur).
- אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן קִמְחִית: פַּעַם אַחַת סִיפֵּר דְּבָרִים עִם עֲרָבִי אֶחָד בַּשּׁוּק, וְנִתְּזָה צִינּוֹרָא מִפִּיו עַל בְּגָדָיו. וְנִכְנַס יְשֵׁבָב אָחִיו וְשִׁמֵּשׁ תַּחְתָּיו. וְרָאֲתָה אִמָּן שְׁנֵי כֹּהֲנִים גְּדוֹלִים בְּיוֹם אֶחָד.On a dit à propos de Rabbi Ichmaël ben Kim'hit : Une fois, il conversa avec un Arabe sur la place du marché, le jour de Kippour, et un jet de salive jaillit de la bouche de l'Arabe sur ses vêtements. Devenu impur, il ne put poursuivre le service. Yéchévav, son frère, entra et officia à sa place. Et leur mère vit ainsi deux de ses fils Cohanim Guedolim en un seul jour.
- וְשׁוּב אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן קִמְחִית: פַּעַם אַחַת יָצָא וְסִיפֵּר עִם הֶגְמוֹן אֶחָד בַּשּׁוּק, וְנִתְּזָה צִינּוֹרָא מִפִּיו עַל בְּגָדָיו. וְנִכְנַס יוֹסֵף (עִם) אָחִיו וְשִׁמֵּשׁ תַּחְתָּיו, וְרָאֲתָה אִמָּן שְׁנֵי כֹּהֲנִים גְּדוֹלִים בְּיוֹם אֶחָד.Et on a dit encore à propos de Rabbi Ichmaël ben Kim'hit : Une fois, il sortit et conversa avec un gouverneur (hégmon) sur la place du marché, et un jet de salive jaillit de sa bouche sur ses vêtements. Yossef, son frère, entra et officia à sa place, et leur mère vit deux de ses fils Cohanim Guedolim en un seul jour.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שִׁבְעָה בָּנִים הָיוּ לָהּ לְקִמְחִית, וְכוּלָּן שִׁמְּשׁוּ בִּכְהוּנָּה גְּדוֹלָה. אָמְרוּ לָהּ חֲכָמִים: מָה עָשִׂית שֶׁזָּכִית לְכָךְ? אָמְרָה לָהֶם: מִיָּמַי לֹא רָאוּ קוֹרוֹת בֵּיתִי קַלְעֵי שְׂעָרִי. אָמְרוּ לָהּ: הַרְבֵּה עָשׂוּ כֵּן וְלֹא הוֹעִילוּ.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Kim'hit avait sept fils, et tous officièrent dans la grande prêtrise. Les Sages lui dirent : Qu'as-tu fait pour mériter cela ? Elle leur dit : De toute ma vie, les poutres de ma maison n'ont pas vu les tresses de mes cheveux, car elle les couvrait même chez elle. Ils lui dirent : Beaucoup ont fait ainsi et cela ne leur a pas servi.
- תָּנוּ רַבָּנַן: בְּקוּמְצוֹ, שֶׁלֹּא יַעֲשֶׂה מִדָּה לַקּוֹמֶץ. אִיבַּעְיָא לְהוּ: מַהוּ שֶׁיַּעֲשֶׂה מִדָּה לַחֲפִינָה?Nos Maîtres ont enseigné : « Dans sa poignée » (Lévitique 6, 8) vient enseigner qu'il ne doit pas fabriquer de mesure pour le kometz (la poignée prélevée sur l'offrande de farine). Ils ont posé la question : Peut-il fabriquer une mesure pour la prise à pleines mains de l'encens ?
- הָתָם הוּא דִכְתִיב ״בְּקוּמְצוֹ״: אֲבָל הָכָא דְּלָא כְּתִיב ״בְּחׇפְנָיו״, אֶלָּא: ״מְלֹא חׇפְנָיו קְטוֹרֶת סַמִּים דַּקָּה״, לָא. אוֹ דִילְמָא יָלֵיף ״מְלֹא״ ״מְלֹא״ מִקּוּמְצוֹ?Les deux aspects de la question : Peut-être que c'est là-bas qu'il est écrit « dans sa poignée », mais ici, où il n'est pas écrit « dans ses mains », mais : « pleines ses deux mains d'encens aromatique fin » (Lévitique 16, 12), non, l'interdit ne s'applique pas ? Ou peut-être apprend-on « plein » de « plein » à partir de « dans sa poignée » ?
- תָּא שְׁמַע: ״וְכָךְ הָיְתָה מִדָּתָהּ״, מַאי לָאו, שֶׁאִם רָצָה לַעֲשׂוֹת מִדָּה אַחֶרֶת עוֹשֶׂה? לֹא, הָכִי קָאָמַר: וְכָךְ הָיָה חוֹזֵר וְחוֹפְנָהּ לִפְנִים.Viens et entends une preuve : « Et telle était sa mesure. » N'est-ce pas pour dire que s'il voulait faire une mesure, il la faisait ? Réfutation : Non, voici ce qu'il veut dire : Et c'est ainsi qu'il prenait de nouveau à pleines mains à l'intérieur, dans le Saint des Saints.
- שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ: חוֹפֵן וְחוֹזֵר וְחוֹפֵן!La Guemara demande : Déduis-en donc : il prend à pleines mains, puis prend de nouveau à pleines mains ! (Ce point est discuté plus loin.)
- דִּילְמָא: שֶׁאִם רָצָה לַעֲשׂוֹת מִדָּה — עוֹשֶׂה. אִי נָמֵי: שֶׁלֹּא יְחַסֵּר וְשֶׁלֹּא יוֹתִיר.La Guemara rejette cette déduction : Peut-être la Michna signifie-t-elle que s'il voulait faire une mesure, il la faisait ; ou bien que le sens est : qu'il ne prenne ni moins ni plus.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״מְלֹא קוּמְצוֹ״. יָכוֹל מְבוֹרָץ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בְּקוּמְצוֹ״. אִי בְּקוּמְצוֹ, יָכוֹל אֲפִילּוּ בְּרָאשֵׁי אֶצְבְּעוֹתָיו, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מְלֹא קוּמְצוֹ״, כִּדְקָמְצִי אִינָשֵׁי. הָא כֵּיצַד — חוֹפֶה שְׁלֹשׁ אֶצְבְּעוֹתָיו עַל פִּיסַּת יָדוֹ וְקוֹמֵץ.Nos Maîtres ont enseigné : « Plein sa poignée » (Lévitique 2, 2). On pourrait penser qu'elle doit être débordante ; c'est pourquoi le verset dit : « Dans sa poignée » (Lévitique 6, 8). Si c'est « dans sa poignée », on pourrait penser que c'est même du bout des doigts ; c'est pourquoi le verset dit : « Plein sa poignée », comme les gens prennent une poignée. Comment donc ? Il replie ses trois doigts sur la paume de sa main et prend la poignée.
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